Justice et faits divers

Facultés affaiblies: deux fois moins d'arrestations que l'an dernier en décembre

MONTRÉAL - Depuis le 30 novembre dernier, plus de 300 personnes ont été arrêtées pour conduite avec les facultés affaiblies par la drogue ou l'alcool dans le cadre de l'opération VACCIN, soit une baisse de 50 % par rapport à la même période l'an dernier.

1087 opérations policières ciblant la capacité de conduite affaiblie par l'alcool ou les drogues ont été effectuées à travers le Québec depuis le début de l'opération (plus ou moins le même nombre que l'an dernier, selon la Sûreté du Québec), et des dizaines de milliers de conducteurs ont été interpellés dans le cadre de ces contrôles routiers.

Ce premier bilan de l'opération a été dressé vendredi par la Sûreté du Québec (SQ).

L'opération VACCIN, dont l'acronyme signifie «Vérification accrue de la capacité de conduite — Intervention nationale», doit se poursuivre pendant la période des Fêtes, et ce, jusqu'au 3 janvier 2018.

Elle est organisée en partenariat avec l'Association des directeurs de police du Québec, la SQ, le Service de police de la Ville de Montréal et la SAAQ.

L'alcool au volant demeure l'une des principales causes d'accident au Québec. De 2011 à 2015, les accidents dus à l'alcool ont causé en moyenne 130 décès, 310 blessés graves et 1800 blessés légers, chaque année.

Hockey

Le propriétaire des Sénateurs évoque un départ possible de l'équipe

OTTAWA - Le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa, Eugene Melnyk, a porté ombrage aux festivités dans le cadre du match extérieur dans la capitale nationale.

Lors d'une mêlée de presse pendant le match des anciens des Sénateurs sur la colline du Parlement, vendredi soir, Melnyk a abordé le sujet d'un déménagement possible de l'équipe, a critiqué les partisans des Sénateurs et a dit que le projet de construction d'un aréna au centre-ville pourrait ne jamais aboutir.

À moins de 24 heures du duel entre les Sénateurs et le Canadien de Montréal dans le cadre de la Classique LNH100, Melnyk a nié les rumeurs selon lesquelles l'équipe était à vendre. Il a toutefois abordé le sujet d'un départ possible de l'équipe.

«Si ça ne marche pas ici, ça pourrait très bien marcher ailleurs, mais nous n'en sommes pas rendus là. Tout ce que je peux dire, c'est que je ne vendrai jamais l'équipe», a-t-il affirmé.

Melnyk a aussi déclaré que le défi constant concernant la vente des billets était frustrant. Selon lui, il investit suffisamment dans les salaires des joueurs pour que les partisans investissent à leur tour dans l'équipe.

«Vous ne pouvez pas continuer à être au sommet de l'échelle dans les dépenses et au bas dans les revenus», a-t-il dit.

«Nous devons nous battre chaque jour pour vendre des billets, je vous le jure. Quand vous atteignez le troisième tour des séries et que vous devez supplier les gens d'acheter des billets, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. Et nous souhaitons que ça change.»

Melnyk a affirmé que la majorité des départements de l'équipe fonctionnait avec un budget le plus serré possible et que les prochaines réductions budgétaires pourraient toucher la masse salariale des joueurs.

Il a ajouté que le projet de construction d'un aréna sur les plaines LeBreton au centre-ville d'Ottawa n'était pas une garantie et qu'il était convaincu qu'un aréna au centre-ville n'était pas essentiel pour le succès de l'équipe.

Cinéma

La suite de «Super Size Me» retirée du Festival de Sundance

LOS ANGELES - Le plus récent documentaire de Morgan Spurlock ne sera finalement pas présenté au Festival du film de Sundance.

Les autres associés de Warrior Poets, la boîte de production du cinéaste américain, ont annoncé vendredi qu'ils avaient retiré Super Size Me 2: Holy Chicken! de la programmation du festival dans la foulée des confessions de M. Spurlock concernant des inconduites sexuelles qu'il a commises dans le passé.

