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Actualités

Le cri du cœur d’une mère qui réclame de l’aide pour son fils atteint de problèmes de santé mentale

Trois-Rivières — «C’est comme si personne ne pouvait rien faire. On dirait qu’ils attendent un drame pour intervenir. Je trouve ça terrible.» Nancy Nadeau lance un cri du cœur. Depuis 10 ans, elle accompagne son fils de 28 ans, qui souffre de problèmes de santé mentale, dans les dédales du réseau de la santé. Mais la situation s’est dégradée dernièrement. Le jeune homme est complètement désorganisé au point de tout détruire dans son logement, situé à Trois-Rivières. Le CLSC semble incapable de lui proposer une solution. Une intervenante a même conseillé à Mme Nadeau d’appeler les pompiers...

«Il est dans une période où ça se détériore, c’est épouvantable. Il n’a plus rien. Il a tout défait. Il a défait son frigidaire, il a défait son poêle, il a jeté son matelas. Le frigidaire est à l’envers dans la pièce. Son poêle est défait en morceaux. Il dort par terre dans des amas de débris. Il a ouvert les murs, il a arraché les armoires. C’est désastreux. Il a commencé à défaire les lumières du plafond. Il joue avec les fils électriques. Tous les jours, il empire la situation», déplore-t-elle.

Le Monde

Nouveau pic de marée haute à Venise, la place Saint-Marc fermée [PHOTOS]

VENISE - Venise a connu un nouveau pic de marée haute vendredi, trois jours après avoir été dévastée par des inondations record qui ont conduit le gouvernement italien à décréter l'état d'urgence pour catastrophe naturelle dans la Cité des Doges.

À la mi-journée, le maire de Venise Luigi Brugnaro a dû ordonner la fermeture de la célèbre place Saint-Marc. «Je suis dans l'obligation de fermer la place Saint-Marc pour épargner aux citoyens de Venise tout risque sanitaire, un désastre», a affirmé le maire.

L'«acqua alta» a atteint un pic de 1,54 mètre en mi-journée, tandis que de fortes averses et du vent sont annoncés sur toute la région.

Mardi soir, la ville avait connu sa pire marée haute en 53 ans, atteignant 1,87 m. Soit le deuxième record historique derrière celui du 4 novembre 1966 (1,94 m). L'eau a envahi les églises, commerces, musées et hôtels de ce joyau classé au patrimoine mondial.

Comme beaucoup d'institutions culturelles, le musée Guggenheim avait prévu de rouvrir vendredi mais a changé d'avis «en raison de conditions météo qui empirent».

Premières annulations

Cornelia Litschauer, une Autrichienne de 28 ans, son chihuahua blanc Pablo dans les bras, juge aussi la situation «étrange: les touristes prennent des photos mais la ville souffre».

La Sérénissime, le surnom de cette cité lacustre, reçoit 36 millions de touristes par an dont 90% d'étrangers. Des hôtels dont la Locanda Al Leon commencent à déplorer des annulations pour les fêtes de fin d'année.

Actualités

Morsure de chien dans une garderie: Dominique Alain «troublée» par l’incident

« Ce qui est arrivé à ce petit garçon m’a troublée. Je trouve ça terrible comme événement. Ça aurait pu être beaucoup plus grave. Il y a une personne responsable qui a manqué à ses responsabilités. »

Sauvagement attaquée par trois chiens en mars dernier, Dominique Alain a été ébranlée lorsqu’elle a appris qu’un enfant de quatre ans avait été mordu par un chien dans une garderie en milieu familial à Orford mardi.

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Attaque de chiens à Potton: Alan Barnes officiellement accusé

Actualités

Un deuxième tremblement de terre au Saguenay en deux jours

Un deuxième tremblement de terre en deux jours a secoué le Saguenay–Lac-Saint-Jean, jeudi soir, vers 23h15. Ce deuxième séisme était de magnitude 3,5 et son épicentre était situé à 24 kilomètres au sud de La Baie, selon l’information publiée par Ressources naturelles Canada.

Des témoignages sur les réseaux sociaux indiquent que la secousse a été ressentie par des citoyens de La Baie jusqu’à Alma, en passant par la rive nord du Saguenay.

Selon la sismologue de Séismes Canada, Allison Bent, il n’est pas rare de voir deux séismes arriver presque au même endroit, à quelques jours d’intervalle.

«Habituellement, le deuxième tremblement de terre est moins fort. Ce qu’il y a de particulier ici, c’est qu’il l’est un peu plus», explique-t-elle, quelques minutes après l’événement.

Selon Mme Bent, les deux tremblements de terre que la région a vécus sont relativement petits. «Ils ne sont pas assez fort pour causer des dommages, mais des milliers de personnes les ressentent.»

Il y aurait, selon elle, beaucoup d’activité sismique dans ce secteur.

Mardi midi, un séisme de magnitude 3,4 qui aurait pris naissance à 13 km au sud de La Baie avait été ressenti partout dans la région et à Charlevoix. Avec Stéphane Bouchard

Actualités

Mort du petit Thomas Audet: le jugement des intervenants passe avant celui du logiciel de la DPJ

Le logiciel utilisé à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) pour évaluer la gravité des cas ne prévaut pas sur le jugement clinique des intervenants, assure Nancy Poulin, porte-parole syndicale régionale et travailleuse sociale, alors que son utilisation est pointée du doigt dans la mort du petit Thomas Audet, 22 mois, à Alma, en juin 2016.

Le Système de soutien à la pratique (SSP), qui doit être utilisé obligatoirement par les intervenants de la DPJ, aurait eu un rôle à jouer dans le décès de l’enfant, conclut un rapport de la Commission des droits de la personne sur son décès, document obtenu par Enquête et dévoilé par Radio-Canada jeudi.

Actualités

Rencontre en toute complicité avec Mylène Moisan

Le succès des soirées du Soleil Conversation avec nos chroniqueurs ne se dément pas. Pour la troisième de cette série devant les fidèles lecteurs du Soleil, après Richard Therrien en septembre et François Bourque en octobre, Mylène Moisan s’est présentée au Diamant devant une salle comble conquise et attentive.

Passionnée de journalisme dès son plus jeune âge — elle fabriquait des journaux à ses poupées Barbie!— Mylène Moisan a raconté son parcours journalistique amorcé en 1994 jusqu’à son travail de chroniqueuse où, par ses textes, elle touche les cœurs et fait bouger les choses depuis 2012. 

Une soirée sous le signe de la complicité et de la fidélité des lecteurs qui ont témoigné tout leur amour pour Mylène qui sait tirer la lumière des humains dont elle raconte les histoires en ces pages. 

Surveillez le Soleil pour les détails de la prochaine soirée de cette série de discussions publiques qui se poursuivra en décembre avec notre chroniqueur scientifique Jean-François Cliche.

Affaires

40 ans pour Chocolats Favoris: une histoire savoureuse [VIDÉO]

Il n’y a pas que les cornets trempés dans le chocolat qui sont savoureux chez Chocolats Favoris. L’histoire de l’entreprise, qui fêtait ses 40 ans jeudi très exactement, l’est tout autant.

«Il y a une petite histoire dans la famille qui dit que ma grand-mère est décédée d’une indigestion au chocolat. Mon père était un maniaque de chocolat, il nous a élevé dans l’amour du chocolat. Moi je me suis dit, ma grand-mère en est peut-être morte, mais nous on va en vivre!», raconte en riant Christine Beaulieu, qui a cofondé l’entreprise avec son mari, Gaétan Vézina, et d’autres membres de la famille. 

L’anecdote est amusante, mais l’idée derrière l’entreprise, elle, était plus sérieuse. En 1979, les taux d’intérêt étaient particulièrement élevés, les jeunes avaient de la difficulté à se trouver du travail en sortant de l’école. Chocolats Favoris est né tout d’abord pour créer des emplois, insiste Christine Beaulieu. 

