Mère coupable de négligence criminelle pour avoir laissé sa fille à un pédophile

Justice et faits divers

Mère coupable de négligence criminelle pour avoir laissé sa fille à un pédophile

Marie* a laissé son voisin de 58 ans, Carol Pelletier, entretenir une liaison qu’elle savait malsaine avec sa fille de 10 ans. La mère a été déclarée coupable de négligence criminelle ayant causé des lésions corporelles à son enfant.

L’histoire de Pelletier, un homme de Lotbinière condamné à six ans de pénitencier pour des gestes répétés d’agression sexuelle sur une enfant qu’il avait pris pour «conjointe», avait déjà énormément choqué.

Elle prend une dimension encore plus troublante lorsqu’on comprend que pendant plus de deux ans, la mère de la victime a laissé la relation se poursuivre et l’a facilitée, même si elle se doutait qu’il pouvait y avoir des échanges sexuels entre l’adulte et l’enfant.

Marie, mère de cinq enfants, a connu Carol Pelletier lorsqu’elle a emménagé en Mauricie à l’été 2015. L’homme était concierge de l’immeuble où la petite famille habitait. Sa fille de 10 ans s’est mise à passer le plus clair de son temps au logement de Pelletier, qui la nourrissait, l’habillait et l’aidait à l’école.

Pelletier a commis les premiers gestes d’abus sexuels sur l’enfant à l’automne 2015. Ils n’ont plus cessé jusqu’en avril 2018, allant des attouchements jusqu’à la relation sexuelle complète. L’enfant était très attachée à l’homme et n’a jamais dénoncé les abus.

Un signalement à la Direction de la protection de la jeunesse à l’été 2016 a mené à une interdiction de contact entre Pelletier et l’enfant.

Marie a déménagé dans la région de Chaudière-Appalaches. Elle a laissé Pelletier continuer à visiter sa fille, recommandant à l’homme de se stationner plus loin pour éviter d’alerter la DPJ.

Carol Pelletier va finir par habiter près de chez Marie. Les abus sexuels se poursuivent, dans la chambre de l’enfant et dans la voiture de l’homme. À une occasion, Marie va reconduire sa fille à la voiture de Pelletier, garée sur le stationnement d’une meunerie, et va la rechercher une heure plus tard. 

Pelletier sera arrêté en avril 2018 après que la jeune sœur de la victime ait filmé des attouchements. Lorsque Marie a vu les images, elle a appelé la police.

La jeune victime, aujourd’hui une adolescente, a des difficultés comportementales et d’apprentissage. Elle souffre d’une grande anxiété, au point de s’arracher sourcils et cheveux.

Aveuglement volontaire

Marie, 30 ans, avait d’abord été accusée d’agression sexuelle par le biais de la complicité. La procureure de la Couronne Me Mélanie Dufour a finalement choisi de porter une accusation de négligence criminelle causant des lésions, estimant que la mère a fait preuve d’un grand aveuglement volontaire. «Madame a omis de protéger sa fille et a manqué à ses obligations, a noté Me Dufour. Un parent raisonnable placé dans cette situation n’aurait jamais permis ces contacts-là.»

Devant la cour, Marie a commencé par dire que si elle avait été témoin des abus sexuels, elle aurait dénoncé bien avant. «Trouviez-vous ça normal qu’un homme de 58 ans passe du temps dans la chambre d’une enfant de 10 ans?», insiste le juge Jean Asselin de la Cour du Québec. 

Marie va finalement admettre qu’elle avait des doutes sur la nature de la relation et plaider coupable à l’accusation de négligence criminelle.

Les représentations sur la peine auront lieu à l’automne.

La jeune victime est placée dans une autre famille depuis le début des procédures. Ce placement pourrait devenir permanent.

* Prénom fictif pour protéger l’identité de la victime.

Des policiers illuminent le coeur du petit Jordan

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Des policiers illuminent le coeur du petit Jordan

Des policiers du Service de police de Saguenay ont réservé toute une surprise à un jeune garçon de cinq ans qui rêve d’être policier, alors qu’ils ont paradé devant chez lui, samedi. Le petit Jordan, qui est confiné en raison de son état de santé depuis le début de la crise entourant la COVID-19, a également pu visiter l’intérieur d’une voiture de police et voir les équipements de plus près.

C’est le grand-père de Jordan, Carol Gauthier, qui a tout bonnement discuté de l’histoire de son petit-fils avec un de ses anciens élèves du secondaire, aujourd’hui policier, Nicolas Lavoie. L’histoire de Jordan a touché l’agent Lavoie qui a eu l’idée d’illuminer le cœur du garçon.

Harcèlement sexuel: le youtubeur Kévin Marquis s'excuse et quitte les réseaux sociaux

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Harcèlement sexuel: le youtubeur Kévin Marquis s'excuse et quitte les réseaux sociaux

Le youtubeur Kévin Marquis s’ajoute à la liste de personnalités publiques visées par une nouvelle vague de dénonciations contre le harcèlement sexuel.

Il s’est fait connaitre grâce aux vidéos Jokes de papa. En 2019, il a produit une autre vidéo virale (Journée relax dans la vie d’un privilégié masculin) dans laquelle il dénonçait les privilèges masculins et les comportements dont les femmes peuvent être victimes.

En plus de perdre son agence, il a supprimé tous ses réseaux sociaux.  

Avant de les supprimer, il a diffusé jeudi un message sur Facebook dans lequel il a voulu présenter ses excuses aux femmes qui ont pu être blessées par ses comportements dans le passé.

Kévin Marquis a déclaré avoir été «égoïste, insistant et impulsif.»

Il a toutefois réfuté les accusations de viol le concernant.

«J’ai mis du monde mal à l’aise, mais de là à dire que j’ai déjà violé ou été violent, ça non, c’est pas moi».

Dans sa vidéo de 2019, il avait avoué avoir eu des comportements insistants auprès des femmes quand il était au début de la vingtaine.

En entrevue avec Le Soleil, il avait alors confié vouloir faire de la sensibilisation auprès des hommes.

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Dans sa vidéo de jeudi, il a de nouveau martelé qu’il souhaitait faire partie de la solution et non pas du problème.

Récemment, plusieurs personnalités publiques ont été éclaboussées par des allégations d’inconduites sexuelles, notamment l’animatrice Maripier Morin, ainsi que les musiciens Bernard Adamus et David Desrosiers le bassiste de Simple Plan, Alex Nevsky et Yann Perreau.

Alex Nevsky présente ses excuses sur Instagram

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Alex Nevsky présente ses excuses sur Instagram

L’auteur-compositeur-interprète originaire de Granby, Alex Nevsky, a fait une sortie vendredi sur son compte Instagram dans laquelle il reconnaît avoir eu des comportements déplacés envers plusieurs femmes.

C’est un courriel de la part de son ex-copine qui décrivait «la relation abusive dans laquelle elle a passé deux ans» qui lui a ouvert les yeux, dit-il.

Un dernier verre au moment où la clientèle arrive

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Un dernier verre au moment où la clientèle arrive

« Ma clientèle, c’est les gens qui travaillent dans la restauration. Quand les brasseries ferment, ils s’en viennent ici. La gang arrive entre 23 h 30 et minuit, mais là on me demande de faire last call à minuit alors ça fait pas mon bonheur. C’est entre minuit et 3 h que ça se passe ici », explique la copropriétaire du Pub du Nord, Guylaine Lessard en réaction à la fermeture des bars à minuit imposée jeudi par le gouvernement du Québec.

Malgré les circonstances, le Pub du Nord demeurera ouvert. « Les employés s’inquiètent, car ils perdent pas mal d’heures. Habituellement, je les paie jusqu’à 4 h du matin. Ils vont perdre 3 h par quart de travail et certain en font quatre par semaine alors ça fait une baisse de 12 h. Je vais essayer de leur donner des heures autrement, car je veux les garder et ce n’est pas évidement de trouver de la main-d’œuvre », ajoute Mme Lessard.

