Dany Aubry a été relevé de ses fonctions sans traitement jusqu’à la fin des procédures judiciaires intentées contre lui.

Enseignant accusé de crimes sexuels: Aubry suspendu sans solde

TROIS-RIVIÈRES — Dany Aubry, cet enseignant de l’école secondaire Les Seigneuries à Saint-Pierre-les-Becquets, qui est soupçonné d’avoir abusé sexuellement de deux adolescentes, a officiellement été suspendu par la Commission scolaire La Riveraine.

La directrice générale, Johane Croteau, a confirmé, mercredi, que l’enseignant avait été relevé de ses fonctions sans traitement et ce, jusqu’à l’issue des procédures judiciaires intentées contre lui. «Cette décision a été justifiée par la gravité des infractions dont il est accusé et par les conditions qui lui sont imposées par le tribunal», a-t-elle mentionné.

Dany Aubry, 55 ans, un enseignant en géographie et histoire, fait face à des accusations d’agressions sexuelles, de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels sur deux présumées victimes alors qu’il se trouvait en position d’autorité envers elles. L’une des plaignantes était âgée de 14-15 ans et l’autre avait 16-17 ans. Les délits auraient été commis entre juillet et novembre 2012 dans le cas de la plus jeune. Pour l’autre, les événements seraient survenus entre août 2005 et juillet 2006.

Lors de sa comparution mardi, le prévenu a cependant pu reprendre sa liberté mais sous plusieurs conditions. Il lui est notamment interdit d’être en présence de jeunes de moins de 16 ans, d’occuper un emploi qui le placerait en situation de confiance ou d’autorité envers eux ou de se trouver dans des lieux comme des parcs et terrains d’école. Il lui est également interdit d’entrer en contact avec les plaignantes, les membres de leur famille et des témoins. Il ne peut pas non plus se rendre à leur lieu de résidence ni à leur lieu de travail.

Des mesures ont par ailleurs été mises en place par la Commission scolaire pour venir en aide aux étudiants qui en éprouveraient le besoin par le biais d’un comité postvention qui regroupe des psychologues et des psychoéducateurs. Les parents ont également été informés de la situation. «Pour l’instant, tout semble bien aller mais on s’assure d’encadrer le tout le mieux possible», a conclu Mme Croteau.

La cause du suspect a été reportée au 6 novembre.