Qui plus est, l’entreprise n’a pas hésité à s’installer d’abord au centre de Lauzon, qui était en proie à la dévitalisation. Un choix à contre-courant qui reflète une préoccupation pour préserver les cœurs de ville traditionnels, a souligné le maire de Lévis, Gilles Lehouillier. 

D’abord spécialisée dans le chocolat de Pâques (les natifs de la région de Lévis semblent être nombreux à se souvenir de la fameuse mascotte de lapin qui en faisait la promotion), l’entreprise familiale s’est lancée en 1996 dans la crème glacée trempée dans le chocolat, après son déménagement sur la rue Bégin. 

Ce n’est qu’en 2006 et en 2011 que Chocolats Favoris s’est aventurée sur la rive nord du fleuve, en ouvrant des succursales à Charlesbourg et à Cap-Rouge, toujours dans des demeures patrimoniales. 

En 2012, quand Christine Beaulieu a reçu un appel à propos de quelqu’un qui voulait acheter l’entreprise, elle a d’abord promptement refusé une rencontre. Devant l’insistance de son interlocuteur, et pour en finir au plus vite, elle a accepté de rencontrer le potentiel investisseur, qui s’appelait Dominique Brown. 

Qu’est-ce qu’il l’a fait changer d’idée? «On n’était pas du tout en mode vente, on était dans la consolidation et on était heureux dans ce qu’on faisait. Mais on était vieillissant, et quand un jeune de trente ans t’approche, tu te mets à réfléchir autrement. Quand je l’ai rencontré, j’ai eu l’impression de faire affaire avec un entrepreneur. Il a le bon âge et connaît la nouvelle clientèle. Il va être capable de donner l’impulsion qu’il faut à l’entreprise pour les 15-20 prochaines années», raconte-t-elle. Comme Chocolats Favoris fonctionnait en cogestion, avec une cinquantaine d’actionnaires-employés, la décision est venue de tous. 

Le fondateur du studio de jeux vidéos Beenox, de son côté, cherchait d’abord une opportunité d’investissement. «J’ai atterri dans le chocolat un peu par hasard. Je me voyais retourner en technologie, mais quand on a lancé la fondue en conserve, et tout le reste, la réponse a été extraordinaire et j’ai vu là-dedans une histoire d’expansion. Je suis quelqu’un qui adore la croissance et la créativité, alors tous les éléments étaient là pour rester dans l’univers du chocolat», explique Dominique Brown. 

D’un côté comme de l’autre, on ne tarit pas d’éloges. «Quand tu veux bâtir une grande entreprise, comme on l’est aujourd’hui, ça prend des fondations solides. Et Chocolats Favoris avait des fondations extraordinaires, tant au niveau des opérations que dans le cœur des gens», a vanté Dominique Brown. «Il dit qu’il s’est appuyé sur une entreprise avec un bon renom, mais aujourd’hui, le succès de l’entreprise, c’est grâce à lui, il faut le reconnaître», lance de son côté Christine Beaulieu. 

Justice et faits divers

La SQ poursuivie après le suicide d’un détenu

La mère et les sœurs d’un détenu qui s’est suicidé dans une cellule du poste de police de Saint-Joseph-de-Beauce poursuivent la Sûreté du Québec qui, à leur avis, a fait preuve de négligence.

Le soir du 14 novembre 2016, Dave Cloutier, 46 ans, a trop bu, s’énerve. L’une de ses sœurs appelle la police, inquiète du comportement de son frère.

Selon un communiqué de presse publié ultérieurement par le Directeur des poursuites criminelles et pénales, la sœur décrit son frère comme un homme en crise, incohérent et violent envers sa conjointe, qui veut l’aider à déménager des objets.

Le préposé du 9-1-1 aurait alors demandé si Cloutier était suicidaire. La réponse aurait été négative.

À l’arrivée des policiers à la maison de Saint-Joseph-de-Beauce, Dave Cloutier décline un faux nom et tente de quitter la maison. Il était sous le coup d’une interdiction de consommer de l’alcool. 

Les policiers procèdent à son arrestation et l’amènent au poste de police de Saint-Georges. Dave Cloutier sera aussi conduit à l’hôpital, car il crache du sang.

Le détenu est transféré au poste de la Sûreté du Québec à Saint-Joseph, à proximité du palais de justice, dans l’attente de sa comparution.

Cellule non conforme

Selon la poursuite civile, les policiers savent à ce moment que la cellule où attend Dave Cloutier n’est pas conforme. Du corridor principal, les policiers ne peuvent pas voir à l’intérieur de la cellule, sauf d’un certain angle, allègue-t-on. Aussi, les poignées de porte à l’intérieur des cellules peuvent représenter un danger pour les détenus, soutient-on.

Dave Cloutier est torse nu sous son manteau. On lui enlève ses souliers. Il n’a pas de ceinture.

Juste avant sa mise en cellule, vers 8h, un policier prend ses empreintes digitales. Le détenu va ensuite se coucher sur le lit. Vers 8h35, on lui fait signer un formulaire. Il est alors couché sur le dos, silencieux.

Le communiqué de presse du DPCP indique qu’un agent est passé devant la cellule à 9h sans remarquer rien de spécial.

Selon la poursuite, un policier reviendra le voir seulement entre 9h10 et 9h15. Dave Cloutier est à ce moment assis, dos à la porte. Il a réussi à se pendre à la poignée avec une partie détachable de son manteau.

Les policiers débutent aussitôt les manœuvres de réanimation, mais le décès est constaté à l’hôpital vers 10h30.

Une enquête du Bureau des enquêtes indépendantes est enclenchée. Le rapport du BEI sera transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales, qui a conclu en juillet 2018 que les policiers de la Sûreté du Québec n’avaient commis aucune infraction criminelle. «Rien ne laissait présager qu’il [Dave Cloutier] était suicidaire et que son état exigeait des policiers une surveillance accrue», écrivait le DPCP.

Faille dans la surveillance

En février 2019, la coroner Me Karine Spénard a produit un rapport sur la mort de Dave Cloutier. Elle note que les poignées des portes des cellules du poste de la SQ à Saint-Joseph pouvaient «mettre en péril la sécurité des personnes incarcérées».

En janvier 2018, la Sûreté du Québec a arrêté de se servir des cellules du poste de Saint-Joseph et, un an plus tard, avait entrepris des travaux pour retirer les poignées de porte à l’intérieur des cellules.

La coroner déplore aussi des failles dans la surveillance. Dans la mesure où aucune caméra ne permettait de voir l’intérieur de la cellule, un policier ou un gardien aurait dû garder l’oeil sur le détenu, note Me Spénard. «Cet élément a probablement été contributif au décès de M. Cloutier», dit la coroner.

Dans leur poursuite, la mère et les sœurs de Dave Cloutier soutiennent que la Sûreté du Québec a fait preuve de négligence en continuant d’utiliser des cellules qu’elles savaient non conformes.

Le contexte de la mort du détenu a rendu leur deuil très difficile, disent-elles, et leur a fait vivre énormément de stress et d’idées noires. 

Elles réclament chacune 250 000 $ en guise de dédommagement.

Santé

«C’est elle qu’il faut aider!»: le cri du coeur d'une mère épuisée

Carmen*, 67 ans, est à bout de souffle. Et de ressources. Sa fille de 43 ans, Isabelle*, est aux prises avec des problèmes de santé mentale et de consommation. Depuis quelques années, Isabelle enchaîne les séjours en psychiatrie. Dès qu’elle prend du mieux, on lui donne son congé. Sauf qu’une fois à l’extérieur, sans suivi, Isabelle, qui ne reconnaît pas être malade, recommence à se désorganiser. «On me dit d’aller chercher de l’aide pour moi. Mais c’est elle qu’il faut aider!» lance sa mère, découragée.

