Soccer

L'Impact subit une quatrième défaite d'affilée, 2-1 contre le Crew de Columbus

COLUMBUS — L'Impact de Montréal a subi une quatrième défaite consécutive, s'inclinant 2-1 face au Crew de Columbus au stade MAPFRE samedi soir.

C'est la première fois depuis le 26 mai 2018 que les joueurs de Rémi Garde perdent quatre matchs d'affilée. Malgré tout, la formation montréalaise est temporairement demeurée en cinquième place dans l'Association Est puisque le Toronto FC s'est incliné devant ses partisans, 3-1, contre le Dynamo de Houston.

Josh Williams et David Accam ont marqué les buts du Crew (6-14-3), qui ont signé une première victoire depuis le 8 mai et mis fin à une séquence de dix matchs sans victoire.

Le défenseur Zakaria Diallo, avec son 3e de la saison, a réussi l'unique filet de la formation montréalaise, pendant les temps d'arrêt de la première mi-temps.

Par une soirée chaude, qui a nécessité des pauses de réhydratation, l'Impact (9-11-3) a dû jouer avec seulement dix joueurs à compter de la 55e minute de jeu à la suite d'un carton rouge présenté à Bacary Sagna.

L'Impact jouera son prochain match mercredi prochain alors qu'il accueillera le York9 FC dans le duel retour de la troisième ronde du Championnat canadien. Le 10 juillet dernier, les deux formations avaient fait match nul 2-2 grâce à un but de Saphir Taïder, sur un penalty, pendant les temps d'arrêt de la deuxième mi-temps. Trois jours plus tard, l'Impact reprendra les activités en MLS en affrontant l'Union de Philadelphie, meneur dans l'Association Est, au stade Saputo.

Un lent départ

Peut-être un peu amorphes à cause de la chaleur qui sévissait dans la capitale de l'Ohio, les joueurs de l'Impact ont connu un lent départ et le Crew en a profité pour ouvrir la marque dès la sixième minute de jeu.

Posté en plein coeur de la surface de réparation, Williams a fait dévier de la tête un coup franc de Wil Trapp derrière le gardien Evan Bush, qui était sorti de son filet dans l'espoir d'intercepter le ballon.

Bush n'y est pas parvenu et Daniel Lovitz, malgré de beaux efforts, n'a pas été capable d'empêcher le ballon de franchir la ligne de but.

Graduellement, l'Impact a retrouvé un peu de tonus en attaque et s'est donné de bonnes chances de marquer. La meilleure est venue à la suite d'un coup franc de Maximiliano Urruti qui s'est retrouvé directement devant le filet d'Eloy Room. Toutefois, Shamit Shome et Rudy Camacho ont dirigé des tirs directement sur la barre transversale, coup sur coup.

Après avoir continué de menacer, sans succès, l'Impact a égalé le score lors des arrêts de jeu de la première demie. Diallo, de la tête, a redirigé le corner de Saphir Taïder dans le filet adverse, malgré le fait que Room ait touché le ballon avec sa main gauche.

Ce but de Diallo était le premier de l'Impact depuis la 13e minute du match du 6 juillet contre Minnesota United FC, au stade Saputo, soit en 212 minutes de jeu.

Mais dès le retour des joueurs des deux équipes, Columbus a repris l'avance avec l'aide de l'assistance vidéo à l'arbitrage, qui a renversé un hors-jeu appelé par le juge de touche pour accorder un but à Accam, à la 46e minute de jeu.

Neuf minutes plus tard, Accam a causé d'autres maux de tête à l'Impact en forçant Sagna à l'accrocher alors qu'il semblait se diriger vers le filet de Bush. L'arbitre du match a aussitôt sorti le carton rouge, laissant Rémi Garde avec seulement dix joueurs sur le terrain pendant les 35 dernières minutes réglementaires et les six ajoutées dans les temps d'arrêt.

Malgré ce désavantage numérique, l'Impact n'a pas donné d'autres buts même si Gyasi Zardes, à la 77e minute, et Luis Argudo environ dix minutes plus tard, ont eu des occasions en or d'accentuer l'avance du Crew.

