Dany Labrecque

Introductions par effraction chez des personnes âgées: l’accusé risque 48 mois de prison

Le Jonquiérois Dany Labrecque passera encore quelques mois en détention ferme pour avoir commis quatre introductions par effraction et cinq tentatives d’introductions par effraction dans deux résidences pour personnes âgées de Chicoutimi et d’Alma.

Le 12 décembre, le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, déterminera la peine entre la suggestion du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de 48 mois de pénitencier et la peine de 18 mois suggérée par la défense.

L’individu de 48 ans a été arrêté le 31 juillet 2019 après que deux résidants de la Villa Saguenay, à Chicoutimi, aient signifié qu’ils avaient vu l’accusé dans leur appartement le 27 juillet. Le cambrioleur n’a rien dérobé aux personnes âgées, mais leur a fait peur uniquement par sa présence.

Les enquêteurs du Service de police de Saguenay (SPS) ont été en mesure de le reconnaître facilement sur les images de caméras de surveillance, d’autant plus qu’ils avaient eu à faire avec lui en 2010 pour des crimes similaires.

Au cours de leur enquête, les policiers ont reçu de l’information de leurs collègues de la Sûreté du Québec, à Alma, qui demandaient d’identifier Labrecque. C’est là qu’ils ont appris que le client de Me Julien Boulianne avait commis cinq tentatives d’introduction par effraction et deux introductions par effraction dans une résidence pour personnes âgées de la rue du Pont, à Alma, à la fin du mois de mai 2019.

Vendredi, Labrecque a reconnu les faits pour toutes les accusations déposées contre lui.

« À la Villa Saguenay, il avait une bourse dans ses mains. La plaignante croit qu’une carte de crédit a été volée, mais l’accusé nie ce vol. Dans la deuxième introduction par effraction, il n’y a pas eu de vol », a résumé Me Marianne Girard, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

« Pour ce qui est du vol du 31 mai à Alma, Labrecque a sondé cinq portes de la résidence, mais elles étaient toutes verrouillées. La sixième était débarrée et la victime s’est aperçue, après le passage du voleur, qu’il manquait 150 $ dans sa bourse. Et à la septième porte, il est entré aussi, mais n’aurait rien volé », a ajouté Me Girard.

La procureure de la Couronne a réclamé une sévère peine de détention, soit de 48 mois. L’individu avait été condamné en 2010 à 33 mois de pénitencier pour 25 introductions par effraction dans des résidences de personnes âgées. La particularité, c’est qu’il y oeuvrait à titre de préposé aux bénéficiaires.

En 1994, il avait aussi été reconnu coupable de 14 introductions par effraction et de 41 chefs d’accusation.

En défense, Me Boulianne a demandé une sentence de 18 mois, justifiant que son client n’a pas agi avec violence, qu’il s’est excusé auprès des gens qu’il a rencontrés sur place et qu’il regrettait ses gestes, surtout qu’il ne voulait faire peur à personne.