L’événement pour le moins particulier est survenu au 3596 rue Saint-Joseph, à Jonquière.

Deux voleurs d’armoires coffrés à Jonquière

Les méfaits dans les logements sont chose commune, mais se faire voler les armoires l’est un peu moins. Deux individus ont été arrêtés en train de commettre ce délit, dimanche, sur la rue Saint-Joseph, à Jonquière.

C’est un voisin qui a contacté le responsable de l’immeuble après avoir entendu du vacarme dans le logement qui est inhabité depuis un mois. Le gestionnaire a alors communiqué avec les policiers et, à leur arrivée, ils ont constaté que les deux individus étaient en train de démonter les armoires de l’appartement sans autorisation.

L’un d’eux, Jonathan Gagnon, a comparu lundi matin, au Palais de justice de Chicoutimi, sous des accusations de vol et d’introduction par effraction. Le client de Me Julien Boulianne a passé la nuit en prison parce qu’il était déjà en attente dans d’autres dossiers et il devait revenir devant le juge en septembre. Son avocat a alors demandé à reporter le tout à mercredi pour l’enquête sur remise en liberté ou pour tenter de régler tous les autres dossiers. Gagnon, qui reste détenu en attendant la suite des procédures, a des antécédents en matière de vols, de conduite avec les facultés affaiblies et de possession de stupéfiants, selon Me Boulianne.

Son complice devrait quant à lui comparaître mardi.

2000 $ de dommages

Le gestionnaire de l’immeuble, Sébastien Blackburn, a confirmé au Quotidien que toutes les armoires ont été brisées ou tout simplement démontées par les deux hommes qui n’ont aucun lien avec le logement. « Il faut tout refaire », a-t-il mentionné, ajoutant que les dommages s’élèvent à près de 2000 $.

Selon lui, les individus auraient dit aux policiers que les armoires étaient à vendre et qu’ils avaient été engagés par le gestionnaire pour les démonter, ce qui est complètement faux selon M. Blackburn.

« On ne peut absolument rien faire. Il faut entrer ça dans les pertes », se désole le gestionnaire.

Ce dernier avoue que les dommages dans les logements sont chose assez courante pour les propriétaires. Celui qui gère 88 unités dit avoir des bris au moins trois ou quatre fois par année.