Gatineau

Une garderie demandera de rapporter les couches souillées à la maison

« Si la Ville de Gatineau ne nous trouve pas un arrangement rapidement, je vais devoir forcer les parents à repartir avec les couches souillées de leurs enfants quand ils viendront les chercher le soir. »

À première vue, on pourrait croire qu’il s’agit d’une mauvaise blague, convient Line Kelly, directrice générale du Centre de la petite enfance (CPE) Au pays de Cornemuse, situé sur le boulevard Saint-Raymond, mais la situation est bien réelle. L’entrée en vigueur, lundi, de la nouvelle réglementation sur les matières résiduelles qui plafonne à 120 litres par deux semaines la quantité de déchets qui sera ramassée fait ressortir des cas jugés surréalistes aux yeux de plusieurs.

Ottawa

Château Laurier: une poursuite contre la Ville d'Ottawa

Une poursuite a officiellement été déposée à la Cour supérieure de l’Ontario pour contester la décision du conseil municipal d’Ottawa d’autoriser la construction d’une annexe controversée au Château Laurier.

Patrimoine Ottawa annonce qu’elle conteste devant les tribunaux cette décision et argumente que le conseil municipal a commis un vice de procédure en déléguant certains de ses pouvoirs au directeur général du Service de la planification, de l’infrastructure et du développement économique.

« Selon le règlement de la Ville d’Ottawa sur la délégation de pouvoirs, le directeur général de la planification peut approuver des demandes en matière de patrimoine seulement lorsque deux critères sont satisfaits : la superficie de l’annexe proposée ne dépasse pas 30 % du bâtiment existant et l’ajout n’a pas d’impact négatif sur les attributs patrimoniaux du bâtiment existant. Dans le cas de l’annexe du Château Laurier, aucune des deux conditions n’a été respectée », écrit Patrimoine Ottawa dans un communiqué.

« Le Château Laurier est l’un des édifices les plus emblématiques d’Ottawa », conclut l’organisme.

Le conseil municipal d’Ottawa avait adopté une résolution accordant au propriétaire du Château Laurier la « permission conditionnelle » de construire un ajout proposé au bâtiment historique en juin 2018.

En juillet dernier, le conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, s’était levé pour s’opposer au projet d’agrandissement du projet hôtelier. Il avait alors déposé une motion visant à retirer le permis en matière de patrimoine accordé par la Ville d’Ottawa au propriétaire, Larco Investments. La motion avait cependant été rejetée par les élus au terme d’un vote.

Joint par Le Droit lundi en fin de journée, M. Fleury a souhaité réitérer son appui envers Patrimoine Ottawa.

« On soutient les Amis du Château Laurier et Patrimoine Ottawa, dit-il. C’est important pour nous d’utiliser chaque outil possible afin d’essayer de gagner cette bataille-là. »

« C’est vraiment un enjeu de compatibilité, ajoute le conseiller. On n’est pas opposé aux sept étages, mais bien aux formes et aux matériaux qu’ils veulent utiliser, parce qu’ils ne sont pas compatibles avec l’architecture du Château Laurier. »

Le Château Laurier a été érigé en 1912 et a été officiellement désigné comme lieu historique national du Canada par le gouvernement fédéral en 1980.

Éducation

Des intervenants en dépendance dans toutes les écoles secondaires

Toutes les écoles secondaires du Québec verront bientôt circuler dans leurs couloirs des intervenants qui tenteront de prévenir la dépendance aux drogues, à la cigarette, à l’alcool et la cyberdépendance.

Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, a annoncé lundi un investissement de 7,5 millions $ pour que toutes les écoles secondaires publiques et privées aient droit à la présence d’un intervenant en dépendance en leurs murs, au minimum 18 heures par semaine, d’ici la fin de la présente année scolaire. Cet intervenant, qui pourra être un éducateur spécialisé ou un travailleur social par exemple, devra avoir à sa charge un maximum de 1000 élèves.

Le ministre Carmant indique que leur rôle sera de repérer tous les adolescents «qui sont à risque» de développer une dépendance, pour leur offrir un accompagnement personnalisé, les référer au système de santé ou les envoyer en maison de thérapie, au besoin. 

Un premier pas

M. Carmant indique que cette annonce est un premier pas, et que ce type de service pourrait être élargi aux écoles primaires dans le futur. 

C’est l’Association québécoise des centres d’intervention en dépendance (AQCID) qui assurera la coordination de ce nouveau projet. Vincent Marcoux, directeur général de l’AQCID, aurait aimé que ces intervenants soient présents dans les écoles 35 heures par semaine, mais se réjouit de l’annonce du ministre, qui constitue tout de même un grand pas en avant. «C’est déjà 400 fois plus que ce que les élèves ont actuellement», indique-t-il. 

M. Marcoux explique que les intervenants pourront faire des ateliers de prévention en classe, mais aussi de la détection des dépendances sur l’heure du midi ou dans les pauses. Il souhaite que le Fonds de prévention et de recherche en matière de cannabis puisse contribuer à rendre ce programme récurrent d’une année à l’autre. 

Au cours des prochaines semaines, M. Carmant souhaite faire adopter le projet de loi 2, qui fera passer l’âge légal pour consommer du cannabis de 18 à 21 ans au Québec. M. Carmant répète que l’on doit agir tôt et faire de la prévention auprès des jeunes avant qu’ils ne consomment pour une première fois du cannabis. «C’était selon moi le plus grand manquement au niveau de la loi encadrant le cannabis», indique-t-il. 

Pourtant, M. Carmant n’a pas profité de son projet de loi 2 pour ajouter des exigences en matière de prévention. Il explique que d’agir directement dans la loi encadrant le cannabis «ça nous limitait beaucoup» et que son gouvernement souhaitait plutôt prévenir toutes sortes de dépendances. 

Affaires

737 MAX: un panel critique les relations étroites entre Boeing et la FAA

NEW YORK — Manque de transparence et de partage des informations : des autorités mondiales de l'aviation civile devraient infliger un camouflet au régulateur aérien américain (FAA) dont elles fustigent l'homologation du Boeing 737 MAX, a déclaré lundi à l'AFP une source proche du dossier.

Elles sont regroupées au sein d'un panel, baptisé JATR, mis en place en avril par l'agence fédérale de l'aviation (FAA) face aux critiques sur ses liens étroits avec Boeing.

Chroniques

Facebook passe la gratte

CHRONIQUE / Les grands stratèges politiques utilisent à outrance les médias sociaux afin de cibler avec précision les électeurs. Ils peuvent ainsi nous proposer des publicités adaptées en temps réel, selon nos préférences et convictions. Ce qui est dévastateur dans cette tactique, c’est la façon insidieuse d’utiliser les demi-vérités, voire le mensonge, afin d’alimenter la haine qui deviendra par la suite le carburant de l’électeur pour se rendre aux urnes le jour du vote.

De nombreux organismes tiers possédant des moyens financiers énormes s’immiscent dans la campagne. À l’aide de messages provocateurs souvent ponctués de vidéos ou d’images, ils tentent de séduire un auditoire soigneusement ciblé dont le profil correspond à certains critères très précis. En sachant systématiquement que le message en question est ingurgité sans broncher et surtout sans vérification par les heureux ciblés, ils s’assurent d’un effet viral dudit message, car les ciblés ont également le partage facile.

Justice et faits divers

Des organismes réclament une commission parlementaire sur le bilan du BEI

Une coalition d’organismes estime que le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) doit rendre des comptes au grand public et réclame une commission parlementaire pour faire le bilan de ses trois premières années d’activité.

Les organismes, avec à leur tête la Ligue des droits et libertés, ont dénoncé lundi à Montréal le manque de transparence du BEI.

En compagnie de parents de deux victimes de bavures policières, ils ont mis en doute l’indépendance réelle du Bureau et soutenu que ses règles de fonctionnement protègent davantage les policiers responsables de gestes malheureux que le grand public.

Confiance éclatée

«Quand (les enquêteurs du BEI) sont partis, ils m’avaient convaincue que leur enquête se ferait avec rigueur, intégrité et transparence», a affirmé Tracy Wing, dont le fils de 17 ans, Riley Fairholm, a été abattu par des policiers de la Sûreté du Québec en juillet 2018 à Lac-Brome alors qu’il se trouvait dans le stationnement d’un restaurant désaffecté avec un fusil à air comprimé.

