La cadence des mises en chantier s’accélère, rapporte la SCHL

OTTAWA - Après avoir connu un net ralentissement en février, la cadence annuelle des mises en chantier a repris en mars, a indiqué lundi la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Le taux annuel de mises en chantier corrigé des variations saisonnières a atteint 192 527 unités en mars, contre 166 290 en février, a précisé l’agence fédérale.

Les économistes s’attendaient en moyenne à un rythme annuel de 196 500 mises en chantier, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.

Les mises en chantier de projets de logements collectifs dans les centres urbains, tels que les copropriétés, les appartements et les maisons de ville, ont augmenté de 18,6 pour cent en mars pour atteindre 135 894 unités.

Les mises en chantier de maisons individuelles en milieu urbain ont augmenté de 12,1 pour cent pour atteindre 42 139 unités, tandis que les mises en chantier dans les zones rurales ont été estimées à un taux annuel corrigé des variations saisonnières de 14 494 unités.

«Il ne fait aucun doute que le marché immobilier canadien a ralenti au cours de la dernière année, mais les dernières données sur la construction suggèrent que la tendance à la baisse se stabilise», a fait valoir Sal Guatieri, économiste principal chez BMO Marchés des capitaux.

«Nous observons toujours des mises en chantier qui se maintiennent aux environs, ou même juste au-dessus, de 200 0a00 cette année, ce qui représente un léger recul par rapport à l’année dernière, tout en restant historiquement élevé.»

La moyenne mobile sur six mois du taux annuel désaisonnalisé des mises en chantier s’est établie à 202 279 en mars, contre 202 039 en février.

La hausse des taux d’intérêt hypothécaires et le resserrement des règles régissant les prêts ont pesé sur les ventes de logements au cours des derniers mois. Cependant, le gouvernement fédéral a apporté des modifications dans son plus récent budget fédéral, espérant ainsi aider les acheteurs d’une première maison.

Ottawa propose de récupérer 5 pour cent de l’hypothèque sur l’achat d’une maison existante, en échange d’une part de la propriété de la maison, pour les ménages gagnant moins de 120 000 $ et dont l’hypothèque a été approuvée sans être supérieure à un montant équivalent à quatre fois leur revenu annuel. Cette aide peut atteindre 10 pour cent si la maison est neuve, à certaines conditions.

Le montant qu’un acheteur de première maison - ainsi que d’autres acheteurs, dans certaines circonstances spéciales - peut emprunter dans son propre compte REER pour réaliser son acquisition a également été porté de 25 000 $ à 35 000 $.

L’achat d’une maison peut attendre

Cependant, selon les résultats d’un sondage réalisé pour la Banque Royale, quelque 56 pour cent des Canadiens croient qu’il est préférable d’attendre jusqu’à l’année prochaine avant d’acheter une maison. En fait, 45 pour cent de ceux qui ont déclaré qu’ils attendraient jusqu’à l’année prochaine sont même prêts à reporter leur achat de deux ans ou plus.

Selon le rapport, 47 pour cent des acheteurs potentiels ont annoncé leur intention de faire une mise de fonds de plus de 15 pour cent sur leur achat, une proportion d’acheteurs en hausse de 10 points de pourcentage par rapport à 2018.

Le sondage annuel de la banque sur l’accession à la propriété a été mené par Ipsos du 9 au 21 janvier, ainsi que les 14 et 15 février. Au total, 2223 Canadiens ont répondu au sondage en ligne. Les experts en recherche et en méthodologie jugent qu’il est impossible d’attribuer une marge d’erreur à un sondage réalisé en ligne puisque la méthode d’échantillonnage est non probabiliste.