Deux agentes de la Police provinciale de l’Ontario n’ont posé aucun geste répréhensible quand elles ont ouvert le feu sur deux pitbulls et ont atteint le propriétaire des chiens par accident.

Attaquées par deux pitbulls: aucune accusation pour des agentes de la PPO

Une agente de la Police provinciale de l’Ontario (PPO) de l’Est ontarien n’a rien à se reprocher, même si elle a tiré accidentellement dans la jambe d’une propriétaire incapable de contrôler ses deux pitbulls agressifs, en juin dernier.

L’Unité des enquêtes spéciales (UES) a déclaré jeudi que les représentantes des forces de l’ordre n’avaient posé aucun geste répréhensible, alors que leur vie était en danger, et qu’il leur fallait mettre un terme à cette puissante agression soudaine.

Pendant qu’une agente ouvrait le feu pour protéger sa partenaire de travail attaquée par le premier chien, elle devait elle-même se défendre contre le deuxième pitbull, arme de service en main.

L’affaire s’est déroulée le 12 juin 2018, à Almonte, au nord de Carleton Place.

Deux agentes de la PPO se rendaient sur une propriété de cette communauté de 6000 habitants, à la recherche d’un suspect d’agression sexuelle.

Lorsque la résidente a ouvert la porte, les deux chiens ont aussitôt attaqué et mordu les policières.

À l’extérieur, la résidente a tenté de retenir une des bêtes par le collier. Mais l’animal, qui mordait le bras gauche d’une des policières, était trop fort pour elle.

Pendant ce temps, le deuxième chien s’en prenait à l’autre agente.

« Une agente a pointé son arme à feu sur le chien beige, tandis que le chien brun foncé continuait de la mordre, lit-on dans le rapport de l’UES. Tout en essayant de se libérer du chien brun dans son dos, elle a tiré un coup de feu. La résidente, qui semblait en détresse, a levé sa jambe droite. Lorsque le chien beige s’est approché, la policière a encore tiré deux coups de feu (...) tandis que le chien brun foncé continuait de la mordre. Tout en essayant de se libérer du chien brun dans son dos, elle a tiré un coup de feu. »

Le branle-bas de combat est devenu chaotique, alors que les chiens enragés n’écoutaient ni maître, ni personne. « La résidente de la maison a trébuché, est tombée devant la deuxième agente et a été touchée à la jambe par un projectile », résument les enquêteurs de l’UES.

Tony Loparco, de l’UES, a conclu qu’il n’y avait aucun motif raisonnable de déposer des accusations criminelles dans cette affaire.

« J’estime non seulement qu’il était prudent et justifié de sa part de dégainer son arme, écrit M. Loparco, mais qu’il aurait été insensé voir négligent de ne pas le faire pour se défendre elle-même et défendre sa partenaire contre l’attaque malicieuse des chiens. Peu importe si l’attaque par le chien brun qui se poursuivait a occasionné un coup de feu accidentel ou si l’agente a tiré intentionnellement sur le chien, mais que la plaignante s’est retrouvée accidentellement entre l’arme et le chien, je juge que la policière n’a pas blessé la plaignante intentionnellement et que la blessure causée était indépendante de sa volonté. »

Les deux agentes ont été transportées à l’hôpital pour le traitement des morsures de chien, et la résidente de la maison a aussi été conduite à l’hôpital pour y être soignée.