Cette confiance s’est toutefois rapidement effritée quand Mme Wing, en quête de réponses, a trouvé des témoins que le BEI n’avait jamais contactés et qu’elle a elle-même avisé le BEI de leur existence et de leur disponibilité. Et surtout, lorsque le BEI a publié un bref communiqué en mai dernier relatant «les faits» de l’incident et qu’elle a constaté qu’«aucun de ces faits n’est corroboré par les déclarations des témoins que j’ai mentionnés».

«J’ai deux questions pour madame la ministre (de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault) : quand est-ce que le public va être informé de la version des témoins et non seulement la version des policiers? Et, madame la ministre, qu’est-ce qui se passe au BEI?»

Permis de tuer quelqu’un qui boit?

Cesur Celik et sa femme, eux, ont vu leur fils mourir sous leurs yeux en mars 2017 au domicile familial de l’Île Bizard dans des circonstances qu’ils estiment toujours incompréhensibles. Koray Kevin Celik, un étudiant de 28 ans, était intoxiqué et survolté après avoir consommé de l’alcool et des médicaments antidouleur et voulait prendre la voiture pour aller chercher d’autres médicaments, souffrant de maux de dents pour lesquels il devait être opéré. Ses parents ont appelé le 9-1-1 simplement pour l’empêcher de prendre le volant, mais il s’était calmé et avait remis les clés de l’auto à ses parents à l’arrivée des policiers.

Selon la version de son père, les policiers sont arrivés et ont immédiatement cherché à maîtriser physiquement le jeune homme, le frappant avec leurs bâtons télescopiques puis le projetant au sol, le frappant à plusieurs reprises à coups de pied et de genou, lui attachant les mains dans le dos et se positionnant par-dessus lui. Cesur Celik dit avoir vu «un flash» puis, les policiers ont arrêté de frapper son fils.

«Après ce flash, ils ont arrêté et nous nous sommes demandé pourquoi ils arrêtaient. Nous espérions que c’était la fin de la violence, mais ce n’est pas pour ça qu’ils arrêtaient : notre fils était mort», a-t-il raconté, la voix étranglée.

Parmi les nombreuses questions qu’il soulève, il se demande pourquoi le BEI a dépêché, parmi les huit enquêteurs qu’il a affectés au dossier, trois anciens policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour enquêter sur leurs anciens collègues et pourquoi le BEI, dans ses communications, «a complètement ignoré ce dont nous avons été témoins, ce que nous avons expliqué et n’a retenu que la version des policiers».

Plus encore, dans la décision du DPCP de ne porter aucune accusation contre les policiers impliqués, on indique qu’il est décédé «d’une intoxication ou d’une réaction adverse à une combinaison de substances intoxicantes», ce qui fait dire à M. Celik que les policiers «utilisent ceci pour justifier un meurtre. Donc, quiconque boit de l’alcool ou prend des médicaments à Montréal, les policiers ont un permis de le tuer (a licence to kill).»

Rapport bientôt public

La Loi sur la police prévoit que le BEI fasse rapport à la ministre de la Sécurité publique après trois années suivant le début de sa première enquête.

Ce rapport est présentement entre les mains de la ministre Geneviève Guilbault et le bureau de celle-ci a confirmé à La Presse canadienne, lundi, que le rapport sera bel et bien déposé à l’Assemblée nationale et rendu public.

La décision de tenir une commission parlementaire sur le sujet ne relève toutefois pas de la ministre, mais bien des parlementaires.

Justice et faits divers

Une constable spéciale condamnée sur trois chefs d’accusation

TROIS-RIVIÈRES — Une constable spéciale affectée au palais de justice de Trois-Rivières a récemment été condamnée sur trois des 11 chefs d’accusation déposés contre elle par le Commissaire à la déontologie policière relativement à des actions posées en mai, juin et juillet 2017.

La constable spéciale Sandra Guimond a seulement été reconnue coupable d’avoir manqué de respect envers des personnes impliquées dans cette histoire, contrevenant ainsi à l’article 5 du Code de déontologie des policiers du Québec. Elle était également accusée d’avoir divulgué des informations obtenues et d’avoir manqué de discrétion alors qu’elle était dans l’exercice de ses fonctions, et ce, malgré une ordonnance de non-publication émise par le tribunal. Tous les chefs relatifs à ces accusations ont cependant été rejetés par le Comité de déontologie.

Techno

Facebook veut empêcher les publicités de modifier des titres de presse

SAN FRANCISCO — Facebook veut empêcher les annonceurs de modifier les titres d'articles de presse en fonction du message publicitaire qu'ils cherchent à véhiculer, a indiqué lundi le réseau social, souvent critiqué pour son manque de réaction lors de scandales de manipulation de l'opinion.

Le géant californien a confirmé prendre des mesures après qu'un titre d'article de la BBC ait été changé dans une publicité politique, de façon à faire croire que le gouvernement britannique était plus généreux dans ses dépenses pour l'éducation qu'en réalité.

Justice et faits divers

Arrestation d'un officier du renseignement de la GRC: la commissaire Lucki se veut rassurante

OTTAWA — La Gendarmerie royale du Canada évalue les éventuels dommages causés par l’arrestation, la semaine dernière, d’un officier supérieur du renseignement, a déclaré lundi la commissaire Brenda Lucki.

Dans une déclaration écrite, Mme Lucki a indiqué que l'arrestation de Cameron Jay Ortis, âgé de 47 ans, accusé en vertu de la Loi sur la protection de l'information, avait «ébranlé plusieurs employés de la GRC, en particulier ceux du service de la police fédérale».

Justice et faits divers

En état d'ébriété à 155 km/h sur l'autoroute 5

Un automobiliste a été intercepté par la police il y a quelques jours à Gatineau alors qu’il avait les capacités affaiblies par l’alcool et filait à plus de 155 km/h sur un tronçon de l’autoroute 5 où la limite de vitesse est de 70 km/h.

L’incident s’est produit vers 2h dans la nuit de jeudi à vendredi à proximité de l’entrée du pont Macdonald-Cartier, indique la Sûreté du Québec (SQ). 

Le conducteur du véhicule, un homme de 36 ans d’Ottawa, a été arrêté puis conduit au poste de police après des vérifications d’usage. Étant donné qu’il doit prochainement quitter le pays pour des raisons professionnelles, il a comparu dans les heures suivantes au palais de justice de Gatineau. 

L’individu fait face à des accusations de conduite avec les capacités affaiblies et a hérité d’un constat d’infraction de 1603$, sans compter l’ajout de 18 points d’inaptitude à son dossier. Son véhicule a été remorqué et son permis de conduire a été révoqué pour une période de 90 jours.

Ottawa

Première heure de pointe du train léger à Ottawa: des usagers satisfaits

L’enthousiasme demeure, deux jours après le lancement de la Ligne de la Confédération, mais la routine commence tout de même à s’installer.

« Je regardais les gens ce matin et ils avaient vraiment l’air de prendre le train depuis un bon moment déjà, souligne Shane Séguin, créateur du site web otrainfans.ca. La grande majorité des gens sait déjà où aller. J’imagine que c’est signe que l’affichage est bien fait. »

M. Séguin incarne bien le slogan « Prêt pour l’O-Train » tapissé partout en ville par OC Transpo, lui qui a emprunté le train léger tous les jours depuis son ouverture.

« Je crois que c’est fantastique. La circulation des usagers est vraiment fluide, commente Shane Séguin. Le potentiel pour notre ville est immense. Selon moi, jusqu’à maintenant, c’est un énorme succès. »

De son côté, Matt Davis a effectué le trajet entre les stations Pré Tunney et Rideau lundi matin pour se rendre au travail. Si le temps du trajet de sa résidence au centre-ville est similaire, il dit tout de même avoir apprécié son expérience.

« Ce n’était pas trop plein, c’est plus spacieux qu’un autobus. Il y a moins d’attente également », lance M. Davis.

Établie à Ottawa depuis environ trois ans, TJ Misra croit que la Ligne de la Confédération aura un impact positif sur son quotidien.

« Je n’aurai plus besoin de débarquer le soir à des arrêts d’autobus sombres, dans des secteurs un peu louches de la ville, se réjouit Mme Misra. C’est peut-être à cause de mes origines californiennes, mais je crois aussi que ça améliorera les déplacements durant l’hiver. Je fais davantage confiance au train dans la neige qu’à un chauffeur d’autobus. »

Tj Misra avait bien hâte de finalement s’asseoir dans ce train, un projet dont on parle depuis son arrivée dans la capitale fédérale.

« Je voyais les affiches être mises à jour constamment. Ça disait d’abord ‘Prêts pour l’O-Train : embarquement en 2017’, puis 2018 et finalement 2019 ! »

Justice et faits divers

Ivre au volant avec une fillette à bord

Un barrage routier a permis d’arrêter une conductrice en état d’ébriété avancé qui circulait à bord d’un véhicule avec sa fillette de 10 ans samedi soir.