Jeremy Chilnick et Matthew Galkin ont déclaré dans un communiqué que ce n'était pas le bon moment pour présenter le documentaire. Ce dernier est la suite de Super Size Me dans lequel Morgan Spurlock explorait les effets néfastes de la restauration rapide.

Selon le Hollywood Reporter, YouTube Red, qui devait distribuer le film, a indiqué vendredi qu'il abandonnait le projet.

Les producteurs d'un autre documentaire dont la première doit également avoir lieu au Festival de Sundance le mois prochain ont aussi révélé vendredi qu'ils souhaitaient se distancier de M. Spurlock.

Dans une déclaration, la productrice Kristin Lazure a affirmé qu'à la lumière des révélations du cinéaste, ses collègues et elle-même avaient décidé de mettre fin au partenariat de Morgan Spurlock avec le documentaire The Devil We Know, qui porte sur l'impact de la pollution chimique.

M. Spurlock avait confié, mercredi, dans un long message publié en ligne qu'il avait été accusé de viol à l'université et qu'il avait conclu une entente relativement à une affaire de harcèlement sexuel avec l'une de ses employées il y a huit ans. Le cinéaste avait ajouté qu'il quittait immédiatement son poste au sein de la boîte de production qu'il a cofondée.

Les représentants de M. Spurlock n'ont pas immédiatement répondu aux demandes d'entrevue.

Santé

Patients en CHSLD: pétition pour que la prise en charge soit comptabilisée

Une pétition ratifiée par plus de 1600 personnes, principalement des médecins, a été envoyée au ministre Gaétan Barrette, jeudi soir, afin que la prise en charge de patients en CHSLD soit comptabilisée par le ministère de la Santé.

Alors que les CHSLD sont en pénurie de médecins, ceux qui choisissent d’y œuvrer peuvent être punis financièrement, explique Suzanne Lebel, l’une des cinq médecins à l’origine de la pétition. 

C’est qu’un jeune médecin de famille doit prendre en charge chaque année un certain nombre de patients au bureau, généralement 500, sans quoi il s’expose à une pénalité financière. Des catégories de patients demandant plus de temps valent pour un plus haut ratio. Une femme enceinte équivaut à trois patients réguliers et une personne âgée en perte d’autonomie nécessitant des soins à domicile en vaut 12.

Il n’existe aucune pondération pour les patients en CHSLD. Ces derniers ne comptent pour rien dans l’objectif à atteindre des médecins. «C’est quand même tout un symbole que ces personnes qui ont payé des taxes et des impôts toute leur vie et qui sont parmi les plus vulnérables de notre société ne soient pas comptabilisées. Un jour, ce sera vous et moi. Peut-être que le ministre Barrette est millionnaire et il ne passera pas par un CHSLD, mais ce n’est pas vrai pour la plupart des gens», se désole Dr Lebel. 

Elle affirme que les médecins de famille ont tenté à plusieurs reprises d’engager un dialogue avec le ministre sur la question, ces dernières années, mais sans succès. «On nous dit que ce n’est pas comptabilisé en raison de la loi, mais une loi peut être changée», pointe celle qui dit avoir invité à plusieurs reprises Gaétan Barrette à venir visiter des médecins pratiquant en CHSLD. «Il n’a jamais voulu venir. Pourtant il l’a fait dans le passé en suivant un médecin qui faisait des soins à domicile et cela lui a fait comprendre beaucoup de choses.»

«Point critique»

Par ailleurs, le ministère mise sur l’augmentation des infirmières praticiennes spécialisées pour combler le manque de soins en CHSLD, mais ces «super infirmières» ne seront en nombre suffisant que dans «cinq à dix ans», souligne Suzanne Lebel, qui assure que quelque chose doit être fait rapidement. Le nombre de médecins oeuvrant en CHSLD est «à un point critique». 

