Kevin Cyr et Vincent Lalonde
Kevin Cyr et Vincent Lalonde

Deux policiers sauvent la vie d’une femme

Une Sherbrookoise doit aujourd’hui la vie à deux patrouilleurs du Service de police de Sherbrooke (SPS) qui l’ont sauvée alors qu’elle était en difficulté respiratoire.

L’événement est survenu lundi matin vers 9h.  Les agents Kevin Cyr et Vincent Lalonde ont été appelés à se rendre à un logement de la rue Châteauguay. Sur place, une femme de 28 ans s’était étouffée avec de la nourriture. Elle ne respirait plus, relate Samuel Ducharme, relationniste au SPS.

«Les patrouilleurs sont rapidement sur les lieux et constatent que la victime ne respire plus. Ils l’ont couchée au sol puis entament des manœuvres de réanimation», dit-il. 

«Les deux policiers se relayaient pour procéder au massage cardiaque. Puis ils ont tenté de retirer la nourriture qu’elle a pu recracher pendant le massage.» 

Après quelques minutes, heureusement, la dame a recommencé à respirer de nouveau. «Elle reprend des couleurs en revenant à elle», ajoute M. Ducharme. 

«Les ambulanciers paramédicaux ont ensuite pris en charge la dame. Elle a été conduite au CHUS pour s’assurer qu’elle était hors de danger.»

Le SPS tenait à souligner le travail des agents Cyr et Lalonde. «Nous sommes fiers du travail effectué par ces deux agents, et tenons à mettre en lumière  le sang-froid et la présence d’esprit dont ils ont fait preuve dans le cadre de leur intervention», ajoute Samuel Ducharme.

Deux minutes

Joint par téléphone, l’agent Kevin Cyr indique que tout s’est déroulé très rapidement. « Quand l’appel urgent est entré, on a mis environ deux minutes pour se rendre sur les lieux. [...] Ça se passe vite dans le feu de l’action, mais l’intervention a dû durer entre quatre et cinq minutes », révèle-t-il.

« Mon collègue et moi avons fait trois cycles de 30 compressions. Au quatrième cycle, on a senti un pouls faible chez la jeune femme. Nous l’avons couchée sur le côté et avons pu la rassurer en attendant l’arrivée des ambulanciers », explique celui qui répondait à ce type d’appel pour la première fois en cinq années de patrouille.

« Ce n’est pas des appels qu’on fait souvent, ce n’est pas des appels qu’on veut avoir non plus, mais quand on est là et que ça fonctionne, on est content d’avoir peut-être sauvé une vie », conclut-il.