L’ancien journaliste et ministre péquiste Matthias Rioux voit d’un bon œil le projet de coopérative.

GCM: l’ex-journaliste Matthias Rioux appuie le projet de coop

Le Groupe Capitales Médias (GCM) connaîtra bientôt son sort, et l’ancien journaliste et ministre péquiste Matthias Rioux voit d’un bon œil le projet de coopérative.

Si cette option est retenue par le syndic, l’ancien ministre du Travail sous le gouvernement de Lucien Bouchard croit que cela pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour les modèles médiatiques québécois.

«Je vois venir à l’horizon quelque chose d’intéressant. Les empires [médiatiques] vont s’effondrer et seront remplacés graduellement par des coopératives et d’autres petites organisations plus proches des gens et des travailleurs», a-t-il affirmé lors du lancement du deuxième tome de l’essai biographique de Guy Bertrand.

En plus de permettre aux médias de se rapprocher de leur lectorat, M. Rioux a ajouté que ce type de modèle d’affaires sera salvateur pour la liberté de presse et des journalistes, tout en faisant un contrepoids au pouvoir des grands empires médiatiques.

Éviter l’influence gouvernementale 

Bien qu’il salue l’intervention du gouvernement dans le dossier de GCM, l’ancien journaliste lance un avertissement sur une quelconque influence que le pouvoir politique pourrait avoir sur le travail des médias.

«Un état ne peut pas intervenir avec ses grandes pattes dans le travail des médias. On ne remplace pas un modèle capitaliste par le pouvoir politique.»

Pour quiconque reprendra les rênes des journaux de GCM, dont fait partie Le Soleil, «il faudra avant tout travailler à promouvoir la liberté de presse et le journalisme de qualité».

La décision du syndic devrait être connue d’ici le 27 novembre. Selon les dernières informations, deux groupes auraient déposé une offre dans le but d’acheter les six journaux de GCM (Le Soleil, Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien, La Tribune et la Voix de l’Est).