La pétition de 1655 noms somme donc le ministère de la Santé et des Services sociaux de reconnaître les soins de longue durée pour les patients vivant en hébergement en faisant en sorte qu’ils soient comptabilisés. «Il avait déjà été question au ministère d’une pondération d’un patient en CHSLD pour neuf patients en cabinet. Là, on propose au moins un pour six.»

Cette pondération, estime-t-on, compenserait pour la lourdeur de la tâche et la nécessité d’assurer un service de garde 24h sur 24.

Si la valeur de ces soins est reconnue, il y aura de jeunes médecins intéressés à travailler en CHSLD, assure Suzanne Lebel. 

Justice et faits divers

Un entraîneur canadien de gymnastique accusé d'infractions sexuelles multiples

SARNIA — Le directeur de l'équipe nationale féminine de Gymnastique Canada, Dave Brubaker, a été accusé de multiples infractions sexuelles.

La police de Sarnia a indiqué dans une déclaration que Brubaker avait été accusé vendredi d'un chef d'incitation à des contacts sexuels, de trois chefs de contacts sexuels, de trois chefs d'exploitation sexuelle et de trois chefs d'agression sexuelle.

Dans la déclaration, on mentionne que Brubaker a comparu en cour vendredi et qu'il a été libéré sous caution. Il devra revenir en cour en février 2018.

La police n'a pas fourni d'informations supplémentaires sur les allégations et Gymnastique Canada a affirmé dans un communiqué qu'une ordonnance de non-publication avait été imposée.

Brubaker était le responsable de l'équipe canadienne de gymnastique lors des Jeux olympiques de Rio en 2016, et directeur de l'équipe féminine aux Championnats mondiaux de Montréal, en octobre.

Gymnastique Canada a déclaré être troublée par les allégations contre Brubaker, qui a reçu un congé administratif.

«La sécurité des athlètes est la priorité de Gymnastique Canada en tout temps, a dit Richard Crépin, président du conseil d'administration de Gymnastique Canada, dans un communiqué. Le sport se doit d'être sécuritaire et nous prenons des mesures pour protéger tous les participants en veillant à ce que des politiques et des procédures, mais aussi de la formation et des ressources, soient en place.»

Justice et faits divers

Normandeau, Côté et Cie invoquent l'arrêt Jordan

Nathalie Normandeau, Marc-Yvan Côté et leurs quatre co-accusés réclament l’arrêt des procédures, invoquant des délais déraisonnables de 23 mois lorsque leur procès s’ouvrira en avril prochain.

C’est l’avocat de France Michaud, ex-vice-présidente de Roche accusée de fraude, abus de confiance et corruption de fonctionnaire, qui présente la requête de type Jordan, mais tous ses collègues se joignent à lui.

Me Charles Levasseur soutient que, comme les accusés ont été privés d’une enquête préliminaire en raison du dépôt d’un acte d’accusation directe par la Couronne, les délais de 18 mois doivent s’appliquer, selon les enseignements de la Cour suprême.

Rappelons que les six accusés avaient d’abord choisi un procès devant juge et jury, dont les délais maximaux sont de 30 mois. 

L’avocat de défense calcule que lorsque le procès commencera devant le juge André Perreault, 23 mois et 20 jours se seront écoulés depuis le dépôt des accusations. Selon Me Levasseur, la défense n’a rien faire pour allonger les délais.

«Gestion chaotique»

France Michaud et ses co-accusés soutiennent qu’ils sont victimes «de la gestion chaotique» du ministère public et de l’UPAC. 

Me Charles Levasseur rappelle que le processus de divulgation de la preuve est toujours en cours au moment où il écrit sa requête.

Il ajoute que si le ministère public a vu trop grand, sa cliente n’a pas à en payer le prix. Pas plus qu’elle n’a à faire les frais des choix stratégiques de la police ou de la Couronne. 

Le juge André Perreault entendra cette requête Jordan - et plusieurs autres - à la fin janvier.