« Ça fait 30 ans que je suis dans ce domaine de l’hôtellerie et je suis copropriétaire du Pub du Nord depuis dix ans et c’est la pire période que j’ai connue. Je ne pensais jamais vivre ça dans ma vie. C’est difficile pour nous. Et c’est difficile pour les clients aussi. Il faut gérer tout ça, ce n’est vraiment pas évident », raconte-t-elle en gardant sa bonne humeur malgré tout.

À LIRE AUSSI: Québec serre la vis à l’industrie des bars  [VIDÉO]

Le propriétaire du Loubards s’entend avec la copropriétaire du Pub du Nord pour dire que ce n’est pas une bonne période pour être propriétaire de bar. 

« Le confinement puis le déconfinement ajoutent un stress à plusieurs niveaux. Il faut tout adapter pour faire en sorte que la clientèle soit correcte et que nous autres aussi, on soit corrects. Je comprends le gouvernement d’agir de cette façon, mais je trouve vraiment dommage qu’on en soit arrivé là pour qu’il y ait un semblant de discipline et de rigueur de la part de tout le monde », commente Mario Coulombe. 

Pour une première fois depuis le déconfinement, le Loubards recevait sur sa terrasse, jeudi soir, un trio musical. « On a déjà à peu près la quantité permise de personnes juste avec les réservations », note M. Coulombe, ajoutant que la gestion d’un bar est vraiment un casse-tête en ce moment. 

« Les gens viennent souvent se lâcher lousse en dansant après un bon souper ou un spectacle. Maintenant, notre plancher de danse est couvert de tables et de chaises où les gens s’assoient et tapent du pied. On doit tout repenser. C’est vraiment triste d’en arriver là pour qu’il y ait une ligne qui se trace. On n’est pas parfait mais tous les jours on s’efforce de respecter les mesures. La fermeture à minuit, ça fait juste enfoncer le clou un peu plus profond dans le cercueil », souligne le tenancier précisant que la majorité de ses ventes sont enregistrées entre 23 h et 2 h.

COVID au camp de jour : parents et enfants affluent au centre de dépistage

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COVID au camp de jour : parents et enfants affluent au centre de dépistage

Dès l’ouverture du centre mobile de dépistage de COVID-19 à l’école de la Haute-Ville de Granby, vendredi, les parents ont commencé à affluer sous un soleil de plomb avec leurs enfants. «Je suis très inquiète. Je ne veux pas que le virus entre chez moi», a confié Luz Dary, la première mère à s’être présentée pour que sa fille Sahory passe le test.

Non seulement, Mme Dary s’en fait pour sa fille de 11 ans, mais également pour ses proches. «Ça me stresse pas mal, parce que j’ai une grande famille à la maison. On a toujours été vigilants pour nous protéger. Mais là, ça ne dépend plus de nous. C’est désolant, mais on n’a pas le contrôle sur ce qui arrive. Je me croise les doigts pour que le résultat du test soit négatif.»

À court d'avions en état de marche, l’armée canadienne a besoin d’aide pour se rendre en Lettonie

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À court d'avions en état de marche, l’armée canadienne a besoin d’aide pour se rendre en Lettonie

OTTAWA - L’armée canadienne a dû demander l’aide des militaires britanniques pour se rendre en Lettonie et en revenir, en raison d’une pénurie d’avions en état de marche.

Le Canada compte 540 soldats en Lettonie, au sein de la force de 1500 hommes que l’OTAN a déployée dans ce pays il y a trois ans.

Le contingent canadien actuellement en poste est arrivé en janvier et doit être remplacé ce mois-ci. Dans le cadre de cette rotation, un des trois avions CC-150 Polaris de l’armée canadienne devait se rendre déposer environ 120 soldats en Lettonie mercredi, avant de revenir au pays avec un nombre similaire de militaires à bord.

On a toutefois détecté un problème avec le train d’atterrissage du Polaris, a dit une porte-parole du ministère de la Défense, Jessica Lamirande. Les deux autres appareils n’étant pas non plus disponibles, on a dû demander l’aide des Britanniques, a-t-elle ajouté.

Le deuxième Polaris est actuellement déployé au Moyen-Orient, où les troupes canadiennes combattent Daech.

Le troisième appareil, qui est habituellement celui du premier ministre, ne sera pas disponible au plus tôt avant le mois de janvier, après un incident survenu dans un hangar en octobre. La facture des réparations devrait s’élever à 11 millions $.

Le contingent canadien est finalement arrivé en Lettonie à bord d’un A330 Voyager de l’armée britannique, qui ramènera aussi les soldats remplacés au pays.

Les CALACS notent une vague de dénonciations d'agressions sexuelles

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Les CALACS notent une vague de dénonciations d'agressions sexuelles

MONTRÉAL - Une organisation québécoise bien connue qui offre du soutien aux victimes d’agressions sexuelles depuis une quarantaine d’années confirme l’existence en ce moment d’une vague de dénonciations.

Dans un texte affiché sur sa page Facebook, le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) ajoute qu’il y a eu création de plusieurs comptes Instagram à travers le Canada et au Québec pour permettre aux victimes de libérer leur parole.

Malgré la période de vacances et la fermeture de bureaux, le RQCALACS signale que des services sont disponibles. Des centres d’aide de 13 régions du Québec font partie de l’organisation.

Le regroupement invite aussi à consulter diverses autres ressources, dont le Réseau des Centres d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC), le Centre pour victimes d’agression sexuelle de Montréal, le Guide bleu d’information à l’intention des victimes d’agression sexuelle et la clinique juridique Juripop.

Une ligne téléphonique gratuite et confidentielle destinée à renseigner les personnes victimes de violences sexuelles qui envisagent de déposer une plainte auprès des policiers est aussi disponible à la Direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Il existe aussi la campagne  #onvouscroit qui souligne l’importance pour les victimes d’être crues au moment de leur dévoilement à des proches ou de leur dénonciation aux autorités.

Tarif d’électricité préférentiel: premier électrochoc pour la production en serre

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Tarif d’électricité préférentiel: premier électrochoc pour la production en serre

La crise de la COVID-19 a mis en évidence l’importance de l’autonomie alimentaire. Le gouvernement Legault et Hydro-Québec proposent de réduire de près de moitié le tarif d’électricité des producteurs de fruits et légumes en serre. Premier pas vers l’objectif de doubler la production québécoise en serre en cinq ans.

La Régie de l’énergie étudiera une demande de diminution de 10 ¢ à 5,59 ¢ du tarif moyen payé du kilowattheure par les serristes québécois. Déjà appliqué aux 10 plus grands producteurs, ce tarif préférentiel, qui inclut le chauffage, s’étendrait à 1000 installations, soit plus de 90 % des serres au Québec.

«S’il est adopté, ce tarif permettra une réduction de 40 % de leurs dépenses d’énergie, énergie qui représente entre 25 % et 30 % des coûts de production des serres au Québec», a affirmé le ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, en conférence de presse vendredi.

Comme ce tarif existe déjà, qu’on ne demande qu’à élargir son accès devrait accélérer l’étude du dossier, selon le ministre Julien, soulignant toutefois l’indépendance de la Régie. Aucune garantie, donc, que ce tarif soit en vigueur l’hiver prochain.

M. Julien parle d’«un terreau fertile» et du «premier de plusieurs jalons qui vont permettre d’atteindre cet objectif audacieux» de doubler la production en serre de fruits et de légumes au Québec.

Le Québec produit en ce moment de 40 000 à 45 000 tonnes de fruits et légumes par année. L’objectif est d’atteindre 80 000 à 90 000 tonnes d’ici 2025.

«C’est très réaliste. On pourrait même dépasser ça», assure le président de l’Association des producteurs en serre du Québec, André Mousseau, participant à l’annonce réalisée dans la nouvelle agora de l’Assemblée nationale.

«À l’heure actuelle, on est 30 % autosuffisants dans la production de légumes au Québec. On pourrait facilement augmenter sans déranger personne. Et on a un marché d’exportation près de chez nous qui est très important. Même chose dans notre culture ornementale. On faisait de la fleur coupée il n’y a pas 20 ans, on pourrait en faire encore aujourd’hui. On pourrait faire davantage de potée fleurie. Le marché est là, le marché le demande. Tout ce qu’il faut, c’est de le produire à prix compétitifs», explique M. Mousseau.

