Marc-André Barriault a échoué un test antidopage à la suite de son combat du 20 juin à Las Vegas, son échantillon d’urine contenait une infime quantité (190 pictogrammes) d’Ostarine, une substance interdite.
Marc-André Barriault a échoué un test antidopage à la suite de son combat du 20 juin à Las Vegas, son échantillon d’urine contenait une infime quantité (190 pictogrammes) d’Ostarine, une substance interdite.

Après l'échec d'un test antidopage, Marc-André Barriault veut «trouver le produit coupable»

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
Marc-André Barriault a échoué un test antidopage à la suite de son combat du 20 juin à Las Vegas, son échantillon d’urine contenait une infime quantité (190 pictogrammes) d’Ostarine, une substance interdite. Informé de la situation la semaine dernière par la Commission athlétique du Nevada, le combattant a fait le point mercredi.

«Je veux vraiment mettre l’emphase sur le fait que je n’ai pas utilisé intentionnellement de l’Ostarine et que jamais au grand jamais, au cours de ma carrière, je n’ai utilisé une substance interdite», a indiqué par voie de communiqué le combattant de l’UFC.

«Depuis le début de ma carrière professionnelle, j’ai été testé à trois reprises par la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec et sept fois par le programme de l’UFC et l’Agence de dopage USADA. Et j’ai toujours eu des résultats négatifs.»

Barriault a expliqué que depuis qu’il avait été informé des résultats de son test, il avait fait des recherches et il en avait appris beaucoup sur l’Ostarine, une substance souvent retrouvée à petite dose comme contaminant dans certains suppléments, des quantités qui, selon les informations qu’il avait récoltées, n’offraient aucun avantage au niveau de la performance. 

«Je suis convaincu à 100 % qu’une contamination d’un de mes suppléments est la raison de ce test positif à un niveau extrêmement bas. Je travaille d’ailleurs activement avec mon équipe ainsi que l’UFC afin de réviser et de tester certains des suppléments que j’ai utilisés avant mon combat du 20 juin dans l’espoir de trouver rapidement le produit coupable.»

Se disant extrêmement déçu de la tournure des évènements, le combattant s’est dit sûr d’être en mesure d’identifier le produit fautif et d’offrir une explication précise pour son résultat positif.

«Je vais continuer de coopérer entièrement avec la Commission athlétique du Nevada, afin de retourner dans l’octogone le plus rapidement possible», a conclu le Québécois suspendu par l’UFC à la suite de la confirmation de son test positif.

Âgé de 30 ans, Barriault avait signé sa première victoire en UFC après trois revers quand il avait vaincu par K.-O. technique le Polonais Oskar Piechota. En carrière il montre un dossier de 12 victoires contre quatre revers.

Thibault se battra en France

Incapable de se battre au Québec, la Santé publique n’ayant pas encore autorité la reprise des sports de combat, le Charlesbourgeois Vincent Thibault (10-0, 4 K.-O.) se battra en France. Accompagné de deux autres Québécois, Raphael Courchesne et Luis Santana, il prendra part le 29 août aux Arènes de Ca d’Adge à la soirée No Limit présentée par Asloum Event, en association avec EOTTM. Neuf combats seront à l’affiche de l’évènement qui sera diffusé sur le Web via la plate-forme Punchinh Grace.

«Les derniers mois ont été décevants, mais nous avons réussi à rester positifs malgré tout. Je me suis entraîné fort et j’en ai profité pour améliorer plusieurs lacunes techniques avec mon équipe. Je suis vraiment content d’obtenir cette belle opportunité et j’ai l’intention de faire une entrée fracassante pour mes débuts en France!» a mentionné Vincent Thibault, qui ne s’est pas battu depuis le début de la pandémie au Québec, dans un communiqué.