La nouvelle salle de curiethérapie du Centre hospitalier régional de Rimouski

Cancer de la prostate: nouveau traitement de curiethérapie à Rimouski

RIMOUSKI – La soixantaine de nouveaux patients par année qui sont atteints du cancer de la prostate dans l’Est-du-Québec n’ont plus à devoir se déplacer vers l’Hôtel-Dieu de Québec afin de recevoir des traitements de curiethérapie. Ils peuvent maintenant les recevoir au Centre hospitalier régional de Rimouski, qui vient d’aménager une salle disposant de tous les équipements requis.

L’établissement offrait déjà des traitements de curiethérapie pour les cancers gynécologiques, mais pas pour celui de la prostate. «La curiethérapie de la prostate demande l’insertion de cathéters dans la prostate, explique la radio-oncologue Alexandra Waters. Donc, il y a des aiguilles qui traversent le patient. Pour ce faire, il fallait qu’on ait les mêmes normes, les mêmes standards en termes de ventilation et d’aseptie de la salle qu’un bloc opératoire.»

Il s’agit d’un procédé plus invasif, pendant lequel le patient est sous anesthésie. «C’est un traitement où l’insertion de cathéters permet de mettre la radioactivité directement dans la prostate, continue la Dre Waters. C’est combiné à une radiothérapie externe, avec une machine qui tourne autour du patient et qui rayonne en focalisant sur le cancer. La curiethérapie de la prostate est indiquée dans certains cas de cancer où le risque de récidive est plus élevé. Elle permet de donner une dose plus élevée à la prostate pour augmenter les chances que le cancer ne récidive pas.» 

La nouvelle salle de curiethérapie a requis un investissement total de 710 000 $. Le financement provient du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, de la Fondation du Centre hospitalier régional et de la Caisse Desjardins de Rimouski. 

On estime à 4800 le nombre d’hommes ayant reçu un diagnostic de cancer de la prostate au Québec. C’est le type de cancer le plus diagnostiqué chez les hommes. 

En 2016-2017, ce sont 64 Bas-Laurentiens qui ont eu recours au traitement de curiethérapie. «Ce sont des chiffres qui peuvent changer avec le vieillissement de la population», prévient la radio-oncologue de Rimouski.