C’est ce train d’une dizaine de wagons vides qui revenait de la voie d’évitement de Nantes samedi matin à l’entrée de Lac-Mégantic. Un groupe de ses roues a déraillé à la basse vitesse de 16 km/h, à cause du mauvais état des rails. Les conséquences auraient pu être beaucoup plus fâcheuses si le convoi d’une trentaine de wagons-citernes, remplis de matières dangereuses qui l’avait précédé d’une heure, avait subi le même sort.
C’est ce train d’une dizaine de wagons vides qui revenait de la voie d’évitement de Nantes samedi matin à l’entrée de Lac-Mégantic. Un groupe de ses roues a déraillé à la basse vitesse de 16 km/h, à cause du mauvais état des rails. Les conséquences auraient pu être beaucoup plus fâcheuses si le convoi d’une trentaine de wagons-citernes, remplis de matières dangereuses qui l’avait précédé d’une heure, avait subi le même sort.

Déraillement d’un train à Nantes, près de Lac-Mégantic

Des citoyens de Nantes ont eu chaud, samedi matin, quand un train est sorti de ses rails à un passage à niveau. Jocelyn Breault, vivant à Lac-Mégantic, s’est rappelé de mauvais souvenirs lorsqu’il a vu des wagons dérailler à quelques mètres de lui.

Quelques wagons ont déraillé à un passage à niveau, mais ne se sont jamais renversés. « Ça s’est passé à la première traverse vers Lac-Mégantic. Il y avait une dame en vélo près de l’événement, elle a laissé tomber son vélo et s’est mise à courir. Il y avait deux autos devant moi, ils se sont dépêchés de virer de bord, ils avaient peur que ça verse », raconte M. Breault, qui a appelé le 911.

« D’après moi, ce n’est pas un wagon-citerne qui a déraillé. Mais il y en avait en masse », constate-t-il.

M. Breault rappelle qu’il y a beaucoup d’anomalies dans le rail. « On a encore vu des photos cette semaine. On y pense beaucoup. Il faudrait que ce soit plus sévère pour que les compagnies de chemins de fer aient des amendes épouvantables s’ils ne mettent pas ça aux normes », analyse-t-il.

« Il n’y avait pas d’entrave, ni de blessés ou de matières dangereuses déversées », confirme Stéphane Tremblay, porte-parole de la Sûreté du Québec.