Dans un autre ordre d'idées, la direction de l'Impact n'a pas confirmé une information divulguée par TVA Sports avant la rencontre selon laquelle le contrat de Harry Novillo avait été résilié.

Cyclisme

Tour de France: Alaphilippe garde le maillot jaune du meneur

LA MONGIE, France — La première montée de 2000 mètres du Tour de France n’a pas causé trop de soucis au Français Julian Alaphilippe, qui a gardé son maillot jaune du meneur.

Alaphilippe pourrait devenir le premier Français à remporter la Grande boucle depuis Bernard Hinault, en 1985.

Le Gallois et champion en titre Geraint Thomas a quant à lui peiné, perdant du temps.

Cette 14e étape a été gagnée par Thibaut Pinot, dans les Pyrénées; le Français se reprenait ainsi pour une 10e tranche désastreuse.

«J’ai cette étape en tête depuis le début du Tour, a dit Pinot, qui a devancé Alaphilippe de peu, samedi. Le Tourmalet, c’est mythique.»

Pinot compte trois victoires d’étape en carrière au Tour de France.

Alaphilippe a ajouté 50 secondes à son avance; il a maintenant un coussin de deux minutes et deux secondes devant Thomas. Ce dernier représente Sky, l’équipe gagnante lors de six des sept derniers Tours.

Thomas fait remarquer que le Tour est loin d’être terminé, avec à l’horizon six autres ascensions comparables à celle de samedi.

Mais son incapacité à garder la cadence avec Pinot, Alaphilippe et compagnie, au Tourmalet (une huitième place, à 36 secondes de Pinot) ébranle un peu la formation anglaise qui domine la course française depuis 2012 - alignant d’autres vainqueurs comme Bradley Wiggins et Chris Froome.

«Ce n’était pas ma meilleure journée, a dit Thomas. Dès le départ, je sentais que quelque chose n’allait pas. J’ai été assez faible.»

«Au final, je savais que je devais me limiter, a t-il ajouté. Je n’ai pas vraiment essayé de les rattraper quand ils ont pris leurs distances. Je ne voulais pas brûler toutes mes forces. J’ai simplement essayé de limiter les dégâts.»

Ayant amené le cyclisme à de plus hauts paliers depuis 2012, via un budget généreux et une attention extrême aux détails, l’équipe gérée par David Brailsford a été frappée par la malchance, mais aussi par la réalité que les rivaux allaient tôt ou tard rétrécir la marge.

Froome, un quadruple vainqueur, a fait une affreuse chute à l’entraînement pour ce Tour; il récupère de fractures qui menacent sa carrière. Au Tour de Suisse en juin, Thomas a subi une chute qui a nui à sa préparation. Egan Bernal doit se contenter du quatrième rang au général, à trois minutes d’Alaphilippe.

«Il y a plusieurs équipes qui sont très fortes, dont la mienne, a dit Pinot, qui est sixième au classement général, à 3:12 du meneur. Le niveau est très élevé.»

Au sommet du Tourmalet se trouvait le président de la France, Emmanuel Macron. Parlant de Pinot et Alaphilippe, il a dit «deux coureurs fantastiques. Ils attaquent et ils ont du coeur.»

Le Canadien Hugo Houle (Astana) a terminé en 52e place, soit 33 rangs devant son compatriote Michael Woods (EF Education First).

« Je suis très, très content de ma performance! C’était la première grosse étape de montagne si on veut aujourd’hui. Je suis parvenu à percer le sommet du premier col de la journée, qui était d’une quinzaine de kilomètres, dans le groupe de tête. C’est un bel accomplissement! J’ai été un peu décroché par après, mais j’ai réussi à revenir. Ça regarde bien pour la suite des étapes en montagne », a indiqué Houle.

Houle est de Sainte-Perpétue, Woods d’Ottawa.

Au classement cumulatif, Woods est maintenant 54e, tandis que Houle pointe au 91e rang.

