Dans une lettre adressée mardi au commissaire de l’UPAC, Martin Coiteux affirme que les «informations rendues publiques ainsi que le document caviardé soulèvent des questionnements sur le bon fonctionnement de l’institution».

Le gouvernement Couillard demande des comptes à l’UPAC

QUÉBEC — Le gouvernement Couillard exige des comptes du grand patron de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), Robert Lafrenière.

Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a adressé mardi une lettre au commissaire de l’UPAC, à la suite de la divulgation d’éléments d’un rapport interne de 2016, qui est accablant sur le climat dans cette organisation policière.

Les informations obtenues par le Journal de Montréal révèlent un climat de travail pourri et de nombreuses tensions, tandis que depuis plusieurs semaines, les partis d’opposition tentent de mettre la main sur les documents, soit le rapport en question, mais aussi un autre document sur des plaintes formulées à l’encontre d’un département de l’UPAC.

Dans sa lettre, M. Coiteux affirme que les «informations rendues publiques ainsi que le document caviardé soulèvent des questionnements sur le bon fonctionnement de l’institution».

Il reconnaît aussi qu’il ne revient pas aux parlementaires de «s’ingérer dans les questions de relations de travail», mais ajoute que les Québécois «s’attendent à ce que le climat de travail dans l’organisation soit sain».

Il exige donc qu’un rapport lui soit rendu d’ici au 19 janvier prochain, sur les mesures que le commissaire a prises pour redresser la situation. Le rapport sera rendu public.

En point de presse mardi midi à la sortie du caucus libéral au parlement, M. Coiteux a laissé entendre qu’il était déjà bien au fait des problèmes à l’UPAC, avant même la publication d’articles qui en faisaient état.

Le ministre a confirmé que M. Lafrenière avait toujours sa confiance, mais en ajoutant qu’»il est très important qu’il me rassure et qu’il rassure la population en général sur les mesures qu’il a déjà prises».