Actualités

Vérification faite: les mosquées et les demandes spéciales

L’affirmation : Dans la foulée du reportage de TVA, où la chaîne prétendait cette semaine que deux mosquées de Montréal auraient demandé aux responsables d’un chantier de construction situé à proximité d’exclure les femmes des travaux le vendredi (jour de prière), les réseaux sociaux ont abondé de commentaires. Certains ont décrit l’histoire comme invraisemblable puisque les deux mosquées en question sont ouvertes aux femmes, comme la plupart des mosquées dans le monde, d’ailleurs, et qu’il serait donc illogique de leur refuser l’accès aux alentours si elles ont accès au bâtiment. D’autres l’ont au contraire jugé crédible à cause de la place très subordonnée que doivent prendre les femmes dans certains pays musulmans, notamment l’Arabie Saoudite. Alors voyons ce qu’il en est.

Les faits

La fausseté des «informations» véhiculées dans ce reportage a déjà été démontrée, notamment par une enquête de la Commission de la construction du Québec. TVA a d’ailleurs fini par présenter ses excuses. Nous ne nous prononcerons pas sur cet aspect de la polémique, mais plutôt sur le caractère vraisemblable (ou non) de la chose.

Le Soleil a sollicité plusieurs mosquées et associations musulmanes situées hors du Québec — pour que leur avis soit aussi peu teinté que possible par la controverse locale — afin de savoir si elles avaient déjà demandé qu’un chantier à proximité soit interdit aux femmes le vendredi, ou si leur imam avait déjà eu vent d’une telle demande de la part d’autres mosquées. Une seule nous a répondu, l’Union des musulmans des Alpes maritimes (UMAM, région de Nice), mais sa version est corroborée par l’avis de quatre islamologues que nous avons également consultés. Ces experts sont : Abdelwahed Mekki-Berrada (Université Laval), Roxanne Marcotte (UQAM), Yolande Geadah (UQAM, études féministes) et Homa Hoodfar (Concordia). Notons que Mme Hoofnar a été emprisonnée pendant quatre mois en Iran, l’an dernier, à cause de ses écrits féministes. 

«Aucune mosquée ne fait ce genre de demande, a indiqué l’UMAM lors d’un échange de courriels. Déjà, il faut savoir que la prière du vendredi n’est obligatoire que pour les hommes. Les femmes, si elles le souhaitent, peuvent venir.»

Aucun des quatre islamologues consultés n’a jamais entendu parler d’une demande semblable de la part d’une mosquée ou d’un imam. «Il n’y a rien dans le Coran qui justifie que l’on exclue les femmes des mosquées ou des positions religieuses, même si des conservateurs affirment que c’est le cas en se basant sur des traditions culturelles», affirme Mme Hoofnar.

Il existe évidemment des courants de l’islam plus répressifs à l’égard des femmes, et il y a des mosquées réservées aux hommes dans certains pays d’Asie du Sud, dit M. Mekki-Berrada, «mais c’est particulier à cette région du monde […et] il ne faut pas confondre l’islam et la surinterprétation qu’en font certains musulmans». De toute manière, ce n’est pas le cas des deux mosquées montréalaises concernées.

Pour Mme Geadah, cependant, il n’est «pas si invraisemblable» de penser qu’un imam ait pu demander que l’on chasse les femmes du chantier les vendredis, puisque «cela relève de la même logique qui dicte de séparer les deux sexes. […] Les mosquées ont des espaces séparés pour les hommes et les femmes et, quand les femmes doivent souvent entrer par l’arrière», rappelle-t-elle. Mais elle-même n’a jamais eu connaissance d’une mosquée qui aurait exigé que l’on empêche les femmes d’approcher.

«Dans les pays musulmans, ajoute Mme Marcotte, les vendredis étant jours fériés, la situation ne se poserait pas. […] Mais surtout, rien n’interdit aux femmes d’être dans l’espace public, de passer devant une mosquée, etc.»

