David Perron (au centre) joue du hockey inspiré depuis le début des séries et participera à une deuxième finale de la Coupe Stanley en autant d’années.

«Je veux que cette finale soit différente» - David Perron

David Perron se souvient très bien de sa dernière présence en finale de la Coupe Stanley. Trop bien même. Pas seulement parce qu’elle avait lieu il y a un an jour pour jour. Mais surtout parce qu’elle n’avait pas connu le dénouement espéré. Cette fois, l’attaquant de Sherbrooke semble en pleine forme. Et en pleine confiance.

Après avoir vu ses Golden Knights de Vegas s’incliner contre les Capitals de Washington l’an dernier, pas question d’échapper le précieux trophée cette fois-ci. David Perron veut ramener la fameuse coupe à Sherbrooke et pour y parvenir, les Blues de St. Louis devront passer à travers les Bruins de Boston. 

« Je suis tellement content de pouvoir participer une deuxième fois de suite à la finale, souligne celui qui multiplie les buts et les jeux importants depuis le début des séries éliminatoires. J’ai l’impression que l’an dernier, notre équipe avait mal joué dans les derniers matchs. Je soignais une blessure et je ne me sentais pas bien personnellement. Cette fois, je suis en pleine confiance. C’est ce qui arrive quand un entraîneur mise sur moi. Craig Berubé et moi, on s’en était parlé à son arrivée avec l’équipe en novembre dernier. Depuis, il m’a toujours fait confiance. »

Jumelé à Ryan O’Reilly, David Perron fait la pluie et le beau temps avec son coéquipier. O’Reilly a participé à trois buts des siens mardi tandis que Perron terminait la dernière partie de la finale de l’Ouest avec un but et une passe, éliminant ainsi les Sharks de San Jose.

« J’obtiens un rôle que j’ai rarement eu. Le fait d’être envoyé sur la glace dans toutes les circonstances me pousse à lever mon jeu d’un cran. Depuis que je joue avec Ryan, tout va tellement bien. On se complète à merveille », souligne le troisième meilleur pointeur de St. Louis depuis le début des séries grâce à ses six buts et sept passes en 19 parties. 

En plus d’utiliser son tir précis, le joueur qui en a fait rager plus d’un par sa fougue sur les patinoires extérieures de Fleurimont continue de se démarquer par ses décisions audacieuses, comme sur sa passe menant au but de Tyler Bozak, qui a enfoncé le dernier clou dans le cercueil des Sharks.

« Même si les matchs sont importants, je ne dois pas oublier ce qui m’a permis de monter dans la LNH, a-t-il confié à La Tribune. Ce qui fait mon succès au hockey, ce n’est pas mes dégagements dans le fond de la zone en dépassant la ligne rouge. Je fais encore dans la fantaisie parfois, mais ces jeux-là font la différence quand ils sont bien effectués. »

Une controverse comme source de motivation

David Perron est le premier à l’avouer : la chimie au sein des Blues est à son paroxysme depuis la fameuse passe avec la main de Timo Meier, menant au but controversé d’Erik Karlsson et à la deuxième victoire des Sharks dans cette série. 

« Si l’on gagnait le match suivant, le quatrième, pour niveler la marque dans cette série, on savait qu’il serait difficile de nous arrêter par la suite et c’est exactement ce qui est arrivé. Tout de suite après cette défaite, l’équipe s’est réunie et le message était clair. Il fallait regarder vers l’avant et oublier ce but qui aurait dû être refusé. On a gardé le focus sur le plus important. Collectivement, tous les joueurs se tenaient déjà toujours ensemble et la chimie était encore meilleure par la suite », explique le numéro 57.

Ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué

Le retour de Perron à St. Louis aura été bénéfique. Celui qui en est à une troisième présence avec les Blues souhaitait signer un contrat l’été dernier avec l’équipe qui l’avait repêché en 2007. On comprend mieux pourquoi aujourd’hui en voyant son club atteindre la finale de la Coupe Stanley pour une première fois depuis 1970. 

Mais avant de célébrer, les Blues devront vaincre les champions de l’Est. 

« Les Bruins trouvent toujours le moyen de réussir les gros jeux aux bons moments grâce à des joueurs comme Brad Marchand, David Krejci, David Pastrnak et Patrice Bergeron, que je respecte beaucoup. »

Avant de disputer le premier match au TD Garden de Boston, David Perron et les Blues profitaient d’une journée de congé mercredi au lendemain de la victoire avant de reprendre l’entraînement.

« On consacrera une journée pour les médias la veille du premier match, comme le veut la tradition. Mais moi, j’ai juste hâte à lundi... »

Sherbrooke derrière David Perron

Tous les Sherbrookois se rangent derrière David Perron dans cette finale de la Coupe Stanley. Les amateurs sont d’ailleurs invités à se réunir au resto-bar Le Stanley le mercredi 29 mai lors du deuxième match de la confrontation entre les Blues de St. Louis et les Bruins de Boston. Et ce, pour une bonne cause : la Fondation David Perron/Attitude Hockey.

« On est fiers que l’un des nôtres participe à la finale de la Coupe Stanley. Mon frère Thomas et moi, on sera là au Stanley pour cette soirée! » a lancé le hockeyeur professionnel Jérémy Grégoire, cofondateur de la Fondation.

Plusieurs prix de présence seront offerts lors de cette soirée et les profits seront remis à cet organisme à but non lucratif qui, depuis 2012, vient en aide aux jeunes rencontrant des difficultés financières lorsque vient le moment de pratiquer leur sport.