Le Soleil a rencontré Carmen jeudi matin. La retraitée, d’allure soignée, parle d’un ton calme, posé. Sa voix tremble légèrement. Ces derniers jours, Carmen a peu dormi. Les policiers ont conduit sa fille à l’urgence psychiatrique, mercredi, pour la énième fois. Toute la nuit, Isabelle avait appelé sa mère, qui ne répondait pas. Elle était en crise, disait avoir du poison dans les veines.

«Je ne réponds plus. Mes boîtes vocales sont pleines de tous les messages qu’elle m’a laissés. Et je les laisse pleines pour éviter qu’elle m’en laisse d’autres», explique candidement Carmen, qui a pris cette décision après qu’on lui eut conseillé, il y a trois mois, de prendre ses distances de sa fille, pour se préserver. «Ce que les gens ne semblent pas comprendre toutefois, c’est que ça la rend encore pire, que je prenne mes distances et que je ne lui réponde plus. Ça accentue sa colère.»

Isabelle, donc, est de retour à l’hôpital. La cour prononcera probablement une ordonnance de garde de 30 jours, la semaine prochaine. «C’est toujours comme ça. Elle se fait évaluer par des psychiatres, ensuite le juge ordonne qu’elle soit gardée un mois à l’Institut universitaire de santé mentale de Québec (IUSMQ). Mais souvent, elle est libérée avant parce qu’elle va mieux. C’est un éternel recommencement», dit Carmen, précisant que sa fille est hospitalisée «deux ou trois fois par année depuis sept ou huit ans». «Une année, elle est allée six fois à l’urgence psychiatrique.»

Une meilleure évaluation

Le problème, explique sa mère, c’est qu’Isabelle ne reconnaît pas sa maladie — elle aurait un trouble de personnalité limite et un trouble schizo-affectif — et qu’elle refuse donc toute aide.

«Ce que je veux, c’est que les psychiatres la voient quand elle est à l’extérieur. Elle est complètement désorganisée, elle n’est pas capable de se faire à manger, ses propos ne se tiennent pas. Même quand elle n’a pas consommé, elle est complètement détricotée», témoigne Carmen.

Et c’est sans compter les crises qu’elle multiplie, les logements qu’elle saccage, les tuyaux ou la toilette qu’elle arrache, les coups de marteau qu’elle envoie dans les murs, obligeant sa mère à lui trouver un autre toit. «Cette année, elle a été un mois et demi dans la rue avec son chien», précise sa mère, ajoutant qu’Isabelle a également fait «trois ou quatre séjours en prison» ces quatre dernières années.

«Il y a trois semaines, je lui ai apporté une épicerie. Je ne rentre même plus chez elle, et je n’y vais jamais toute seule. Mais même sur le pas de la porte, elle a réussi à me prendre par le capuchon de mon manteau et à me rentrer dans le mur», rapporte Carmen, dont la voiture a aussi déjà été vandalisée par sa fille. «Elle m’a déjà couru après avec une grosse chaîne», raconte-t-elle encore.

Une colère que Carmen attribue à la maladie mentale et à la consommation de drogue. «Aujourd’hui, elle ne prend que des amphétamines parce qu’elle n’a pas les moyens de se payer autre chose [elle vit d’aide sociale], mais elle a déjà pris des drogues dures», dit sa mère.

Des parents dépassés

La sexagénaire insiste, le ton presque implorant : «Ma fille doit être encadrée à l’extérieur, elle doit être hébergée dans un endroit supervisé. À l’IUSMQ, on m’a dit qu’elle était trop jeune… Sinon on me parle de sa consommation, on me dit qu’elle devrait d’abord régler son problème de consommation, mais qu’on ne peut pas aller contre son gré. Et de toute façon, même si elle allait en désintoxication, ça ne lui ramènera pas son cerveau, elle est malade!» expose Carmen, qui ne sait plus vers qui se tourner pour faire soigner Isabelle et retrouver elle-même un peu de tranquillité, elle qui s’occupe depuis 10 ans du fils de sa fille et dont le conjoint, qui avait «peur de ma fille», est décédé d’un cancer l’an dernier. 

Isabelle a encore son père, mais il est complètement dépassé, mentionne Carmen. «Il ne comprend pas sa maladie. Il l’a déjà hébergée une semaine, et il appelait tout le temps la police...»

Un avocat aurait suggéré à Carmen de passer par une demande d’autorisation de soins à la Cour supérieure. Généralement, c’est le médecin ou l’établissement de santé qui demande cette autorisation et qui doit faire la preuve de l’inaptitude du patient. «Mais je n’arrive même pas à parler aux psychiatres! […] Je ne veux pas qu’ils me disent ce qui est confidentiel, je veux juste qu’ils sachent ce qu’elle fait quand elle est à l’extérieur!»

Ce n’est pas la première fois que Le Soleil fait état du syndrome des portes tournantes en psychiatrie. Le policier de Québec Yanick Campagna a d’ailleurs rencontré la ministre de la Santé, Danielle McCann, à ce sujet la semaine dernière. Le patrouilleur avait dénoncé devant le Comité de déontologie policière la problématique à laquelle sont confrontés les policiers, qui doivent intervenir plusieurs fois par semaine, voire par jour, auprès de patients psychiatriques que les hôpitaux refusent de garder ou libèrent trop vite. Selon lui, trop de personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale sont laissées à elles-mêmes dans la communauté. 

*Prénoms fictifs

Santé

Quand les paramédics doivent décompresser

Dans les 12 derniers mois seulement, la Coopérative des paramédics de l’Outaouais (CPO) a enregistré quatre cas de trouble de stress post-traumatique (TSPT) dans ses rangs. «C’est déjà trop», dit son directeur général. C’est la raison qui a poussé l’organisme à se doter d’un programme de pairs aidants, à revoir de fond en comble sa façon de travailler avec les drames humains, et à recruter Boba, un nouvel employé poilu et sans malice.

Un paramédic peut vivre entre 600 et 800 situations traumatisantes dans une carrière.

Justice et faits divers

Une Québécoise musulmane poursuit une femme qui l’aurait insultée en public

«Rentre dans ton pays!» Une citoyenne de Québec originaire d’Algérie poursuit la femme qui l’aurait insultée en public, dans une caisse populaire.

Le 13 juillet 2018, Saida Mirouh, une québécoise originaire d’Algérie, de confession musulmane, se rend à la Caisse Desjardins du Vieux-Moulin avec son mari et ses deux filles de 10 et 15 ans pour ouvrir un compte à son aînée.

Pendant qu’elle attend dans la voiture avec sa plus jeune, Mme Mirouh affirme qu’une cliente l’a regardée fixement avant de dire « Il fait chaud » et de faire un geste avec son menton, qui faisait référence à son hijab.

Choquée, Saida Mirouh entre dans la caisse populaire et aborde la femme dans la file d’attente, la questionnant sur son commentaire qu’elle juge méprisant. La cliente aurait alors refusé de lui parler, détournant la tête.

Saida Mirouh va s’asseoir dans la salle d’attente. Au moment de ressortir de la caisse, la cliente se serait tournée vers Mme Mirouh et lui aurait dit « rentre dans ton pays, tu n’as rien à faire ici ». Les deux filles de Mme Mirouh auraient entendu les paroles. Les jeunes filles sont sorties de la caisse pour prendre en photo la plaque d’immatriculation de la cliente.

Saida Mirouh affirme, dans sa poursuite devant le Tribunal des droits de la personne, avoir été profondément blessée par les remarques. « Elle s’est sentie exclue de la société et qu’elle ne pouvait y jouer aucun rôle en raison de son identité, son origine ethnique, sa race et ses croyances religieuses », affirme-t-on dans la poursuite.