Le Tour de France se terminera dimanche prochain, à Paris. Avec Sportcom

Natation

Abel obtient une 10e médaille en carrière aux Mondiaux aquatiques

GWANGJU, Corée, République de — La Québécoise Jennifer Abel a bonifié son propre record canadien avec une 10e médaille en carrière au Mondiaux de sports aquatiques, samedi.

Elle et François Imbeau-Dulac, de Montréal, ont obtenu l’argent au tremplin mixte synchronisé de 3 m, finissant à 0 ,78 point des Australiens Matthew Carter et Maddison Keeney.

Le bronze est allé aux Allemands Lou Massenberg et Tina Punzel (301,62).

«J’ai vraiment un ‘mix’ d’émotions, a dit Abel. Nous étions si près d’être champions du monde, alors c’est certain que j’ai un petit goût amer. Mais (une 10e médaille), c’est vraiment un exploit et je suis très contente.»

Ils ne comptaient pas participer à l’épreuve à l’origine. Les plongeurs ne se sont pas entraînés ensemble depuis la Série mondiale de Londres, en mai.

«À Londres, sur le podium, j’ai dit à ‘Jen’ que c’était notre dernière compétition de la saison ensemble et nous avons pleuré, a dit Imbeau-Dulac. C’était un moment très émotif. Nous nous attendions à avoir un peu le c?ur brisé en voyant les autres compétitionner ici.

«Nous étions excités quand nous avons su que nous étions admissibles. Nous sommes contents d’avoir plongé ensemble une fois de plus cette année. Nous avons plongé au mieux de nos capacités, malgré quelques erreurs ici et là.»

À la tour de 10 m, le Montréalais Vincent Riendeau a conclu au 11e échelon avec 440,70 points.

«J’ai eu un peu de difficulté avec mes entrées à l’eau arrière, c’était la seule chose qui manquait, a t-il confié. Je devrai travailler sur ça pour les Jeux panaméricains (à Lima au Pérou, à compter de vendredi). J’ai mis beaucoup le ‘focus’ sur mes entrées avant, qui étaient ma faiblesse depuis longtemps.»

Yang Jian a prévalu à la tour de 10 m, donnant à la Chine une 11e médaille d’or. Il a totalisé 598,65 points, battant son coéquipier Yang Hao (585,75).

Aleksandr Bondar, de la Russie, a remporté le bronze avec 541,05.

Arts

Notre-Dame de Paris: au coeur d’un chantier titanesque et sous haute sécurité [PHOTOS]

PARIS — C’est un immense chantier au coeur de Paris, où l’on pénètre en tenue de sécurité, non sans une certaine appréhension. Trois mois après l’incendie qui a ravagé Notre-Dame, l’heure est encore à sécuriser la cathédrale, face aux risques d’éboulement et d’effondrement.

«Il y a un endroit de la croisée des transepts qu’il va falloir surveiller», avertit Philippe Villeneuve, l’architecte en chef de Notre-Dame, lors d’une visite de chantier à laquelle prend part l’AFP. «On ne peut pas intervenir, il va falloir laisser tomber le caillou, mais s’assurer que personne» autour ne soit touché.

Si le joyau gothique a plutôt résisté à l’incendie du 15 avril, «on n’est pas du tout dans la (phase de) restauration, on est encore dans l’urgence impérieuse de sécurisation» avec la voûte qui peut s’effondrer, souligne celui qui est au chevet de la cathédrale depuis 2013.

Les travaux avancent vite, assurent les équipes en place. C’est aussi l’avis du ministre français de la Culture Franck Riester, sur place mercredi, au lendemain de l’adoption au Parlement du projet de loi de restauration. «Là, il y avait une montagne de gravats il y a quelques semaines encore», souligne-t-il, combinaison de rigueur, casque vissé sur la tête, la voix couverte par le bruit de machines.

Sous la haute voûte, deux robots ramassent des gravats, morceaux de bois et tas de pierres indistincts noircis par l’incendie. Ces machines sont les seules à pouvoir accéder à certains endroits, rendus dangereux par les risques d’éboulement.

