«Nous demandons au gouvernement libéral de rappeler le Parlement plus tôt pour qu’on puisse mettre en œuvre les changements et s’assurer que l’assurance-emploi fonctionne pour tous les Canadiens ou la PCU devrait être prolongée jusqu’à ce qu’il y ait une solution à plus long terme», a martelé le chef néo-démocrate Jagmeet Singh.
«Nous demandons au gouvernement libéral de rappeler le Parlement plus tôt pour qu’on puisse mettre en œuvre les changements et s’assurer que l’assurance-emploi fonctionne pour tous les Canadiens ou la PCU devrait être prolongée jusqu’à ce qu’il y ait une solution à plus long terme», a martelé le chef néo-démocrate Jagmeet Singh.

Jagmeet Singh demande aux libéraux d’aider les travailleurs précaires

Catherine Lévesque
La Presse canadienne
Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh demande aux libéraux d’agir pour aider les milliers de Canadiens qui se retrouveront sans le sou après la fin de la Prestation canadienne d’urgence (PCU), le 27 septembre. 

Après cette date, le gouvernement fédéral s’attend à ce que trois des quatre millions de prestataires de la PCU passent à un système d’assurance-emploi plus souple et accessible. Les chômeurs pourront recevoir 400 $ par semaine, au minimum, et ce, pendant 26 semaines. 

Les travailleurs qui ne se qualifient pas à l’assurance-emploi pourront bénéficier d’une nouvelle Prestation canadienne de la relance économique (PCRE), qui garantit aussi 400 $ par semaine pendant un maximum de 26 semaines. 

Mais la PCRE devra être entérinée par la Chambre des communes et le Sénat avant de devenir loi. Cela dépendra de la survie du gouvernement libéral minoritaire après le discours du Trône, le 23 septembre. La PCU prendra fin quatre jours plus tard. 

S’exprimant à Toronto, M. Singh a réitéré que les libéraux devront agir plus tôt que tard. 

«Nous demandons au gouvernement libéral de rappeler le Parlement plus tôt pour qu’on puisse mettre en œuvre les changements et s’assurer que l’assurance-emploi fonctionne pour tous les Canadiens ou la PCU devrait être prolongée jusqu’à ce qu’il y ait une solution à plus long terme», a-t-il martelé. 

Le chef néo-démocrate a tenu ces propos en marge d’une table ronde avec des travailleurs de secteurs dits «précaires». Il a tenu à relayer leurs inquiétudes. 

«Pour plus d’un million de Canadiens, c’est la réalité : ils ne peuvent pas retourner au travail et, avec la fin de la PCU, il n’y a pas de soutien dans un avenir rapproché. Ils sont inquiets, ils ont peur et ils se tournent vers le mois d’octobre sans savoir comment ils pourront mettre de la nourriture sur la table», a déploré M. Singh.