Rock-Henri Gagnon

Agression sexuelle sur deux fillettes: Gagnon plaide coupable

Coupable d’agression sexuelle sur deux fillettes de son entourage, Rock-Henri Gagnon de Sherbrooke pourrait être déclaré délinquant sexuel dangereux ou à contrôler.

L’individu de 68 ans a reconnu les graves gestes devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

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Gagnon réclame une enquête sur remise en liberté

Gagnon doit revenir devant le tribunal à la fin de la semaine pour le dépôt de la requête de la poursuite qui vise à le faire contrôler par les autorités carcérales en raison de sa délinquance sexuelle.

Le multirécidiviste a reconnu la trame factuelle des faits qui lui étaient reprochés entre le 28 juin et le 28 juillet 2017.

Gagnon est détenu depuis près d’une année dans cette affaire.

Lors de sa comparution en juillet 2017, Gagnon avait mentionné au tribunal : « Dites-leur aux enfants que je ne les ai pas touchés. »

Évalué en psychiatrie légale, Gagnon avait été déclaré apte à faire face au processus judiciaire. S’il est apte sur le plan criminel, Gagnon demeure sous la gouverne du curateur public, donc inapte sur le plan civil.

Une première victime avait verbalisé des gestes répréhensibles de la part de l’individu. La victime alléguée de 9 ans a mentionné à ses parents que le suspect lui aurait touché les fesses. Elle a aussi mentionné qu’une autre petite fille aurait vécu des gestes semblables. Les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke ont rencontré cette seconde fillette qui a confirmé avoir été victime des attouchements sexuels de Gagnon.

L’accusé a signé une trame factuelle écrite où il reconnaît avoir touché les fesses des victimes à deux reprises. Il avait réussi à attirer l’une d’entre elles à son domicile de l’est de Sherbrooke.

Gagnon confirme les faits contenus dans les déclarations vidéo des victimes.

L’individu est déjà inscrit au Registre des délinquants sexuels

Il possède de nombreux antécédents judiciaires qui remontent à aussi loin que 1978. Il avait alors été condamné pour attentat à la pudeur. En 2013, il a été condamné à une peine de 18 mois pour une affaire de contacts sexuels.

La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre s’oppose à la remise en liberté de l’accusé depuis le début des procédures. Me Michèle Lamarre-Leroux de l’aide juridique assure la défense de Rock-Henri Gagnon.

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