La Sûreté du Québec a installé ce poste de commandement pour deux jours. Des enquêteurs ont en effet été présents jeudi de 11 h à 22 h et y seront à nouveau le 2 février de 10 h à 16 h dans le stationnement de l’hôtel de ville.

Disparition de Mélissa Blais: un fragile espoir

Louiseville — C’est avec l’espoir de raviver l’enquête sur la disparition de Mélissa Blais que la Sûreté du Québec a érigé jeudi au centre-ville de Louiseville un poste de commandement. Les citoyens qui détiennent des informations pouvant permettre de retrouver la mère de famille de 34 ans disparue depuis le 2 novembre dernier sont invités à venir rencontrer les policiers. François Venne, le conjoint de Mélissa Blais, espère que cette initiative puisse permettre de faire bouger l’enquête.

«On poursuit la cueillette d’informations. Il y a sûrement quelqu’un quelque part qui détient une information très importante qui permettrait de faire progresser l’enquête», affirme la sergente Ann Mathieu, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ). «Les personnes peuvent se déplacer au poste de commandement pour rencontrer les policiers.»

La Sûreté du Québec a installé ce poste de commandement pour deux jours. Des enquêteurs ont en effet été présents jeudi de 11 h à 22 h et y seront à nouveau le 2 février de 10 h à 16 h dans le stationnement de l’hôtel de ville, situé au 105, avenue St-Laurent. Cette opération de cueillette d’informations des policiers survient alors que le mystère de la disparition de Mélissa Blais plane toujours. Malgré les nombreuses recherches effectuées, aucun indice n’a été trouvé par les policiers. 

«Il n’y a aucune hypothèse qui est écartée concernant la disparition de Mélissa Blais. Cette disparition est toujours sous enquête de façon active par le service des enquêtes des crimes majeurs», explique la sergente Ann Mathieu. 

Bien qu’aucune hypothèse ne soit écartée par les enquêteurs, la SQ indique qu’aucun élément ne permet pour l’instant d’affirmer que Mélissa Blais a été victime d’un acte criminel. 

Pour le conjoint de Mélissa Blais, François Venne, cette nouvelle tentative de la SQ de recueillir de l’information au centre-ville de Louiseville démontre que l’enquête est au point mort. «À ce que je peux voir, les enquêteurs n’ont pas recueilli assez d’informations importantes ou d’indices. Donc, ils partent avec pratiquement rien encore après trois mois», soutient M. Venne. «Ils veulent aller chercher d’autres informations auprès des gens.»

Même s’il se dit satisfait du retour des enquêteurs au centre-ville de Louiseville, François Venne ne peut oublier que l’enquête ne semble pas progresser. «Ça fait mon affaire parce que la disparition de Mélissa Blais n’est pas oubliée... que l’enquête n’est pas sur une tablette», confie-t-il en ajoutant un bémol. «Mais en même temps, il n’y a rien qui avance. C’est ce que je présume. La police ne peut pas tout me dire, mais s’ils sont là, c’est ce que je pense.»

Mélissa Blais est disparue depuis le 2 novembre.

Malgré tout, cette nouvelle tentative de la SQ cultive l’espoir chez François Venne. Il espère que si une personne détient une information importante, qu’elle puisse le dire. «Vu que le temps a passé, peut-être que quelqu’un se dit qu’il est tanné de garder ça pour lui. On espère que le temps aura permis de délier les langues», dit M. Venne. «La famille et moi-même, on espère que ça va faire bouger les choses. Ce qui est difficile, c’est de ne rien avoir comme information. On ne peut même pas s’accrocher à quelque chose. C’est ce qui est le plus difficile et inquiétant pour moi.»

L’attente interminable des proches de Mélissa Blais ne cesse en effet de se prolonger. Et le poids de cette attente pèse de plus en plus. «J’espère juste que ça ne restera pas comme ça des mois et des années. C’est ce qui est ma peur», avoue François Venne. «On en a vu d’autres à qui c’est arrivé. Veux, veux pas, on y pense.»

Depuis la disparition de Mélissa Blais en novembre dernier, plusieurs recherches ont été menées par la SQ. Des policiers ont survolé à quatre reprises la région de Louiseville à bord d’un hélicoptère. Ils ont aussi parcouru les routes et sentiers de la région. Par ailleurs, les policiers ont également inspecté les berges des cours d’eau. Des plongeurs ont même participé aux recherches. Malheureusement, ces recherches n’ont pas permis de trouver des traces laissées par Mélissa Blais.   

Les enquêteurs ont aussi rencontré une trentaine de personnes qui étaient susceptibles de détenir des informations pouvant permettre de la retrouver. De plus, les policiers ont  visionné les enregistrements de plusieurs caméras de surveillance. 

Rappelons que la femme de 34 ans de Yamachiche a été vue pour la dernière fois le 2 novembre vers 2 h 30 à Louiseville. Sa Toyota Corolla 2011 immatriculée Y70 FAD n’a également pas été retrouvée. Mélissa Blais mesure 1,70 m (5 pi 7 po) et pèse 66 kg (145 lb). Elle a les cheveux et les yeux bruns.

Les personnes voulant transmettre des informations peuvent le faire en toute confidentialité à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

«Aucune information n’est négligée. Chaque petit détail peut faire la différence et compléter une information que nous avons déjà permettant de faire avancer l’enquête», conclut la sergente Ann Mathieu.