Gilles Morin

Électrisé par la foudre, Gilles Morin l’a échappé belle

Un homme de Saguenay l’a échappé belle, samedi, pendant les forts orages qui ont frappé la région. Un éclair est tombé tout près de lui et il a été atteint par la décharge électrique qui s’est rendue jusqu’à lui par le sol. Il a ressenti une forte douleur sur tout le côté gauche de son corps, du pied jusqu’à la tête.

Gilles Morin se trouvait à Saint-Fulgence, dans le secteur du marais de L’Anse-aux-Foins. Grand amateur de photographie, il apprécie cet endroit pour observer les canards et les cygnes trompettes, notamment, mais « je n’ai jamais été un coureur d’orages », précise-t-il rapidement.

L’endroit était donc vaste et sans protection et l’orage semblait s’éloigner vers le nord-est, avant de changer de trajectoire et de surprendre M. Morin et un ami avec qui il se trouvait à ce moment.

« Le seul endroit que nous avons vu pour nous protéger, c’est un escalier en bois qui longeait une colline. Nous nous sommes installés en dessous pour nous protéger, a raconté M. Morin, mardi matin. On se croyait bien à l’abri, mais nous avons vu un flash et je me suis écrasé par terre. J’ai vraiment été foudroyé du côté gauche. J’ai eu tout un choc, j’étais comme perdu. Mon ami n’a été touché qu’à un doigt de la main droite. Je me souviens avoir crié et avoir ressenti une forte douleur. C’était une bonne décharge électrique, c’est très désagréable. L’éclair est venu me chercher par le sol, des pieds jusqu’à la tête. »

Gilles Morin ne s’est pas rendu tout de suite à l’hôpital, parce que la douleur avait disparu, mais elle est revenue quelques heures après. Il a cependant appris qu’il aurait dû aller consulter rapidement, parce que les personnes qui reçoivent une telle décharge doivent être sous surveillance pendant 24 heures, selon ce qu’on lui a dit à l’hôpital.

L’éclair est tombé tout près de Gilles Miron avant de parcourir tout le côté gauche de son corps, en entrant par son pied.

Selon M. Morin, son ami a été plus chanceux parce qu’un de ses deux pieds se trouvait sur une roche contrairement à lui qui avait les deux pieds par terre.

« Ce qui me faisait le plus peur dans les orages, c’était la grêle. Mais là j’ai bien vu que les éclairs peuvent être très dangereux. Ç’a été une expérience très désagréable, mais j’en tire des leçons », explique M. Morin.

« Je suis chanceux, je n’ai rien de brûlé à l’intérieur. Il me reste encore un test de neuropathie à faire pour voir si mes nerfs ont été touchés », se réjouit M. Morin, avouant avoir été très chanceux dans sa malchance.

Et que fera-t-il la prochaine fois qu’il se fera surprendre par une cellule orageuse ? « J’ai lu beaucoup au cours des derniers jours à ce sujet. J’ai appris qu’il faut se mettre en petit bonhomme avec un plastique sous notre corps. »

C’est d’ailleurs ce que suggère la Croix-Rouge sur son site Internet. Si nous sommes dans un champ, il ne faut pas se coucher au sol, mais plutôt s’agenouiller, les pieds joints, les mains sur les genoux et le corps penché vers l’avant. Il s’agit de l’une des nombreuses recommandations selon l’endroit où nous nous trouvons, que ce soit à l’intérieur, à l’extérieur, en voiture, etc.

Quoi faire?

Une fois rendu à l’hôpital, le personnel de l’urgence a expliqué à M. Morin que c’est le protocole d’Hydro-Québec qui doit être suivi.

Francis Labbé, des relations avec les médias chez Hydro-Québec, précise que le protocole n’a pas été conçu pour la foudre, mais qu’il peut très bien s’appliquer dans un tel cas.

Il explique que « si une personne a senti le courant passer dans son cœur, ou si les médecins pensent que le courant est passé par le cœur, ou encore si le voltage est supérieur à 1000 volts, c’est surveillance par électrocardiogramme pendant 24 heures ».

Questionné à ce sujet, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean rappelle qu’il faut absolument voir un médecin même si on se sent bien à la suite d’une électrisation.

« Selon les conditions cliniques du patient, il y a différentes étapes à suivre. Le protocole est appliqué dans tous les cas d’électrisation, et pas seulement avec la foudre », a expliqué la porte-parole du CIUSSS, Amélie Gourde.