La femme de 31 ans a été interceptée à Saint-Honoré dans le cadre d’un barrage routier de la Sûreté du Québec. 

La conductrice a dû se soumettre au test d’ivressomètre. Elle a soufflé un taux de près de 300 milligrammes d’alcool par 100 millilitres de sang. 

La femme a été arrêtée et devra comparaître au cours des prochaines semaines. Un signalement a été fait à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). 

Capacités affaiblies par la drogue

La consommation de drogue d’une femme de 21 ans aurait quant à elle pu avoir des conséquences tragiques dimanche soir. La conductrice sous l’effet du cannabis a effectué une sortie de route avec son véhicule alors qu’elle circulait sur le boulevard Martel à Saint-Honoré vers 21h. Aucun autre véhicule n’a été impliqué. 

La femme a dû être transportée au centre hospitalier pour soigner des blessures mineures. Des échantillons sanguins ont été prélevés. Elle devra elle aussi faire face à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies. 

Environnement

Un hiver long, rude, avec des températures sous la normale se pointe à l'horizon

Le mois d'octobre sera doux, avec des températures au-dessus de la normale, mais prenez garde et n'attendez pas à la dernière minute pour changer les pneus de votre voiture, car des flocons pourraient subitement se mettre sur votre route, selon MétéoMédia qui prédit un hiver rude et long.

Un doux soleil d'automne et des températures au-dessus des normales saisonnières sont à prévoir pour le reste du mois de septembre et pour le mois d'octobre au Québec. Mais selon MétéoMédia, de la neige pourrait rapidement tomber.

«On pourrait être rapidement surpris, on pourrait passer d'un extrême à l'autre, prenez votre rendez-vous pour changer vos pneus dès mi-octobre» a averti André Monette, chef du service météorologique à MétéoMédia en entrevue avec La Presse canadienne.

Dans quelques semaines, «un dôme d'air froid» provenant de la baie d'Hudson devrait descendre vers le sud du Québec et «il y aura une bataille entre le dôme d'air frais et la chaleur présente dans le sud des États-Unis» selon André Monette qui prédit que les températures ne devraient pas baisser sous les normales durant les trois prochains mois.

Toutefois, «le dôme d'air froid provenant de la baie d'Hudson finira par gagner cette bataille et prendra de plus en plus d'importance à mesure que la saison hivernale progressera» selon le météorologue.

Un hiver long et rude se pointe donc à l'horizon pour le nord-est de l'Amérique du Nord.

«On risque d'avoir un hiver assez corsé surtout lors de la deuxième moitié, à partir de janvier, février et mars, on pourrait être vraiment sous la normale», a indiqué monsieur Monette qui a tenu à préciser que ces prévisions peuvent toutefois encore changer.

À l'opposé, «une bulle d'air chaud» présent dans le Pacifique permettra aux citoyens de la côte ouest du continent de profiter de températures au-dessus de la normale pour les prochains mois.

Un Noël blanc?

Les Québécois peuvent espérer un Noël blanc selon MétéoMédia qui n'écarte toutefois pas un scénario semblable à l'an dernier, alors que quelques épisodes de redoux s'étaient insérés dans les températures très froides du mois de novembre et de décembre, engendrant ainsi un Noël sur la glace, plutôt que sous la neige, pour plusieurs régions.

De la chaleur et de la pluie dans les Maritimes

Les provinces de l'Atlantique profiteront aussi d'un automne avec des températures au-dessus des normales saisonnières, et selon MétéoMédia, l'hiver pourrait mettre du temps à s'installer en raison «d'une bulle de douceur présente sur la côte est américaine». Toutefois, cette même masse d'air chaud pourrait provoquer des dépressions côtières qui amèneront beaucoup de pluie.

«Il n'y aura pas nécessairement de la pluie à tous les jours, mais plutôt des gros systèmes qui amènent beaucoup de pluie en peu de temps», a précisé André Monette, chef du service météorologique à MétéoMédia.

Après Noël, des températures froides en dessous de la normale sont à prévoir pour les Maritimes.

Élections 2019

«On a tout en main pour gagner», affirme Dusseault

Pierre-Luc Dusseault, le candidat sortant pour le NPD dans Sherbrooke, estime que son parti a toutes les munitions pour remonter la pente au Québec alors que les premiers sondages placent le NPD en difficulté dans plusieurs comtés.

« Ça va donner un momentum à notre campagne au Québec et permettre à tous les candidats d’aller chercher des appuis et parler d’enjeux locaux, soulignne-t-il. Ça va permettre aux candidats d’avoir de la chair autour de l’os et d’aller présenter ça aux citoyens. C’est ce que je fais dans Sherbrooke. On a tout en main pour gagner. »

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Actualités

Redonner du lustre aux océans

Ce n’est pas en Estrie que l’on trouvera l’océan. En revanche, on y recontrera des chercheurs et des penseurs qui consacrent, chaque jour, leurs travaux à ces étendues d’eau. Dans le cadre de la semaine de la culture scientifique, qui se penche sur la recherche sur les océans du 16 au 22 septembre, La Tribune s’est intéressée à des Sherbrookois qui veillent à la santé de cette portion de la planète. Plus à venir dans l’édition de demain.

La distance n’est pas une raison valable pour ignorer les perturbations que vivent les océans pour l’océanographe et professeur en géomatique appliquée à l’Université de Sherbrooke Yannick Huot. Primordiaux pour la santé du globe, les écosystèmes marins devraient d’ailleurs se trouver sur toutes les lèvres en cette période de campagne électorale, maintient le chercheur.  

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Affaires

Télévision: techniciens et producteurs auraient un nouveau contrat de travail

Le gala des prix Gémeaux s’est déroulé sur fond de tension, dimanche, alors que les membres de L’Alliance québécoise des techniciens et techniciennes de l’image et du son (AQTIS) sont en plein conflit de travail. On a toutefois appris après le gala qu’une entente serait sur le point d’être conclue.

Un communiqué de presse a été publié par l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM), tout juste avant minuit. On y apprend que le médiateur désigné par le ministère de la Culture aurait «formulé une recommandation aux parties et que cette recommandation ait été entérinée par les membres de l’AQTIS».

Selon l’AQPM, la recommandation «reflète un véritable compromis entre les parties» et le comité de négociation des producteurs va en proposer l’acceptation à ses membres, confirme la présidente et directrice générale Hélène Messier.

En plain discours de remerciement lors du gala des Gémeaux, la productrice Fabienne Larouche a rendu hommage aux artisans de la télévision québécoise qui est confrontée aux géants américains comme Netflix, Amazon et Apple.

«On n’a pas autant de moyens qu’eux, mais on a autant de talent, autant de passion», a-t-elle déclaré.

Solidarité

Sur le tapis rouge menant au Théâtre St-Denis, où se déroulait la cérémonie, bon nombre d’artistes ont affiché leur solidarité avec les techniciens et techniciennes de l’image et du son.

L’AQTIS représente quelque 6000 pigistes - des caméramans, preneurs de son, maquilleurs, coiffeurs et autres.

Vincent Leclerc, en nomination dans la catégorie du meilleur premier rôle masculin pour son interprétation de Séraphin dans Les Pays d’en-haut, estime qu’une intervention gouvernementale pourrait s’avérer nécessaire.

«J’ai travaillé avec une maquilleuse ce printemps dont le salaire n’avait pas bougé en 20 ans. C’est toute l’industrie qui souffre, illustre-t-il. On fait de plus en plus de contenu avec de moins en moins de temps.»

Ludivine Redding, en lice dans la catégorie du meilleur premier rôle féminin dans une série dramatique quotidienne pour Clash, se dit, elle aussi, «de tout cœur» avec les techniciens, avec qui elle forme des liens très forts en tournage.

«On est une équipe. Il faut être solidaire, bien sûr. Sans techniciens, il n’y a rien qui se tourne. Leur travail est essentiel. Il faut que ce soit respecté et écouté», a-t-elle fait valoir.

La comédienne Mylène Mackay a souhaité aux techniciens «d’obtenir les conditions qu’ils demandent». «Tout le monde a intérêt à avoir des conditions dans lesquelles ils sont confortables pour donner le meilleur d’eux-mêmes.»

Stéphane Demers, qui a remporté le prix du meilleur premier rôle masculin dans une série dramatique annuelle pour O’, a dit pour sa part ressentir «l’essoufflement» de ses collègues depuis cinq ans déjà.