Propos discriminatoires

Environ un mois après l’événement, Saida Mirouh a déposé une plainte à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

L’organisme a enquêté et a retracé la cliente, Johanne Gaudreault de Beauport. Cette dernière a reconnu avoir dit à Mme Mirouh qu’il faisait chaud, mais réfute toute arrière-pensée. Elle nie avoir dit à la cliente d’origine algérienne de rentrer dans son pays. Selon Mme Gaudreault, Saida Mirouh avait un ton agressif lorsqu’elle l’a interpellée. Johanne Gaudreault dit s’être sentie harcelée et intimidée.

Après avoir recueilli les témoignages, dont ceux des filles qui corroboraient les paroles entendues par leur mère, la Commission conclut que Saida Mirouh a bien été victime de propos discriminatoires fondés sur la race, l’origine ethnique ou la religion.

La Commission estime toutefois que le litige ne soulève pas une question d’intérêt public qui nécessite que l’organisme entreprenne le recours au nom de la plaignante. Devant des questions de fait et de droit simples, la plaignante est en mesure de faire valoir elle-même ses droits individuels devant le Tribunal des droits de la personne, écrit la Commission, dans sa décision datée du 13 août 2019.

La Commission aurait proposé comme mesure de redressement que Mme Gaudreault verse une somme de 5000$ à la plaignante en guise de dédommagement.

Dans sa poursuite, Saida Mirouh réclame elle 20 000 $ pour ce qu’elle qualifie d’atteinte à son droit à la dignité. Elle veut aussi que Mme Gaudreault présente une lettre d’excuses et suive un atelier de sensibilisation aux principes de non-discrimination énoncés dans la Charte des droits et libertés de la personne.

Justice et faits divers

Le capitaine Joël Renaud acquitté d’abus de pouvoir

Le policier militaire Joël Renaud a été acquitté des accusations d’obstruction à la justice et d’abus de confiance qui pesaient contre lui et d’un chef d’inconduite sexuelle. Mais il a été reconnu coupable d’avoir tenu des propos dégradants et désobligeants à l’égard des femmes, en plus d’avoir posé un geste obscène indigne d’un officier des Forces armées canadiennes, selon le juge militaire Martin Pelletier.

Le capitaine Joël Renaud avait subi son procès devant la Cour martiale de la Base militaire de Bagotville en septembre dernier. Il était accusé en vertu de la Loi sur la Défense nationale. Les militaires doivent suivre certaines règles pour le maintien de l’ordre et de la discipline, sous peine de sanction.

Actualités

Le CQFA en vedette à la télévision [VIDÉO]

Le Centre québécois de formation aéronautique (CQFA) et le Cégep de Chicoutimi bénéficieront d’une belle vitrine, dès le 8 janvier. Les étudiants et les enseignants du programme d’aviation seront en vedette dans la nouvelle émission Pilotes de demain diffusée sur les ondes de Canal D.

Le tournage des huit épisodes de 30 minutes a débuté au printemps dernier et est toujours en cours. L’horaire a été déterminé selon les principales étapes de la formation de pilotage. Le directeur des communications du Cégep de Chicoutimi, Éric Émond, mentionne que le tournage a nécessité une «extraordinaire» collaboration de tout le personnel du CQFA. De plus, étant donné que l’aviation est un milieu très réglementé, l’équipe de Zone 3 a dû faire preuve de beaucoup d’ingéniosité, notamment pour filmer les élèves et les formateurs dans les petits avions Beechcraft Sundowner et Musketeer.

Actualités

Des préposés aux bénéficiaires en grève pour obtenir 15 $ l'heure

MONTRÉAL — Las d'être rémunérés 13 $ ou 14 $ l'heure pour prendre soin de personnes âgées, des préposés aux bénéficiaires qui travaillent dans le secteur privé déclencheront la grève à compter du 26 novembre.

Ce sont près de 500 syndiqués qui débraieront ainsi, principalement des préposés aux bénéficiaires, mais aussi des employés qui travaillent aux cuisines, à l'entretien, à la buanderie et autres dans ces résidences privées.

Ils sont membres du Syndicat québécois des employés de service (SQEES), affilié à la FTQ, et travaillent dans cinq résidences privées pour personnes âgées à Montréal, Laval, Québec et Saint-Jean-sur-Richelieu.

Le mandat de grève en est un de cinq journées pour certaines de ces résidences privées et de 10 pour les autres. Les journées de grève seront tenues de façon consécutive; elles débuteront le 26 novembre.

Ces préposés revendiquent 15 $ l'heure à l'embauche et des augmentations de 1 $ par année pour chaque année de la convention collective d'une durée de trois ans.

«Chez Costco, une caissière en haut de l'échelle, ça gagne 28,25 $, un emballeur 26,35 $. C'est drôle: il n'y a pas de pénurie, hein, chez Costco! Ils n'ont pas de misère à recruter. Et je ne dénigre pas ces emplois-là; je ne dis pas qu'ils sont trop payés, au contraire. Moi, je dis que nos gens qui donnent des services aux résidants ne sont pas assez payés», s'est exclamée en entrevue Sylvie Nelson, présidente du SQEES.

Les résidences touchées sont la Résidence Anjou, le Domaine des Forges à Laval, l'Oasis Saint-Jean (Chartwell) à Saint-Jean-sur-Richelieu, les Appartements de Bordeaux (Chartwell) à Québec et le Domaine de Bordeaux (Chartwell) à Québec.

Ce sont les résidences des Forges et Oasis Saint-Jean qui seront touchées pendant 10 jours; les autres le seront pendant cinq jours.

Services essentiels

Bien qu'il s'agisse de résidences privées et non publiques, les services essentiels seront maintenus. En vertu des règles, le débrayage ne touchera donc que 10 ou 20 pour cent des services ou soins, selon le cas.

Mme Nelson en donne une illustration: «les gens autonomes vont devoir aller chercher leur dessert sur la table, au lieu d'avoir un employé qui vient le leur porter; le plancher, au lieu d'être nettoyé deux fois par jour, va l'être une fois par jour; les débarbouillettes ne seront pas pliées. Ce sont des choses qui ne toucheront pas à la santé et à la sécurité des résidants».

Rythme inégal

Comme il s'agit d'employeurs différents, la négociation n'avance pas au même rythme partout. Dans certains cas, elle continue, dans d'autres, elle est au point mort.

«On est toujours ouverts à négocier, sept jours-semaine, jour, soir, nuit. Si on s'en va en grève dans ces cinq établissements-là, c'est parce que ça n'avance pas assez», a précisé Mme Nelson. Les questions normatives sont passablement réglées; c'est la question salariale qui bloque.

Le fameux salaire de 15 $ l'heure a été obtenu par certains syndicats locaux du SQEES, qui ont réglé depuis le début du mouvement. Quant à l'augmentation de 1 $ par année, certains l'ont obtenue, d'autres ont obtenu des variantes sur les trois années; d'autres ont obtenu 2,50 $ sur trois ans plutôt que 3 $.

Jointe par courriel, la direction de Chartwell n'avait pas répondu à l'invitation à faire connaître ses commentaires, au moment d'écrire ces lignes.

Le SQEES demande au gouvernement du Québec de soumettre les préposés aux bénéficiaires à la Loi sur les décrets de convention collective. Cela leur donnerait des conditions minimales de travail, même s'ils travaillent pour des employeurs différents. De tels décrets existent dans l'entretien d'édifices publics et dans les agences de sécurité. Il a déposé des propositions à cet effet au congrès de la FTQ, qui se tiendra à la fin du mois, dans le but d'obtenir l'appui de la centrale dans sa revendication.

Insolite

É-U: trois vaches emportées par un ouragan retrouvées vivantes sur une île

WASHINGTON — Trois vaches emportées en mer par la montée des eaux causée par l’ouragan Dorian en septembre sur la côte Est américaine ont été retrouvées vivantes à des kilomètres de là sur un chapelet d’îles sablonneuses, ont rapporté jeudi les médias locaux.

