Cette image représente la recherche de Jason Rowe, et a été créée par Maxime Beaulac, diplômé de l’Université Bishop’s, et Marie-Soleil Provençal-Aubé, étudiante en beaux-arts de l’Université Bishop’s.

À la recherche de planètes habitables

Sommes-nous seuls dans l’univers? Les travaux du professeur Jason Rowe contribueront à apporter des réponses à cette grande question existentielle au cours des prochaines années.

Le titulaire d’une Chaire de recherche du Canada en astrophysique exoplanétaire est un tout nouveau chercheur au département de physique et d’astronomie de l’Université Bishop’s.

« Plus nous en savons sur les exoplanètes, plus nous sommes en mesure de comprendre comment notre système solaire s’intègre au reste de la galaxie et de l’univers. C’est excitant de constater que ce type de recherche se réalisera à l’Université Bishop’s », a souligné en conférence de presse Miles Turnball, vice-principal académique responsable de la recherche à l’université anglophone de l’arrondissement de Lennoxville.

En plus des fonds octroyés par le programme des Chaires de recherche du Canada, le professeur Rowe reçoit aussi des fonds supplémentaires d’une valeur de 148 979 $ versés par la Fondation canadienne pour l’innovation, du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et de partenaires privés qui serviront à mettre sur pied son laboratoire de recherche.

Et que fera-t-on dans ce laboratoire à la fine pointe de la technologie? « On va étudier les caractéristiques terrestres des exoplanètes en zones habitables », explique le chercheur qui a notamment reçu non pas une mais bien deux médailles pour mérite scientifique exceptionnel de la part de la NASA.

Mais qu’est-ce qu’une « zone habitable »? Afin de comprendre ce concept, imaginons un feu de camp : lorsqu’on s’assoit trop près du feu, la chaleur du feu est insoutenable; trop loin, on ne peut bénéficier de sa chaleur et nous avons trop froid. La zone idéale autour du feu de camp est le périmètre dans lequel on est confortable; cela représente ce que les chercheurs nomment la « zone habitable », soit la distance idéale qui sépare une planète de son étoile afin que la vie soit possible. Toute étoile possède une zone habitable, mais seulement certaines étoiles comptent une ou plusieurs planètes dans cette zone. Ce concept est donc utilisé afin d’identifier des planètes potentiellement intéressantes et de poser les questions suivantes : ces planètes ont-elles une atmosphère semblable à celle de la Terre?

« Les recherches réalisées par le professeur Rowe seront extrêmement porteuses pour de futurs télescopes spatiaux qui auront pour but d’analyser les propriétés atmosphériques d’exoplanètes habitables afin de déterminer si leurs surfaces peuvent soutenir une forme de vie. Les perspectives à long terme sont très excitantes », explique le professeur Lorne Nelson, directeur du département de physique et d’astronomie à l’Université Bishop’s.

Alors, professeur Jason Rowe, sommes-nous les seuls êtres vivants de l’univers? « L’étude des planètes extrasolaires nous permettra peut-être de répondre à cette question. Nous connaissons au moins une planète qui peut soutenir la vie dans l’univers : la planète Terre. La Terre possède une atmosphère qui a subi des modifications au cours de l’histoire à la suite de procédés physiques et biologiques. Elle est située à une distance idéale du soleil pour que des molécules telles que l’eau puissent exister à l’état solide, liquide et gazeux. Dans nos recherches sur les planètes extrasolaires, nous tenterons de découvrir si ces caractéristiques sont uniques à la Terre ou si elles se trouvent ailleurs. L’étude de l’habitabilité d’une planète nous en enseignera davantage sur les caractéristiques terrestres nécessaires à l’identification de signes potentiels de biologie et de vie. Nous serons peut-être la première génération d’humains à savoir si la vie existe à l’extérieur de notre système solaire », explique Jason Rowe.

Le professeur Jason Rowe

La NASA dans la cour arrière

La conférence de presse qui annonçait la mise en place de cette chaire de recherche à l’Université Bishop’s s’est tenue à l’école secondaire régionale Alexander Galt. Le professeur originaire Jason Rowe de Colombie-Britannique, passionné et dynamique, a expliqué son programme de recherche à ces jeunes réunis pour l’entendre parler.

L’objectif? Intéresser les jeunes à la science.

« Quand on parle d’exploration spatiale, quand on parle de la NASA, on a souvent l’impression que c’est loin, que c’est compliqué, que c’est inaccessible. Pourtant, les emplois à la NASA sont accessibles, et ils se trouvent dans notre cour arrière », mentionne avec fierté Julie Frédette, agente de recherche à l’Université Bishop’s.