S’il est reconnu coupable de l’agression sexuelle en groupe sur une mineure, Blessing Dugbeh écopera d’une peine minimale de cinq ans de prison.

Blessing Dugbeh fait face à de nouvelles accusations

Au moment où il doit recevoir son verdict pour l’agression sexuelle en groupe sur laquelle il a subi son procès, Blessing Dugbeh devra répondre de nouvelles accusations d’avoir mis la vie en danger d’adolescentes lors d’agressions sexuelles à Sherbrooke.

La preuve au procès de l’homme de 21 ans, qui s’est déroulé en mars, a révélé qu’il était porteur du VIH, de là l’accusation d’avoir mis la vie en danger des victimes alléguées.

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Dugbeh sera accusé de sept nouvelles accusations concernant trois plaignantes, dont deux âgées de moins de 16 ans.

L’une des victimes alléguées aurait été agressée sexuellement entre septembre 2016 et septembre 2017.

Les deux autres plaignantes auraient été victimes d’agressions sexuelles de Dugbeh où il aurait mis leur vie en danger entre juillet 2016 et février 2017 pour l’une et entre mai 2016 et mai 2017 pour l’autre.

Il n’aurait pas informé les adolescentes qu’il était porteur du VIH lors de relations, ce qui fait en sorte que le consentement était vicié.

Procès

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec doit rendre sa décision, mercredi, concernant les accusations d’agression sexuelle en groupe sur une personne de moins de 16 ans, de contact sexuel sur une mineure, d’incitation à des contacts sexuels sur une mineure ainsi que de menaces de mort et de harcèlement entre février et avril 2018.

Seul accusé majeur au moment des événements pour lesquels il a subi son procès, Blessing Dugbeh est détenu depuis avril 2018.

Une accusation d’avoir mis la vie de la victime en danger lors d’une agression sexuelle avait été retirée au début du procès.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Ève Phaneuf avait plaidé que la preuve avait été faite tant pour les gestes de nature sexuelle que de l’absence de consentement pour les événements du 12 février 2017.

Selon la poursuite, un témoin de 16 ans, qui a plaidé coupable dans cette affaire, et la plaignante corroborent qu’elle ne souhaitait pas faire une orgie avec des adolescents et Dugbeh. Ce dernier et un autre adolescent auraient tiré sur les pantalons de la victime alléguée. Elle a été touchée sexuellement à plusieurs reprises. L’accusé aurait mis son pénis dans la bouche de la plaignante.

La victime alléguée aurait répété à plusieurs reprises son non-consentement lors de l’épisode d’agression sexuelle en groupe.

Concernant l’accusation de menaces de mort où Dugbeh a mis sur sa story Snapchat un message avec un pistolet et le message « Don’ t call 911, we use guns », la poursuite rappelle que la menace ne vise pas spécifiquement la victime alléguée, mais les témoins. La défense estime que les éléments essentiels d’une menace ne sont pas rencontrés.

Blessing Dugbeh n’avait pas présenté de défense à son procès.

S’il est reconnu coupable de l’agression sexuelle en groupe sur une mineure, il écopera d’une peine minimale de cinq ans de prison.

C’est Me Guy Plourde qui assure la défense de l’individu de 21 ans.