Félix Auger-Aliassime a perdu en finale de l’Omnium de Lyon contre le Français Benoît Paire, samedi. Il avait admis après la rencontre qu’il était «diminué physiquement».

Auger-Aliassime fait l’impasse sur Roland-Garros

PARIS — Le Québécois Félix Auger-Aliassime s’est retiré des Internationaux de France en raison d’une blessure à l’aine.

Auger-Aliassime a perdu en finale de l’Omnium de Lyon contre le Français Benoît Paire, samedi. Il avait admis après la rencontre qu’il était «diminué physiquement».

Il a subi cette blessure en demi-finale du même tournoi, quand il a vaincu le Géorgien Nikoloz Basilashvili.

«Je me sentais super bien, puis c’est en demi-finale (à Lyon) que j’ai commencé à ressentir de la douleur à l’aine. C’était inattendu, a mentionné Auger-Aliassime. En même temps, nous avons eu du temps pour réfléchir, subir des examens et c’est une décision réfléchie.

«Je suis en paix parce que je sais que ce n’est pas sérieux, que je vais guérir rapidement. Mais je dois être prudent.»

Auger-Aliassime a indiqué que la période de guérison devrait être de sept à 10 jours. Il devrait donc être rétabli à temps pour le début de la saison sur gazon et il est toujours inscrit au tournoi de Stuttgart, en Allemagne, à compter du 10 juin.

«Nous avons attendu que je passe des examens (dimanche) à Paris et les médecins n’étaient pas en faveur de me voir jouer, a dit Auger-Aliassime. Après ça, nous avons pris la décision de me retirer du tournoi.»

Le tennisman âgé de 18 ans a été remplacé par l’Espagnol Alejandro Davidovich Fokina dans le tableau principal des Internationaux de France.

Auger-Aliassime s’apprêtait à participer à un premier tournoi du Grand Chelem en tant que tête de série, la 25e. Sa participation à la finale de l’Omnium de Lyon signifie qu’il grimpera au 22e rang mondial lors de la mise à jour du classement, lundi.

L’Ontarien Denis Shapovalov est donc le seul Canadien en lice en simple masculin. Shapovalov, 20e tête de série, affrontera l’Allemand Jan-Lennard Struff lundi, au premier tour.

Milos Raonic a déclaré forfait jeudi dernier en raison d’une blessure au genou droit.

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FEDERER SIGNE UN RETOUR GAGNANT

Roger Federer (à droite) a dominé sereinement 6-2, 6-4, 6-4 l’Italien Lorenzo Sonego (73e) en à peine plus d’une heure et demie, dimanche à Roland-Garros.

Roland-Garros s’ouvre en grande pompe : Roger Federer a signé un retour gagnant sur la terre battue parisienne quatre ans après sa dernière participation et 10 ans après son unique sacre, dès la première journée de l’édition 2019 dimanche.

Le Suisse aux 20 couronnes, record en grand chelem, a dominé sereinement 6-2, 6-4, 6-4 l’Italien Lorenzo Sonego (73e) en à peine plus d’une heure et demie. Au deuxième tour, il affrontera l’Allemand Oscar Otte, lucky loser.

Son précédent match à Roland-Garros remontait précisément au 2 juin 2015, quand il s’était incliné en quarts de finale face à son compatriote Stan Wawrinka (6-4, 6-3, 7-6 (7/4).

L’année d’après, son dos douloureux l’avait contraint à renoncer au rendez-vous parisien. Les deux suivantes, il avait délibérément évité l’intégralité de la saison sur terre battue pour se ménager en vue de Wimbledon. Lui qui, avant la saison 2019, n’avait plus mis les pieds sur la surface depuis mai 2016, l’a foulée de nouveau au début du mois, à Madrid puis à Rome (deux quarts de finale).

S’il a réservé un accueil poli à Sonego, c’est par une ovation que le public du court Central, pas encore plein à l’entrée des deux joueurs sur le court, a accueilli Federer. Le match n’était pas encore commencé que les «Roger, Roger, Roger» descendaient déjà des tribunes.

«Va pas trop vite Roger!» 

Dès «l’échauffement, j’ai senti déjà énormément d’encouragements. J’ai énormément apprécié l’accueil que j’ai reçu», remercie le champion suisse. «Ne plus avoir joué ici pendant des années, ça a créé un certain buzz

Sous un ciel gris, Federer n’a pas eu à se montrer flamboyant pour s’échapper : 4-0 en 13 minutes, puis 6-2, 4-0 en 40. Au point qu’un spectateur lui a lancé : «Va pas trop vite, Roger!»

C’est précisément à partir de cet instant qu’il a ralenti le tempo, laissant Sonego revenir à 4 jeux à 3 dans la deuxième manche, puis lui tenir tête jusqu’à 4-4 dans la troisième. Sans conséquence.

«Il y avait quand même un peu de nerfs et de pression au début, parce que beaucoup de gens voulaient savoir comment mon retour allait se passer, qu’il y a beaucoup d’attention depuis des semaines sur mon retour», reconnaît celui qui a triomphé à Roland-Garros il y a 10 ans.

«C’était vraiment une bonne performance après ne pas avoir joué ici depuis aussi longtemps», estime-t-il.

Kerber

Dès dimanche matin, l’édition 2019 n’avait pas tardé à mettre un nom sur sa première éliminée de marque : amoindrie par une cheville droite convalescente, Angelique Kerber, ex-no 1 mondiale aujourd’hui no 5, a chuté d’entrée. Roland-Garros est le dernier tournoi du grand chelem qui résiste à la joueuse allemande, couronnée aux Internationaux d’Australie et aux Internationaux des États-Unis en 2016, et à Wimbledon l’année dernière.

À l’exception de Kerber et Cecchinato, aucune mauvaise surprise n’a affecté les têtes de série, dont la finaliste sortante, l’Américaine Sloane Stephens (no 7). Les deux premières côté masculin, le no 1 mondial Novak Djokovic et le maître des lieux Rafael Nadal, entrent en piste lundi.