Caroline Néron a dévoilé, jeudi, qu’elle procédait à la restructuration de sa compagnie. Elle souhaite s’adapter «aux nouvelles réalités touchant le secteur du commerce de détail».

L’entreprise de Caroline Néron se protège de ses créanciers

L’enseigne de bijoux, de sacs à main et d’accessoires Caroline Néron se place sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

La femme d’affaires a dévoilé, jeudi, qu’elle procédait à la restructuration de sa compagnie. Elle souhaite s’adapter «aux nouvelles réalités touchant le secteur du commerce de détail». 

«L’année 2018 aura été l’année la plus difficile de ma vie. Les coups durs et les embûches ont apporté leur lot de leçons et j’en sors grandie tant sur le plan personnel que professionnel», indique-t-elle dans un communiqué. «Je suis fière de mon équipe et touchée par leur dévouement. Le commerce de détail a beaucoup évolué ces dernières années. Aujourd’hui, il est nécessaire de prendre ce virage pour assurer la pérennité de l’entreprise», poursuit la présidente-directrice générale. 

Au cours des prochaines semaines, la direction envisage la fermeture de neuf points de vente à travers la province. Mme Néron prévoit conserver cinq boutiques ainsi qu’un siège social. Ce qui devrait offrir du travail à une centaine de personnes.

Précisons que le siège social actuel à Montréal fermera ses portes. Les employés déménageront dans de nouveaux locaux. L’entreprise souhaite aussi maintenir son site transactionnel. 

Selon la direction, la croissance du réseau de distribution au Canada et à l’internationale pourrait s’avérer un tremplin important pour retrouver la santé financière. 

«Nous avons mis en place un plan de relance et je suis convaincue que nous sortirons encore plus fort de cette épreuve», a noté celle qui avait occupé une chaise de dragon à l’émission Dans l’oeil du dragon, présentée sur ICI Radio-Canada Télé.

La femme d’affaires rappelle que sa compagnie a connu une croissance fulgurante au cours des dernières années en passant d’un chiffre d’affaires de 800 000 $ à 10 millions $ en l’espace de 18 mois. 

«Cette croissance a entraîné une progression importante des coûts fixes, notamment des baux et de la structure de financement», explique la direction.

Dans une entrevue avec TVA Nouvelles, Mme Néron a mentionné que le prix des loyers dans les centres commerciaux était aujourd’hui «exorbitants» et qu’elle devait payer encore pour plusieurs années, et ce, malgré une baisse de l’achalandage. 

C’est le syndicat BDO qui est responsable du dossier. Au total, une soixantaine de personnes se retrouveront au chômage.

Dans la grande région de Québec, l’enseigne Caroline Néron était présente aux Galeries de la Capitale et à Place Ste-Foy.

Jeudi, il n’a pas été possible de savoir les points de vente qui seront touchés par cette restructuration.