Conor McGregor (au centre) a comparu vendredi dans un tribunal de Brooklyn.

Conor McGregor arrêté pour agression

NEW YORK — Chariot lancé sur un minibus, vitres brisées et deux combattants légèrement blessés : Conor McGregor, vedette irlandaise des combats d’arts martiaux mixtes, s’est illustré par un coup de colère qui lui a valu d’être inculpé vendredi pour agression et hooliganisme à New York.

Le combattant de 29 ans, devenu mondialement célèbre après son combat de boxe perdu en août dernier contre l’Américain Floyd Mayweather, s’était présenté lui-même jeudi dans un commissariat de Brooklyn.

Après une nuit au poste, il a été transféré menotté, en jeans et blouson bleus, sous l’œil des caméras, au tribunal de Brooklyn. Inculpé pour trois agressions et hooliganisme, il devait verser une caution de 50 000 $ avant de pouvoir sortir, selon plusieurs médias américains.

Un de ses amis, Cian Cowley, a aussi été inculpé pour agression et hooliganisme.

McGregor avait perturbé jeudi un événement auquel il n’était pas convié : la présentation d’une série de combats organisés samedi à New York par l’UFC (Ultimate Fighting Championship), principal organisateur de combats d’arts martiaux mixtes.

Selon des images diffusées par le site TMZ Sport, McGregor et une dizaine de personnes se sont introduits dans les coulisses du Barclays Center.

Alors que les combattants avaient pris place dans des minibus, McGregor et ses compagnons ont jeté sur les véhicules poubelles et chariots de supermarché.

McGregor a notamment brisé une vitre avec un chariot de supermarché, blessant au visage un autre boxeur, l’Américain Michael Chiesa.

Ce dernier a dû annuler son combat prévu samedi, tout comme un autre combattant, Ray Borg, qui a subi des abrasions à la cornée, selon l’UFC.

«Je suis anéanti pour ne pas dire plus», a écrit Chiesa sur Twitter.

«Mauvais pour sa carrière»

«Conor est vraiment dans le pétrin. Clairement, la grande question que tout le monde me pose est : ‘‘Allez-vous renvoyer Conor McGregor?’’», a dit le président de l’UFC Dana White.

«Mais ça dépasse le renvoi de McGregor, il y a beaucoup d’autres éléments à prendre en compte», a-t-il ajouté, assurant que toute cette affaire était «loin d’être une bonne opération publicitaire» pour les arts martiaux mixtes.

«Tout le monde est sous le choc, c’est la chose la plus révoltante qui se soit passée dans l’histoire de notre organisation», avait affirmé plus tôt M. White. «Comme vous pouvez l’imaginer, il va être attaqué en justice comme vous n’avez pas idée [...] C’était vraiment la mauvaise chose à faire pour sa carrière.»

Le coup de colère de McGregor pourrait avoir été déclenché par l’annonce mercredi par l’UFC qu’elle allait lui retirer son titre de champion des poids légers.

«Vous ne m’enlèverez rien du tout», avait-il alors réagi sur Twitter, avant d’ajouter une insulte.

Le titre, qu’il détient depuis novembre 2016 et son dernier combat en MMA, reviendra au Russe Khabib Nurmagomedov ou à l’Américain Max Holloway, têtes d’affiche de la réunion de samedi au Barclays Center.

L’incident de jeudi n’est pas le premier coup de sang de McGregor : en août 2016, il avait jeté des bouteilles d’eau et des cannettes sur son opposant Nate Diaz lors d’une conférence de presse, quelques jours avant de le retrouver pour un combat. Ce qui lui avait valu une amende de 25 000 $ et 25 heures de travaux d’utilité publique, selon le journal Daily News.