«Il n’y a absolument aucune télévision et aucun cinéma qui peut se faire sans qu’il y ait des gens «hyperqualifiés» et rémunérés de la bonne façon. C’est vrai pour les comédiens et pour les techniciens. Il faut aussi des horaires de travail où on va être à notre meilleur et pas toujours en train d’éteindre des feux. Ça reste de la business, mais de l’art aussi!»

Télé et radio

Les Gémeaux couronnent «District 31»

La série policière «District 31» a raflé le convoité prix du public pour une deuxième année consécutive au 34e gala des prix Gémeaux, dimanche, en plus d’avoir triomphé dans toutes les catégories où elle était en lice.

Les téléspectateurs avaient aussi désigné la populaire quotidienne comme leur coup de coeur, l’an dernier, lors de la création de ce prix spécial.

District 31 a aussi été désignée meilleure série dramatique quotidienne. Dans son discours de remerciement, Fabienne Larouche a abordé les défis auxquels est confronté le petit écran québécois, face à des géants américains comme Netflix, Amazon et Apple.

«On n’a pas autant de moyens qu’eux, mais on a autant de talent, autant de passion», a avancé la productrice.

La distribution de District 31 a également fait belle figure.

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Hélène Bourgeois Leclerc et Patrice Godin ont décroché les prix du meilleur premier rôle féminin et masculin dans une série dramatique quotidienne - des catégories dans lesquelles étaient également nommés leurs collègues de jeu Geneviève Brouillette et Vincent-Guillaume Otis.

En allant cueillir son prix sur scène, Patrice Godin a tenu à remercier l’auteur Luc Dionne pour le rôle du psychopathe Yanick Dubeau.

«Tu m’as tellement sorti de ma zone de confort avec un rôle terriblement troublant et extrêmement fort. À cause de toi, il y a deux millions de personnes qui m’haïssent», a-t-il relevé sur un ton rieur.

«La gang du district, Yanick vous haït. Moi, je vous adore», a-t-il également lancé à l’intention de ses collègues, depuis la scène du théâtre St-Denis, à Montréal.

Justice et faits divers

Registre public de délinquants sexuels: «silence radio» des caquistes

Les députés caquistes se sont fait attendre dimanche, devant le parlement, alors qu’une cinquantaine de personnes s’y rassemblait pour réclamer un registre public de délinquants sexuels au Québec.

«Est-ce que Sylvain Lévesque est là? Mme Geneviève Guilbault peut-être? François Paradis? On est surpris, nos invitations n’ont pas eu de nouvelle, a déclaré l’avocat des victimes Marc Bellemarre, d’un ton évidemment sarcastique. Les délinquants sexuels, on les voit dans les médias chaque jour. Sauf qu’on ne peut pas se souvenir de tout ça. Le registre, c’est de pouvoir, dans un seul endroit, avoir toutes les données.»

L’an dernier, six candidats caquistes (dont quatre ont été élus) étaient présents lors d’une manifestation similaire, ils avaient clamé haut et fort qu’ils s’engageaient à rendre public un registre de pédophiles au Québec. Depuis les élections, c’est «silence radio».

«Je trouve ça inquiétant qu’on ne me dise pas ce qui se passe. Je ne veux pas que ce soit remis à plus tard. Ils étaient tous là l’an dernier! Ça me crève un peu le cœur, mais je garde espoir», a commenté Sophie Dupont, visiblement émue. Mme Dupont manifeste pour un tel registre depuis plus de 15 ans, après qu’un membre de sa famille ait été victime d’agression.

Même si la Coalition avenir Québec assure que le dossier est toujours dans les plans, Mme Dupont s’inquiète, elle aimerait des déclarations plus concrètes. Elle estime que le gouvernement pourrait la tenir au courant des développements du dossier. Elle sait aussi que plusieurs autres sujets sont sur la table pour les députés dans la prochaine année, mais que le registre ne semble pas en faire partie.

Pour éviter le pire

En plus de MBellemarre et Mme Dupont, d’autres personnes impliquées dans cette bataille ont pris la parole devant les manifestants, notamment Michel Surprenant, le père de Julie Surprenant, disparue en novembre 1999 à Terrebonne. Le voisin de la maison familiale des Surprenant était le suspect numéro un dans l’affaire, qui reste aujourd’hui irrésolue.

«Si le registre avait existé il y a 20 ans, si j’avais été averti, j’aurais déménagé et la disparition de Julie ne serait pas arrivée. Le registre se doit d’être accessible 24h sur 24 et sept jours sur sept. Il faudrait au minimum que ça soit accessible par tous les corps policiers du Québec.»

Pour avoir accès au registre fédéral déjà existant, les policiers doivent en faire la demande aux agents de la Sûreté du Québec. M. Bellemarre déplore d’ailleurs qu’étant donné qu’un registre existe déjà, il paraît simple de le réviser pour ainsi le rendre public. 

«Ça peut être de la même façon qu’en Alberta, sur le site de la Sécurité publique. Ça reste géré par le gouvernement, c’est eux qui décident de l’information accessible», ajoute Mme Dupont.

Elle insiste pour dire que ce registre pourrait prévenir plusieurs agressions et sauver la vie de nombreux enfants.

Politique

Rentrée parlementaire à Québec mardi sur fond d'élections fédérales

La rentrée parlementaire à Québec s'effectuera le mardi 17 septembre, alors que les élections fédérales battent leur plein. Voici un aperçu des plus gros événements attendus cet automne à l'Assemblée nationale.

Pacte fiscal et affrontement avec la fonction publique

Le gouvernement Legault, qui a d'énormes surplus, sera mis à l'épreuve lors de la négociation d'un nouveau pacte fiscal avec les municipalités et du renouvellement des conventions collectives de plus d'un demi-million d'employés de la fonction publique. Les grandes centrales syndicales réclament de meilleures conditions afin de «reconstruire» les services publics, mais le gouvernement les prévient que les surplus budgétaires ne sont pas «infinis» et qu'ils appartiennent aux Québécois. De leur côté, les municipalités rappellent au premier ministre François Legault sa promesse électorale de leur céder un point de TVQ, ce qui représente environ 1,7 milliard $ en ce moment.

Aide aux médias et mise à jour économique

Le gouvernement a promis de présenter un plan d'aide aux médias, étouffés par une crise des revenus causée en grande partie par les géants de l'internet. Le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, laisse entendre qu'il serait prêt à offrir un crédit d'impôt sur la masse salariale, afin notamment de sauver le Groupe Capitales Médias (GCM) de la faillite.

En outre, le ministre des Finances, Éric Girard, pourrait profiter de sa mise à jour économique pour abolir la contribution additionnelle modulée sur le revenu au service de garde, bonifier l'allocation familiale et accélérer l'harmonisation des taxes scolaires. Le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, attend impatiemment l'étude de l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) cet automne pour savoir s'il pourra sabrer un milliard de dollars dans l'enveloppe salariale des médecins spécialistes, comme son parti s'y était engagé en campagne électorale.

Commissions scolaires, tarifs d'Hydro et pesticides

Les commissions scolaires telles qu'on les connaît sont appelées à disparaître. Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, déposera un projet de loi pour abolir les élections scolaires et transformer les commissions scolaires en centres de services. Devant la levée de boucliers des commissaires, le gouvernement brandira le rapport «accablant» qu'il a lui-même commandé, qui prouve, selon lui, la nécessité d'une vaste réforme de la gouvernance. Le ministre Roberge aura un automne fort occupé: il devra également continuer de défendre son controversé projet de loi créant des milliers de classes de maternelles 4 ans partout au Québec à un prix faramineux.

Par ailleurs, les députés étudieront le projet de loi 34, arme du gouvernement pour tenter de clore la saga des trop-perçus d'Hydro-Québec. Il s'agit d'un plan de remboursement sur cinq ans, qui ferait économiser aux propriétaires d'une maison unifamiliale 215 $, mais qui affranchirait la société d'État de plusieurs contrôles de sa tarification par la Régie de l'énergie. Il sera aussi question de pesticides à l'Assemblée nationale cet automne; une consultation sur leur usage se poursuit du 23 au 26 septembre.

Congrès politiques en novembre

Les quatre partis politiques représentés à l'Assemblée nationale seront en action en novembre. La Coalition avenir Québec (CAQ) se réunira en conseil général le 2 novembre à Québec, tandis que le Parti québécois (PQ) adoptera un nouveau programme et des statuts lors de son congrès de refondation les 9-10 novembre, à Trois-Rivières. Ce sera ensuite au tour de Québec solidaire (QS) de tenir un congrès général, du 15 au 17 novembre, à Longueuil, suivi du conseil général du Parti libéral du Québec (PLQ), les 23-24 novembre à Sherbrooke, qui déclenchera officiellement la course à la direction du parti.