«Rien ne va à la benne, rien ne va à la décharge», indique Philippe Villeneuve. Chaque gravat est répertorié, trié et analysé de façon à obtenir une connaissance ultra-précise et scientifique de la cathédrale.

Quel est l’âge des bois ? À quelle température ont été exposées les pierres ? Autant de questions qui permettront ensuite de la restaurer au mieux.

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Arts

Au cimetière de Charleville-Mézières, Rimbaud reçoit toujours du courrier

CHARLEVILLE-MÉZIÈRES — «Rimbaud, je le tutoie! Je l'appelle Arthur!». Gardien du cimetière de l'Ouest à Charleville-Mézières, dans le nord-est de la France, depuis 37 ans, Bernard Colin veille fidèlement sur la tombe du poète et relève consciencieusement son «courrier».

Car, même disparu depuis 127 ans, Arthur Rimbaud continue d'en recevoir dans la boîte aux lettres jaune très vintage installée à son nom à l'entrée du plus vieux cimetière de la ville. «Au moins deux ou trois lettres par semaine», s'étonne toujours le gardien du temple.

Dans son logement de fonction aux allures de petit manoir néo-gothique qui surveille l'entrée du cimetière, il garde religieusement dans de petites boîtes à chaussures ces témoignages d'affection et d'admiration envoyés du monde entier. «La récolte de six mois», lance-t-il en ouvrant trois boîtes rangées dans un tiroir de la buanderie.

«À mon Rimbange. À toi toute la vie», proclame une passionnée. «Rimbaud, même si tu n'es plus là, sache que je t'aimerai toute ma vie», s'enflamme une seconde tandis qu'une troisième missive promet au poète «le ciel et l'aube».

Certains versifient, comme cet auteur anonyme : «Condoléances regrettées, amour ravagé, que ton âme repose en paix dans ce monde rejeté».

D'autres rongent leur frein comme tel autre anonyme, qui espère bientôt rencontrer Rimbaud, ou une certaine Allison : «Je suis fan de toi mais je n'ai jamais eu de réponse à mes lettres. Je commence à m'impatienter».

«Puisse ce courrier arriver vers toi», conclut fiévreusement une dernière lettre piochée dans l'une des boîtes.

Ce voeu est toujours exaucé. Adressées à «Arthur Rimbaud, cimetière de Charleville-Mézières», toutes les lettres dûment timbrées sont sûres d'arriver à son destinataire puis religieusement conservées par Bernard Colin.

«J'ai parfois trouvé des lettres qui font peur. Les gens confient à Rimbaud leur mal de vivre. C'est leur confident. Ils lui parlent comme s'il était vivant», confie-t-il.

Football

La défense mène les Alouettes à une victoire de 20-10 aux dépens des Eskimos

MONTRÉAL — Les Alouettes de Montréal avaient accordé 608 verges à l’attaque des Eskimos d’Edmonton lors de la première rencontre de la saison. L’orgueil des joueurs en défense ne leur permettait pas une deuxième sortie du genre.

Ils ont coupé cette production de moitié samedi. Cette fois-ci, les Eskimos ont été limités à 320 verges au total, soit 15 de moins que les Alouettes, qui ont inscrit une victoire de 20-10, une troisième consécutive, devant 16 137 spectateurs au stade Percival-Molson.

«Nous nous sommes amélioré de match en match depuis ce premier duel, a expliqué le maraudeur Taylor Loffler. Ça a vraiment paru (samedi). Nous avons été en mesure de mieux analyser le travail de (Trevor) Harris.»

«C’est plutôt incroyable d’avoir contenu cette puissante attaque, a pour sa part souligné l’entraîneur-chef Khari Jones. Je suis époustouflé par ce qu’ils ont accompli (samedi). (...) C’était amusant à voir. Je sais que les gars en défense ont eu du plaisir, surtout après le match qu’ils ont connu contre eux la dernière fois.»

Le quart des Eskimos (3-2) avait amassé 447 verges par la passe en début de saison. Il a cette fois été limité à 271 verges sur 29 passes complétées en 43 tentatives, mais surtout, il a été intercepté en deux occasions.

