Bombardier écartée: VIA Rail doit respecter le libre-échange, dit le ministre Garneau

OTTAWA - Le premier ministre François Legault exige au moins 25 pour cent de contenu local dans l’octroi du contrat des nouveaux wagons de VIA Rail.

«Je n’en reviens pas de voir M. Garneau baisser les bras», s’est-il exclamé mardi lors d’une mêlée de presse à Québec.

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Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, avait expliqué un peu plus tôt à Ottawa que les traités de libre-échange avec l’Europe et les États-Unis ne permettent pas à VIA Rail de favoriser Bombardier dans l’octroi de ses contrats.

La société d’État s’apprêterait à annoncer l’attribution d’un contrat d’un milliard $ à la multinationale allemande Siemens, selon La Presse. VIA Rail veut renouveler son parc de locomotives et de voitures pour le corridor ferroviaire entre Québec et Windsor, en Ontario.

Le ministre Garneau n’a pas confirmé cette information et a rappelé que le processus d’appel d’offres n’était pas terminé. Même son de cloche chez VIA Rail qui a précisé que le nom de l’entreprise choisie serait connu en décembre.

La nouvelle suscite tout de même de l’inquiétude chez les 600 employés de Bombardier à La Pocatière, selon le syndicat.

VIA Rail avait déjà écarté en mars la possibilité d’exiger du contenu local dans son appel d’offres. La société a besoin de 32 nouveaux trains bidirectionnels écologiques pour maintenir sa capacité actuelle de 9100 sièges. Ces locomotives et ces wagons devront pouvoir fonctionner sur des rails électriques dès qu’ils seront installés. Les rames de train devront être livrées en 2022.

Bombardier Transport s’était montrée intéressée par ce contrat qui aurait pu fournir du travail durant quelques années à son usine de La Pocatière. L’entreprise a annoncé il y a un peu plus de deux semaines le licenciement de 5000 employés, dont 2500 au Québec.