Les trois mammifères ont été récemment découverts par des agents du parc national côtier de Cape Lookout, trois mois après avoir disparu le 6 septembre quand le littoral de l’État de Caroline du Nord a été frappé  par l’ouragan de catégorie 1.

Les trois vaches auraient nagé de 6 à 10 kilomètres en mer avant de remettre le sabot sur... leur plancher, en l’espèce une île formée de dunes et de végétation éparse faisant partie des Outer Banks, a précisé le journal Charlotte Observer.

Cette mince bande de sable, formant un chapelet d’îles-barrières, s’étire sur plus 300 km le long des côtes de Caroline du Nord.

Les trois ruminants faisaient partie d’un troupeau vivant en liberté sur un terrain privé d’une presqu’île nommée Cedar island. L’ouragan Dorian y a provoqué un «mini-tsunami» qui a tué une trentaine de chevaux sauvages, dont certains ont également été emportés en mer.

Les trois vaches ont été identifiées par leur gardien, Woody Hancock. Elles vont probablement se voir administrer un sédatif et être rapatriées par bateau vers leur pâturage d’origine, a indiqué un porte-parole du parc fédéral de Cape Lookout, cité par le Charlotte Observer.

Justice et faits divers

Coupable d’inconduite sexuelle: le Dr Monette radié pour 17 mois

Le Collège des médecins du Québec (CMQ) impose une radiation de 17 mois au médecin Steven Monette, qui s’était reconnu coupable d’inconduite sexuelle.

Le 31 octobre, le conseil de discipline a décrété sa radiation du tableau de l’ordre pour une période de douze mois sur le chef d’accusation d’avoir eu une relation sexuelle avec une patiente à son bureau au mois de mars 2014.

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Pour avoir tenu par la suite jusqu’au mois de novembre 2016 des propos à caractère sexuel lors de plusieurs échanges SMS et ce, tout en continuant le suivi médical de cette patiente, la radiation est de cinq mois.

Les périodes de radiation doivent être purgées consécutivement, précise l’ordre.

La décision du conseil est exécutoire dès sa communication à l’intimé, ajoute-t-on. Le Dr Steven Monette est donc radié pour une période totalisant 17 mois depuis mardi.

En mai 2018, on apprenait que le Dr Monette s’était reconnu coupable d’inconduite sexuelle durant son audience disciplinaire devant le Collège des médecins du Québec. 

La Clinique médicale de Coaticook avait alors mis fin à ses liens d’affaires et professionnels avec le praticien de manière permanente.

C’était la deuxième fois qu’il se présentait devant son ordre professionnel en moins de 18 mois. En effet, il avait été radié pour six mois en octobre 2016 par le CMQ. À ce moment, le Dr Monette avait plaidé coupable à trois chefs déontologiques devant le conseil de discipline.

Politique

Vol de documents dans la voiture du ministre Jolin-Barrette

Le ministre Simon Jolin-Barrette s’est fait voler des documents et sa tablette électronique dans sa voiture de fonction, mercredi soir. Tous les effets ont vite été récupérés par la police et un suspect a été arrêté. Mais la question entourant la protection des informations sensibles du gouvernement demeure, puisqu’aucune règle précise ne semble exister.

Le véhicule était garé dans le stationnement public intérieur du complexe G, tour voisine du parlement où se situent les bureaux du ministère de l’Immigration que dirige M. Jolin-Barrette. Un ministre est toujours accompagné par un garde du corps-chauffeur embauché par le ministère de la Sécurité publique.

Les informations policières confirment que les portières de l’auto n’étaient pas verrouillées. Le ministre affirme que le véhicule a été laissé sans surveillance environ 45 minutes. Le premier ministre Legault ajoute de son côté que le suspect «cherchait de l’argent» et que d’autres voitures autour auraient été dévalisées.

Avant son entrée au Salon bleu de l’Assemblée nationale, M. Jolin-Barrette, qui s’était aussi fait voler ses clés de maison dans l’affaire, a insisté pour dire qu’il s’agissait de «documents de travail».

«Ce n’était pas des documents importants, plutôt des documents de travail du quotidien. La majorité des documents que nous avons sont sur support informatique, sur mon iPad. Et dès le moment où j’ai été informé du vol, on a pris les mesures pour désactiver tous mes codes. Aucun document n’a émané de ça, les accès ont été coupés», a-t-il insisté, précisant qu’il devait entrer deux mots de passe pour accéder au contenu de sa tablette électronique.

Situation normale?

Quant à la nature des documents en papier que l’individu a subtilisés, le ministre parle de «notes personnelles manuscrites, quand je rencontre des gens, des groupes. Vous savez, je vais faire des consultations bientôt et j’ai déjà fait des consultations. Alors ça m’arrive de prendre des notes manuscrites», a-t-il laissé tomber, répondant en même temps aux critiques selon lesquelles il n’a pas assez consulté dans la récente réforme avortée du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

«Très souvent, on doit voyager dans plusieurs endroits et on ne transporte pas tous nos documents chaque fois qu’on s’arrête. Des fois, je vais donner un discours quelque part et je n’apporte pas tous mes documents pour aller donner mon discours», a pour sa part illustré le premier ministre Legault, pour expliquer la présence de documents gouvernementaux dans un véhicule de fonction sans surveillance.

Vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault admet aussi que «ça m’arrive à l’occasion. J’utilise plutôt des versions électroniques, mais j’ai parfois quelques documents, parce que ça m’arrive couramment de travailler dans ma voiture, de lire des documents, de faire des appels. Comme c’est le cas de plusieurs ministres. Mais c’est rare, je privilégie de les avoir sur mon téléphone», dont l’accès nécessite aussi deux mots de passe.

Y a-t-il une règle, y aura-t-il une directive?

«Je ne sais pas s’il y a des règles, c’est une question de jugement», estime le premier ministre, qui ne croit pas que le chauffeur-garde du corps du ministre Jolin-Barrette doive être congédié.

«À ma connaissance, il n’existe pas de règle stricte sur le transport ou la détention de documents de travail à l’intérieur d’une voiture de fonction relevant du ministère de la Sécurité publique», a répondu la ministre Guilbault, ajoutant qu’une enquête est en cours. «Il y a surtout une règle de gros bon sens. Personnellement, je ne laisserais pas de documents extrêmement sensibles qui ont trait à mon ministère dans ma voiture.»

«Les erreurs s’accumulent»

Dans l’opposition, la critique la plus virulente est venue de la libérale Marwah Rizqy. «Ma mère m’a appris de ne pas laisser ma sacoche dans l’auto! Je pense qu’on ne laisse pas des documents de travail dans l’auto et pour un ministre qui est aussi avocat de formation, il sait très bien que tout document peut être important et par conséquent, c’est vraiment de l’imprudence. Les voitures de fonction sont des vans noires. Les gens sont capables d’identifier une voiture de fonction et qu’un ministre laisse des documents en pleine vue, il demande pratiquement à se faire voler. Dans son cas à lui, les erreurs s’accumulent», tranche Mme Rizqy.

Solidaires et péquistes ont été plus modérés envers le ministre Jolin-Barrette. Le chef par intérim du Parti québécois, Pascal Bérubé, tient néanmoins à connaître la nature des documents dérobés. «Il pourrait y avoir des délits d’initié. On pourrait apprendre une nomination, apprendre des investissements gouvernementaux, il peut y avoir des répercussions importantes», suppose M. Bérubé.

Arts

Koriass, Tire le Coyote et plusieurs autres pour la Coop Le Soleil

Les artisans de la Coop Le Soleil organisent un spectacle-bénéfice afin de soutenir la coopérative de solidarité qu’ils mettent sur pied pour relancer le journal. Intitulé Québec, mon amour, le spectacle réunira plusieurs artistes locaux sur la scène de l’Impérial Bell le 27 novembre, dès 20h.