Sans être spectaculaire, le quart Vernon Adams fils a de nouveau mené l’attaque des Alouettes (3-2) avec efficacité, complétant 15 de ses 22 passes pour 191 verges et un touché. Il a bel et bien été intercepté en deux occasions, mais ces revirements ont été annulés par des pénalités commises par la défense des Eskimos.

Une performance, faut-il le rappeler, réussie sans les deux principaux receveurs de l’équipe, DeVier Posey et B.J. Cunningham.

«C’est aux suivants de produire, a temporisé Adams. Nous sommes tous des professionnels. Tous les receveurs doivent savoir ce que font DeVier et B.J. Ils doivent étudier tous les jeux et être prêts chaque semaine. On ne sait pas quand notre nom va être appelé.»

Vernon a d’ailleurs réussi le premier touché de la rencontre sur un jeu truqué. L’autre majeur des vainqueurs a été inscrit par Jake Wieneke. Boris Bede a complété la marque avec des placements de 10 et de 21 verges.

La réplique des Eskimos est venue du pied de Sean Whyte, qui a réussi des placements de 17, 34, 48 verges. Il a par contre frappé le montant sur 47 verges et raté une autre tentative avec un peu plus de deux minutes à faire pour se contenter d’un simple.

Une première en trois ans

C’est la première fois depuis les trois derniers duels de la saison 2016 que les Alouettes signent trois victoires consécutives, et la première fois depuis août 2017, face aux Argonauts de Toronto, que l’équipe n’accorde pas de touché.

La défense a été à ce point pingre que le plus long jeu des Eskimos - jusqu’à une passe et course de 49 verges au quatrième quart - avait été obtenu sur une pénalité pour obstruction offensive de 38 verges pour amener le ballon à la ligne de 10 des locaux au deuxième quart. Malgré tout, les Eskimos ont dû se contenter d’un placement de Whyte pour inscrire leurs trois premiers points du match.

Les Alouettes se sont inscrits les premiers sur un jeu surprise, au premier quart. Après avoir cueilli la remise de Kristian Matte, Adams a donné le ballon à William Stanback, qui s’est dirigé vers sa droite. Mais au lieu de poursuivre sa course, il a remis le ballon à Eugene Lewis, qui a rejoint Adams sur une passe et course de 21 verges pour le majeur.

«André Bolduc a dessiné ce jeu, a raconté Jones. Nous l’avons pratiqué à l’entraînement, avec bien peu de succès. J’ai alors décidé que je ne le retenterais que dans un match.

«Vernon est très fier de ses mains et Eugene - un ancien quart au secondaire - est bien fier de ses talents de passeur. J’ai trouvé que c’était le moment de mettre tout ça en jeu.»

«Tout ce à quoi je pensais, c’est de ne pas échapper le ballon, a indiqué Adams. Après, je savais que j’allais marquer.»

Sur la séquence suivante, c’est de nouveau la défense des Oiseaux qui s’est signalée. Greg Reid a intercepté une passe de Harris, mettant fin à sa séquence de 228 passes tentées sans interception.

Avec la marque à 10-6 au retour de la mi-temps, les Eskimos sont revenus avec une longue poussée de huit jeux et 51 verges pour se rapprocher à un point seulement des Alouettes, sur le troisième placement du match de Whyte.

Mais dès la séquence suivante, les Alouettes ont scié les jambes des Eskimos en franchissant le terrain pour ajouter sept points grâce au touché de Wieneke, sur une passe de quatre verges d’Adams et la transformation de Bede.

Avec 13:44 à jouer les officiels ont interrompu la rencontre en raison des conditions climatiques. Le ciel noircissant a alors craché quelques éclairs et les deux équipes ont retraité vers leur vestiaire pendant 25 minutes. À la reprise, Bede a complété le pointage avec son deuxième placement du match.

Les Alouettes bénéficieront maintenant d’une pause avant de reprendre l’action le 2 août, en accueillant le Rouge et Noir d’Ottawa.