Chez Hydro-Québec, on prédit que les serristes tripleront ainsi leur consommation d’électricité. Au lieu d’un manque à gagner provoqué par la baisse de tarif, on s’attend à terme à plus de revenus, selon le président d’Hydro-Québec Distribution, Éric Filion.

«Toute la croissance au niveau de la conversion du propane vers l’électricité, du mazout vers l’électricité, entre autres, va nous amener des revenus additionnels», explique M. Filion, illustrant que de tripler la consommation de ce secteur se compare à l’ajout de 25 000 ménages.

Cette conversion aura aussi un coût pour les producteurs, rappelle M. Mousseau. Le ministre Julien reconnaît que des programmes d’aide déjà existants comme Technoclimat et Chauffez vert devront être adaptés à la réalité des producteurs en serre.

La Cour suprême valide la loi canadienne interdisant la discrimination génétique

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La Cour suprême valide la loi canadienne interdisant la discrimination génétique

OTTAWA - La loi fédérale interdisant la discrimination génétique est valide, selon la Cour suprême.

Dans une décision partagée, le plus haut tribunal du pays infirme donc la décision unanime de la Cour d’appel du Québec et tranche que le Parlement canadien était dans son plein droit de légiférer contre la discrimination génétique.

Il est à noter que quatre juges, dont le juge en chef, Richard Wagner, sont dissidents dans cette décision.

La loi, qui a reçu la sanction royale en mai 2017, vise à prévenir la discrimination génétique en interdisant à quiconque d’imposer un test génétique ou d’obtenir l’accès à des informations perçues à travers des tests génétiques avant de fournir un service.

Elle avait été adoptée contre l’avis du gouvernement de Justin Trudeau et de la ministre fédérale de la Justice de l’époque, Jody Wilson-Raybould, qui la considérait inconstitutionnelle.

C’est que l’ensemble des députés libéraux d’arrière-ban avaient appuyé cette mesure législative, avec l’appui de l’opposition. Elle avait donc été adoptée à majorité au Parlement canadien.

Le gouvernement du Québec avait renvoyé la question devant la Cour d’appel du Québec, faisant valoir que la loi outrepassait la compétence fédérale en matière de droit criminel. Les cinq juges de la Cour avaient donné raison à Québec en décembre 2018, sans toutefois suspendre la loi.

Ils arguaient que la loi ne relevait pas du droit criminel, mais plutôt de la propriété et des droits civils qui relèvent des provinces.

La Coalition canadienne pour l’équité génétique, qui était intervenue à la Cour d’appel, avait ensuite déposé un appel devant la Cour suprême en janvier 2019.

Accès en forêt sur les terres de l’État de nouveau permis au Québec

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Accès en forêt sur les terres de l’État de nouveau permis au Québec

QUÉBEC - L’accès en forêt sur les terres du domaine de l’État doit de nouveau être permis au Québec à compter de ce vendredi, à 8h00.

La décision a été annoncée quelques heures plus tôt par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs qui a décidé de lever totalement l’interdiction.

Cette levée, qui prévoit aussi la réouverture de chemins pour des considérations d’intérêt public, s’applique sur le territoire du secteur de Chute-des-Passes, au Lac-Saint-Jean, où un important feu de forêt a sévi au cours des dernières semaines.

Le ministère signale que sa décision a été prise de concert avec l’Organisation de la sécurité civile, à la suite des interventions menées par la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) pour combattre les incendies et après analyse des conditions météorologiques actuelles et à venir dans le secteur.

Au Lac-Saint-Jean, Environnement Canada prévoit des averses samedi et dimanche et évalue les possibilités d’averses à 40 % vendredi et lundi et à 60 % mardi.

Le ministère précise toutefois que des opérations d’extinction des feux se poursuivent dans le secteur où s’appliquait l’interdiction d’accès en forêt sur les terres du domaine de l’État et la fermeture de chemins. Le public est donc invité à éviter ces territoires dans la mesure du possible et à être prudent pour éviter d’allumer des feux lorsqu’on est en forêt ou tout près.

Vendredi matin, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) dénombrait sept feux de forêt en activité au Québec.

Près d'un million de nouveaux emplois au Canada

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Près d'un million de nouveaux emplois au Canada

OTTAWA - L’économie a créé près d’un million d’emplois en juin, alors que les entreprises forcées de fermer en raison de la pandémie ont commencé à reprendre leurs activités, a indiqué vendredi Statistique Canada.

Quelque 953 000 emplois ont été créés le mois dernier, soit 488 000 à temps plein et 465 000 à temps partiel, a précisé l’agence fédérale.

Le taux de chômage a reculé à 12,3 % en juin, après avoir atteint en mai un sommet record de 13,7 %.

Comme en mai, même si davantage de personnes ont trouvé un emploi, davantage de personnes recherchaient également du travail.

Les économistes s’attendaient en moyenne à voir 700 000 nouveaux emplois en juin et un taux de chômage de 12,0 %, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

Statistique Canada a ajouté que le taux de chômage aurait été de 16,3 % si elle avait tenu compte des personnes qui voulaient travailler, mais qui n’ont pas cherché d’emploi.

Le rapport sur l’emploi indique que 3,1 millions de personnes sont toujours affectées par les fermetures de mars et avril, survenues lorsque les restrictions de santé publique ont forcé les entreprises à fermer et les travailleurs à rester chez eux pour ralentir la propagation du COVID-19.

Environ 2,5 millions de personnes n’avaient pas d’emploi en juin, en raison de mises à pied temporaires ou permanentes, tandis que les autres travaillaient moins de la moitié de leurs heures habituelles.

À mesure que les restrictions se sont assouplies, le nombre de personnes au sein de la population active a augmenté d’environ 786 000, après le gain de 491 000 en mai, ce qui ramène la population active totale à environ 443 000 de son niveau d’avant la pandémie.

Cependant, les gains n’ont pas été répartis également entre les hommes et les femmes, les premiers regagnant des emplois plus rapidement que les secondes.

Le taux de chômage des femmes était de 12,7 % en juin, contre 12,1 % pour les hommes. De même, le taux d’activité des hommes d’âge moyen était inférieur de moins d’un point de pourcentage à son niveau de février, tandis que celui des femmes était inférieur de 1,4 point de pourcentage.

Le taux de sous-utilisation - qui tient compte de ceux qui sont au chômage, ceux qui veulent un emploi, mais n’en recherchent pas et ceux qui travaillent moins de la moitié de leurs heures habituelles - était de 28,3 % pour les femmes et de 25,5 % pour les hommes.

La Banque du Canada et le gouvernement fédéral affirment que le pire des difficultés économiques de la pandémie est passé, mais le Canada sera confronté à un chômage élevé et à une faible croissance jusqu’en 2021.

Les perspectives économiques publiées mercredi par le gouvernement libéral prévoyaient que le taux de chômage serait de 9,8 % pour l’année calendaire. Il devrait tomber à 7,8 % l’année prochaine, selon les prévisions de 13 économistes du secteur privé.

Le Québec a vu la création de 248 000 en juin, une hausse de 6,5 %. Cette progression s’ajoute à celle de 231 000 emplois enregistrée en mai, ce qui rapproche le marché du travail à 92,2 % de son niveau de février, avant la pandémie.

Parallèlement, le taux de chômage de la province a reculé de trois points de pourcentage à 10,7 %. Statistique Canada a entièrement attribué le recul du chômage au Québec à la baisse du nombre de personnes mises à pied temporairement.

Au Nouveau-Brunswick, la première province à avoir assoupli les restrictions liées à la COVID-19, l’emploi a progressé de 22 000 en juin. Cette hausse, combinée avec les augmentations de mai, a permis à l’emploi dans la province d’atteindre 97,1 % de son niveau de février. Il s’agit de la reprise de l’emploi la plus complète à ce jour parmi toutes provinces.