Verdict

Au bas mot, improbable. Au vu du traitement que réserve aux femmes une mouvance traditionnaliste à l’intérieur de l’islam (comme dans les autres religions par ailleurs), il peut être tentant de présumer que des mosquées demandent à l’occasion, voire souvent, d’interdire les abords d’une mosquée aux femmes. Mais le fait est qu’il n’existe aucun précédent connu, même pour des experts qui étudient les différentes déclinaisons de l’islam depuis des décennies.

Justice et faits divers

Le milliardaire Barry Sherman et sa femme retrouvés morts à Toronto

TORONTO - Deux personnes ont été retrouvées mortes dans une résidence d'un quartier cossu de Toronto et ces décès sont considérés comme étant suspects par le service de police torontois.

L'agent David Hopkinson a refusé de révéler l'identité des deux personnes décédées, mais des membres du gouvernement ontarien ont affirmé qu'il s'agissait du milliardaire torontois Barry Sherman et de sa femme, Honey.

Le ministre de la Santé de l'Ontario, Eric Hoskins, a écrit sur Twitter que les Sherman avaient été retrouvés morts, que cette nouvelle l'avait laissé sous le choc et que les deux disparus étaient de «formidables êtres humains».

M. Hopkinson a indiqué qu'une enquête avait été ouverte, mais que les décès n'avaient pas été classés comme des homicides.

Il n'a pas voulu fournir de détails sur le moment ou la cause des décès.

Bernard (Barry) Sherman est le fondateur de l'entreprise de médicaments génériques Apotex. Avec une fortune évaluée à 4,77 milliards $, il a récemment été présenté comme la 15e personne la plus riche au pays par le magazine Canadian Business.

Musique

Politique, le rap d'Eminem cible l'Amérique de Trump

NEW YORK - Autrefois controversé pour ses propos misogynes et homophobes, Eminem revient avec un neuvième album où il s'érige en conscience morale dans l'Amérique de Trump qu'il abhorre.

Dans Revival, son premier album studio en quatre ans, le chanteur qui a vendu le plus de disques de l'histoire du rap, s'entoure d'une brochette de stars de la pop (Beyoncé, Alicia Keys, Ed Sheeran et Pink).

Âgé de 45 ans, celui qui se surnommait «Slim Shady» dévoile une nouvelle facette, celle d'un chanteur engagé politiquement et alarmé par le sort de son pays, un an après l'élection de Donald Trump qu'il n'hésite pas à comparer à Hitler.

«Il essaie de nous diviser», scande le rappeur, représentant d'une classe défavorisée qui a massivement voté pour Trump, promettant qu'à la fin, «il va réussir à nous unir».

Dans Framed, c'est à la fille et conseillère du président qu'Eminem s'en prend, au risque de créer la polémique : connu pour ses paroles violentes à l'encontre de la gent féminine, il imagine Ivanka Trump retrouvée morte dans le coffre de sa voiture.

Longtemps très discret sur la politique, le rappeur est sorti de son silence à l'automne dans une long rap nerveux où, capuche sur la tête, il accusait Donald Trump de racisme et d'incompétence. Visiblement remonté, il a ensuite demandé à ses fans de choisir entre lui et le 45e président des États-Unis.

Connu pour son style acerbe et brut, il déroute avec un premier titre Walk on Water, une ballade rythmée dans sa quasi-intégralité par les notes d'un piano et bercée par la voix suave de Beyoncé.

«Est-ce que ça va juste être un nouveau faux pas/Qui viendra ternir le peu d'héritage, d'amour ou de respect que j'ai pu amasser», se demande Eminem dans la chanson, analysant son parcours et tentant de décrypter sa personnalité.

«Embarrassant d'être Blanc»

À la fin du morceau, il revient au rap plus cadencé qu'on lui connaît et évoque sur un ton sarcastique le titre Stan, son plus grand tube sorti au début des années 2000.

Entre flow nerveux et beats, Eminem arpente des territoires plus connus sur les autres titres de l'album - 19 au total - comme Believe et Chloraseptic, où il fait appel au rappeur Phresher de la scène new-yorkaise.