Déjà, Tire le Coyote, Koriass, Pascale Picard, Sarahmée, Liana et Simon Kearney ont confirmé leur participation. D’autres artistes seront annoncés dans les prochains jours. 

«C’est magnifique de voir que les artistes de la scène musicale de Québec se mobilisent et nous appuient. Ce sera, sans l’ombre d’un doute, une soirée magique et chargée d’émotion à l’Impérial», dit Marc Allard, journaliste et chroniqueur au Soleil et un des organisateurs du spectacle.
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Justice et faits divers

Une structure commerciale s’effondre à Chicoutimi

La partie arrière d’une structure en construction s’est partiellement effondrée, mercredi après-midi, le long du Boulevard du Royaume, à Chicoutimi. Personne n’a été blessé.

L'entreprise Technosoude, responsable des travaux, a émis un communiqué jeudi afin d'expliquer la situation. 

«Une partie des poutrelles ont déversées suite à une erreur lors de la séquence de montage. Dès ce matin, nous travaillons à sécuriser le chantier et corriger la situation. Nous tenons à rassurer tous nos clients que cet événement est pris très au sérieux et que les mesures correctives nécessaires seront mises en place afin qu’une telle situation ne se reproduise plus.»

Lors de la visite du Quotidien sur place mercredi, l’état des lieux et les suppositions des employés portaient à croire qu'un camion avait reculé dans un poteau, ce qui aurait causé l’effondrement partiel du toit de la structure. Le futur bâtiment abritera la salle de montre de Touteslesmarques.ca, un concessionnaire du Groupe l’Ami Junior. Le projet représente un investissement de 4 millions de dollars.

Justice et faits divers

Un ex-raëlien remis en liberté

L’ex-raëlien Camil Renaud, qui a reconnu sa culpabilité en septembre dernier à des accusations de contacts sexuels et d’exploitation sexuelle d’une adolescente, pourra retourner chez lui en attente de sa peine. L’individu de 66 ans avait été incarcéré pour sa propre sécurité, au lendemain de ses plaidoyers de culpabilité, puisqu’il avait tenté de mettre fin à ses jours.

Camil Renaud, qui demeure aujourd’hui à Repentigny, avait fait la manchette lorsqu’il a reconnu avoir abusé sexuellement d’une adolescente, alors qu’il était membre de la secte de Raël, entre 1988 et 1995, à La Baie. La jeune fille avait 11 ans lorsque les premiers gestes ont été posés. On parle de gestes de frottement des parties génitales, de masturbation et de fellation.

Actualités

Pétition de Saint-Élie-de-Caxton: le document déposé jeudi à l'Assemblée nationale

Saint-Élie-de-Caxton — La pétition demandant au ministère des Affaires municipales du Québec de se mettre le nez dans les affaires de la Municipalité de Saint-Élie-de-Caxton sera déposée jeudi à l’Assemblée nationale et Nicole Garceau souhaite de tout cœur que cet appel soit entendu par le gouvernement.

Mme Garceau a lancé cette pétition il y a un peu plus de six semaines. Selon les 802 signataires de la version électronique et les quelque 250 signatures récoltées sur la version papier, le travail du maire Robert Gauthier doit être supervisé pour le reste de son mandat, tant les choses vont mal à la Municipalité, soutiennent ces personnes.

Actualités

Hollywood débarque à Saint-Justin

Saint-Justin — Le tranquille petit village de Saint-Justin a été assailli par l’équipe de tournage de la série américaine Blood and Treasure, dont la première saison a été diffusée cette année sur les ondes du réseau CBS. La séquence qui devait être tournée mercredi dans la localité a créé tout un remue-ménage qui ne passait pas inaperçu pour les résidents.

Un impressionnant déploiement de camions, de chapiteaux et de membres du personnel était observable dans le stationnement de l’église, sur le terrain limitrophe à la bibliothèque municipale et sur les terrains de l’ancienne usine de meubles, située sur la rue Prud’homme, où se déroulait le tournage.

Justice et faits divers

Un voleur en série libéré pour une quatrième fois en un an

Le cambrioleur en série Guy Lapointe est libre à nouveau. C’est la quatrième fois en un an que l’homme de 55 ans, reconnu comme étant l’un des voleurs les plus prolifiques du Saguenay–Lac-Saint-Jean, recouvre sa liberté en attente de procès.

Le Chicoutimien Guy Lapointe aurait plus de 200 vols à son actif et possède un casier garni de 90 pages d’antécédents judiciaires. Il a jadis écopé de lourdes peines pour des vols de coffre-fort dans des banques, notamment, et pour des introductions par effraction.

Affaires

Ouverture du SAIL: congestion monstre et file d'attente

Une vraie expédition attendait les premiers clients du magasin SAIL, mercredi, qui se sont déplacés par centaines afin d’y entrer dès la première journée. Pourquoi plusieurs se sont-ils infligé plus d’une heure d’attente, à une température qui avoisinait les - 12 degrés Celsius, lors de l’ouverture des portes? « Les rabais », a-t-on répondu unanimement.

Amélie et Élisabeth, 21 ans, ont rebroussé chemin lorsqu’elles ont vu la file de près de 500 personnes devant le magasin du 620, rue Jean-Paul Perrault, peu avant l’ouverture prévue à 9 h.

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« On est allées déjeuner avant et on est revenues faire la file ensuite », a expliqué Amélie, affirmant que les réductions offertes valaient bien l’attente. Elle comptait bien en profiter pour se procurer un sac à dos. 

Certains rabais et promotions avaient été annoncés uniquement pour la journée du 13 novembre, alors que d’autres sont en vigueur jusqu’à dimanche. On laissait entrer les gens par groupe d’environ 50. Le commerce ne peut accueillir que de 400 à 500 personnes à la fois.

Se stationner dans les environs n’avait rien d’évident. Les deux amies ont d’ailleurs dû se tourner vers le stationnement de l’Aubainerie, à quelques minutes de marche, pour s’éloigner des complications. 

Suzanne Pouliot et sa fille, Catherine, avouent même avoir laissé leur véhicule au Winners. La congestion refoulait effectivement jusqu’à la hauteur de ce magasin sur le boulevard de Portland, mercredi matin. 

Heureuses de finalement pouvoir se réchauffer après avoir passé 1 h 10 à l’extérieur, les Pouliot ont été attirées sur les lieux par la curiosité. « On est habituées d’aller au SAIL du Quartier DIX30, alors on voulait venir voir les rabais qu’il y aurait ici. On est venues regarder des vêtements et des manteaux surtout, on ne chasse pas et on ne pêche pas », partage Suzanne Pouliot.

« Je pense qu’on s’est tous fait avoir par la pub. On veut voir les rabais qu’il y a en dedans », sourit Mathieu Clément, à quelques personnes de finalement pouvoir entrer dans le commerce. Lui et Karl Landry ont attendu plus d’une heure en cette froide journée. « Plus tu attends, plus tu as envie de partir, mais en même temps, tu avances! » constate M. Landry. 

Ruptures de stock

Le président de SAIL plein air, Normand Décarie, s’est dit extrêmement satisfait de l’affluence. « Les gens sont patients! À l’heure où on se parle [10 h 30], il y a une file d’environ 300 personnes pour les caisses. On commence également déjà à manquer de grandeurs et de couleurs pour certains modèles », disait-il, confirmant que de manière générale, les clients qui entraient achetaient vraiment. 

Une centaine d’employés étaient sur place pour accueillir les clients, dont plusieurs du siège social, qui étaient venus de Laval pour prêter main-forte. 

« On s’est installés à Sherbrooke parce qu’il y a beaucoup de parcs, de rivières et d’occasions de plein air. Ça fait partie de notre ADN », a-t-il également noté, estimant que 10 000 personnes devraient visiter la nouvelle succursale d’ici à la fin de semaine. 

