Fraudes: appel à la prudence avec les cartes de crédit prépayées

MONTRÉAL - Un service de police canadien lance aux consommateurs en cette période de magasinage des Fêtes un appel à la prudence lors de l’achat de cartes de crédit prépayées.

Le Service de police de Winnipeg affirme que plusieurs cas de fraude lui ont été rapportés récemment. Les cartes vendues en magasin ont des valeurs variables, souvent de 25 $ ou de 50 $, mais parfois de 200 $.

Sur sa page Facebook, la police explique le modus operandi des malfaiteurs.

Ils s’emparent dans les magasins de cartes de crédit prépayées qui n’ont pas été activées, dont l’emballage est souvent fait de papier ou de carton facile à ouvrir. Ils retirent la carte pour la remplacer par une fausse carte, parfois en lui appliquant un collant qui lui donne une apparence plus légitime, avant de refermer l’emballage et de le remettre en place au magasin.

La police signale qu’il peut être difficile au premier coup d’oeil d’un client de constater que la carte est fausse et pour une personne à la caisse de s’apercevoir que l’emballage a déjà été ouvert.

Il est fréquent que la carte soit activée à l’achat par la bande magnétique de l’emballage, non pas celle se trouvant sur la carte. Les bandits n’ont plus qu’à attendre que les emballages aient été activés pour utiliser les véritables cartes correspondantes qu’ils avaient volées.

Les clients fraudés pourraient ne s’en rendre compte que beaucoup plus tard.

La police de Winnipeg recommande aux acheteurs de cartes de crédit prépayées d’examiner l’emballage minutieusement et d’en signaler toute altération aux employés du détaillant ou à la compagnie de crédit. Les consommateurs désirant offrir de telles cartes en cadeau de Noël sont aussi invités à retirer la carte de l’emballage et à en faire vérifier l’authenticité en magasin, dès l’achat.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a déjà rapporté une fraude du genre en 2018 au Nouveau-Brunswick. Elle avait alors ajouté que des cas lui avaient aussi été signalés l’année précédente dans d’autres provinces du pays.

L’enquête de l’an dernier faisait alors état de code-barres modifiés sur des cartes; l’emballage avait été ouvert, puis scellé de nouveau, avant d’être replacé sur l’étagère du magasin. Cela a pu faire en sorte que l’argent versé ait pu être placé sur une autre carte, celle d’un malfaiteur.

Toute personne croyant avoir été victime d’une arnaque du genre est invitée à communiquer avec le Centre antifraude du Canada.