À surveiller aussi

- les demandes de François Legault aux partis fédéraux;

- la nomination d'un nouveau commissaire de l'Unité permanente anticorruption (UPAC);

- la publication du plan d'immigration du ministre Simon Jolin-Barrette;

- le dépôt du projet de loi sur la réforme du mode de scrutin;

- l'adoption du projet de loi transformant l'industrie du taxi;

- le déclenchement possible de l'élection partielle dans la circonscription de Jean-Talon;

- la contestation judiciaire de la loi 21 sur la laïcité de l'État par des citoyens québécois.

Affaires

49 000 travailleurs de General Motors en grève aux États-Unis

DETROIT — Plus de 49 000 travailleurs membres du syndicat United Auto Workers sont sortis en bloc des usines de General Motors sur le coup de minuit pour installer des lignes de piquetage.

Au total, 33 usines GM ont été mises à l’arrêt dans neuf États américains, en plus de 22 centres de distribution de pièces.

Pour le syndicat, la grève était devenue nécessaire à la suite de l’échec des dernières négociations en vue de signer une nouvelle convention collective.

Un peu plus tôt, en fin de soirée, le syndicat avait rapporté que les pourparlers avec la partie patronale devaient reprendre lundi matin, dès 10h, mais avait malgré tout maintenu son avis de grève.

Environ 200 dirigeants syndicaux locaux ont voté à l’unanimité en faveur d’un débrayage lors d’une réunion dimanche matin à Detroit. Les dirigeants syndicaux ont déclaré que les parties étaient toujours éloignées sur plusieurs questions majeures. Ils n’ont pas été convaincus par une offre patronale de fabriquer des nouveaux modèles dans deux des quatre usines qu’elle prévoyait fermer, a indiqué une source bien informée.

Il est encore possible que les négociateurs reviennent à la table des négociations et concluent un accord, mais le porte-parole du syndicat, Brian Rothenberg, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il serait peu probable qu’on puisse s’entendre sur autant de litiges avant 23h59.

GM avait proposé vendredi de construire une nouvelle camionnette 100 % électrique dans une usine de Detroit qui devrait fermer ses portes l’année prochaine. Le constructeur a également proposé d’ouvrir une usine de batteries de véhicules électriques à Lordstown, dans l’Ohio, où il possède déjà des installations qui ne fabriquent plus de voitures. La nouvelle usine viendrait s’ajouter à la proposition de fabriquer des véhicules électriques pour une société appelée Workhorse, a précisé une source.

On ignore combien de travailleurs les deux usines emploieraient. Les fermetures, en particulier celle de l’usine de l’Ohio, pourraient représenter un enjeu à l’occasion de la campagne présidentielle de 2020. Le président Donald Trump a souvent condamné les mesures de la compagnie et réclamé la réouverture de l’usine de Lordstown.

Main-d'œuvre

Les coûts de main-d’œuvre demeurent les principaux sujets de litige.

GM a réalisé d’importants bénéfices, 8 milliards $ l’an dernier seulement, et les travailleurs veulent une part plus importante du gâteau. Le syndicat réclame des augmentations de salaire annuelles pour protéger ses membres du ralentissement économique, mais l’entreprise préfère payer des montants forfaitaires liés aux revenus. Les constructeurs automobiles ne veulent pas de coûts fixes plus élevés.

Le syndicat souhaite également que l’entreprise fabrique de nouveaux produits dans les quatre usines devant fermer leurs portes. La décision de GM a vivement contrarié certains travailleurs, même si une grande majorité des personnes licenciées ont obtenu un emploi dans d’autres installations de la compagnie.

L’entreprise veut combler l’écart des coûts de main-d’œuvre entre les elle et ses concurrents étrangers. Actuellement, le salaire moyen d’un travailleur de GM est de 63 $ l’heure si on compte les avantages sociaux, comparativement à 50 $ dans une usine d’une société à capitaux étrangers.

Les constructeurs américains veulent aussi réduire les coûts des régimes d’assurance-maladie dont bénéficient les travailleurs.

Football

Les Alouettes s’inclinent 27-25 contre les Roughriders lors de la dernière minute

REGINA — Brett Lauther a réussi un placement dans la dernière minute de jeu et les Alouettes de Montréal ont perdu 27-25 contre les Roughriders de la Saskatchewan, samedi soir.

Alors qu’il ne restait que 25 secondes à écouler au quatrième quart, Lauther a couronné une séquence offensive de huit jeux et 54 verges pour permettre aux Roughriders (8-4) de retrouver le chemin de la victoire.

Les Alouettes (6-5) ont vu leur série de trois victoires prendre fin. Le 9 août, ils s’étaient inclinés 17-10 en moins de trois quarts contre la troupe de la Saskatchewan en raison du mauvais temps.

Le quart Vernon Adams fils a complété 22 de ses 36 passes, dont une pour un touché, pour des gains aériens de 344 verges. Adams a dépassé les 300 verges aériennes pour une quatrième fois cette saison.

Le porteur de ballon des Alouettes William Stanback a obtenu 57 verges en 12 courses alors que le receveur Eugene Lewis a effectué huit attrapés pour des gains de 130 verges et un touché.

Cody Fajardo a vu 19 de ses 27 tentatives par la voie des airs être captées. Il a amassé 254 verges par la passe avec un touché et il en a inscrit un autre au sol. Les Roughriders ont également eu l’aide de William Powell, qui a obtenu 94 verges en 15 courses et il a réussi un majeur.

Les Alouettes, qui occupent toujours le deuxième rang de la section Est de la Ligue canadienne de football, disputeront leur prochain match samedi, alors que les Blue Bombers de Winnipeg seront en visite au stade Percival-Molson.

Il a fallu attendre la mi-chemin du premier quart avant de voir les Alouettes orchestrer une première bonne séquence offensive. Après 11 jeux et un temps de possession de plus de cinq minutes, Boris Bede a donné les devants 3-0 aux siens grâce à un placement de 32 verges.

Malgré deux percées en territoire adversaire au deuxième quart, la formation montréalaise n’a pas été en mesure d’atteindre la zone des buts, forçant Bede à réussir des bottés de précision de 18 et 29 verges.

Les Roughriders sont toutefois rentrés au vestiaire avec une avance de 10-9. Fajardo a d’abord lancé une passe de touché de 10 verges à Powell et Lauther a réussi un placement de 14 verges alors qu’il ne restait que 17 secondes à écouler au deuxième quart.

Les Oiseaux se sont replacés en avant au troisième quart, quand une réception de 32 verges du receveur Quan Bray a mis la table pour une course de quatre verges de Stanback. Lors du converti de deux points, Adams a rejoint DeVier Posey pour porter la marque à 17-10. Bede a ajouté un simple dès le botté d’envoi.

Les Roughriders ont ouvert la machine en fin de troisième quart et au début du quatrième. Fajardo a lui-même porté le ballon dans la zone des buts sur une distance de sept verges et il a refait le coup pour créer l’égalité lors du converti de deux points. Après un revirement des Alouettes, Powell a dénoué l’impasse avec une course de cinq verges, mais Lauther a raté le converti.

Les hommes de Khari Jones ont répliqué grâce à un majeur de 27 verges de Lewis, mais lors de la dernière séquence offensive de la rencontre, ils n’ont pas été en mesure de se sauver avec la victoire.

Soccer

Pour une deuxième fois cette année, l’Impact perd face au FC Cincinnati, 1-0

MONTRÉAL — L’Impact de Montréal a surmonté à des moments d’adversité en début de saison pour se maintenir dans le portrait des séries éliminatoires dans la MLS. Or, depuis qu’il a entamé un segment de son calendrier en principe plus favorable, voilà qu’il ne cesse de se montrer sous un jour on ne peut plus fragile.

C’est de nouveau arrivé samedi soir alors que l’Impact a vu ses chances de participer aux séries éliminatoires prendre un autre dur coup, à la suite d’une défaite de 1-0 contre le FC Cincinnati au stade Saputo.

Allan Cruz a réussi l’unique filet de la rencontre, après seulement 30 secondes d’écoulées en première demie. Or, à écouter les commentaires de l’entraîneur-chef Wilmer Cabrera après le match, ce but a eu des effets néfastes même s’il restait encore 89 minutes à la formation montréalaise pour renverser la vapeur.