L’AFPC obtient une compensation pour les victimes du système Phénix

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L’AFPC obtient une compensation pour les victimes du système Phénix

MONTRÉAL - Une entente est intervenue, tard jeudi soir, entre le gouvernement fédéral et l’Alliance de la fonction publique du Canada, qui permettra de dédommager ses 140 000 membres victimes des ratés du système de paie Phénix.

Chaque membre touchera 2500 $ pour les quatre années d’erreurs, d’embûches, d’injustices subies: retards dans le versement de la paie, trop-payés, pas assez payés ou absence de paie, a confirmé l’AFPC à La Presse canadienne.

L’an dernier, l’AFPC, qui est le plus grand syndicat de fonctionnaires fédéraux au pays, avait rejeté l’offre du gouvernement fédéral de cinq journées de congé, soit 1,25 jour par année de problèmes avec Phénix.

Les autres syndicats du secteur public fédéral avaient accepté cette offre. Ils avaient toutefois pris soin d’inclure une clause remorque dans leur entente avec le gouvernement fédéral. Ce genre de clause stipule que si une autre organisation syndicale obtenait un meilleur règlement, leurs propres membres en bénéficieraient aussi.

L’AFPC estime que le montant forfaitaire de 2500 $ est «sensiblement meilleur» que l’offre précédente et sera plus équitable pour ses membres.

Le montant forfaitaire de 2500$ est ventilé ainsi: 1000$ de dédommagement pour l’exercice budgétaire 2016-2017, 500$ pour 2017-2018, 500$ pour 2018-2019 et 500$ pour 2019-2020.

L’Alliance précise que tous ses membres dont la paie est traitée par le système de paie Phénix ont droit à cette indemnité.

Même les anciens fonctionnaires fédéraux ou leur succession pourront réclamer la totalité du montant prévu par le règlement, a ajouté le grand syndicat pancanadien.

De plus, l’entente intervenue entre le gouvernement fédéral et l’AFPC prévoit une amélioration du processus actuel de réclamation des dépenses personnelles et des pertes financières causées par les ratés de Phénix.

Elle prévoit également une indemnisation pour des «dommages graves» et «autres cas démontrables» qui auraient été subis à cause des ratés du système de paie.

Phénix avait été implanté par le gouvernement de Stephen Harper, qui voulait ainsi économiser, en centralisant les systèmes de paie. Phénix a été conçu par IBM.

Les problèmes se sont multipliés dès le départ: le système a engendré des milliers de cas de trop-payés ou des paies insuffisantes ou incorrectes.

Qui plus est, au départ, un employé qui recevait un trop-payé devait rembourser à son employeur le montant brut de ces trop-payés, puis demander à l’Agence du revenu du Canada de lui rembourser l’impôt et les cotisations au Régime de pension du Canada et à l’assurance-emploi qu’il avait payés en trop, à cause des trop-payés. Cette aberration avait toutefois été réglée en cours de route.

Convention collective

De plus, une entente est aussi intervenue quant au renouvellement de la convention collective pour ses 70 000 membres qui travaillent dans le secteur Programmes et administration - la principale unité de la fonction publique fédérale.

Fin prochaine de la longue canicule au Québec et nombreuses averses

Environnement

Fin prochaine de la longue canicule au Québec et nombreuses averses

MONTRÉAL - La longue canicule qui affecte plusieurs régions du Québec tire à sa fin.

Par exemple, pour Montréal, Environnement Canada annonce pour samedi des températures inférieures à celles de vendredi et un facteur humidex un peu plus bas. Et à compter de dimanche, les températures oscilleront jusqu’à jeudi prochain entre 24 et 28 degrés Celsius.

D’ici là, la canicule demeurera sévère à Montréal vendredi. La température atteindra jusqu’à 36 degrés; les valeurs combinées de température et d’humidité produiront un facteur humidex qui pourrait se rendre à 44.

À Gatineau, Sainte-Agathe, Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec, la température dépassera les 30 degrés et le facteur humidex s’élèvera à 40.

D’autre part, de la pluie doit s’abattre prochainement sur plusieurs secteurs après plusieurs semaines de faibles précipitations. À Montréal, la pluie débutera en fin de nuit, samedi matin; de 20 à 30 millimètres devraient tomber pendant la journée.

Les employés de Dare To Care se dissocient d’Eli Bissonnette

Musique

Les employés de Dare To Care se dissocient d’Eli Bissonnette

Pendant que le patron de la compagnie de disques Dare to Care (DTC), Eli Bissonnette, quittait ses fonctions, jeudi, ses employés ont pris la plume pour se dissocier publiquement de lui et de ses agissements, dans la foulée d’allégations d’inconduites sexuelles dirigées notamment vers le musicien Bernard Adamus.

«Nous sommes 25 humains bouleversés qui en ce moment ressentent la honte, la culpabilité, la colère, la tristesse et plein d’autres émotions que nous n’arrivons pas à nommer. Ces émotions sont en lien avec deux individus, soit Bernard Adamus et Eli Bissonnette, qui ont commis des gestes répréhensibles et desquels nous nous dissocions», peut-on lire dans un long statut publié sur la page Facebook de Dare To Care Records et de sa filiale Grosse Boîte.

Les chefs de police recommandent de décriminaliser les drogues illicites

Justice et faits divers

Les chefs de police recommandent de décriminaliser les drogues illicites

OTTAWA — Les chefs de police du Canada estiment que la décriminalisation de la possession simple de drogues illicites constituerait la meilleure façon de lutter contre la toxicomanie et les surdoses, parfois mortelles.

L’Association canadienne des chefs de police propose plutôt d’améliorer l’accès aux soins de santé, aux traitements et aux services sociaux, afin d’éviter la judiciarisation des dépendances. Cette décriminalisation s’appliquerait aux personnes en possession d’une petite quantité de drogues illicites, pour leur consommation personnelle et non pour la revente.

Le gouvernement libéral de Justin Trudeau a déjà légalisé l’usage récréatif du cannabis, pour garder la marijuana hors de la portée des mineurs et retirer ce marché des mains du crime organisé. La décriminalisation n’est pas synonyme de légalisation, comme pour la marijuana: la possession de drogues illicites demeurerait illégale, mais les peines pour possession de petites quantités («possession simple») seraient réduites, ou alors les condamnations criminelles seraient remplacées par des amendes ou d’autres types de sanctions.

«Le Canada demeure aux prises avec la crise du Fentanyl et les sources de drogues empoisonnées qui ont ravagé nos collectivités et emporté la vie de milliers de personnes», a rappelé jeudi le chef de la Police de Vancouver, Adam Palmer, président de l’association nationale. «Nous recommandons que l’application de la loi cède sa place à une approche intégrée, axée sur la santé, et fondée sur des partenariats entre la police, le secteur des soins de la santé et les divers ordres gouvernementaux.»

Les chefs de police soutiennent que des mesures de déjudiciarisation permettraient d’améliorer la santé et la sécurité des individus qui consomment de la drogue, tout en réduisant le crime contre la propriété, les récidives et la demande pour les drogues dans les rues. Ils demandent la création d’un groupe de travail national pour «explorer des réformes à la politique en matière de drogues», en modifiant notamment les sections du Code criminel qui portent sur la possession simple.

«Les efforts policiers et judiciaires doivent continuer à être dévoués au combat contre le crime organisé et à la perturbation du système d’approvisionnement en substances nuisibles dans nos communautés en ciblant le trafic de la drogue ainsi que la production et l’importation illégales de la drogue», rappellent les chefs de police.

Mais le rôle traditionnel des agents de première ligne «a fondamentalement changé, pour favoriser la réduction des méfaits lors des interventions auprès des toxicomanes ou des individus qui souffrent de maladies mentales», a soutenu le chef Palmer. «Très souvent, les policiers sont le premier contact et sont les intervenants qui aideront à orienter les individus vers les services et soins appropriés», a-t-il ajouté.

Les recommandations des chefs découlent des conclusions d’un comité spécial chargé en 2018 d’étudier la décriminalisation des drogues illicites et ses répercussions sur la santé publique et la police. Dans son rapport déposé ce mois-ci, le comité a recommandé des approches nouvelles et innovantes pour freiner les surdoses de drogues.

