Le président de General Motors Canada, Travis Hester, et le président national d’Unifor, Jerry Dias, lors de la conférence de presse à Oshawa, mercredi

General Motors revient sur sa décision de fermer son usine d’Oshawa

OTTAWA - Le constructeur automobile américain General Motors a annoncé mercredi un accord avec un syndicat pour préserver 300 emplois à son usine canadienne d’Oshawa, en Ontario, qui compte 2500 salariés et qui devait fermer à la fin de l’année.

Revenant sur cette décision, la filiale canadienne du groupe a annoncé un investissement de 170 millions de dollars canadiens dans cette usine implantée depuis 1953, ont indiqué General Motors et le syndicat Unifor dans un communiqué commun.

De site d’assemblage pour les Chevrolet, Cadillac et autres pickups GMC, l’usine deviendra un centre de fabrication de pièces et «d’essai pour les véhicules autonomes et à technologie de pointe», selon le communiqué.

«La nouvelle entreprise conservera 300 emplois à Oshawa, avec un potentiel de croissance et de création d’emplois supplémentaires important au cours des prochaines années, car elle attirera de nouveaux clients», selon les parties.

General Motors a indiqué qu’une partie des salariés qui seront licenciés en décembre avec l’arrêt de l’assemblage de véhicules à Oshawa se verront offrir «des emplois dans certaines de ses autres installations en Ontario».

Le constructeur emploie 7700 personnes dans ses trois usines au Canada.

«De meilleures primes» seront également proposées aux salariés admissibles à la retraite, tandis que tous les «employés horaires qualifiés» à la recherche d’un nouvel emploi recevront un soutien financier pour faciliter leur reclassement.

Après l’annonce de la fermeture de l’usine en novembre, le syndicat Unifor avait menacé de lancer un appel au boycottage des voitures du constructeur au Canada.