Des accusations plus graves pour Antoni Bergeron

De retour devant le tribunal lundi à Sherbrooke dans une affaire de tentative de meurtre à Danville, Antoni Bergeron devra vraisemblablement se défendre d’autres graves accusations.

La Sûreté du Québec a annoncé qu’une seconde victime s’était manifestée en lien avec une agression sexuelle qui serait survenue à Québec au cours de l’automne.

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« Aucune accusation n’a encore été portée pour le moment. Le dossier est sous analyse », explique la porte-parole de la Sûreté du Québec en Estrie, Aurélie Guindon.

L’homme de 25 ans est détenu depuis le début du mois de décembre après avoir fait vivre une nuit d’horreur à une femme de 33 ans de Danville. Devant le tribunal, lundi, son avocat Me Benoit Gagnon, de l’aide juridique, a reporté le dossier au 18 janvier.

Bergeron renonce ainsi aux délais pour la tenue de son enquêteur sur remise en liberté à la suite des accusations déjà déposées par la procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre.

C’est en réponse à une annonce placée sur le site Kijiji que l’agresseur s’est présenté chez celle qui deviendra sa victime. Bergeron se serait présenté au domicile de Danville où il y avait une chambre à louer.

Des accusations de tentative de meurtre en tentant de noyer sa victime, d’agression sexuelle en utilisant une arme, d’agression sexuelle causant des lésions, de séquestration, de vol de véhicule et de divers articles appartenant à la victime ont été portés.

Antoni Bergeron

Antoni Bergeron aurait utilisé une arme pour agresser sexuellement la victime. Au cours de l’agression, il aurait tenté de la noyer dans le bain de la résidence de Danville. Avant de quitter, Bergeron aurait volé divers objets dont un sac à main et un cellulaire.

L’individu de 25 ans aurait pris la fuite dans le véhicule de la victime, ce qui a permis à la police de le retrouver à Warwick.


Il se présente comme un travailleur qui vient de décrocher un emploi dans la région.
Aurélie Guindon

Pour les autres dossiers, Bergeron aurait utilisé les noms de Tommy Leblanc, Tommy Bernier, David Laroche ou d’autres noms similaires au sien.

La SQ cherche à relier Bergeron à d’autres gestes semblables qui auraient été commis au cours des derniers mois.

Originaire de Lévis, Bergeron aurait sévi dans sa région, mais aussi à La Pocatière, Drummondville, Rimouski, Mont-Joli, Saint-Jean-Port-Joli, Montmagny et Rawdon.

« Il se présente comme un travailleur qui vient de décrocher un emploi dans la région. Les agressions pour lesquelles il a été accusé se sont déroulées lors de la première rencontre pour visiter les lieux, alors que le suspect se trouvait seul avec la victime », explique Aurélie Guindon de la SQ.

Antoni Bergeron mesure 1,75 mètre (cinq pieds, neuf pouces), pèse environ 86 kilos (190 livres), a les cheveux rasés et sa dentition est marquée d’un espace entre les incisives centrales.

C’est la structure de gestion des enquêtes sur les crimes en série coordonnée par la SQ qui mène cette enquête.

Toute information concernant cet individu peut être communiquée à la centrale d’informations criminelles de la Sûreté du Québec au 1-800-659-4264.