«Vous pouviez sentir que tout a changé, tout particulièrement la pression que les joueurs ont ressentie. Tirer de l’arrière après 30 secondes contre Cincinnati est quelque chose que nous n’attendions pas, pour laquelle nous n’étions pas préparés», a déclaré Cabrera.

Par la suite, aidée par une multitude de tirs imprécis de l’Impact, la formation de l’Ohio est parvenue à tenir le coup et à signer une première victoire depuis le 13 juillet, soit en deux mois.

Le retour d’Ignacio Piatti, un deuxième carton jaune à Kendall Waston à la 88e minute de jeu et un peu plus de huit minutes de temps ajouté en deuxième demie n’ont pas permis à l’Impact de revenir au score.

Du coup, l’Impact a subi une deuxième défaite de suite et n’a pas trouvé le fond du filet en 233 minutes... toutes jouées à domicile. Et on n’inclut même pas toutes les minutes ajoutées à la fin des demies de ces matchs.

Il s’agit aussi d’une deuxième victoire du FC Cincinnati en autant de sorties contre l’Impact, qui pourrait bien regretter, une fois la saison terminée, d’avoir laissé filer six points au classement contre la pire équipe du circuit Garber.

«Désappointés, probablement un peu gênés. Ce à quoi on devrait s’attendre», a résumé le gardien Evan Bush quand il a été questionné sur l’état d’esprit des joueurs dans le vestiaire après ce douloureux échec.

Pourtant, malgré cette défaite, l’Impact (11-16-4) demeure au huitième rang dans l’Association de l’Est, à trois points du Revolution de la Nouvelle-Angleterre, qui a annulé 3-3 contre Orlando.

L’Impact sera de retour en action mercredi soir au stade Saputo alors qu’il accueillera le Toronto FC dans le match aller du Championnat canadien. En MLS, son prochain match aura lieu samedi prochain, à Los Angeles, contre le Galaxy.

Pire départ possible

Alors que les joueurs de l’Impact espéraient connaître un bon début de rencontre, ils ont plutôt plié rapidement.

Cruz a profité d’un peu de cafouillage de la formation montréalaise dans son territoire pour déjouer Bush dès la première minute de jeu, grâce à un tir dans le coin rapproché, à la droite du gardien de l’Impact.

Ce fut la seule véritable menace des visiteurs lors de la première demie, largement contrôlée par la troupe de Cabrera. Le hic, c’est qu’un seul de ses neuf tirs pendant les 45 premières minutes a touché la cible. Ce tir est venu de Maximiliano Urruti, du centre de la surface de réparation, mais Tyton s’est surpassé en repoussant le ballon grâce à un plongeon à sa droite.

Les joueurs montréalais ont poursuivi leur contrôle du ballon et du territoire en deuxième demie, mais là encore ils ont manqué de finition, leurs tirs ratant à tout coup la cible.

Les hommes de Cabrera ont d’ailleurs terminé la rencontre avec un seul tir cadré, malgré 17 ballons dirigés vers le filet de Przemyslaw Tyton.

«On a poussé, mais on est incapable de marquer. On n’a pas marqué lors de nos deux derniers matchs. Nous avons eu un tir sur le filet. Après ça, c’était à côté, trop haut. C’est frustrant», a admis Cabrera.

Musique

Common: «Trump a besoin d'un psy»

PARIS — «Donald Trump a besoin d'un psy», lâche Common, figure américaine du rap conscient, venu défendre à Paris l'album «Let Love», qui parle de guérison sur le divan, de l'amour porté à sa mère, à sa fille, ou encore de l'agression sexuelle dont il fut victime enfant.

«Donald Trump a besoin d'un psy, absolument!» rebondit le rappeur, rencontré samedi avant son spectacle à l'Élysée Montmartre et interrogé sur la psychothérapie citée dans la chanson Good Morning Love. «Le narcissisme [de Trump] peut être traité par la psychothérapie. Pour tout leader — même un bon mais Trump a prouvé qu'il n'était pas un bon leader — suivre une psychothérapie devrait faire partie du programme», poursuit Lonnie Rashid Lynn Jr, son vrai nom, assis dans sa loge, dans son chandail à capuche bleu clair.

Plus généralement, le travail sur soi lui tient à coeur, à 47 ans, «pour être plus ouvert, plus confiant, pour m'accepter. C'est un voyage intérieur».

Il a dû faire face à un traumatisme enfoui dans les replis de son subconscient, revenu à la surface récemment : une agression sexuelle dont il a été victime vers l'âge de 9 ans lors d'une visite dans une partie éloignée de sa famille (il n'a jamais donné de nom, seulement un alias, Brandon).

«Part de féminin»

Le natif de Chicago l'a d'abord révélé dans ses mémoires Let Love Have the Last Word sorties au printemps, avant de mentionner cet épisode dans Memories of Home sur son dernier album, paru le 30 août. Une anomalie dans un milieu du rap où les fêlures sont rarement mises en avant.

«C'est un moyen de dire ce que j'ai traversé, une façon d'y faire face, explique-t-il de sa voix posée. Le dire publiquement, c'est dire qu'il ne faut pas en avoir honte, donner une chance aux autres de s'ouvrir, car dans la communauté noire, nous ne parlons pas de ça d'habitude.»

Crâne glabre, barbe finement taillée, épaules travaillées en salle de musculation, il n'a pas peur non plus de montrer sa «part de féminin», comme dans Fifth Story, histoire d'adultère qui épouse le point de vue de la femme et qui se finit mal pour l'homme.

Il y dévoile au passage son art du storytelling : «Dans cette chanson, le cake [qui déclenche les soupçons de la femme, car acheté pour une autre] est comme un personnage, j'aime raconter des histoires, comme dans les films Pulp Fiction, Usual Suspects, Le parrain», admet celui qui est aussi acteur, job qui l'a conduit à déménager à Los Angeles.

Le rap, «pas une carrière»

D'autres femmes sont à l'honneur dans cet album. Forever Your Love est une ode à sa mère : «Elle a été opérée — maintenant elle va mieux — ça m'a fait réaliser à quel point je l'aime. Elle m'a tout donné pour m'épanouir».

«Au départ, elle m'a dit : "Mais c'est quoi le rap?", elle ne savait pas ce que c'était. Elle me disait : "Passe tes diplômes, le rap ce n'est pas une carrière". Je lui disais que c'était mon rêve. Elle m'a dit : "Je te donne un an pour essayer". Mais ce fut un peu plus...» se souvient-il.

L'ancien compagnon de la chanteuse Erykah Badu évoque aussi dans Show Me That You Love comment il a grandi en tant que père quand sa fille lui a reproché de ne pas avoir été assez présent.

Enfin, il consacre une chanson — HER Love — à une autre figure féminine... la musique hip-hop. Les textes intimes et les failles de Common sont ses pierres à l'édifice.

«J'aime la culture hip-hop, qui m'a permis de m'exprimer, d'apprendre sur moi-même. Il y a KRS-One, NWA, De la Soul, et plus proches de nous Meek Mill, Lil Uzi, Chance, Noname, Rapsody. Le hip-hop est l'expression de ce qu'ils ou elles sont. Comme pour moi, parler de psychothérapie, c'est une façon de pousser la culture hip-hop plus loin encore.»

Cinéma

«Bull», portrait d'une Amérique à l'abandon, couvert de récompenses à Deauville

DEAUVILLE — Le 45e Festival du cinéma américain de Deauville a décerné trois prix à «Bull» («taureau») d'Annie Silverstein, portrait d'une Amérique de Trump abandonnée par ses politiques, a annoncé samedi Catherine Deneuve, présidente d'un des jurys.

Ce premier film «dresse un tableau extrêmement juste et troublant de l'Amérique de Donald Trump, cette Amérique abandonnée par ses politiques que ce soit dans l'école ou dans la santé», a estimé la comédienne Anna Mouglalis, présidente du jury de la révélation qui a, comme le jury de Catherine Deneuve, et celui de la critique, couronné «Bull».

Le film raconte la rédemption de Kris, une adolescente de 14 ans vivant dans la banlieue pauvre de Houston. La jeune fille donne l'impression de suivre le chemin de sa mère, qui purge une peine de prison.

Après avoir saccagé la maison de son voisin dans un acte purement gratuit, elle doit faire amende honorable, et prêter main forte au propriétaire de la maison vandalisée qui est une ancienne gloire du rodéo. Elle se découvre alors une passion pour l'art de monter les taureaux à cru.

Gérard Lefort, président du jury de la critique, a salué de son côté «une histoire captivante, une actrice sidérante de maturité [Amber Havard] malgré son jeune âge, des situations dérangeantes et imprévisibles».