«À l’heure actuelle, les toxicomanes subissent des conséquences, y compris des casiers judiciaires, la stigmatisation, les risques de surdose et la transmission de maladies transmissibles par le sang, soulignait le comité. L’objectif est d’atténuer ces effets nuisibles en éliminant les sanctions pénales qui seraient remplacées par des interventions favorisant l’accès à des services de réduction des méfaits et à des services de traitement.»

L’Association canadienne des chefs de police représente 1300 directeurs de divers corps policiers du pays.

Les manèges de Beauce Carnaval en mode COVID-19

Actualités

Les manèges de Beauce Carnaval en mode COVID-19

Les amateurs de sensations fortes et de manèges n’auront pas tout perdu. La tournée de Beauce Carnaval, qui s’amorçait jeudi soir à Saint-Georges, fera quatre arrêts au Saguenay-Lac-Saint-Jean en août et en septembre. Mais, pandémie oblige, les visiteurs doivent s’attendre à une expérience nouveau genre.

L’équipe de Beauce Carnaval sera de passage à Chicoutimi du 13 au 16 août, à Alma du 27 au 29 août, à Jonquière du 3 au 6 septembre et à Roberval du 10 au 13 septembre. Joint par Le Quotidien, les organisateurs ont expliqué que tout est mis en place pour assurer la sécurité des visiteurs. Non seulement la température des employés sera prise de façon régulière, mais ils porteront également masque et visière. Les visiteurs seront « fortement encouragés » à porter le masque, bien que ce ne soit pas obligatoire. Du moins pour l’instant.

Agressions et harcèlement: dénoncer sur les réseaux sociaux comporte des risques

Justice et faits divers

Agressions et harcèlement: dénoncer sur les réseaux sociaux comporte des risques

MONTRÉAL — La dénonciation faite sur Instagram par la chanteuse Safia Nolin contre Maripier Morin rappelle que les actes à caractère sexuel non désirés entre personnes de même sexe demeurent un sujet méconnu. Mais accuser sur un réseau social peut nuire à une victime si elle souhaite voir un jour une condamnation criminelle, prévient la directrice générale de la clinique Juripop. 

Safia Nolin a raconté mardi sur Instagram une soirée qui s’est déroulée en 2018.

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Elle relate que la populaire animatrice l’a touchée, lui a mordu une cuisse en plus de lui tenir des propos sexuellement explicites et racistes. Maripier Morin a présenté des excuses pour son comportement, sans reconnaître les faits spécifiques rapportés par l’auteure-compositrice-interprète. Les allégations des deux femmes n’ont pas été testées devant les tribunaux.

Les agressions sexuelles entre personnes de même sexe demeurent un sujet méconnu en 2020, a expliqué en entrevue Me Sophie Gagnon, directrice de la clinique Juripop, qui se spécialise entre autres dans les violences sexuelles.

Les femmes sont moins crues parce que les gens ne conçoivent pas une agression par une autre femme - car elles ne sont pas considérées comme violentes - et les hommes qui se font agresser sexuellement par un autre homme se font dire qu’ils n’avaient qu’à se défendre, résume-t-elle en reprenant des préjugés bien ancrés.

Et en raison de cela, les victimes sont plus réticentes à porter plainte, ajoute-t-elle. Certaines ne font pas confiance au système du justice et ont peur d’y être mal traitées. Selon Statistique Canada, peu d’agressions sexuelles sont rapportées à la police au pays: il est estimé que seulement 5 % des victimes portent plainte.

Mais les crimes sexuels entre personnes de même sexe surviennent, et la clinique Juripop voit de plus en plus de cas, car elle s’efforce de rejoindre les membres de la communauté LGBT+. Récemment, l’ex-politicien André Boisclair a fait l’objet d’accusations criminelles pour une agression sexuelle dont aurait été victime un homme. Éric Salvail aussi.

Me Gagnon souligne qu’il n’y a pas que le viol qui constitue une agression sexuelle. La définition est simple: tout contact physique non consensuel à connotation sexuelle, a-t-elle expliqué.

Safia Nolin s’est servie d’Instagram pour dénoncer, comme on le voit de plus en plus.

Mais procéder par les réseaux sociaux comporte des risques, indique l’avocate, si une plainte à la police est envisagée.

Car dans un cas de harcèlement ou d’agression sexuelle, il n’y a souvent pas de témoin. Le fardeau de la preuve repose sur les épaules de la personne qui porte plainte.

Si celle-ci fait des déclarations avant le procès, l’avocat de la défense va se les procurer et s’en servir pour la contredire, et va les comparer pour faire état de différences entre les versions, afin de tenter de miner sa crédibilité, explique Me Gagnon.

Et cela peut compliquer le travail des policiers, disent ces derniers.

Mais Juripop respecte les choix de chacun, indique Me Gagnon. Pour certaines victimes, le processus judiciaire est l’avenue préférée, pour d’autres non.

«On considère que la personne qui est la mieux placée pour prendre des décisions, c’est la personne victime, c’est la survivante elle-même.»

Quant à porter plainte à la police, Safia Nolin n’en fait pas mention dans son message sur Instagram. Il se peut qu’elle choisisse de ne pas le faire.

Mais pour ceux et celles qui veulent que leurs agresseurs et harceleurs soient traduits en justice, Me Gagnon leur souligne, lors de consultations sur leurs droits et recours, les risques de faire des déclarations sur la place publique. Les procureurs de la Couronne font de même, dit-elle.

On se souvient qu’Alice Paquet, qui avait dénoncé le député Gerry Sklavounos pour agression sexuelle, avait vu toutes ses déclarations décortiquées sur la place publique. Les femmes qui ont témoigné au procès de l’animateur radio Jian Ghomeshi ont aussi vu leurs déclarations analysées au peigne fin. Pourtant, une victime peut décider à une occasion d’aller plus en détails qu’à une autre, pour toutes sortes de raisons.

En portant des accusations sur les réseaux sociaux, «en identifiant nommément les personnes, il y aussi des risques en matière d’atteinte à la réputation, de diffamation, qui peuvent survenir», ajoute la directrice de Juripop.

D’autre part, Me Gagnon a indiqué que de voir une personnalité connue dénoncer sur la place publique une agression par une personne du même sexe peut aider les autres qui ont vécu une situation similaire. Parfois, «ça crée un effet domino», dit-elle.

D’ailleurs, depuis lundi, les lignes téléphoniques de la clinique Juripop ne dérougissent pas.

Car depuis le début du mois de juillet, une nouvelle vague de dénonciation déferle au Québec: des allégations d’agressions et de harcèlement sexuels se multiplient contre des personnalités du web et du monde artistique.

Celles de Safia Nolin sont arrivées au même moment.

Juripop a même dû augmenter le personnel affecté à répondre à ces appels d’aide.

La clinique juridique offre des conseils juridiques gratuits et confidentiels, dans toutes les régions du Québec et dans différentes langues.

Et comme parfois la solution n’est pas juridique, l’avocate souligne que la clinique Juripop a des partenariats avec les CAVAC (Centres d’aide aux victimes d’actes criminels) et avec les CALACS (Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel et la violence faite aux femmes) pour offrir des services psychosociaux.

Affaire Adamus: le patron de Dare To Care s'en va, Cœur de pirate et Les Sœurs Boulay claquent la porte

Musique

Affaire Adamus: le patron de Dare To Care s'en va, Cœur de pirate et Les Sœurs Boulay claquent la porte

La vague de dénonciations lancée en ligne et concernant notamment Bernard Adamus a provoqué un séisme, jeudi, au sein de la maison de disques Dare To Care (DTC). Ciblé par des allégations d’avoir protégé des actes répréhensibles, désavoué par son équipe et par des artistes comme Cœur de pirate et Les Sœurs Boulay, qui ont choisi de quitter le bateau, le patron de la compagnie, Eli Bissonnette, a renoncé «pour une durée indéterminée» à ses fonctions dans l’entreprise qu’il a fondée.

