Régis Labeaume

Labeaume rappelé à l'ordre par Plante après avoir réclamé la démission de Francoeur

Alors que le maire Régis Labeaume a réclamé mercredi la démission d'Yves Francoeur, qui avait remis en question l’intégrité du chef de police de Québec, la mairesse de Montréal, elle, a dit laisser au SPVM le soin de trancher le sort du président de la Fraternité des policiers de Montréal.

Le maire avait visiblement un message clair à passer mercredi en marge du conseil d’agglomération. «J’espère que M. Yves Francoeur [qui avait remis en question l’intégrité du chef de police de Québec, Robert Pigeon] va démissionner de son poste et qu’il va quitter l’espace public», a-t-il lancé, avant même qu’une seule question soit posée sur le sujet.

Mardi, la Sûreté du Québec concluait que les propos de M. Francoeur au sujet d’un présumé trafic d’influence impliquant des élus libéraux étaient non fondés.

«On a visiblement affaire à un menteur qui a remis en question la réputation du chef de police de la Ville de Québec. C’est épouvantable, et la preuve a été faite qu’il a menti. J’espère vraiment qu’on ne le reverra pas dans l’espace public. Ce gars-là ne mérite pas beaucoup d’estime de la population du Québec», analyse le maire Labeaume.

M. Francoeur soutenait dans une lettre envoyée à la SQ que le chef Pigeon avait bloqué une enquête policière visant le ministre Fournier et l’ex-ministre Raymond Bachand à l’époque où il était enquêteur à la SQ.

Lors d’une rare sortie publique depuis sa nomination en décembre 2016, Robert Pigeon avait rencontré la presse en septembre pour nier ses allégations.

«Il n’y avait personne dans cette équipe-là qui était en lien hiérarchique avec moi. C’est complètement impossible que j’aie pu influencer quiconque pour que cessent des opérations d’enquête reliées à l’opération Diligence», avait-il affirmé.

«De faire une telle déclaration a démontré si peu de rigueur que ça me lève le cœur. Il n’est pas digne de la profession de policier. C’est une honte pour notre profession», ajoutait M. Pigeon.

Le lendemain, le maire Labeaume se disait satisfait des explications données par son directeur et lui réitérait toute sa confiance.

Le SPVQ a laissé savoir mercredi que M. Pigeon ne tenait pas à formuler d’autres commentaires puisqu’il s’était déjà exprimé en septembre.

Réponse de Valérie Plante

Valérie Plante a d’abord semblé critiquer la sortie du maire de Québec:  «Je pense que M. Labeaume peut gérer son propre service de police. Pour moi, c’est important de laisser le SPVM gérer la situation. Je suis convaincu qu’il prendra la bonne décision», a-t-elle d’abord dit.

Elle est revenue plus tard sur ses propos en disant s’être mal exprimée lors d’une réponse en anglais. Elle a assuré comprendre que le maire de Québec ait défendu son chef de police.