Pour le journaliste, ce film «invente un territoire tant par son cadrage, son montage, son scénario, sa façon d'entremêler le documentaire à la fiction».

«Actrice sidérante»

«C'est un film politique sans jamais être dogmatique, a ajouté Anna Mouglalis. La réalisatrice réinvente le récit d'apprentissage sur fond de désastre social. Elle renverse tous les codes déjouant les clichés au sein d'une Amérique qu'on croit connaître, celle du Texas et du milieu du rodéo.»

Le film, qui avait aussi fait partie de la sélection Un certain regard à Cannes, n'a pas de date de sortie en France. Sa réalisatrice n'a pas pu faire le déplacement à Deauville, selon les organisateurs.

Quatorze films «ambitieux et réussis» étaient en compétition dont neuf premiers films et six signés par des femmes, selon Catherine Deneuve.

Outre le Grand Prix attribué à Bull, son jury a également décerné un prix à deux autres films, une comédie et un film plus sombre. The Climb est un premier film de Michael Angelo Covino, comédie sur l'amitié entre deux quadragénaires, «presque un film de Claude Sautet», avec une apparition de Judith Godrèche, selon Bruno Barde, directeur du festival. Arrive ex-aequo à cette seconde place The Lighthouse de Robert Eggers, avec Robert Pattinson et Willem Dafoe, «un film en noir et blanc hypnotique et hallucinatoire, un peu dérangeant sur deux gardiens de phare qui vont se battre», selon Bruno Barde.

Catherine Deneuve a également décerné un Prix spécial du 45e anniversaire du Festival à Swallow («avale»), de Carlo Mirabella-Davis. Le film raconte l'histoire d'une jeune femme mariée à un homme incarnant la réussite sociale et souffrant d'un syndrome qui la pousse à manger des objets.

«Il est important de reconnaître que nous avons à la Maison-Blanche quelqu'un de raciste et de sexiste, dont il faut essayer d'éviter qu'il soit réélu», a dit samedi soir le réalisateur en recevant son prix pour un film qu'il veut «féministe».

Le Prix du public de la Ville de Deauville revient à The Peanut Butter Falcon de Tyler Nilson et Michael Schwartz. Ce premier film réjouissant conçu pour un acteur trisomique raconte dans l'esprit de Mark Twain l'histoire d'un jeune handicapé qui a fui la maison de retraite où il était retenu malgré ses 22 ans. Il affiche une distribution remarquable (Shia Labeouf, Dakota Johnson, John Hawkes, Thomas Haden Church, Bruce Dern).

En tête à l'applaudimètre de la salle de 1500 personnes samedi soir à Deauville, Port Authority de Danielle Lessovitz, une histoire d'amour entre un jeune homme en conditionnelle et une jeune femme transsexuelle, n'a remporté aucun prix.

Justice et faits divers

Un haut gradé de la GRC arrêté enquêtait sur la Russie

MONTRÉAL — Le haut responsable du renseignement de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) arrêté vendredi pour vols de documents sensibles, vraisemblablement pour le compte d'un État étranger, a récemment supervisé une enquête sur une affaire de blanchiment d'argent par des Russes, selon les informations du Globe and Mail samedi.

Le journal rapporte que l'inculpation de Cameron Ortis, haut responsable de la GRC, est liée à une importante affaire de corruption présumée impliquant de hauts responsables russes, qui avait été dénoncée par Sergueï Magnitski, un juriste russe mort dans une prison moscovite en 2009.

Devenu symbole de la lutte contre la corruption, M. Magnitski avait été arrêté en 2008 après avoir dénoncé une vaste machination financière de 5,4 milliards de roubles (112 millions $CAN), ourdie selon lui par des responsables de la police et du fisc au détriment de l'État russe et de la société Hermitage Capital, par la voie de remboursements de taxes.

«Plus de 14 millions de dollars canadiens de fraudes russes auraient un lien avec le Canada», selon une source citée par le Globe and Mail.

Cameron Ortis travaillait sur cette affaire après une plainte déposée à la GRC en 2016 par William (Bill) Browder, un financier britannique et ancien investisseur en Russie, pour qui travaillait M. Magnitski.

La GRC n'a pas ouvert d'enquête officielle sur l'affaire, malgré une rencontre en 2017 entre Cameron Ortis et M. Browder, également pdg du fonds Hermitage Capital, selon le Globe and Mail.

M. Ortis «semble être la dernière personne à laquelle on pourrait s'attendre pour être un espion pour un pays étranger», a déclaré Bill Browder au quotidien anglophone, indiquant que le policier était également responsable de sa sécurité lors de son déplacement au Canada.

Interrogée par l'AFP, la GRC s'est refusée à tout commentaire.

Selon la chaîne Global, citant des sources de sécurité, M. Ortis était directeur général du renseignement à la GRC et contrôlait à ce titre les opérations de contre-espionnage.

Cameron Ortis fait face à cinq chefs d'accusation en vertu du code criminel du Canada et de la loi sur la protection de l'information liée à la sécurité nationale, notamment contre l'espionnage étranger.

La puissante alliance de renseignement dite des «Five Eyes», dont le Canada fait partie avec l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Grande-Bretagne et les États-Unis est inquiète de la nature des informations recueillies par M. Ortis et attend une évaluation des dommages de la part du ministère de la Sécurité publique canadien, selon des sources diplomatiques citées par la télévision publique CBC.

Le gouvernement canadien n'a pas encore connaissance de l'étendu du vol mais poursuit ses investigations, a confié à l'AFP une source proche du premier ministre Justin Trudeau, en campagne électorale pour un deuxième mandat.

Des sources ont également indiqué à CBC que l'alliance ne panique pas, étant donné que les accusations portées contre M. Ortis ne semblent pas démontrer qu'il ait divulgué des informations avant son arrestation.

Arrêté jeudi à Ottawa, où sont établis les sièges des agences de sécurité et de renseignement, et formellement inculpé vendredi, Cameron Ortis doit comparaître de nouveau devant la justice vendredi prochain.

La Capitale

Feu vert pour le cimetière musulman à Québec

La communauté musulmane de Québec aura finalement son cimetière. Après deux ans de discussions, le ministère de l’Environnement donne le feu vert.

Le Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) a officiellement reçu jeudi l’autorisation d’utiliser le terrain vendu par la Ville de Québec en 2017 pour aménager son cimetière.

«C’est un grand “ouf” pour nous. Ce sont deux ans de démarches, c’est fort complexe quand on touche au sol. Nous nous sommes plusieurs fois réunis avec le ministère pour bien comprendre les détails et les aspects techniques concernant le sol, la nappe phréatique et la gestion», exprime Boufeldja Benabdallah, cofondateur et président du CCIQ.  

Les documents présentés par M. Benabdallah et son équipe devaient répondre à tous les critères de Loi sur la qualité de l'environnement. Il fallait entre autres respecter la profondeur à laquelle les dépouilles seraient mises en terre.

Musique

La liste des cinq moments marquants de la carrière de Céline

Une colombe

Le 11 septembre 1984, devant 65 000 personnes réunies au Stade olympique pour une messe célébrée par le pape Jean-Paul II, la jeune Céline, 16 ans, interprète Une colombe, composée par Marcel Lefebvre et Paul Baillargeon. Sa performance fait le tour du monde. La chanson remportera deux Félix, dont celui de chanson populaire de l’année.  Normand Provencher

Actualités

De la poudre pour bébé fait l’objet d’un rappel

OTTAWA — De la poudre pour bébé a fait l’objet d’un rappel à cause de rancidité et de couleur anormale, a annoncé l’Agence canadienne de l’inspection des aliments (ACIA).

Il s’agit de la poudre Calcilo XD de l’entreprise Abbott Laboratories.

Selon l’ACIA, des cas de maladie associés à la consommation de ce produit ont été signalés. Le nombre de cas n’a pas été précisé.

L’agence indique que les aliments qui sont rances, qui ont une odeur inhabituelle ou désagréable ne devraient pas être consommés. La consommation d’aliments rances peut provoquer des symptômes tels que des nausées, des vomissements et de la diarrhée.

Le produit a été distribué dans plusieurs provinces, dont le Québec et l’Ontario.

L’ACIA procède actuellement à une enquête sur la salubrité des aliments qui pourrait entraîner le rappel d’autres produits.

Santé

Prendre la pilule contraceptive à l'adolescence augmenterait les risques de dépression

La pilule contraceptive représente l’un des plus grands succès de la médecine moderne. Quand elle est devenue accessible dans les années 60, elle a contribué à révolutionner le rôle des femmes dans la société, leur assurant un contrôle sans précédent sur leur fertilité.