Dans la foulée de dénonciations d’inconduites visant l’auteur-compositeur-interprète Bernard Adamus, sa compagnie de disques, DTC, avait annoncé mercredi qu’elle rompait ses liens professionnels avec lui. Pour plusieurs observateurs, c’était trop peu trop tard. De nombreuses voix se sont levées pour alléguer que certaines agressions avaient été balayées sous le tapis par la compagnie de disques.

Un camion de bois se renverse sur la 172

Justice et faits divers

Un camion de bois se renverse sur la 172

Un camion de bois qui s’est renversé en fin d’avant-midi, jeudi, au kilomètre 34 sur la 172, près de Tadoussac, a perturbé la circulation durant une bonne partie de la journée.

Le camion de 53 pieds, qui transportait du bois d’oeuvre, a fait une embardée à 11h50 et son contenu s’est répandu sur la chaussée.

Selon le porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), Hugues Beaulieu, le conducteur aurait des blessures sérieuses, mais sa vie ne serait pas en danger.

Les raisons de l’accident sont toujours inconnues.

Accusée de harcèlement, Maripier Morin se retire de la sphère publique

Télé et radio

Accusée de harcèlement, Maripier Morin se retire de la sphère publique

Dans la tourmente depuis qu’elle a été accusée par Safia Nolin de harcèlement et d’agression physique et se voyant larguée par certains de ses partenaires d’affaires, l’animatrice Maripier Morin a déclaré jeudi avoir décidé de s’effacer pour un moment de la sphère publique afin de suivre une thérapie.

«J’ai décidé de prendre une pause de l’ensemble de mes activités professionnelles, et ce, dès maintenant. Je souhaite consacrer cette période pour m’occuper de ma santé physique et mentale», a-t-elle fait savoir par communiqué.

«Je ne cherche pas à excuser mes gestes et mes paroles, je cherche plutôt à comprendre et surtout, à trouver l’aide dont j’ai besoin. J’entame donc une thérapie avec des professionnels de la santé qui sauront m’aider», peut-on aussi lire dans le document.

Mercredi, l’autrice-compositrice-interprète Safia Nolin a utilisé Instagram pour dénoncer une agression dont elle a été victime dans un bar montréalais en 2018. Selon le texte qu’elle a publié en ligne, Maripier Morin a alors tenu des propos à connotation sexuelle et raciste à son endroit, en plus de lui mordre une cuisse.

L’animatrice n’a pas nié les faits, mercredi, offrant plutôt ses excuses à la musicienne. Dans une publication sur Instagram, elle a qualifié son comportement de «répréhensible» et s’est dite «profondément désolée de la situation.»

Dès mercredi soir, la compagnie de lingerie Blush a souhaité se dissocier de Morin. «Il n’y aura aucune collaboration entre Maripier Morin et Blush dans l’avenir. L’abus, quel qu’il soit, et ce type de comportement n’ont jamais et ne seront jamais tolérés par nous», peut-on lire dans un texte publié sur les réseaux sociaux. La collection qui portait le nom de l'animatrice a d'ailleurs été retirée du site Web du détaillant.

La lunetterie BonLook a fait de même jeudi. «Le respect a toujours été en tête de liste de nos valeurs en tant qu’organisation et nous appliquons une politique de tolérance zéro à l’égard du harcèlement sous toutes ses formes, a fait savoir l'équipe de BonLook. C’est pourquoi nous avons pris la décision de mettre fin à notre partenariat avec Maripier Morin. Les actions de cette dernière à l’endroit de Safia Nolin sont inacceptables et ne respectent pas les valeurs de BonLook que nous mettons en application à l’interne comme à l’externe.»

Une maison des aînés à Trois-Rivières

Actualités

Une maison des aînés à Trois-Rivières

Trois-Rivières — Trois-Rivières aura sa maison des aînés et alternative de 96 places. Et elle sera construite sur l’ancien site du Canadian Tire sur la rue Fusey ce qui contribuera, estime le maire Jean Lamarche, à la revitalisation du bas du Cap.

«On ne veut plus faire des CHSLD comme avant. On s’est rendu compte qu’avec la pandémie, certains CHSLD vétustes faisaient en sorte que c’était beaucoup plus difficile d’isoler les personnes», affirme la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais. 

La ministre Blais a fait l’annonce de la construction de cette maison des aînés et maison alternative (destinée à une clientèle plus jeune) à Trois-Rivières en compagnie du ministre du Travail et de la Solidarité sociale ainsi que le  député de Trois-Rivières, Jean Boulet, et de la présidente du Conseil du Trésor et députée de Champlain. 

L’aménagement des maisons pour aînés n’aura rien à voir avec les CHSLD actuellement existants. On prévoit 72 places pour les aînés et 24 pour les adultes ayant des besoins particuliers. Les résidents seront divisés en unités climatisées de douze personnes, afin de mieux pouvoir réagir lorsqu’arrivent des éclosions comme celles de COVID-19 qui ont fait 124 décès dans les CHSLD de la région ces derniers mois. Les résidents auront aussi des chambres individuels avec toilette et douche adaptées. 

«Actuellement en CHSLD, c’est plus de 80 % des patients qui ont des troubles neuro-cognitifs sévères. Nous avons une obligation de concevoir des lieux pour les accueillir et prendre soin d’eux différemment. C’est tout l’aspect hospitalo-centrique qui disparaît», explique la ministre Blais. 

Alerte Amber: deux enfants de Lévis recherchés

Justice et faits divers

Alerte Amber: deux enfants de Lévis recherchés

Après plus d'une journée de recherche à pied, en VTT et en hélicoptère, la Sûreté du Québec (SQ) n’avait toujours pas retrouvé, tôt vendredi matin, deux enfants de Lévis qui auraient été enlevés par leur père et qui pourraient avoir été blessés dans une nébuleuse embardée sur l’autoroute 20 à Saint-Apollinaire.

Les fillettes, Norah Carpentier, 11 ans, et Romy Carpentier, 6 ans, manquent toujours à l’appel, plus de 36 heures après leur disparition. Le père, Martin Carpentier, 43 ans, considéré comme suspect dans cette affaire, est lui aussi recherché. Une alerte Amber a été déclenchée jeudi après-midi pour retrouver les enfants et leur père. 

Vers 20h30, mercredi, le père et ses filles ont été vus pour la dernière fois près d’un dépanneur du secteur de Saint-Nicolas, selon Louis-Philippe Bibeau, porte-parole de la SQ.

Vers 21h30, la présence d’un véhicule impliqué dans une embardée a été signalée en bordure de l’autoroute 20 à la hauteur du kilomètre 288. Selon une témoin directe, le conducteur aurait fait une embardée, puis aurait fait des tonneaux dans le terre-plein central, indique M. Bibeau.

Lorsque les policiers sont arrivés, il n’y avait personne dans la voiture. Les policiers ont fait des recherches pour voir si les occupants du véhicule n’auraient pas été éjectés. En vain.

Mercredi soir, en roulant près des lieux de l’embardée, un passant, Nicolas Boulianne, a vu la voiture et les policiers qui cherchaient sur le terre-plein. Il se souvient que la voiture était «pas mal bossée» et qu’il y avait «du gazon dans le muffler». Il n’a vu aucun occupant sortir de la voiture, une Volskwagen. 

Selon M. Bibeau, personne ne peut en ce moment confirmer qui et combien de personnes se trouvaient dans la voiture impliquée, qui appartiendrait à Martin Carpentier. 

Les enquêteurs vérifient plusieurs pistes, dont une où les enfants n’auraient pas été à bord de la voiture au moment de l’embardée et une où ils auraient été présents. «Ça fait partie des nombreuses hypothèses qui sont envisagées», dit Louis-Philippe Bibeau. 

Entre le moment où le père et les enfants ont été vus au dépanneur et l’embardée, «on a un délai d’une heure, souligne M. Bibeau. Qu’est-ce qui s’est produit dans cette heure-là ? On tente de le déterminer». 

La SQ cherche toujours des témoins qui auraient pu croiser les enfants et leur père durant cette période d’une heure. 

