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L'agression a eu lieu à la pataugeoire de Louiseville.
L'agression a eu lieu à la pataugeoire de Louiseville.

Agression sexuelle dans un camp de jour de Louiseville: Maxime Legros-Crète accusé

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
Matthieu Max-Gessler
Matthieu Max-Gessler
Le Nouvelliste
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Maxime Legros-Crète a comparu par visioconférence, mercredi, au palais de justice de Trois-Rivières en lien avec une agression sexuelle qui serait survenue à Louiseville mardi. L’homme de Saint-Gabriel-de-Brandon devra répondre à deux chefs d’accusation en matière de crimes sexuels.L'agression serait survenue dans le cadre d'un camp de jour, à la pataugeoire. Selon ce qu'il a été possible d'apprendre auprès du maire de Louiseville, Yvon Deshaies, l'enfant se serait rendu aux toilettes et c'est là qu'il aurait été agressé.

Maxime Legros-Crète est accusé d’avoir agressé sexuellement un enfant âgé de moins de seize ans et d’avoir à des fins d’ordre sexuel invité, engagé ou incité un enfant âgé de moins de seize ans à le toucher. 

L’homme de 31 ans avait été arrêté, mardi après-midi, à Louiseville. Les policiers avaient pu le retrouver rapidement alors qu'il circulait à vélo dans la ville, grâce à une bonne description physique fournie par des témoins. Il avait tenté de prendre la fuite à pied lorsque les policiers ont tenté de l'interpeller. Il a toutefois rapidement été rattrapé et arrêté par les agents.

Yvon Deshaies tient d'ailleurs à lever son emblématique chapeau à la monitrice du camp de jour qui a réagi rapidement après l'agression.

«Je félicite la petite demoiselle, elle a été très vite, très rapide pour donner l'identité du suspect. Elle a été très réveillée à la situation», souligne-t-il.

La Couronne s’est opposée à la remise en liberté de l’accusé. Son dossier a été reporté au 2 août à la demande de son avocat.

Des mesures supplémentaires à la pataugeoire

À Louiseville, certaines mesures ont été mises en place pour tenter d'éviter qu'un tel incident se répète.

«Les enfants n'iront plus à l'intérieur pour aller aux toilettes, une toilette chimique a été installée sur le site (de la pataugeoire). La porte du bâtiment sera barrée pour éviter qu'un enfant s'y rende sans que les moniteurs s'en rendent compte», explique le maire Deshaies, qui déplore qu'une telle agression ait pu se produire, tout en rappelant qu'il s'agit d'un cas isolé.

Le premier magistrat ajoute ne jamais avoir vu Maxime Legros-Crète auparavant.

«Je ne l'ai jamais croisé. Est-ce qu'il demeure à Saint-Gabriel? C'est ce qu'il semble. En tout cas, je me demande ce qu'il venait faire à Louiseville», se questionne M. Deshaies.

Selon ce dernier, une policière s'est rendue mercredi matin à la pataugeoire afin de rencontrer les enfants qui étaient présents la veille. À savoir si une augmentation de la présence policière a été demandée à proximité des lieux de l'agression dans les jours à venir, M. Deshaies dit l'ignorer.

«C'est certain que les gens vont être beaucoup plus aux aguets après cet événement malheureux», croit-il.