Aujourd’hui, plus de 100 millions de femmes partout dans le monde prennent ces pilules d’hormones contraceptives, particulièrement populaires auprès des adolescentes.

De toute évidence, la pilule est une façon hautement efficace de prévenir les grossesses non désirées. Même des femmes qui ne sont pas actives sexuellement y ont recours pour d’autres raisons, notamment pour réduire les douleurs menstruelles ou soigner l’acné.Toutefois, à l’origine, on destinait ce médicament à des patientes adultes et il y a beaucoup de choses que l’on ne sait pas sur les effets secondaires que la pilule peut avoir sur des usagères plus jeunes.

Une période délicate

La puberté est une étape critique de la vie marquée par une croissance rapide et des changements dans le corps et le cerveau. On sait que, chez les animaux, les hormones sexuelles comme l’oestrogène et la progestérone affectent le développement du cerveau durant la puberté. S’il en est de même pour les humains, la prise de ces hormones – qui sont les substances de base de la pilule contraceptive – durant cette période délicate, pourrait affecter le développement et, à long terme, avoir des conséquences sur la santé mentale.

Globalement, les résultats des recherches sont mitigés en ce qui concerne le lien entre l’usage de contraceptifs oraux et le risque de dépression. Certaines études n’ont trouvé aucun lien, d’autres ont démontré que les femmes adultes prenant la pilule avaient un risque moins élevé de souffrir de dépression que celles qui n’en prenaient pas.

Mais une étude récente, la plus vaste réalisée sur le sujet - incluant plus d’un million de femmes vivant au Danemark – a conclu que celles qui prennent la pilule ou d’autres hormones contraceptives courent un risque plus élevé de souffrir de dépression. L’étude démontre également que ce lien entre contraceptif et dépression est encore plus fort à l’adolescence.

Risque accru de dépression

Notre récente étude, publiée dans le Jourmal of Child Psychology and Psychiatry, va au-delà des recherches précédentes en tentant de savoir si l’usage de la pilule augmente le risque de dépression non seulement à court terme mais également à long terme. Nous avons examiné les données de 1 236 Américaines âgées entre 20 et 39 ans ayant participé au sondage du National Health and Nutrition Examination Survey et partagé l’historique de leur usage de la pilule.

Près de la moitié de ces femmes ont commencé à prendre la pilule à l’adolescence. Et le risque de dépression chez elles (16 pour cent) a été plus élevé que chez celles qui n’avaient jamais pris la pilule (six pour cent) ou celles qui ne l’avaient prise qu’à l’âge adulte (neuf pour cent).

Ces écarts de groupe dans le risque de dépression sont resté stables – ou se sont creusés – lorsqu’on a exercé un contrôle statistique sur d’autres variables, comme l’âge des premières menstruations, l’âge du premier rapport sexuel, l’état actuel des relations amoureuses, le statut socio-économique, l’ethnicité et l’usage courant de contraceptifs.

Nos résultats suggèrent que l’usage de contraceptifs oraux durant les années de l’adolescence peut avoir un effet à long terme sur le risque de dépression chez les femmes, plusieurs années même après qu’elles aient cessé de les prendre.

Usage précédent de la pilule

Comment expliquer ces résultats contradictoires sur le lien entre l’usage de la pilule et le risque de dépression? Nous croyons que la contradiction est due à la façon dont les chercheurs ont regroupé les femmes étudiées.

Parce que la plupart des recherches s’intéressaient aux effets de la pilule à court terme, les chercheurs ont créé un groupe pour les femmes qui utilisaient la pilule à ce moment-là. Mais ils n’ont pas inclus dans ce groupe les femmes qui avaient déjà pris la pilule (et l’auraient arrêté entretemps). Nous croyons que pour cette raison, les chercheurs ont peut-être involontairement sous-estimé les effets de la pilule sur le risque de dépression.

Prenons l’exemple de l’usage du tabac. Il a des effets à long terme sur le risque de cancer du poumon. Si on n’avait comparé que les fumeurs aux non-fumeurs sans prendre en compte ceux qui avaient déjà fumé, on aurait pu conclure le contraire, à savoir qu’il n’y a pas de lien entre l’usage du tabac et le risque de cancer du poumon. Grouper les ex-fumeurs avec ceux n’ayant jamais fumé peut mener à des conclusions erronées, parce que l’état de santé de leurs poumons peut différer en raison des effets à long terme du tabac.

C’est pour la même raison que nous croyons que les recherches à venir ne devraient pas grouper les ex-usagères de la pilule avec celles qui ne l’ont jamais prise.

Choisir la pilule

Prendre la pilule est une décision très personnelle et nous endossons sans réserve la déclaration des Nations-Unies voulant que l’accessibilité à l’information et aux services en matière de contraception soit un droit universel. La pilule procure des avantages indéniables et beaucoup de femmes qui l’utilisent ne souffrent pas d’effets négatifs.

Nous croyons qu’il est urgent de mener des recherches plus poussées sur le sujet. Nous ne croyons pas que toutes les femmes subissent des effets secondaires identiques lorsqu’elles utilisent la pilule contraceptive. C’est pourquoi il serait prématuré de faire une déclaration générale sur la marche à suivre quant à la prise de contraceptifs oraux à l’adolescence.

Nous espérons toutefois que notre recherche va inciter les adolescentes et leurs parents à consulter leurs médecins quant aux risques et avantages associés aux diverses options disponibles, en particulier s’il existe un historique de dépression dans la famille ou d’autres raisons de croire qu’elles pourraient être sensibles à certains effets secondaires des contraceptifs.

Orientations futures

Il est important de comprendre que puisque notre étude s’appuie sur des corrélations, elle ne nous permet pas de conclure que la prise de la pilule se traduit nécessairement par un risque accru de dépression.

Même si nous avons exercé un contrôle statistique de toutes les variables trouvées dans les données auxquelles nous avons eu accès et dont nous pensons qu’elles pouvaient jouer un rôle dans le lien entre pilule et risque de dépression, nous ne pouvons exclure la possibilité que d’autres variables aient pu entrer en ligne de compte.

Finalement, l’étude que nous avons produite n’est qu’un élément d’un plus grand casse-tête auquel devront s’ajouter une combinaison d’autres recherches corrélationnelles et expérimentales. Chaque approche en recherche comporte ses forces et faiblesses. Il faut des données convergentes issues d’études sur des animaux et des humains, de séries de données épidémiologiques, d’essais aléatoires et contrôlés, et d’approches transversales et longitudinales.

À cette fin, nous avons lancé une recherche prospective à l’Université de la Colombie-Britannique dans le but d’examiner le sujet dans un contexte plus large. Nous allons suivre les niveaux hormonaux de centaines d’adolescentes, leur usage de contraceptifs hormonaux oraux, leur fonctionnement social et affectif, leur réactivité au stress et ce, au cours des trois à cinq prochaines années.

Nous espérons que cette recherche éclaircira davantage le dialogue et les décisions en matière contraceptive pour les adolescentes.

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Ce texte est d'abord paru sur le site franco-canadien de The Conversation. Reproduit avec permission.

«La science dans ses mots» est une tribune où des scientifiques de toutes les disciplines peuvent prendre la parole, que ce soit dans des lettres ouvertes ou des extraits de livres.

Actualités

Emprisonné à Dubaï, André Gauthier est ruiné et malade

Le Baieriverain André Gauthier est toujours dans une prison de Dubaï, aux Émirats arabes unis, et serait complètement ruiné et malade. Pendant ce temps, un recours collectif s’organise contre l’homme d’affaires Mohammed Abu Alhaj, directeur de Gold AE, dans le but de recouvrer une somme de 30 millions $ qu’il aurait dérobée.

En entrevue à la suite de l’émission d’un communiqué de presse par l’organisme de défense des droits de l’homme Detained in Dubaï et l’avocate Radha Stirling, basé au Royaume-Uni, Pierre Gauthier, le frère d’André Gauthier, a mentionné que la famille tente de réunir les actionnaires de Gold AE dans le but de déposer un recours collectif à l’endroit de celui qui pourrait également utiliser le nom de Mohammed Abdel Mohammed, de l’entreprise Gold AE, à Dubaï. Celui-ci aurait été impliqué dans une fraude de 30 millions $ remontant à 2014. « À l’époque, André n’était pas au travail au sein de l’entreprise. On croit que la Gendarmerie royale du Canada est impliquée dans le dossier avec l’ouverture d’une enquête depuis que nous avons rencontré la ministre Chrystia Freeland. Il semble que Mohammed serait impliqué dans un autre stratagème », a indiqué M. Gauthier.