Toute la journée, jeudi, les policiers de la Sûreté du Québec ont fait des recherches dans les boisés près du lieu de l’embardée, avec des chiens renifleurs, en VTT et en hélicoptère. En parallèle, des enquêteurs ont rencontré l’entourage de Martin Carpentier pour établir son «historique personnel». 

À la lumière, notamment, du témoignage de la mère des enfants, les policiers ont eu des motifs de croire que les enfants avaient été enlevés par leur père, indique M. Bibeau. 

Tard jeudi soir, les recherches de la SQ se poursuivaient autour du lieu de l’embardée, dans Saint-Apollinaire et ses environs. 

La Sûreté du Québec demande aux gens du secteur de vérifier dans leurs cabanons, garages, chalets, roulottes, cabanes à sucre. «Il faut considérer que le ou les personnes qui se trouvaient dans le véhicule sont possiblement blessées en raison de l’impact», note Louis-Philippe Bibeau. 

Vendredi matin, des recherches exhaustives devaient reprendre dans cette région.

Norah Carpentier, 11 ans, est mince, mesure 1,57 m ( 5’2), porte une casquette blanche et des sandales Nike blanches. Romy Carpentier, 6 ans, mesure 0,91 m (3 pieds), porte un chandail rose, des boucles d’oreilles en forme de cœur argent et du vernis à ongles rouge.

Martin Carpentier, 44 ans, mesure 1,78 m ( 5’10»), père 59 kg (130 lbs), porte un t-shirt gris et des jeans, peut-être des lunettes. 

Avec La Presse canadienne

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Le Manoir Hovey 2e au Canada et 17e au monde

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Le Manoir Hovey 2e au Canada et 17e au monde

Le Manoir Hovey reçoit d’autres distinctions dans un classement pancanadien et international.

Le domaine privé de North Hatley est deuxième meilleur hôtel de villégiature au Canada et 17e au monde pour les prix Travel + Leisure World’s Best Awards 2020.

Les résultats de l’enquête classent les villes, les hôtels, les compagnies aériennes et de croisière, les îles et les destinations spa. Les résultats de cette 25e édition sont disponibles en ligne et dans le numéro d’août de Travel + Leisure.

« Nous sommes ravis de faire de nouveau parti de ce classement très convoité du Travel + Leisure World’s Best Awards en tant que deuxième meilleur hôtel de villégiature au Canada », a déclaré Jason Stafford, directeur général du Manoir Hovey. 

« Cette reconnaissance de la part des lecteurs est une incroyable réussite pour toute l’équipe du Manoir Hovey, et un témoignage des expériences uniques et du service attentionné que nous nous efforçons de fournir chaque jour à nos invités ».

L’enquête porte sur les 100 meilleurs hôtels du monde. Au pays, le Manoir Hovey est devancé par le Fogo Island Inn de Terre-Neuve et Labrador.

« Des centaines de milliers de votes ont été exprimés cette année pour partager les hôtels, les îles, les voyagistes préférés et plus encore. Pour célébrer cette édition spéciale, plusieurs nouvelles listes honorent les lieux et les entreprises que vous pensez être les meilleurs », soutient la direction de Travel + Leisure dans un communiqué de presse.

Le Manoir Hovey est situé à North Hatley, l’un des plus beaux villages du Québec, et dans un décor de carte postale. Cette propriété Relais & Châteaux cinq étoiles est située sur 30 acres de bois et de jardins anglais le long de la rive du lac Massawippi. Ce manoir du XIXe siècle attire des visiteurs d’un peu partout dans le monde. 

En 2017, l’ancien président américain Bill Clinton a séjourné dans l’établissement de North Hatley.

Le Manoir Hovey est habitué aux distinctions internationales du genre. En 2016, l’hôtel Relais & Châteaux avait été classé meilleur hôtel au Canada au palmarès du magazine américain Condé Nast Traveler’s 2016 Reader’s Choice Awards.

La même année, il avait également été numéro 1 au palmarès des hôtels de villégiature au Canada par Travel + Leisure World’s Best Award.

Deux ans plus tôt, un magazine de premier plan, Condé Nast Traveler, avait également classé le Manoir Hovey parmi les meilleurs établissements hôteliers au Canada. L’auberge avait alors pris la première position dans sa catégorie dans l’est du pays.

Selon Jason Stafford, l’équipe garde la même formule depuis 1979. « Nous avons une clientèle très fidèle qui vient d’un peu partout dans le monde. Ces gens apprécient le service, la gastronomie et le site que nous offrons », dit-il.

« Nous sommes dans un petit hôtel de 36 chambres un peu retiré du reste du monde, mais nous sommes à quelques minutes de North Hatley à pied ou en voiture. »

Soirée du 2 juillet: le Conti Caffe s’explique [VIDÉO]

Actualités

Soirée du 2 juillet: le Conti Caffe s’explique [VIDÉO]

L’équipe du Conti Caffe, où s’est déroulée le 2 juillet la désormais célèbre soirée organisée par la Fondation pour les droits et libertés du peuple (FDLP), affirme n’avoir «rien fait de mal dans l’ensemble» et tient à rassurer sa clientèle quant aux mesures de prévention des infections mises en place dans l’établissement du Vieux-Québec.

Le restaurant est pris depuis une semaine dans la controverse suscitée par la FDLP et son président, Stéphane Blais, qui a tourné en compagnie de l’ex-animatrice Josée Turmel une vidéo devenue virale dans laquelle on peut voir des dizaines de personnes qui ne respectent pas les règles de distanciation physique imposées par la santé publique et la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST).

Une nouvelle entreprise de divertissement à l'ambition planétaire à Québec 

Affaires

Une nouvelle entreprise de divertissement à l'ambition planétaire à Québec 

L’ancien de Frima, Steve Couture, se lance dans une nouvelle aventure entreprenariale : la commercialisation d’un trio «série animée-jeux vidéo-produits dérivés» sur le marché international.

«On met en place une nouvelle entreprise de divertissement ici à Québec», célèbre-t-il en entrevue téléphonique. «C’est une belle journée, ça fait longtemps que j’incube ce projet-là, donc ça fait du bien de le sortir !»

En partenariat avec le producteur torontois Ken Faier, il enfante donc de l’entreprise Epic Storyworlds, un «créateur de marques jeunesse».

Pas question pour la nouvelle pousse d’imaginer des séries pour le petit écran et le Web. Cette portion de la tâche, Steve Couture la laisse aux artistes, aux créateurs.

C’est après qu’il entre en scène. Pour peaufiner le concept, le rendre adapté à une commercialisation internationale à la fois en dessin animé, en jeux vidéo et en jouets. Public cible : les enfants de 3 à 12 ans.

En résumé, Steve Couture rêve de vendre le prochain Pokémon. «On veut créer des mondes qui vont rester dans le temps.»

Première réalisation

Jeudi, l’entrepreneur de la capitale avait une première série à présenter : Dex et les Humanimaux. La création québécoise sera d’abord déployée en 6 épisodes de 11 minutes pour les plateformes Web de Radio-Canada. Un projet de plus d’un million de dollars qui devrait être diffusé en 2021.

Mais Steve Couture vise plus grand encore. «L’objectif c’est d’en faire une marque internationale.» L’homme d’affaires entend utiliser ces premiers épisodes comme accroche, pour séduire des investisseurs nantis.

Recherche partenaires internationaux afin d’investir 10 millions $ dans 52 épisodes. 

Ce ne sera cependant que la première série du portefeuille de titres jeunesses d’Epic storyworlds qui en comptera beaucoup d’autres, escompte-t-il. En deux ans de boulot sur ce concept d’entreprise, «plus d’une centaine de projets» auraient été soumis au duo d’entrepreneurs. Une vingtaine de dossiers seraient déjà «en développement».

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Près de 28 millions $ pour l’achat de livres dans les bibliothèques

Arts et spectacles

Près de 28 millions $ pour l’achat de livres dans les bibliothèques

La ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, était de passage à Sherbrooke, jeudi, pour annoncer que Québec investit près de 28 millions $ dans l’acquisition de livres et de documents pour les bibliothèques du Québec. La municipalité de Sherbrooke récoltera près de 500 000 $ de subvention.

