La maison du président de Junex, Jean-Yves Lavoie, a été vandalisée le mois dernier.

Les actes de vandalisme contre le président de Junex revendiqués

MONTRÉAL - Un groupe d'extrême gauche a reconnu avoir vandalisé la maison et une automobile appartenant au président et chef de la direction de Junex, une société spécialisée dans le pétrole et le gaz naturel qui effectue actuellement des forages d'exploration en Gaspésie.

Le mois dernier, des médias avaient rapporté que la résidence de Jean-Yves Lavoie à Québec avait été aspergée de peinture et qu'au moins une vitre d'une voiture garée devant la propriété avait été fracassée dans la nuit du 16 novembre.

Le groupe ne s'est pas officiellement identifié, mais il a terminé la lettre dans laquelle il revendique les actes de vandalisme avec les mots «Québécois contre le Québec!».

Dans la missive, envoyée de manière anonyme au site Web «Montréal contre-information» et publiée le 27 novembre, le groupe affirme avoir brisé les vitres et percé les pneus des voitures de M. Lavoie et recouvert sa maison de peinture.

Junex a créé une série de puits d'exploration sur un territoire de 6736 hectares dans le cadre du projet pétrolier Galt dans la péninsule gaspésienne.

Sur son site Web, l'entreprise affirme que, selon une évaluation, la région aurait un potentiel de 557 millions de barils de pétrole.

«Ce n'est qu'après la réalisation de ce programme complet d'exploration que la compagnie a l'intention d'amorcer la production commerciale du gisement», indique Junex sur son site.

Les activistes d'extrême gauche estiment que les activités de la société constituent une menace pour les eaux et les terres de la péninsule et que le «rêve» de M. Lavoie «de devenir riche en détruisant le territoire ne se réalisera pas».

«Les efforts collectifs de protection de la terre — les blocages, camps de support, manifestations, campagnes d'éducation — ainsi que toutes les initiatives autonomes menées par une multitude de groupes autochtones et allochtones seront bien plus puissantes que le travail que M. Lavoie et Junex peuvent accomplir en une vie», peut-on lire dans la lettre du groupe.

En août, CBC avait rapporté qu'environ 12 manifestants masqués avaient bloqué la route menant à un puits sur le site du projet Galt.

Jean-Yves Lavoie n'a pas immédiatement répondu aux demandes d'entrevue et la police de Québec n'a pas été en mesure d'indiquer si une enquête avait été ouverte relativement à cette affaire.

La voiture de M. Lavoie a aussi été endommagée.