Détenu depuis son arrestation en avril 2018, Blessing Dugbeh doit se voir imposer au minimum une peine de prison de cinq ans étant donné qu’il a été reconnu coupable d’une agression sexuelle en groupe d’une personne de moins de 16 ans.

Dugbeh contestera sa peine minimale de cinq ans

Blessing Dugbeh contestera la peine minimale de cinq ans qui doit lui être imposée pour le viol collectif d’une adolescente de 15 ans en février 2017.

Devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec, lundi, l’avocat de la défense Me Guy Plourde a divulgué son mandat quant à la peine.

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« J’ai l’intention de contester la peine minimale. Je vais transmettre l’avis au procureur général », explique l’avocat de la défense Me Guy Plourde.

Les observations sur la peine pourraient se dérouler à la fin août au palais de justice Sherbrooke. La date sera fixée officiellement le 19 juin.

Détenu depuis son arrestation en avril 2018, Dugbeh doit se voir imposer au minimum une peine de prison de cinq ans étant donné qu’il a été reconnu coupable d’une agression sexuelle en groupe d’une personne de moins de 16 ans. Cette détention provisoire est calculée en temps et demi.

En plus du viol collectif, l’homme de 21 ans a été trouvé coupable de contact sexuel sur une mineure, d’incitation à des contacts sexuels sur une mineure pour les événements du 12 février 2017 ainsi que de menaces de mort et de harcèlement criminel entre février et avril 2018.

C’est à la suite de l’invitation d’une amie pour un chilling que la victime s’est rendue au logement où sont survenus les gestes. 

La plaignante a manifesté qu’elle ne voulait pas faire d’orgie lors du visionnement d’images pornographiques.

« Comme un troupeau »

La juge mentionne que les adolescents, en plus de Dugbeh, sont arrivés « comme un troupeau » dans la chambre où sont survenus les gestes.

La victime répétait qu’elle ne consentait pas aux gestes sexuels.

La juge retient que la victime a témoigné que deux gars lui prenaient les mains et que Dugbeh lui prenait la tête en l’obligeant à lui faire une fellation.

La juge Desgens avait qualifié de troublants les événements pour lesquels Dugbeh a été reconnu coupable.

« Qu’une bande de garçons peu importe leur nationalité, leur couleur, leur âge, leur affiliation ou leur religion puissent avoir pensé, à notre époque, que deux jeunes filles de 15 ans, dont l’une qui se rendait pour la première fois dans un logement où se trouvaient des jeunes qu’elle connaissait à peine, puissent vouloir participer à ce type d’orgie collective sans que la chose ne soit préalablement discutée ni qu’elle ne consente de façon formelle, expresse et non ambiguë est extrêmement préoccupant », avait mentionné la juge Claire Desgens dans sa décision étoffée rendue au début mai.

Dugbeh a aussi été reconnu coupable de menaces de mort pour avoir mis sur sa story Snapchat un message avec un pistolet et le message « We don’t call 911, we use » avec deux émoticônes de fusils.

Blessing Dugbeh n’avait pas témoigné lors de son procès.

Autres accusations

Accusé aussi d’agressions sexuelles graves mettant la vie en danger sur trois victimes mineures alléguées, Dugbeh a renoncé à son enquête sur remise en liberté relativement aux accusations portées pour ces gestes qui auraient été commis entre mai 2016 et septembre 2017.

Ces accusations concernant trois adolescentes de moins de 16 ans comportent aussi des peines minimales de cinq ans pour chacune des victimes alléguées.

La preuve au procès de l’homme de 21 ans, qui s’est déroulé en mars, a révélé qu’il était porteur du VIH, de là les accusations d’avoir mis la vie en danger des victimes alléguées.

À la suite du verdict de culpabilité rendu contre lui, Dugbeh a été accusé de sept nouvelles accusations concernant trois plaignantes.

C’est Me Marie-Ève Phaneuf qui représente le ministère public.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Ève Phaneuf

Un présumé complice acquitté d’une agression sexuelle sur une mineure

 Un individu de 19 ans qui devait subir son procès devant jury en juin dans une affaire d’agression sexuelle a été acquitté, mais il n’est pas au bout de ses peines.

Il doit encore se défendre d’une accusation d’agression sexuelle en groupe, le même événement où Blessing Dugbeh a été impliqué en février 2017.

L’accusé, qui était détenu depuis sa mise en accusation en avril 2018, a été libéré par le juge Claude Villeneuve de la Cour supérieure.

Il était d’ailleurs présent, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Ève Phaneuf a expliqué qu’elle n’était plus en mesure de remplir son fardeau d’entretenir une probabilité raisonnable de condamnation tout au long des procédures judiciaires.

Un développement récent dans le dossier fait en sorte que le ministère public ne serait pas en mesure de convaincre un jury impartial et bien instruit en droit d’en arriver à un verdict de culpabilité hors de tout doute raisonnable.

Devant la déclaration d’arrêt des procédures, l’homme a été acquitté des accusations d’agression sexuelle et d’incitation à des contacts sexuels sur une adolescente de moins de 16 ans, le 1er juillet 2017. Il a aussi été libéré des accusations concernant des gestes semblables entre le 1er janvier et le 1er mars 2018 et des voies de fait entre le 1er juillet et le 1er août 2017. 

En plus des gestes à caractère sexuel sur des mineurs, le jeune homme était aussi accusé d’avoir tenté d’intimider la plaignante au dossier entre février et avril 2018.

Son procès devant jury était prévu pour deux semaines à compter du 10 juin 2019 au palais de justice de Sherbrooke.

Sa remise en liberté sous conditions lui avait été refusée à quatre reprises au cours de la dernière année.

Il a été libéré en attendant son procès en chambre de la jeunesse dans l’affaire d’agression sexuelle en groupe de février 2017. C’est pour cette raison qu’il ne peut être identifié.

Il subira son procès en février 2020.

C’est Me Anne-Marie Campeau qui assure sa défense.