Le budget accordé aux 173 bibliothèques publiques automnes (BPA) de la province en 2020-2021 augmentera de 32 % par rapport à l’année précédente, une hausse de 6 millions $ pour atteindre un total de 25 millions $. Aussi, le budget des centres régionaux de services aux bibliothèques publiques (CRSBP) est en hausse de 50 %, soit 1 million $ pour atteindre au total 3 millions $ pour 2020-2021.

«La culture demeure une des cinq priorités de notre gouvernement. Et qui dit mieux culture que lecture? Pendant la pandémie, les Québécois se sont tournés vers cette nourriture pour l’esprit et ont pris conscience de l’importance accordée aux livres et à la lecture au Québec parce qu’il y a eu beaucoup de visites virtuelles faites sur les différents sites internet des bibliothèques de la province. Les gens avaient soif de savoir», a souligné la ministre qui a grandi à Sherbrooke et a fréquenté les écoles Mitchell et Montcalm avant de faire son cégep et ses études en droits à l’Université de Sherbrooke.

L’annonce a été faite dans les locaux de la bibliothèque Éva-Senécal, qui compte 40 000 abonnés et 380 000 livres et documents, en présence du maire Steve Lussier, de la députée provinciale dans Saint-François, Geneviève Hébert, du président du comité de la culture pour la Ville de Sherbrooke Paul Gingues, et de la représentante de la députée solidaire de Sherbrooke, Marie-Claude Paradis-Vigneault.

«De mémoire de fonctionnaire, cette hausse au budget est la plus importante en 15 ans», a précisé Mme Roy.

Par son soutien aux BPA, qui desservent les municipalités de plus de 5000 habitants, le gouvernement du Québec veut enrichir et diversifier l’offre documentaire aux citoyens dans l’ensemble des régions et faire des bibliothèques publiques des lieux culturels dont ils sont fiers. Par ailleurs les CRSBP desservent quelque 650 bibliothèques affiliées dans les municipalités de moins de 5000 habitants.

On estime que plus de 96 % de la population québécoise est desservie par une BPA (près de 85 %) ou un CRSBP (près de 12 %). Cela représente plus de 8 millions de citoyens dans près de 925 municipalités à travers la province.

En tant qu’acheteurs institutionnels, les bibliothèques publiques et les CRSBP ont l’obligation d’acquérir leurs livres imprimés auprès de librairies agréées de leur région administrative, à prix courant. 

«Notre budget en culture prévoyait des sommes pour bonifier les collections des bibliothèques publiques et des centres régionaux de services et je suis fière de dire que nous avons su préserver ces sommes dans le cadre de la relance en culture. Ce soutien de près de 28 millions $ leur permettra de poursuivre leur mission de valoriser la lecture et de la rendre accessible à tous les Québécois», a déclaré la ministre Roy.

Le maire Steve Lussier a précisé que si Sherbrooke recevait 500 000 $ de ce budget, la grande région de l’Estrie recevrait près de 750 000 $.

Conduite avec facultés affaiblies: trois blessés aux Îles-de-la-Madeleine

Justice et faits divers

Conduite avec facultés affaiblies: trois blessés aux Îles-de-la-Madeleine

Une embardée a fait trois blessés, dont deux graves, mercredi soir, à Havre-aux-Maisons, aux Îles-de-la-Madeleine. Le conducteur a été arrêté et pourrait devoir faire face à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies.

Les trois occupants du véhicule ont été transportés en centre hospitalier à la suite de l’accident, vers 19h30, mercredi. L’embardée s’est produite à la jonction de la route 199 et du chemin du Cap rouge.

Le conducteur et un passager ont subi des blessures majeures, mais on ne craint pas pour leur vie. Le deuxième passager s’en serait sorti avec des blessures légères.

Le conducteur, un homme dans la quarantaine de Sept-Îles, était sous l’influence de l’alcool. Il a été arrêté par la Sûreté du Québec. Il pourrait faire face à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies une fois que les analyses auront déterminé son taux d’alcoolémie au moment de l’impact.

Reprise graduelle des services d’Orléans Express

Affaires

Reprise graduelle des services d’Orléans Express

À l’arrêt depuis la fin mars en raison de la crise sanitaire, Orléans Express reprendra sa liaison Québec-Montréal dès vendredi.

Dans un communiqué diffusé tôt jeudi, Orléans Express explique qu’un récent sondage réalisé auprès de ses passagers «révèle leur intention d’utiliser les services du transporteur interurbain au cours des prochains mois, et ce, à travers le Québec». 

La compagnie, qui n’avait jusqu’ici annoncé aucune date de reprise de ses services, indique que cette reprise débutera par le tronçon entre Montréal et Québec, «alors que les liaisons régionales reprendront dans un deuxième temps, en adéquation avec la récente annonce du gouvernement».

«Tout indique que les routes seront prises d’assaut par les vacanciers cet été. L’occasion est idéale pour redécouvrir les régions de la province, visiter famille et amis et expérimenter de nouvelles activités et Orléans Express sera présente pour transporter les usagers en toute sécurité et confort, à bord de nos autocars qui sillonneront les routes du Québec», souligne le président-directeur général de Keolis Canada, Pierre-Paul Pharand.

Plusieurs mesures seront mises en place afin d’éviter la transmission de la COVID-19: distanciation sociale à bord des véhicules (14 passagers maximum) et dans les gares, port du masque obligatoire pour tous les passagers, nettoyage des mains avec une solution désinfectante au moment de l’embarquement et désinfection des véhicules entre chaque voyage.

«Pendant cette période de transition, il est également important de souligner que les enfants ne seront pas autorisés à voyager seuls, que les passagers ne pourront consommer de nourriture à bord de l’autocar, que les toilettes ne seront pas disponibles et que seuls les paiements en ligne seront acceptés», ajoute Orléans Express.

Les passagers seront par ailleurs invités à déposer directement leurs propres bagages dans la soute de l’autobus afin d’éviter les manipulations d’un tiers. 

Pour en savoir plus sur les trajets desservis et les voyages disponibles, le site web d’Orléans Express sera mis à jour en temps réel. Outre Montréal et Québec, la compagnie dessert en temps normal les régions de la Mauricie, du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et du Centre-du-Québec.

Questionnée quant à la date de reprise des trajets dans ces régions, l’entreprise a indiqué au Soleil que cette reprise «tiendra compte de l’évaluation régulière de l’achalandage afin de nous assurer de bien répondre aux besoins de la clientèle» et qu’elle ajustera ses services en conséquence. «Nous espérons fortement être en mesure de relancer les autres lignes prochainement, mais aucune date n’est confirmée pour le moment», nous a-t-on dit.

Orléans Express et les autres entreprises de transport par autocar attendaient des réponses depuis plusieurs semaines du gouvernement sur leur plan de relance et l’aide demandée à Québec, qui a finalement consenti mercredi à leur verser un total de 8,2 millions $, moins que les dizaines de millions $ réclamés.

Le principal frein à la relance était l’obligation de distanciation de deux mètres entre les passagers, qui fait en sorte que les autocars d’une cinquantaine de sièges ne peuvent accueillir plus de 14 passagers. Pour atteindre le seuil de rentabilité, les transporteurs affirment qu’il faut environ 35 passagers. 

«Nous apprécions le support gouvernemental et en sommes encore à ce moment à analyser cette aide», indique-t-on chez Keolis Canada. 

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L’incendie de Chute-des-Passes est totalement maîtrisé

Actualités

L’incendie de Chute-des-Passes est totalement maîtrisé

L’incendie qui fait rage dans le secteur de Chute-des-Passes, au nord du Lac-Saint-Jean, depuis plus de trois semaines, est maintenant maîtrisé, selon la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

Ce nouveau statut signifie que la progression du brasier, qui s’est déclaré le 16 juin, est « stoppée définitivement » et que les pompiers peuvent maintenant commencer les travaux qui mèneront à son extinction finale.