Après sa défaite du 24 février 2017 aux mains d’Adam Braidwood, Éric Martel-Bahoéli avait dit se retirer du ring. Mais il accepté de livrer un autre combat, le 7 avril au Centre Vidéotron.

Autre dernier combat pour Martel-Bahoéli

Après avoir jonglé avec la retraite pendant un an, le boxeur poids lourd de Québec Éric Martel-Bahoéli livrera un autre combat le 7 avril, au Centre Vidéotron. Au grand dam de sa mère et de son entraîneur!

Après sa cuisante défaite du 24 février 2017 aux mains d’Adam Braidwood, Martel-Bahoéli avait dit se retirer du ring. Puis, il était revenu en évoquant un possible dernier combat en Côte-d’Ivoire, le pays de son père.

Voilà que le sympathique pugiliste de 36 ans, agent d’intervention dans un centre jeunesse, a annoncé mardi un «dernier combat à Québec», lors de la conférence de presse pour promouvoir cette soirée mettant entre autres en vedette Simon Kean, Vincent Thibault et Clovis Drolet.

«J’ai reçu un appel du promoteur et c’est sûr que j’allais dire oui, il devait s’en douter», a-t-il lancé, admettant avoir eu une discussion animée avec sa mère qui, entre autres à la suite du coma de son ami boxeur David Whittom, ne voulait plus voir fiston grimper entre les câbles.

Même chose pour son coach, François Duguay, mis au courant par son protégé seulement lundi. Celui-ci est maintenant déchiré entre laisser son boxeur aux soins d’un autre qui ne se souciera peut-être pas autant de sa santé ou encore cautionner un combat auquel il s’est toujours opposé. Comme dans le cas de Whittom, dont il était aussi l’entraîneur.

«Je sais que tout le monde n’est pas d’accord, mais je le fais pour moi. Je suis un gars passionné. J’ai besoin de tourner la page et d’être en paix avec mon sport», tranche Martel-Bahoéli (11-7-1, 7 K.O.), dont la dernière victoire remonte à 2015. Chose sûre, il espère avoir Duguay dans son coin.

Une faveur

La présence de Martel-Bahoéli sur la carte s’avère une faveur du promoteur montréalais Camille Estephan et de son entreprise Eye of the Tiger Management à son poids lourd vedette, Kean. Il s’agit d’un premier gala au Centre Vidéotron pour Eye of the Tiger, qui avait tenu un pro-am au Pavillon de la jeunesse en 2014.

Kean et Martel-Bahoéli sont de vieux chums. Ils se sont souvent entraînés ensemble et ont fait quelques conférences conjointes dans les écoles pour promouvoir les bienfaits de la boxe, sous le thème Rocky et Apollo.

«Ça fait longtemps qu’Éric veut faire un dernier combat et je trouvais triste comment sa carrière s’était terminée. Ce sera mieux pour lui de finir sur une bonne note, avec une victoire, de se retirer en paix», explique le Trifluvien de 29 ans, qui projette en plus de venger son ami dans un duel contre Braidwood, en juin.


« J’ai reçu un appel du promoteur et c’est sûr que j’allais dire oui, il devait s’en douter »
Éric Martel-Bahoéli

Mais le 7 avril, c’est un Mexicain de 40 ans, Ignacio Esparza (21-2, 14 K.O.), qui se dressera devant Kean (13-0, 12 K.O.).

L’intérêt des amateurs locaux sera aussi porté sur deux autres athlètes de Québec, Drolet (5-0, 3 K.O.), de Beauport, et Thibault (3-0, 1 K.O.), de Charlesbourg. Tous deux issus du gymnase de la famille Bizier et devenus pros en 2017, ils n’ont pas boxé dans leur ville natale depuis trois ans.

Pour un, Thibault se réjouit que les nombreux partisans de la capitale qui ont assisté à ses premiers combats à Montréal n’aient cette fois pas besoin de se déplacer bien loin. Il envoie du coup un clin d’œil à son oncle, une fois victime d’une collision avec un orignal sur la route du retour.

Durant cette soirée où Estephan attend 4000 spectateurs, on annonce aussi la première demi-finale de Mathieu Germain (13-0, 7 K.O.), deux combats féminins avec Kim Clavel (2-0, 0 K.O.) et les débuts professionnels d’Ariane Goyette, ainsi que les prometteuses recrues d’Eye of the Tiger Andranik Grigoryan (4-0, 1 K.O.), Russe d’origine arménienne, et Nurzat Sabirov (4-0, 4 K.O.), un Kazakh.