Les enquêteurs étaient toujours sur les lieux de la collision, samedi matin.

Collision d'autobus à Ottawa: une longue enquête en perspective

Au lendemain du tragique accident impliquant un autobus d’OC Transpo sur le Transitway, le Service de police d’Ottawa (SPO) prévient la population. Il faudra prendre son mal en patience avant de savoir ce qui s’est passé, vendredi après-midi.

«Cette enquête sera longue, détaillée et complexe. Nous examinons toutes les facettes de la collision, dont le véhicule, la chaussée, la météo et les agissements du chauffeur», a déclaré le responsable de la section du SPO affectée à cette enquête, le sergent Cameron Graham, d’entrée de jeu durant une conférence de presse tenue samedi au quartier général de la police d’Ottawa.

Le chef du SPO, Charles Bordeleau, a appuyé les propos du sergent Graham, précisant qu’il reste encore beaucoup de travail pour accumuler tous les éléments de preuve dans cette affaire. Tous les passagers de l’autobus de la ligne 269 qui a percuté l’abri de la station Westboro doivent être rencontrés en plus de passer sous le peigne fin la carcasse de l’autobus et de récupérer toutes les images captées par des caméras de surveillance.

«Ça prend du temps, résume M. Bordeleau. C’est un incident avec plusieurs blessures et des morts. On veut faire sûr qu’on accumule toutes les preuves pour déterminer la cause.»

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De fait, la scène de la collision est demeurée intacte pour une bonne partie de la journée samedi. L'autobus a été remorqué seulement en milieu d'après-midi Six enquêteurs de l’unité des collisions du SPO sont affectés à cette affaire. Ceux-ci sont épaulés par des confrères au sein d’autres divisions du Service de police d’Ottawa, affirme le sergent Cameron Graham.

La conductrice libérée

Arrêtée sur la scène de la collision, vendredi, la conductrice de l’autobus impliqué dans la violente collision a été libérée après avoir été interrogée au cours de la nuit de vendredi à samedi.

L'autobus accidenté a été remorqué en milieu d'après-midi, samedi.

Questionné à ce sujet samedi après-midi, Charles Bordeleau n’a pas écarté la possibilité que des accusations soient plus tard portées contre elle. Il demande toutefois au public de ne pas tirer des conclusions hâtives de cette arrestation puisqu’il se pourrait aussi très bien que l’enquête détermine qu’elle n’a rien à se reprocher.

La police d’Ottawa n’est pas encore en mesure de donner davantage de détails au sujet de ce qui aurait pu provoquer l’incident. Le chef Bordeleau soutient que les enquêteurs ont «certaines théories», mais soutient qu’ils doivent garder l’esprit ouvert et laisser les faits parler d’eux-mêmes.

Les blessés prennent du mieux

Dans la mise à jour de samedi après-midi, le Service de police d’Ottawa a indiqué que la majorité des blessés en condition critique ont vu leur état s’améliorer. Une seule personne demeure dans un état critique à la suite de l’accident de vendredi après-midi.

Par ailleurs, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais a souligné que son chef de département de chirurgie, Dr Wadih Matar, est allé offrir son aide aux équipes de l’Hôpital d’Ottawa, notamment en partageant du matériel pour les soins aux victimes.

Toute personne détenant de l’information sur cette collision ou qui aurait été témoin de la scène est priée de contacter les enquêteurs de l’unité des collisions au 613-236-1222, poste 2481. Les policiers cherchent notamment à parler aux passagers de l’autobus qui n’ont pas partagé leurs coordonnées avec les forces de l’ordre, vendredi. Les gens qui ont dû laisser des effets personnels derrière, vendredi, peuvent composer ce même numéro pour récupérer leurs biens.