Les policiers de Québec avaient arrêté Nicolas Lamarche-Vassil, armé, à bord d’un autobus du RTC, le 12 juillet 2019.

Armé d'un 9 mm prohibé à bord d'un autobus du RTC, il est dénoncé par un jeune de 12 ans

Beaucoup de jeux vidéo? De séries policières? Quoi qu’il en soit, un jeune de seulement 12 ans a su reconnaître que Nicolas Lamarche-Vassil, un récidiviste de 25 ans, cachait un pistolet à sa ceinture en entrant dans un autobus du RTC, l’été passé.

L’adolescent avait d’abord remarqué Lamarche-Vassil et l’ami qui l’accompagnait à un arrêt d’autobus dans le secteur Charlesbourg, en début de soirée le 12 juillet 2019. Les deux hommes avaient l’air bizarre, sûrement intoxiqués par l’alcool, dira le jeune.

L’adolescent remarque la crosse d’un pistolet glissé à la taille du pantalon de Lamarche-Vassil. 

En entrant dans l’autobus articulé, qui fait le très achalandé parcours 801, le jeune de 12 ans va avertir la chauffeuse de la présence possible d’une arme sur un passager. L’adolescent continue d’observer Nicolas Lamarche-Vassil qui lui, ne s’aperçoit de rien. 

Avant de sortir de l’autobus à son arrêt, l’adolescent retourne voir la chauffeuse en insistant sur le fait que l’arme n’a rien d’un jouet.

La chauffeuse appelle le 9-1-1. Le répartiteur lui indique bientôt d’immobiliser son autobus.  La chauffeuse arrête son véhicule près du terminus, à l’angle des boulevards Henri-Bourassa et Cloutier. Plusieurs auto-patrouilles de la police de Québec encerclent l’autobus. Les policiers font sortir les passagers et arrêtent Nicolas Lamarche-Vassil.

En le fouillant, les agents constatent que le jeune homme avait un pistolet 9 mm, classé comme une arme prohibée a dit la Couronne, dissimulé dans le haut de son pantalon. Il y avait cinq munitions dans le chargeur de l’arme.

Trois ans de prison

Nicolas Lamarche-Vassil a plaidé coupable lundi aux accusations d’avoir eu une arme à feu prohibée dans un endroit public et d’avoir eu une arme à feu en contravention à une ordonnance de la cour.

Le procureur de la Couronne Me Jean-Philippe Robitaille et l’avocate de la défense Me Adèle Juster ont suggéré l’imposition d’une peine de trois ans de prison, de laquelle il reste environ 25 mois à purger. Il lui sera interdit de posséder des armes à feu pour le reste de sa vie.

Le juge Mario Tremblay de la Cour du Québec a entériné cette suggestion. Le juge qualifié le dénonciateur de «jeune homme avisé et courageux».

Le juge Tremblay a aussi fait remarquer à l’accusé que se balader dans un transport public avec une arme prohibée aurait pu causer tout un émoi. Un bref «mmm-mmm» a été la seule réponse de l’accusé, l’air indifférent.

Nicolas Lamarche-Vassil compte de nombreux antécédents judiciaires, notamment vol, menace, intimidation, voies de fait contre un policier, fraude, méfait et vol de véhicule.