Valérie Thibault a fraudé ses deux derniers employeurs pour un montant avoisinant les 200 000 $. Elle a reporté les observations sur la peine dans son dossier le plus récent.

Elle fraude un deuxième employeur

Une fraudeuse récidiviste Valérie Thibault d’East Angus reste en attente de sa peine pour une importante fraude envers son ex-employeur.

La femme de 37 ans a reconnu une fraude de 193 000 $ envers son employeur l’entreprise Lekla entre octobre 2013 et juin 2016.

Elle avait plaidé coupable en août dernier de fraude de plus de 5000 $, de fabrication de faux et de bris de probation.

« Elle occupait les fonctions de secrétaire administrative. C’est une femme qui avait l’air d’un ange. Elle inspirait la confiance à un point tel que je n’ai jamais douté d’elle », explique le président et propriétaire de l’entreprise, Patrick Fontaine, qui était présent au tribunal, jeudi, pour témoigner lors des observations sur la peine en compagnie de la directrice générale de l’entreprise Mélissa McGrail.

Valérie Thibault avait accès aux cartes de crédit de l’entreprise, mais elle les a utilisées pour ses dépenses personnelles.

« Elle faisait du bricolage avec les relevés de carte de crédit. Elle changeait le nom des commerces où elle utilisait la carte par celui de fournisseurs », explique Patrick Fontaine.

« Elle faisait aussi des duplicatas de factures ou utilisait la signature de Patrick », ajoute Mélissa McGrail.

C’est en effectuant des vérifications avec leur institution financière que les dirigeants de l’entreprise ont découvert le pot aux roses.

« Ce qui était dépensé avec cette fraude dépassait les prévisions. C’est en demandant les relevés directement à la caisse que nous avons découvert cette fraude », indique Mme McGrail.

Divers dédommagements des assurances ont permis à l’entreprise de poursuivre son développement et même son expansion.

Lekla a le vent dans les voiles et s’est installé à Magog. L’entreprise vient de commercialiser trois technologies de système d’éclairage solaire, de système de sécurité solaire et de génératrice solaire.

« Nous nous sommes relevés de belle façon. Nous faisons cependant maintenant doublement attention », signale Patrick Fontaine.

Patrick Fontaine et Mélissa McGrail se sont cependant déplacés pour rien, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

La procureure aux poursuites criminelles Me Claudie Marmet était prête à faire les observations sur la peine.

Valérie Thibault a reporté son dossier à la fin janvier 2019 pour fixer à nouveau les observations sur la peine.

« Un nouvel avocat a été mandaté dans le dossier. Le message ne s’est pas rendu aux témoins. Le tribunal était prêt à entendre la cause. Je n’ai pas le choix d’accepter la remise. Madame Thibault a droit à une défense pleine et entière », a indiqué la juge Desgens aux deux dirigeants de l’entreprise flouée.

Me Julie Beauchemin a été mandatée pour représenter l’accusée. La juge Desgens a insisté pour procéder rapidement étant donné que le dossier date de 2017. 

« Ce sont des accusations sérieuses de fraude envers votre employeur. Il y a une question de lien de confiance et vous avez des antécédents. Le tribunal reste vigilant », a signalé la juge Desgens.

Valérie Thibault a été condamnée en 2016 à 240 heures de travaux communautaires à la suite d’une fraude d’un autre employeur Compresseur Paramec de Sherbrooke qu’elle a dû rembourser.

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Un exhibitionniste mis hors circuit

Réjean Saint-Pierre

Un exhibitionniste qui sévissait à Sherbrooke a été mis hors circuit cette semaine.

Réjean Saint-Pierre a comparu, jeudi, devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec.

Il a été accusé d’exhibitionnisme au palais de justice de Sherbrooke.

Une peine minimale de 90 jours est prévue pour ce type d’accusation.

L’individu de 52 ans aurait exposé ses organes génitaux devant des enfants au cours des derniers jours.

Les gestes qui sont reprochés à Saint-Pierre auraient été commis dans le quartier Centre-Sud.

« Le suspect au gré du hasard, s’exhibait les parties génitales devant des enfants et des adolescents », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Saint-Pierre, qui possède des antécédents judiciaires en semblable matière, a été arrêté mercredi par le SPS.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marilène Laviolette s’est opposée à la remise en liberté de l’accusé.

Réjean Saint-Pierre pourrait avoir fait d’autres victimes.

Après sa comparution au palais de justice de Sherbrooke, Réjean Saint-Pierre a regagné le quartier cellulaire. Une évaluation sur son aptitude à comparaître a été demandée.

C’est Me Marc-André Champagne de l’aide juridique qui défend l’accusé dans cette affaire.