André Forgues n’est pas apparu crédible auprès du tribunal et a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur une fillette de 8 ans.

Il force une fillette de 8 ans à lui faire une fellation

Le Chicoutimien André Forgues a nié avoir abusé sexuellement une fillette au milieu des années 80 et a prétendu que l’enfant de 8 ans s’était trompée d’agresseur, mais le tribunal ne l’a pas cru et a plutôt retenu la grande crédibilité de la victime.

André Forgues a été reconnu coupable, vendredi, au Palais de justice de Chicoutimi, d’agression sexuelle sur une enfant de son entourage en l’amenant à prendre son pénis dans sa bouche.

L’événement reproché à Forgues, un homme âgé aujourd’hui d’environ 54 ans, s’est produit en 1985 au domicile familial de Chicoutimi.

Selon les faits résumés par la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec, l’individu, qui avait alors 20 ans, a demandé à la fillette de 8 ans de venir le rejoindre dans la chambre, dont un rideau servait de porte.

« La jeune fille se doutait de ce qui l’attendait, étant donné qu’elle avait été abusée sexuellement par le même homme auparavant, par le père de celui-ci et son frère », a relaté la magistrate.

Le père Claude Desbiens a écopé de six mois pour des fellations et le frère, Richard, a commis des attouchements sur l’enfant.

« En arrivant dans la chambre, elle a vu l’accusé couché sur le lit. Il a défait sa fermeture éclair et baissé son pantalon en lui disant de le mettre dans sa bouche, en pointant son pénis. La fillette s’est exécutée. L’homme a éjaculé sur son ventre », a poursuivi la juge.

Celle-ci se souvient que Forgues a nié cet événement durant le procès, prétendant que la victime avait confondu son agresseur. L’accusé avait pourtant admis, durant les procédures, avoir abusé de la petite trois ans auparavant alors qu’il avait mis son pénis entre ses cuisses.

La victime, elle, a maintenu la même version du début à la fin. Elle a toujours identifié André Forgues comme son agresseur lors de cette journée de 1985. Elle connaissait les deux autres agresseurs et ne s’est pas mêlée. « Le témoignage de la victime a été détaillé et crédible. Elle a pu préciser les gens qui l’entouraient et a très bien identifié son agresseur. Elle ne s’est pas trompée avec un autre membre de la famille », ajoute la juge.

« Pour ce qui est de l’accusé, je ne crois pas sa version. Ce qu’il raconte est invraisemblable. Il y avait des contradictions dans son témoignage », a retenu la juge.

Un rapport présentenciel a été demandé afin de mieux connaître cet individu et évaluer les risques de récidive et en apprendre davantage sur son passé. Me Marianne Girard, de la Couronne, et Me Marie-Ève St-Cyr, en défense, feront les représentations sur sentence le 2 octobre.