Chaos sur le réseau routier

L’ouverture du nouveau magasin a aussi créé un véritable chaos sur l’autoroute 410 mercredi matin à la hauteur du Carrefour de l’Estrie.

La voie rapide était à éviter peu avant 9 h. On pouvait observer un important bouchon dans les deux sens. Le refoulement atteignait même l’autoroute 10.

Le secteur était encore congestionné en fin d’avant-midi.

Les policiers ont été appelés à se rendre sur place pour rendre la circulation plus fluide, indiquait Martin Carrier, porte-parole du Service de police de Sherbrooke.

« Le secteur était à éviter. Nous demandions aux gens de prendre un chemin alternatif s’ils n’ont pas à se rendre dans ce secteur », a-t-il commenté.

« C’est une situation problématique, car il y avait énormément de trafic et de congestion. »

Justice et faits divers

Un enfant mordu par un chien dans une garderie

Un enfant de quatre ans a été mordu au visage par un chien dans une garderie en milieu familial associé au bureau coordonnateur du CPE L’Enfant-Do, à Magog, mardi. La propriétaire du service de garde en milieu familial, Jane Howell, a déjà reçu un constat d’infraction de 646 $ de la part de la Régie de police Memphrémagog et l’animal fautif subira une évaluation comportementale.

La Régie de police Memphrémagog a été informée mardi, en fin de journée, qu’un enfant fréquentant une garderie située au 1476 du chemin Alfred-Desrochers, à Orford, présentait des marques de morsure au visage. Les policiers ont rapidement réagi en donnant un constat d’infraction.

Signe que le dossier est jugé sérieux, les policiers ont ouvert une enquête dans le but de déterminer « si une accusation de négligence criminelle mérite d’être déposée au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales » concernant cette affaire.

La morsure subie par le jeune William a laissé des traces sur son nez et près de sa bouche. Tout laisse croire qu’il ne gardera pas de séquelles, mais ses parents estiment que la gardienne d’enfants a fait preuve de négligence.

« C’est arrivé mardi et personne ne nous a appelés par la suite. On l’a appris en allant chercher notre enfant, à la fin de la journée, et la responsable du service de garde nous a dit qu’il s’agissait simplement d’un petit accident en expliquant l’événement. C’est sûr que mon fils ne retournera pas là », déclare Katherine Plante, la mère du garçonnet.

Selon la version obtenue par la mère, l’enfant se trouvait dans la cuisine quand il s’est approché du chien pour le flatter. La bête aurait alors réagi impulsivement.

À première vue, il est difficile de comprendre pourquoi le bambin a pu s’approcher de la bête puisqu’il avait vraisemblablement été convenu avec Jane Howell que William ne devait jamais se trouver en présence des chiens vivant sur la propriété. « C’est inscrit dans le contrat qu’on a signé avec ce service de garde », révèle Mme Plante.

Science

La santé des stocks de poissons au Canada continue à se détériorer

SAINT-JEAN, T.-N.-L. - Une vérification annuelle de l’état des pêches canadiennes révèle une diminution du nombre de stocks de poissons en bonne santé depuis deux ans et prévient que si le gouvernement ne fait rien de plus, la situation ne cessera d’empirer.

Le groupe écologiste Oceana Canada publie son troisième rapport annuel sur l’état des lieux, basé sur les données du ministère fédéral des Pêches et des Océans. Le rapport presse Ottawa d’adopter enfin les réglementations fixant des échéanciers et des objectifs pour la reconstitution des stocks en situation «critique». Sur les 33 stocks considérés comme en «zone critique», seuls six bénéficient de plans de reconstitution du gouvernement.

Dans son «Audit des pêches 2019», Oceana Canada conclut que 17 pour cent des stocks de poisson au pays sont dans la «zone critique», contre 13,4 pour cent en 2017.

D’autre part, plus de crustacés se retrouvent dans la zone critique en 2019, «une tendance particulièrement inquiétante, car la valeur de l’industrie canadienne des produits de la mer dépend fortement des crustacés», précise l’organisme. Selon Pêches et Océans Canada, le crabe des neiges, le homard et la crevette représentent à eux seuls 73 pour cent de tous les débarquements, et valent approximativement 3,8 milliards $, souligne le rapport.

Par ailleurs, Oceana Canada signale que l’état sanitaire de 38 pour cent des stocks n’a pas pu être évalué faute de données suffisantes.

Robert Rangeley, directeur scientifique d’Oceana Canada, estime que la série de vérifications a révélé des tendances inquiétantes, notamment un manque d’action décevant du gouvernement face à cette «crise» persistante. «Je pensais que lors de notre troisième audit, nous constaterions davantage de progrès», a-t-il déclaré par téléphone depuis Ottawa. «Il y a beaucoup de gens bons et intelligents chargés de la science et de la gestion de nos océans, mais les progrès sont trop lents. (...) L’urgence ne fait que grandir.»

Morue et crevette nordique

Le rapport fait état de quelques progrès, notamment une augmentation du nombre de publications scientifiques évaluant la santé des stocks de poisson et une plus grande transparence du suivi de la pêche. On souligne également que la Loi sur les pêches, modifiée en juin, constitue une occasion de progresser. Mais les réglementations fédérales, en cours d’élaboration, devraient prévoir par exemple des échéanciers pour les plans de reconstitution des stocks, et des systèmes de surveillance normalisés afin que la nouvelle loi puisse porter ses fruits.

Vingt-quatre des stocks de poisson gravement épuisés du pays se trouvent dans l’est du Canada, y compris la morue et la crevette nordique.

Plusieurs invertébrés sont passés d’un statut en bonne santé à une désignation «prudente», y compris la crevette nordique et la crevette à flanc rayé. Trois autres stocks de crevette du Pacifique et de crabe des neiges du plateau néo-écossais ont été classés dans la «zone critique» cette année, ce qui porte à sept le nombre total de stocks de crustacés dans cette catégorie, contre un seul en 2017.

M. Rangeley estime qu’un engagement réel d’Ottawa est nécessaire pour reconstruire les pêcheries et éviter un nouvel effondrement comme celui de la morue du Nord. Ce stock n’a pas de plan de reconstitution depuis son effondrement en 1992, qui avait jeté au chômage des milliers de travailleurs et dévasté plusieurs communautés sur l’île de Terre-Neuve.

Oceana Canada critique d’ailleurs la décision d’Ottawa d’augmenter le quota de captures de morue du Nord de 30 pour cent ce printemps, ce qui irait à l’encontre de la nouvelle Loi sur les pêches et de la politique du gouvernement visant à maintenir la pêche des stocks épuisés à des niveaux aussi bas que possible, soutient-on.

Affaires

Dirigeables: Flying Whales, producteur exclusif en Amérique

L’entreprise française Flying Whales a signé mercredi matin l’entente de coopération et la participation financière de 30 millions $ avec le gouvernement québécois pour la création d’un dirigeable à charge lourde. Grâce à cette entente, la filiale québécoise de Flying Whales obtient l’exclusivité de la production pour le continent américain.

Flying Whales Québec s’occupera également dès 2020 du volet de recherche et de développement, dont les solutions développées au Québec demeureront la propriété intellectuelle de la filiale québécoise. À terme, ces solutions seront commercialisées entre autres en France et en Chine. Cette initiative générera également des partenariats avec des entreprises québécoises de l’aérospatiale pour des activités de recherche-développement.

«C’est une nouveauté pour le gouvernement québécois de devenir actionnaire d’une société mère et de la filiale québécoise. Plutôt que de mettre de l’argent dans des projets et de ne pas les contrôler, là le gouvernement sait ce que se passe et bénéficie pour son retour sur investissement du marché européen et asiatique», explique le président de Flying Whales, Sébastien Bougon, rencontré mardi soir par Le Soleil. 

