Le drame est survenu dans cet immeuble du quartier Limoilou, le 16 février 2019.

Le jeune autiste accusé du meurtre de sa mère renonce au jury

L’adolescent autiste de 17 ans accusé du meurtre non prémédité de sa mère a choisi de subir son procès devant un tribunal pour adolescents plutôt que devant un juge et un jury.

Le drame est survenu le 16 février dans un immeuble du quartier Limoilou. La mère, une femme de 49 ans, a été agressée à coups de couteau dans un corridor de l’immeuble. Son fils de 17 ans, qui n’habite pas avec elle, a été retrouvé peu de temps après dans un logement voisin. 

Une expertise psychiatrique réalisée à la demande de la défense en arrive à une conclusion de non-responsabilité criminelle. La Couronne a toutefois demandé une contre-expertise, qui n’aboutit pas au même constat. 

Une conférence de gestion est prévue en octobre. Le procès n’aura toutefois pas lieu avant l’hiver 2020. 

La Couronne a déjà indiqué qu’elle réclamerait une peine pour adulte dans l’éventualité d’une condamnation. Cette requête, si elle est accordée par un juge, est lourde de conséquences; dans le système de justice pénale pour adolescent, la peine maximale pour un meurtre au second degré est de sept ans de mise sous garde dans un centre jeunesse. Chez les adultes, un accusé coupable de meurtre au second degré est automatiquement condamné à la prison à perpétuité. Le juge se charge ensuite de déterminer après quelle période le détenu peut faire une demande de libération conditionnelle, mais il devra obligatoirement être incarcéré durant sept ans.

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