Karl-Emmanuel Villeneuve est de nouveau apte à subir son procès pour le meurtre au premier degré d’Alexandre Larouche. Il demande une nouvelle enquête de remise en liberté.

Le présumé meurtrier Karl-Emmanuel Villeneuve veut sa liberté

Le présumé meurtrier d’Alexandre Larouche, Karl-Emmanuel Villeneuve, demande la tenue d’une nouvelle enquête de remise en liberté. L’accusé aurait de nouveaux motifs à invoquer et prétend que de nouveaux éléments doivent être pris en compte.

Villeneuve a comparu, mercredi après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi, afin que le juge Raymond W. Pronovost, de la Cour supérieure du Québec, puisse confirmer que l’accusé est maintenant apte à subir son procès devant jury.

Le jeune homme de 21 ans de Chicoutimi est accusé du meurtre au premier degré d’Alexandre Larouche. L’événement est survenu le 29 juillet 2018 dans une résidence de la rue Johanna, à Chicoutimi-Nord. La victime aurait été tirée à deux reprises à bout portant, possiblement en lien avec une dette de drogue.

Mercredi, Me Jean-Marc Fradette, en défense, et Me Mélanie Paré, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), ont précisé au juge Pronovost que l’accusé était maintenant apte à subir son procès.

Le criminaliste aimerait bien que son client sorte de prison en attente de son procès. Mais une décision de la Cour supérieure du Québec ne peut être revue à moins qu’il y ait de nouveaux éléments dans cette affaire criminelle. En janvier, le juge Pronovost avait refusé la remise en liberté de l’accusé.

« Je ne conteste pas la décision que vous avez rendue en janvier 2019 de détenir mon client. À ce moment, la décision était la bonne. Mais je crois que les choses ont changé depuis ce temps. Je vais vous déposer, dans les jours à venir, une requête pour la tenue d’une nouvelle enquête de remise en liberté. J’ai de nouveaux motifs à invoquer pour le dépôt de cette requête », a exprimé Me Fradette, lors de la visioconférence avec le juge Pronovost.

Il n’est pas possible de dévoiler les nouvelles circonstances ou les nouveaux motifs, étant donné que la requête n’a pas encore été déposée au tribunal.

Procès

Quant à l’aptitude à subir son procès, il y a maintenant deux mois que Villeneuve est apte. Mais le médecin de l’hôpital de Chicoutimi a demandé à ce qu’il reste aux soins du département de psychiatrie (D-9) afin de stabiliser la prise de ses médicaments.P

Maintenant que l’accusé est apte, l’hôpital de Chicoutimi aimerait récupérer le lit qu’il occupe depuis avril afin de le donner à un autre patient.

« Le médecin a demandé à ce que l’accusé puisse quitter le D-9, car il est en mesure de recevoir les soins appropriés ailleurs et que cela libérerait un lit pour un autre patient. Le médecin estime qu’il n’est pas nécessaire que M. Villeneuve reste au D-9 », a souligné Me Paré.

Devant cette situation, Me Fradette a demandé au magistrat une date rapide pour la tenue d’un procès devant jury.

« Mon client retournera à la détention à Roberval, et c’est à cet endroit qu’il s’est désorganisé dans les derniers mois. Je voudrais profiter de cette bonne période, où il collabore bien avec son avocat, pour préparer son procès », a demandé le criminaliste.

Le juge Pronovost a indiqué qu’il n’était pas possible de tenir un procès devant jury en pleine période estivale, surtout que la Cour supérieure n’a pas de juge disponible à ce moment-ci.

« Je vais placer le dossier aux prochaines assises criminelles du 5 septembre. On verra à ce moment les disponibilités », a précisé le magistrat.

Villeneuve a été déclaré inapte à subir son procès en août 2018, avant d’être déclaré apte le 28 septembre 2018. Après une autre désorganisation en février 2019, l’accusé était à nouveau déclaré inapte, avant de redevenir apte en avril.