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De nombreux campeurs «sauvages» ont élu domicile sur les plages de Gaspé au cours de l’été 2020.
De nombreux campeurs «sauvages» ont élu domicile sur les plages de Gaspé au cours de l’été 2020.

Gaspé et Québec s’entendent sur la gestion des plages 

Simon Carmichael
Simon Carmichael
Initiative de journalisme local - Le Soleil
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Pour éviter que les campeurs irrespectueux fassent de nouveau les manchettes comme l'été dernier, Gaspé et Québec se sont entendues sur la gestion des plages de la municipalité.

L’été 2020 restera marqué dans la mémoire de bien des Gaspésiens. Que ce soit en raison de la vague de touristes qui a déferlé sur la péninsule, ou bien de la popularité du camping sauvage, l’image avait frappé l’imaginaire des Québécois. Des bouteilles qui jonchent le sable des plages gaspésiennes, des déchets parmi les tentes, et même des excréments. 

Afin d’éviter de voir la «crise des plages» refaire surface, la Ville de Gaspé et le gouvernement du Québec se sont entendus sur les modalités de la gestion des plages pour l’été 2021. À la suite de discussions avec différents ministères, notamment des Ressources naturelles et de l’Environnement, Gaspé pourra faire appliquer ses règlements municipaux sur les plages bordant son territoire. 

La municipalité compte signer une entente, sous forme de bail, afin de «louer» les plages au gouvernement provincial. «On s’est entendu sur le processus. C’est la mécanique la plus simple, facile et efficace à adopter. Des ententes de gestion peuvent prendre des années. On voulait s’assurer d’être prêts pour cet été», explique le maire de Gaspé, Daniel Côté.  

Pas d’action régional

Il y a quelques mois, le maire de Gaspé avait fait part de son intention de développer une approche régionale pour uniformiser les règlements et les façons de faire sur les plages de la Gaspésie. «C’est un problème qui est généralisé, partout en Gaspésie. Ça va donc prendre une mobilisation pour demander qu’il se passe quelque chose», soutenait le maire en juillet. 

Finalement, la Ville de Gaspé a décidé de faire cavalier seul. «C’est un problème à géométrie variable. La situation est différente dans toutes les municipalités, alors il n’y a pas de façon simple et uniforme de régler le problème», note M. Côté.

Du côté de la Ville de Percé, on estime ne pas avoir besoin de règlement supplémentaire, puisqu’on fait appliquer un règlement élaboré en 2013 en collaboration avec la Sureté du Québec, même si une certaine zone grise persiste sur la responsabilité des plages. «On a une règlementation depuis 2013, et on l’applique. Pour l’instant, on n’a pas besoin d’en adopter un autre», note la mairesse de Percé, Cathy Poirier. 

Le maire de Gaspé, Daniel Côté

Des consultations publiques à venir 

La municipalité de la pointe gaspésienne a lancé des consultations en novembre dernier afin d’offrir des pistes de solutions aux différents groupes touchés par la situation, notamment les riverains et les membres de l’industrie touristique. 

Les consultations, menées le comité ZIP, soit Zone d’intervention prioritaire, ont permis d’identifier différentes problématiques reliées au camping sauvage. «On parle beaucoup du manque de certaines infrastructures, de l’absence de règle claire et des nuisances que ça occasionne», note Daniel Côté. Dans les prochaines semaines, le comité rencontrera une autre fois les groupes impliqués afin de mettre en lumière des pistes de solutions.

La Ville de Gaspé compte tenir des consultations publiques sur les solutions à adopter avant la saison estivale.