Pierre Dion fait déjà face à une autre accusation d'incitation à commettre des actes criminels en lien avec une publication transmise sur Facebook il y a quelques mois.

Incitation à la haine : arrestation à Terrebonne, comparution à Laval vendredi

MONTRÉAL - Un résident de Lanaudière, Pierre Dion, a été arrêté jeudi soir à son domicile de Terrebonne après avoir émis sur les réseaux sociaux des commentaires et une vidéo proférant de la haine à l'endroit de la communauté musulmane.

Les agents de l'escouade des crimes majeurs de la Sûreté du Québec (SQ) étaient munis de deux mandats d'arrestation lorsqu'ils se sont présentés à la résidence du suspect âgé de 49 ans. Il a été placé en détention provisoire en attendant sa comparution en Chambre criminelle plus tard vendredi, au Palais de justice de Laval, où il pourrait être accusé d'incitation à la haine contre un groupe identifiable.

En début de matinée, la station radiophonique 98,5 FM, de Montréal, a diffusé un extrait des propos lancés par Pierre Dion sur les réseaux sociaux le 29 janvier, le jour du deuxième anniversaire de la tuerie du Centre culturel islamique de Québec qui a fait six morts.

Cet extrait fait notamment entendre Pierre Dion faisant l'apologie d'Alexandre Bissonnette, qui a avoué être l'auteur du carnage. Le message le qualifie de condamné injuste.

Alexandre Bissonnette a plaidé coupable à six chefs de meurtre au premier degré et à six chefs de tentative de meurtre en mars dernier. Le 8 février prochain, la sentence à être imposée à l'accusé devrait être rendue au Palais de justice de Québec.

Pierre Dion n'en est pas à ses premières controverses du genre sur les réseaux sociaux. Il fait déjà face à une autre accusation d'incitation à commettre des actes criminels en lien avec une publication transmise sur Facebook il y a quelques mois.

En commentant la nouvelle arrestation de Pierre Dion, le sergent Daniel Thibodeau, de la Sûreté du Québec, a rappelé que d'émettre tout propos menaçant ou d'inciter à la haine, que ce soit en personne ou sur l'internet, peut mener au dépôt d'accusations criminelles.