Nicolas St-Hilaire de Québec poursuit la direction du populaire site touristique pour près de 300 000 $.

Blessé en sortant d’une maison hantée, il poursuit le Village québécois d’Antan

Une activité d’Halloween au Village québécois d’Antan s’est transformée en histoire d’horreur pour un homme de Québec, blessé en sortant d’une maison hantée.

Nicolas St-Hilaire, un conducteur de camion-citerne de 41 ans, s’était rendu avec sa famille et des amis au Village québécois d’Antan de Drummondville le 22 octobre 2016 pour visiter le Village hanté. Il poursuit maintenant la direction du populaire site touristique pour près de 300 000 $. Le récit contenu dans les documents judiciaires est sa version des événements

Le jour de la visite de la famille St-Hilaire, il avait plu et venté abondamment. Les visiteurs ont commencé leur parcours en début de soirée. En sortant de la sombre maison hantée appelée Maison de la commère, Nicolas St-Hilaire s’est d’abord accroché les pieds sur le seuil surélevé. Une fois à l’extérieur, il s’est retrouvé sur un balcon, plusieurs pouces plus bas que le seuil de la porte. 

M. St-Hilaire a glissé sur le balcon recouvert de boue. Il a fait une chute, s’est cogné la tête sur la rampe de l’escalier et a déboulé les marches jusqu’au sol.

Selon la poursuite, le visiteur a perdu conscience quelques secondes. Il a été amené au centre de secours du Village. Selon le demandeur, «d’autres participants ou personnages s’étaient blessés durant la soirée et devaient recevoir des soins».

Des employés auraient échappé M. St-Hilaire alors qu’ils le transportaient sur un brancard, en direction du stationnement où l’ambulance attendait.

Nicolas St-Hilaire a été transporté à l’hôpital de Drummondville où, selon la poursuite, les médecins ont diagnostiqué un traumatisme craniocérébral, des contusions à l’épaule droite et un ralentissement de la pensée.

Le camionneur a été en arrêt de travail durant deux mois. Il dit vivre toujours avec plusieurs symptômes, comme des maux de tête sévères, des nausées, des troubles de mémoire. Le demandeur soutient devoir désormais porter des lunettes spécialisées pour contrôler un syndrome visuel post-traumatique.

M. St-Hilaire tient les autorités du Village responsables de sa chute et de ses dommages en raison d’un entretien déficient du site. Il réclame au total un peu plus de 296 000 $.

Sa femme et sa fille réclament 35 000 $ pour les nombreux inconvénients qui ont marqué leur vie depuis trois ans.