Rien ne va plus entre les chargés de cours et la direction de l’Université du Québec en Outraouais.

Grève possible à l'UQO

Rien ne va plus entre l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et ses chargés de cours. Une grève pourrait perturber, voire complètement paralyser, la session d’hiver.

Les deux partis ont passé deux jours à la table de négociations, les 18 et 19 décembre. Constatant « un écart important entre la demande du Syndicat des personnes chargées de cours et la rémunération proposée par l’UQO », la direction de l’université a décidé de faire appel à un conciliateur.

Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2016, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO) a indiqué qu’il « pourra utiliser son mandat de grève générale illimitée au trimestre d’hiver 2018 ».

Les chargés de cours offrent plus de 60 % des cours de premier cycle.

« C’est avec déception et incompréhension que nous avons appris la décision de l’UQO, a déclaré Marie-Josée Bourget, présidente du SCCC-UQO. Nous avons une pensée particulière pour les étudiantes et les étudiants qui ne pourront peut-être pas obtenir leur diplôme en avril prochain. »

Le syndicat, qui dit avoir présenté « une série de compromis », qualifie l’attitude de l’UQO d’« intransigeante ».

Affirmant ne pas vouloir négocier sur la place publique, la direction de l’UQO plaide que la convention collective de ses chargés de cours « est l’une des plus avantageuses au Québec ».

Selon l’université, la hausse salariale exigée par le syndicat est passée de 13 % à 7,75 % sur trois ans, alors que l’UQO offre 3,75 % pour cette période. « L’UQO doit respecter sa capacité financière et la cohérence envers ses autres groupes d’employés et tout ça, dans un contexte où l’UQO enregistre une baisse de son effectif étudiant. »

Le syndicat compte 700 membres à Gatineau et à Saint-Jérôme. La dernière grève des chargés de cours de l’UQO a duré trois semaines, en 2004.