Rosario Gagliano

Ils risquent de longues peines de prison pour huit vols qualifiés

Rosario Gagliano et Sylvain Viens risquent de longues peines d’incarcération pour les huit vols qualifiés en utilisant une arme à feu dont ils sont accusés.

En appliquant le Code criminel à la lettre qui prévoit des peines minimales de quatre ans de prison pour chacune de ces accusations, c’est à une peine théorique de 32 ans que les deux hommes s’exposent pour les crimes qu’ils auraient commis au début octobre.

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La triangulation cellulaire utilisée dans le dossier de Gagliano et Viens

Sylvain Viens, 51 ans, Rosario Gagliano, 52 ans, et Érika Smith, 39 ans, ont d’abord été accusés du vol qualifié commis au dépanneur Harnois à East Angus, de possession d’arme dans le but de commettre une infraction, de port d’arme, soit un pistolet à plomb, de façon négligente ainsi que de port de déguisement à la mi-octobre.

Le ministère public a ensuite autorisé quinze autres accusations contre Viens et Gagliano pour sept autres vols qualifiés en utilisant une arme à feu entre le 1er et le 13 octobre à Sherbrooke et East Angus.

Les tests de vélocité effectués par les experts en balistique font entrer le pistolet à air comprimé utilisé dans la définition d’arme à feu, de là les peines minimales d’incarcération. 

Les suspects auraient commis des vols qualifiés, dont un dans un salon de paris de Sherbrooke. Au cours de la même période, le trio aurait aussi effectué deux vols dans des dépanneurs d’East Angus.

Orientation

Les avocats Me Christian Raymond et Me Jessyca Duval de l’aide juridique attendent toujours des éléments de preuve dans ces dossiers. Les rapports de triangulation des tours cellulaires pour placer Rosario Gagliano et Sylvain Viens sur les lieux ou non des vols dont ils sont suspectés à Sherbrooke et East Angus pourraient avoir une influence sur l’orientation de leur dossier.

Sylvain Viens

Gagliano et Viens sont détenus depuis la mi-octobre dans cette affaire.

Érika Smith a été libérée sous conditions.

L’enquête sur remise en liberté qui devait se tenir au palais de justice de Sherbrooke, mardi, a été reportée. C’est le 3 décembre prochain que les deux accusés subiront cette étape des procédures.

C’est vraisemblablement Gagliano qui pénétrait dans les commerces muni d’un pistolet à plomb, après avoir revêtu un capuchon, pour demander le contenu du tiroir-caisse.

Il était attendu à l’extérieur par Sylvain Viens dans un véhicule. Ce dernier l’aidait à prendre la fuite. Lors du dernier vol, Érika Smith, la conjointe de Gagliano, prenait place dans le véhicule.

Après le septième

C’est une surveillance effectuée par le Service de police de Sherbrooke qui a permis d’arrêter le voleur au capuchon au cours de la fin de semaine du 13 octobre.

Suivi par les enquêteurs puis les patrouilleurs du SPS, le trio de voleurs a été intercepté après un septième vol, qui a été perpétré dans un dépanneur d’East Angus le 13 octobre.

Des perquisitions ont eu lieu dans deux véhicules et une résidence de la rue College à la suite des trois arrestations. La résidence perquisitionnée s’avère être celle de Gagliano.

Me Claudie Marmet représente le ministère public dans cette affaire.