Le parc des Cèdres, la forêt Boucher et le ruisseau de la Brasserie sont identifiés comme des sites importants à intégrer à l’offre municipale.

Gatineau veut investir des millions $ pour devenir la «capitale du plein air urbain»

La Ville de Gatineau souhaite se donner les outils financiers pour devenir la «capitale du plein air urbain au Québec».

Le service des loisirs, des sports et de la vie communautaire a présenté aux élus, mardi, un plan de développement de 2,8 millions $ sur trois ans qui doit lui permettre de réaliser des ententes de partenariat avec des organismes pour gérer des sites de plein air, développer une stratégie de mise en valeur de l’offre sur le territoire et améliorer la qualité de l’expérience des citoyens et des touristes. 

L’enveloppe monétaire nécessaire à la réalisation de ce plan fera l’objet d’un débat lors de l’étude du budget 2020, qui aura lieu la semaine prochaine. L’adoption du plan et de son financement par le conseil doit avoir lieu plus tard en décembre. 

Les conseillers qui ont pris la parole sur le sujet lors du comité plénier n’ont pas caché leur enthousiasme. «Je suis très impressionnée par ce qui est présenté, c’est un programme complet, ambitieux et avant-gardiste», a affirmé la conseillère Audrey Bureau. Sa collègue Isabelle N. Miron a pour sa part parlé d’une «mine d’or» pour le tourisme. Quant au président du conseil, Daniel Champagne, il s’est dit heureux des efforts prévus pour faire de Gatineau la capitale du plein air urbain au Québec. «Le plein air c’est la base fondamentale de Gatineau», a-t-il dit. 

Ce premier plan mettra l’accent sur l’amélioration des services en berge, la maximisation des sites existants et futurs et sur la bonification de l’offre d’équipement de plein air. Le parc des Cèdres, la forêt Boucher et le ruisseau de la Brasserie sont identifiés comme des sites importants à intégrer à l’offre municipale. Trois sites potentiels de vélo de montagne et de marche doivent être développés. Deux autres plans d’action, à savoir 2023-2025 et 2025-2029 devront aussi être élaborés et financés dans le futur. 

Rapides Deschênes

En avril dernier, Le Droit révélait que ce plan visait, entre autres, à faire de Gatineau une destination de calibre mondiale en sports nautiques en eaux vives. Plusieurs intervenants travaillent depuis plusieurs mois à planifier un parc d’eau vive qui utiliserait les ruines des rapides Deschênes, sur la rivière des Outaouais. Le plan présenté mardi confirme que Gatineau investira dans la planification de l’aménagement de ce parc. De nombreuses discussions ont déjà eu lieu avec le ministère des Transports du Québec (MTQ), propriétaire des ruines, et différents intervenants clés dans le domaine des sports nautiques. 

Comme Le Droit le révélait aussi au printemps, Gatineau sera l’hôte du tout premier Sommet national du plein air en 2020. Gatineau a coiffé au fil d’arrivée la ville de Canmore, en Alberta. Plus de 400 intervenants du milieu du plein air de partout au pays seront attendus à Gatineau.