Bernard Landry

Claude Boucher : « Le Québec perd un grand patriote »

« Le Québec perd un grand patriote. Je retiens de Bernard Landry sa très grande fidélité à son parti et à la cause souverainiste. »

L’ancien député péquiste Claude Boucher a appris avec tristesse, mardi après-midi, la mort de l’ex-premier ministre Bernard Landry qui s’est éteint à l’âge de 81 ans.

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M. Boucher s’est dit très ému, lorsque joint par La Tribune pour obtenir ses commentaires. « On s’y attendait. On le savait malade, déclare-t-il avec émotions. Mais on a toujours un peu d’espoir… »

« Il m’appelait son ami. Pour lui, ce n’était pas une formule de politesse. C’était vraiment sincère. »

Claude Boucher se souvient de l’homme comme souverainiste de la première heure. « Depuis les années 70, il a toujours eu le même objectif. Pour lui, la souveraineté était le grand idéal. C’est dommage qu’il n’ait pas vu le Québec devenir souverain de son vivant », ajoute M. Boucher, admiratif.

« Bernard Landry est toujours resté positif, malgré les défaites et les revers. Il est le seul à être demeuré fidèle au parti et à la cause, même davantage que René Lévesque. »

Claude Boucher : « Bernard Landry est toujours resté positif, malgré les défaites et les revers. Il est le seul à être demeuré fidèle au parti et à la cause, même davantage que René Lévesque. »

Bernard Landry avait pris la peine de conseiller l’actuel chef du Parti québécois, Pascal Bérubé à la suite de la dernière élection provinciale alors que la formation a perdu bon nombre de députés, mentionne encore Claude Boucher; preuve qu’il est demeuré fidèle à l’idée d’un pays souverain et à la survie du PQ.

Confiance

Claude Boucher restera à jamais reconnaissant envers Bernard Landry qui lui avait fait confiance en ce qui concerne le financement du parti. « C’était une formule de financement unique », se souvient-il. « J’ai été président de la campagne de financement du PQ pendant trois ans. »

« Quand tu fais confiance à une personne, tu lui donnes des ailes... »

Le rayonnement de Bernard Landry débordait des frontières québécoises, mentionne M. Boucher. Il se souvient encore bien d’un discours que le politicien, alors ministre des Finances, avait prononcé lors d’un voyage au Chili. « Une semaine avant lui, Jean Chrétien avait prononcé un discours au même endroit. Il n’y avait personne dans la salle! », affirme Claude Boucher.

« Quand Bernard Landry s’y est présenté, il y avait 400 personnes. Il a tassé le discours qu’on lui avait préparé. Il a parlé ad lib dans un très bon espagnol. Il a été applaudi comme on le voit rarement. »

Pour sa part, le candidat péquiste dans Sherbrooke, Guillaume Rousseau, a aussi rendu hommage à M. Landry. « Non seulement il a été un grand homme politique pour le Québec, mais il a été un mentor pour plusieurs personnes dont moi », a-t-il noté sur sa page Facebook.