Il sample deux classiques rock : I Love Rock'n Roll de Joan Jett and the Blackhearts (sur Remind me) et Zombie des Cranberries (sur In Your Head).

Sur Untouchable, il reprend les slogans du mouvement Black Lives Matter, qui dénonce les violences policières contre les Noirs aux États-Unis.

«Je reconnais que ce fut parfois embarrassant d'être Blanc», rappe-t-il en apportant son soutien au joueur de football américain Colin Kaepernick.

Le quart arrière a lancé en 2016 un boycott de l'hymne national en mettant un genou à terre pour dénoncer les injustices raciales.

Enfin, Marshall Mathers, son vrai nom, revient sur sa vie privée mouvementée dans Bad Husband, où il présente ses excuses à son amour de jeunesse, Kim, qu'il a épousée à deux reprises et dont il a divorcé autant de fois.

Leur fille Hailie, bientôt 22 ans, a servi d'inspiration pour un des titres les plus forts de l'album, Castle, où il reprend des lettres qu'il lui a adressées.

Conscient d'avoir souvent déballé son linge sale en public, le rappeur promet qu'il en a «fini à 100 %» avec l'étalage de sa vie privée.

Fonction publique

Phénix atteint un nouveau sommet

Plus les mois passent et plus la situation se détériore avec le système de paye Phénix alors que le nombre de transactions en attente de traitement a atteint un autre nouveau sommet à 589 000, dont plus de 415 000 ont des incidences financières.

Dans sa mise à jour faite vendredi, le ministère des Services publics et de l’Approvisionnement explique que cette augmentation du nombre de mouvements ayant une incidence financière et dépassant la charge de travail normale a augmenté parce que la priorité est actuellement mise sur le traitement des paiements rétroactifs découlant des nouvelles conventions collectives.

« Or, le traitement de ces paiements s’est avéré plus complexe et plus long que nous l’avions prévu au départ. Ces paiements remontent à plusieurs années (jusqu’à 2014 dans certains cas) et nécessitent que nous récupérions des données de l’ancien système de paye du gouvernement », explique-t-on dans le document du ministère.

La mise à jour fait état d’une augmentation de la charge de travail plus importante que celles rapportées dans les tableaux de bord précédents, et ce, pour deux raisons, précise le ministère. 

« Premièrement, il a été établi que 44 000 mouvements que le Centre des services de paye avait déjà reçus, mais qui n’avaient pas encore été évalués, avaient une incidence financière. Ces mouvements ont donc été ajoutés au volume de mouvements à traiter. Deuxièmement, le présent tableau de bord porte sur trois périodes de paye (trois payes ont été émises en novembre), tandis que les tableaux de bord antérieurs ne portaient que sur deux périodes de paye ».

Une fois le travail lié aux nouvelles conventions collectives, le ministère souligne qu’il portera son attention sur le traitement des trop payés afin d’en réduire au minimum les répercussions fiscales sur les employés concernés. Ensuite, on affectera les ressources en rémunération aux mouvements qui sont en attente. 

« Le nombre de ces mouvements commencera à diminuer en 2018 », estime le ministère.

Au total, il y a actuellement 589 000 mouvements en attente de traitement au Centre des services de paye, dont 415 000 mouvements ayant des répercussions financières, dont 335 000 dépassent la charge de travail normale et 80 000 font partie de la charge de travail normale. 90 000 mouvements n’ont aucune répercussion financière, ou sont liés à des demandes de renseignements généraux. Il reste aussi 54 000 mouvements à traiter relativement à la mise en œuvre des conventions collectives et 30 000 autres qui doivent être fermés.

De plus, le 29 novembre, il y avait 30 000 mouvements touchant 18 000 employés qui travaillent pour 27 ministères non desservis par le Centre des services de paye. Ces mouvements ne représentent pas nécessairement des problèmes de paye, mais plutôt le nombre de mouvements de paye en attente.