Pascal Montembault au palais de justice.
Pascal Montembault au palais de justice.

« Je veux payer pour ce que j’ai fait »

Pascal Montembeault affirme que sa responsabilité est totale et entière dans les crimes qu’il a reconnus.

Lors de son témoignage devant le tribunal, vendredi au palais de justice de Sherbrooke, le prédateur sexuel a mentionné que les victimes ne sont aucunement responsables des crimes qu’il a commis.

« Les victimes n’ont rien à porter. Ce n’est pas facile de se rendre compte qu’on a fait autant de mal que ça. Je veux payer pour ce que j’ai fait. La prison et la sentence sont la partie facile. C’est à moi de vivre avec ça après », a témoigné Montembeault qui s’est dit prêt à suivre tous les programmes thérapeutiques en détention.

Montembeault a déjà entrepris un suivi et des ateliers au Centre de détention de Sorel en attendant sa peine.

L’individu avait été mis hors d’état de nuire après son arrestation à la suite de la sordide affaire d’agression sexuelle commise sur une adolescente de 14 ans dans un parc de Sherbrooke.

Depuis ses aveux pour ce crime, il a collaboré avec les autorités policières en avouant les crimes à l’endroit de 102 autres adolescentes. La durée de l’enquête a eu un impact sur la durée des procédures judiciaires.

« Je me sens comme un trou de cul. Ce n’est pas la sentence qui me fait peur, mais d’entendre le monde (...) Je ne voyais pas le mal parce qu’il n’y avait pas de personne physique derrière l’écran. Quand on prend conscience de ce qui arrive, on se sent mal, mais ce n’est rien par rapport aux victimes. Je suis conscient du mal que j’ai créé. Avec ces témoignages, je le suis encore plus », a mentionné Montembeault qui a affirmé avoir été victime de gestes à caractère sexuel dans son enfance.

Il a réitéré à la fin de son témoignage que les victimes ne devaient pas se mettre de responsabilité sur les épaules.

« Je suis sincèrement désolé envers les victimes, leurs familles et toutes les personnes touchées. Je n’attends pas leur pardon. C’est un cadeau qu’ils vont se faire à eux et pas à moi. Moi je ne me pardonnerai pas. Ma vraie sentence est de m’en vouloir et de vivre avec ça le reste de ma vie », a mentionné l’individu de 40 ans.