Les attaques verbales des principaux partis ont fusé lors d’un échange houleux sur l’éducation entre la cheffe de l’opposition officielle, Andrea Horwath, et le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, durant la période de questions de l’Assemblée législative, mardi.

Éducation: échange houleux entre Horwath et Ford à Queen's Park 

TORONTO — Les attaques verbales des principaux partis ont fusé lors d’un échange houleux sur l’éducation entre la cheffe de l’opposition officielle, Andrea Horwath, et le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, durant la période de questions de l’Assemblée législative, mardi.

Le président de l’Assemblée Ted Arnott a dû rappeler les élus à l’ordre, à la suite de l’échange.

Lorsque la cheffe du Nouveau parti démocratique (NPD) de l’Ontario Andrea Horwath a questionné le premier ministre Ford à propos de son « incapacité à répondre aux questions des médias », des élus conservateurs et néo-démocrates étaient nombreux à se lancer des injures. 

Mme Horwath l’a aussi accusé d’avoir affirmé, lors d’une conférence de presse portant sur une entente conclue avec des Premières Nations du Nord ontarien, lundi, que les enseignants « en demandent trop ». 

« Ce que j’entends des enseignants, c’est qu’ils en ont assez et qu’ils veulent retourner en classe », s’est défendu M. Ford, en ajoutant que ce sont les chefs de syndicats d’enseignants qui en demandent trop, et non les enseignants.  

À ses dires, les ministres conservateurs travaillent « jour et nuit » pour obtenir une entente. 

La cheffe néo-démocrate a aussi demandé que M. Ford « cesse de blâmer tout le monde sauf lui-même », à quoi le Leader parlementaire Paul Calandra a répondu que son gouvernement est fier d’améliorer le système d’éducation de la province. 

Une autre journée de grève est prévue jeudi par les trois syndicats d’enseignement de l’Ontario, après que celle du 28 février ait été annulée en raison du mauvais temps. D’ici là, aucune négociation n’est prévue entre l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) et le gouvernement ontarien. 

Une manifestation à l’Assemblée législative est prévue à partir de 7 h. 15 000 personnes sont attendues à l’Assemblée législative. 

Ne pas poser les bonnes questions

Le premier ministre ontarien Doug Ford a fustigé les journalistes, lors d’une conférence de presse tenue lundi, en les accusant de ne pas poser assez de questions à propos du sujet principal. Le premier ministre n’avait pas été disponible pour les médias depuis plus d’un mois.

L’événement portait sur une entente conclue avec des Premières Nations du Nord ontarien, permettant la construction d’une route d’accès au gisement minier appelé « Cercle de Feu », prisé par le gouvernement ontarien depuis plus d’une décennie. 

Selon M. Ford, les questions posées par les journalistes à propos des plaques d’immatriculation illisibles la nuit ont représenté une insulte pour les membres des Premières Nations qui étaient présents. 

En Chambre mardi, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations et de réconciliation avec les Autochtones, Sol Mamakwa, a d’ailleurs rappelé aux élus que cette annonce ravivait un accord de 2017 par les Libéraux, que le gouvernement Ford avait annulé après son arrivée au pouvoir en 2018.