La Chine suspend les permis d’exportation de deux producteurs de porc canadien

TORONTO — La Chine a suspendu les permis d’exportation de deux producteurs québécois de porc, dont Olymel, apparemment en raison d’un problème d’étiquetage.

Elle a ajouté que la suspension actuelle est limitée à deux installations de transformation; tous les autres producteurs restant autorisés à exporter en Chine.

Mme Bibeau a indiqué dans un courriel que l’Agence canadienne d’inspection des aliments étudiait actuellement la situation, et a assuré que le gouvernement travaillait avec ses partenaires chinois pour lever la suspension le plus rapidement possible.

Le ministère a été officiellement informé mercredi, alors que les services douaniers de la Chine avaient publié l’information la veille au soir.

Ottawa n’a pas été en mesure de donner suite à la notification, car la Chine est en congé férié cette semaine, a déclaré la porte-parole de la ministre, Kate Hawkins.

Mme Hawkins a précisé que des problèmes administratifs survenaient régulièrement, souvent parce qu’il manque des caractères chinois dans les documents.

«Parfois, c’est très simple et nous y répondons. Cela peut prendre quelques semaines et le problème est résolu», a-t-elle expliqué.

La Chine est le deuxième marché d’exportation du Canada en volume, après les États-Unis.

Des entreprises québécoises

Le producteur de porc Olymel a indiqué que son usine de Red Deer, en Alberta, était l’une des deux installations touchées par la suspension.

Le porte-parole d’Olymel, Richard Vigneault, a indiqué que l’entreprise était en train d’évaluer la situation, mais que celle-ci n’avait jusqu’à présent aucun impact sur la production de l’usine.

Le Conseil canadien du porc affirme que les suspensions semblent provenir d’un problème d’étiquetage et ne sont liées à aucune initiative politique de la Chine.

«Si nous comprenons bien ce que les usines étudient, il s’agit d’un problème d’étiquetage extérieur qu’elles vont régler», a déclaré le porte-parole du conseil, Gary Stordy.

L’entreprise québécoise Drummond Export a déclaré avoir également été informée d’une suspension.

Bruno Mussely, directeur du développement international, a déclaré que l’entreprise de Drummondville ne croyait pas qu’il y ait un problème avec la viande elle-même.

«Ce n’est pas retiré de la liste, bien sûr, (le permis) est simplement suspendu. Cela signifie généralement un problème mineur», a-t-il soutenu.

Les relations entre le Canada et la Chine se sont tendues depuis l’arrestation à Vancouver, en décembre dernier, de Meng Wanzhou, une dirigeante de Huawei Technologies, en vertu d’un mandat d’arrestation américain. La Chine a depuis arrêté deux Canadiens et interrompu les importations de canola en provenance de deux entreprises canadiennes.