L’accusée aurait notamment fabriqué un faux curriculum vitae et un faux diplôme d’études collégiales, en plus de se faire passer pour quelqu’un d’autre.

La fausse infirmière accusée au criminel

La fausse infirmière de Jonquière, qui avait été démasquée après avoir pratiqué durant 20 ans, est accusée au criminel. Nathalie Bélanger, qui est âgée de 50 ans, devra répondre à neuf chefs d’accusation, notamment pour fabrication de faux documents, fraude et usurpation d’identité.

Les actes d’accusation ont été déposés mardi par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). L’accusée n’a toutefois pas encore comparu, son dossier étant fixé au 21 février, devant un juge de la Cour du Québec, au Palais de justice de Chicoutimi.

Le stratagème de Nathalie Bélanger, qui a notamment pratiqué au bloc opératoire de l’hôpital de Jonquière, a été découvert au printemps dernier.

La femme aurait utilisé le numéro de permis d’une autre infirmière qui porte le même nom et qui travaille également au sein d’un établissement du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

La fausse infirmière, qui a pratiqué durant 20 ans à Jonquière, fait face à neuf chefs d’accusation au criminel.

Le pot aux roses avait été découvert lorsque la femme s’était inscrite à une formation de perfectionnement dédiée aux infirmières. Le numéro d’identification de la femme ne concordait pas avec le lieu de pratique. Une enquête interne avait été ouverte.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean avait aussitôt congédié la femme, avant de porter plainte à la police de Saguenay. Au terme de l’enquête policière, le ministère public a finalement déposé neuf accusations en vertu du Code criminel.

La majorité des chefs concernent la fabrication de faux documents. On reproche notamment à l’infirmière d’avoir produit un faux curriculum vitae, sur lequel elle prétendait avoir été diplômée en 1992, un faux diplôme d’études collégiales en soins infirmiers, une fausse carte d’attestation d’inscription au Tableau de l’Ordre des infirmières du Québec et de fausses preuves de paiements aux cotisations de l’Ordre.

Elle est également accusée d’avoir réalisé et finalisé une formation dans le cadre de ses fonctions alors qu’elle n’en avait pas le droit et d’avoir fraudé le CIUSSS et l’hôpital de Jonquière d’un montant de plus de 5000 $. Le montant total n’est pas encore connu. Il n’a pas été possible de savoir s’il s’agit d’un montant relatif au salaire qu’elle a reçu.

La fausse infirmière devra également répondre à une accusation d’usurpation d’identité avec l’intention d’obtenir un avantage pour elle-même.

Aucun chef d’accusation ne concerne la sécurité ou la santé des patients auprès desquels elle a œuvré.