Pierre Lavoie
Pierre Lavoie

Le Grand défi Pierre Lavoie souhaite organiser le Marathon de Montréal

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
Pierre Lavoie et son organisation du Grand défi (GDPL) tenteront leur chance pour obtenir l’organisation du Marathon de Montréal en 2021. S’ils sont choisis, Pierre Lavoie compte rendre l’événement plus inclusif et plus attrayant pour tout le monde, mais surtout durable.

Le GDPL avait tenté le coup pour l’édition 2020, mais la Ville de Montréal avait finalement décidé de poursuivre l’aventure avec les promoteurs américains. Cette fois, la mairesse de la métropole, Valérie Plante, souhaite que l’événement international soit organisé par des Québécois. Rappelons que l’édition 2020, qui devait se tenir en septembre, a été annulée en raison de la pandémie.

C’est cette même pandémie qui a peut-être forcé Montréal à se tourner vers les Québécois. « Je pense que la COVID a aidé les choses. Le groupe américain n’a pas pu organiser l’événement cette année. La Ville veut probablement se protéger et ça permet d’ouvrir la voie à d’autres organisateurs. On est très content et on fera partie des groupes qui soumettent des projets innovants pour faire du Marathon de Montréal un événement de haute qualité. Notre force, c’est l’organisation. On a les ressources pour le faire », a souligné Pierre Lavoie.

Selon lui, son groupe a beaucoup à offrir. « Les gens connaissent notre couleur et savent que quand on organise quelque chose, c’est de qualité et dans le respect de tous. On n’est pas encore rendu là, mais on serait très content. D’ailleurs, je salue la décision de la Ville de se tourner vers le Québec. Si ce n’est pas nous, il y a d’autres très bons organisateurs au Québec. Il est temps qu’on reprenne possession de notre marathon international. On est capable au Québec. »

Défi sportif et personnel

À l’image du GDPL, M. Lavoie veut rendre le Marathon plus inclusif. « On veut amener de l’innovation et permettre à beaucoup de gens de bouger pour les bonnes raisons. Souvent, on fait le marathon pour faire un temps, mais je crois qu’on peut aussi le faire sans se comparer aux autres et réaliser quelque chose de personnel, pour notre santé. Je trouve qu’il y a beaucoup d’offres pour la performance dans notre société, mais qu’il manque d’offres pour la santé en général », a expliqué Pierre Lavoie.

Il souhaite d’ailleurs attirer des athlètes de tout acabit. « On doit penser à toute la population. Si tu ne mets l’accent que sur les élites, c’est au détriment d’autre chose et les gens trouvent que c’est inaccessible, mais non, tu peux courir un demi-marathon, un 10 km, un 5 km. On veut que toute l’organisation soit en fonction de la réalisation d’un défi personnel. »

Comme dans tout ce qu’il fait, Pierre Lavoie veut également impliquer les jeunes et les écoles. Il ne sait pas encore comment, mais il approchera certainement les écoles de la grande région de Montréal pour offrir l’occasion de bouger aux jeunes.

« C’est notre force, impliquer les jeunes et les écoles. On est déjà très présent dans les milieux éducatifs et on va voir ce qu’on peut faire pour les jeunes. »