Comparution de Guillaume Carle: des «gardes du corps» qui font jaser

Une scène pour le moins surprenante s’est déroulée mercredi lors de la comparution pour agression sexuelle de Guillaume Carle, ce Gatinois qui se réclame Grand chef de la Confédération des peuples autochtones du Canada (CPAC). Le personnage controversé était flanqué de deux « gardes du corps » bien connus des policiers ayant fait chacun leur tour les manchettes pour des crimes violents.

Guillaume Carle a comparu pour la première fois, mercredi, dans un dossier où il est accusé de trois chefs de nature sexuelle commis envers une personne mineure dans les années 80.

À LIRE AUSSI: Guillaume Carle accusé d’agression sexuelle sur une personne mineure

Après avoir plaidé non coupable et reçu une partie de la preuve retenue contre lui, il a quitté le palais de justice de Gatineau entouré de sa famille, mais aussi de deux individus très bien connus dans le système judiciaire de l’Outaouais.

Il s’agit de Ronald Jr Brazeau, et de Tanner Marcotte.

Le premier est récemment sorti de prison après avoir purgé sa peine pour l’homicide involontaire de Travis Votour, survenu à Aylmer en 2014.

Le deuxième a fait parler de lui en 2011, lors de son procès pour un violent braquage à domicile, pendant lequel il a rossé l’occupant avec deux complices. Une affaire de vengeance liée à de la violence conjugale se cachait derrière ce passage à tabac. D’ailleurs, le trio avait utilisé des bâtons de baseball pour se faire justice.

Au deuxième étage du palais de justice, mercredi, les deux « gardes du corps » ont précisé à des connaissances — à voix haute — qu’ils avaient le mandat de « protéger les arrières » de M. Carle.

Lors de sa comparution au palais de justice de Gatineau, mercredi, Guillaume Carle était entouré de deux hommes bien connus des policiers.

Comparution

Guillaume Carle, 59 ans, a dit être « pris par surprise » par cette accusation. Il a plaidé non coupable et a tenu à dire qu’il démentait vivement toute cette affaire.

Selon l’acte d’accusation, les faits allégués se sont produits quand M. Carle avait 27 ou 28 ans, entre 1988 et 1989.

Guillaume Carle a dit songer à retenir les services d’un avocat pour répondre à trois chefs d’accusation, soit contact sexuel sur une personne de moins de 14 ans, incitation à des contacts sexuels sur une personne mineure et agression sexuelle.

Habitué des comparutions à la chambre civile, M. Carle se représente seul, la plupart du temps.

Selon l’acte d’accusation, Guillaume Carle a « entre le 1er mars 1988 et le 30 avril 1989, à des fins d’ordre sexuel, invité engagé ou incité (la victime) à toucher un tiers ».

Selon la deuxième accusation, M. Carle aurait touché une partie du corps (de la victime) âgée de moins de 14 ans.

Toujours dans la même période, M. Carle aurait agressé sexuellement la même victime « avec la participation d’une autre personne ».