Flying Whales implantera également au Québec une société opératrice de dirigeables pour l’Amérique, au Québec, nommée Flying Whales services America. «Que la solution soit vendue en Argentine, au Pérou, etc, tous les emplois et les taxes liés à Flying Whales industries et services seront au Québec», insiste-t-il. Une centaine d’emplois verront le jour pour la partie recherche et développement, 300 autres emplois pourraient s’ajouter avec la construction de l’usine. 

Le Québec avait commencé à s’intéresser à cette nouvelle industrie en 2017 pour répondre à des besoins concernant les infrastructures dans le Grand Nord. En juin, lors du Salon du Bourget le gouvernement québécois avait signé une entente de principe d’une participation de 25 % dans le projet aérospatial. La Chine possède également 25 % de l’entreprise, mais contrairement à la France et au Québec, aucune entreprise chinoise n’est impliquée dans le projet. Des inquiétudes avaient été soulevées vis-à-vis de l’espionnage industriel. M. Bougon a assuré que les Chinois veulent disposer de la solution pour son Go-West Campaign, mais qu’ils ne participeront pas aux travaux de recherche et développement. 

Cinquante fois moins cher que l’hélicoptère 

Le gouvernement français a commencé à s’intéresser à ce projet, développé dans la région Nouvelle-Aquitaine à partir de 2013, à cause des problématiques de plus en plus importantes dans l’extraction du bois. Cette industrie occupe le second rang du déficit de la balance commerciale de la France alors que le pays possède l’un des plus grands territoires forestiers en Europe. Les entreprises forestières utilisent des hélicoptères pour aller chercher et déposer le bois, mais cela coûte extrêmement cher et l’empreinte écologique est importante. 

«Quand on fait des routes et des pistes [d’atterrissage] pour aller chercher le bois, il n’y a pas de retour sur investissement parce que le bois a une valeur trop faible», souligne M. Bougon. «Mais maintenant, la France n’investit plus dans des routes et des pistes. Il faut donc aller chercher le bois par un moyen aérien», poursuit-il. 

Contrairement à un hélicoptère qui peut transporter un maximum de cinq tonnes à la fois et doit atterrir pour réaliser la manoeuvre, un dirigeable peut aller jusqu’à 60 tonnes dans des endroits inaccessibles. «Le dirigeable ne se pose pas. Il va ouvrir sa soute et va charger le matériel en vol. Il s’affranchit de tout besoin d’infrastructure et il est 50 fois moins cher que l’hélicoptère à la tonne transportée», fait valoir le président de Flying Whales. 

Le dirigeable fonctionne à l’hélium et l’entreprise travaille sur un produit 100 % électrique pour le faire avancer afin de réduire au minimum l’empreinte environnementale. 

Charges lourdes

Il n’y a pas que l’industrie du bois qui pourrait bénéficier de ce nouveau moyen de transport. Le dirigeable pourrait également servir pour transporter des maisons dans le Grand Nord. «Le coût du transport est plus élevé que la construction de la maison, grâce au dirigeable, on peut aller déposer la maison directement et à un coût moindre», illustre M. Bougon. 

Le président de Flying Whales donne également l’exemple des pales éoliennes. Un dirigeable peut embarquer trois pales dans sa soute et les déposer au pied du mat. On évite ainsi trois convois exceptionnels au sol. 

Ce moyen de transport peu coûteux et écologique devrait être prêt pour la production d’ici 2023-2024. L’entreprise française se trouve à mi-chemin de l’ingénierie et devrait fabriquer la première machine en 2021 ou 2022. Il faudra ensuite compter un an d’essai au sol et en vol. Le dirigeable sera certifié de la même manière que les avions ce qui assura une sécurité à un très haut degré de fiabilité.

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Justice et faits divers

Arnaque téléphonique: des fraudeurs se font passer pour des policiers de Québec

Des fraudeurs qui se font passer pour des policiers du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) ont arnaqué plusieurs citoyens au téléphone dans les derniers mois, soutirant plus de 12 000 $ à une des victimes.

Mercredi matin, le SPVQ a voulu mettre en garde la population contre la recrudescence de ce genre de fraude téléphonique. 

L’arnaque du policier est la plus récente version de cette arnaque de type «paiement urgent». Les fraudeurs ont aussi fait semblant d’être des employés du ministère du Revenu ou d’autres ministères. 

Le SPVQ a reçu une dizaine de plaintes liées à ce type de fraude depuis le mois d’août. Dans plusieurs cas, le montant dérobé atteignait plusieurs milliers de dollars. Une des victimes s’est fait voler plus de 12 000 $. 

«Le profil des victimes va des plus jeunes aux plus âgés. Il n’y a pas de profil précis. Il y a toutes sortes de victimes», indique Sandra Dion, porte-parole du SPVQ. 

La fraude fonctionne de cette manière : les citoyens reçoivent un appel d’une personne qui prétend travailler pour le SPVQ et le «suspect mentionne à la victime qu’elle est recherchée dans un autre pays pour blanchiment d’argent à la suite d’un vol de son identité», indique Mme Dion. Le fraudeur met ensuite de la pression sur la victime en la menaçant que des policiers viendront l’arrêter. Il dit à la victime qu’elle doit déposer un montant d’argent en bitcoins, dans un guichet sélectionné par le suspect, afin d’éviter d’avoir des problèmes avec la justice.

Dans certains cas, souligne Sandra Dion, «les fraudeurs agissent à plusieurs et utilisent différents moyens technologiques pour créer de faux numéros de téléphone qui semblent authentiques et s’affichent même parfois sous le nom du SPVQ.» 

Pour éviter de vous faire prendre au piège, le SPVQ conseille aux citoyens de demeurer vigilants; de ne prendre aucune décision sous pression; de ne pas de céder aux menaces; de vérifier l’authenticité de l’appel en communiquant soi-même avec la police, le ministère ou une autre institution.

Tout renseignement concernant ce type de fraude peut être transmis au Service de police en composant le 911 pour une intervention immédiate. Pour transmettre une information qui sera traitée de façon confidentielle, vous pouvez composer le 418 641-AGIR (2447) et, pour les gens de l’extérieur de la ville de Québec, le 1 888 641-AGIR, sans frais.

Justice et faits divers

Toronto: la famille d’une fillette tuée par un climatiseur embauche un avocat

TORONTO - Un avocat représentant la famille d’une fillette de deux ans tuée lors de la chute d’un climatiseur a déclaré qu’il enquêtait sur les circonstances de l’incident.

Slavko Ristich, un avocat spécialisé en préjudices corporels, a déclaré que la famille avait été «dévastée» par l’incident survenu lundi après-midi dans un complexe de logements de Toronto.

La police a indiqué qu’une unité de climatisation était tombée du huitième étage d’un immeuble et avait frappé l’enfant, qui, selon M. Slavko, s’appelait Crystal Mirogho.

M. Slavko a dit que la mère et les frères et soeurs de Crystal ont été traumatisés parce qu’ils poussaient la fillette dans une poussette quand elle a été heurtée.

La famille de Crystal a remercié le public pour son soutien fulgurant après qu’une page de sociofinancement eut reçu 10 000 $ en dons en deux jours.

M. Slavko a déclaré que son enquête déterminerait ce qui s’était passé et si des pratiques de maintenance adéquates étaient en place.

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Affaires

«L’arrivée d’Amazon va brasser tout le monde»

« L’arrivée d’Amazon au Québec va brasser tout le monde. Ça confirme que le commerce électronique est réel. Je le dis depuis des années. »

Martin Ball, président de Wiptec, une entreprise sherbrookoise de préparation de commandes, considère comme une bonne nouvelle l’ouverture prochaine d’un centre d’expédition au Québec du détaillant en ligne Amazon Canada.

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