Justice et faits divers

La SQ profite du congé de la construction pour mener une campagne de sécurité

MONTRÉAL — La Sûreté du Québec (SQ) profite des deux semaines des vacances de la construction pour lancer une vaste campagne de sécurité routière et nautique sur l'ensemble de son territoire.

Des activités médiatiques sont notamment au programme du corps policier. Mercredi, elle tiendra une patrouille nautique de prévention à la marina de Lavaltrie, en Lanaudière, et une opération patrouille à vélo deux jours plus tard, au pied du pont Jacques-Cartier. Une deuxième patrouille nautique se déroulera le 2 août à la marina de Lavaltrie.

Le capitaine Paul Leduc, de la direction des Communications de la SQ, indique que les policiers porteront leur attention sur les trois premières causes de collisions mortelles au Québec, peu importe la période de l'année : la vitesse, la distraction au volant et la conduite avec les capacités affaiblies par l'alcool ou la drogue.

Au cours du congé de la construction de 2018, 14 collisions mortelles totalisant 16 décès sont survenues sur le territoire desservi par la SQ. Ce bilan se situe dans la moyenne des cinq dernières années, constate le policier. «Auparavant, on a déjà compté jusqu'à 30 collisions mortelles. On a eu des années beaucoup plus dramatiques, mais ça s'en va en s'améliorant», dit-il.

L'officier se dit encouragé par cette tendance que l'on remarque pour l'ensemble de l'année. Ainsi, mentionne M. Leduc, la SQ a recensé en 2019 27 collisions mortelles de moins qu'à la pareille date l'an dernier. «Cette tendance, on la constate depuis plusieurs années. C'est pour ça que l'on redouble ou retriple d'efforts pour arriver, qui sait, au déficit zéro», lance-t-il.

Les cyclistes ne seront pas oubliés eux non plus. Les policiers axeront leurs recommandations sur les bons comportements à adopter sur les selles, notamment le respect des feux rouges et des arrêts obligatoires. Ils donneront aussi des conseils de sécurité, notamment de circuler en file indienne et d'être visible le plus possible.

Sécurité nautique

La SQ ne compte pas être seulement présente sur les routes et sentiers de son territoire au cours des deux prochaines semaines, mais aussi sur les plans d'eau.

Les policiers comptent aussi porter leurs efforts sur le rappel des règles importantes au moment de la navigation. Le capitaine Leduc déplore que plusieurs des personnes qui ont perdu la vie par noyade au cours des dernières semaines, ne portaient pas leur veste de flottaison. S'il est vrai qu'on n'est pas obligé de la porter, mais de l'avoir à bord du bateau, ce n'est jamais une mauvaise idée de s'en vêtir. «[S'ils] l'avaient portée, ces gens seraient encore en vie», souligne-t-il.

Le message est simple : il faut appliquer toutes les bonnes règles de sécurité. La première et la plus importante consiste à porter la veste de flottaison, mais il ne faut pas oublier la conduite avec les facultés affaiblies. En vertu des règles fédérales, il n'est pas interdit de consommer de l'alcool au volant d'un bateau à moteur, mais le conducteur doit quand même être vigilant. «Si on peut prendre une ou deux consommations, on ne peut pas dépasser la limite du ,80 mm», rappelle le capitaine Leduc.

Les policiers comptent aussi vérifier l'équipement à bord des bateaux, notamment les silencieux. «Bien des gens ont des silencieux non conformes. Il peut même arriver qu'on empêche [un propriétaire] de mettre son bateau à l'eau», note le policier.

Télé et radio

Les acteurs du «Trône de fer» défendent la fin de la série

SAN DIEGO — Depuis le festival Comic-Con de San Diego, la distribution de «Trône de fer» s’est porté à la rescousse des scénaristes pour défendre le dénouement de la série au succès planétaire, qui a suscité la frustration de centaines de milliers de fans.

Avant leur apparition vendredi, les organisateurs de cet événement mettant à l’honneur la pop-culture ont dû rappeler au public de faire en sorte que les acteurs se sentent «bienvenus».

Si l’accueil a en réalité été plutôt enthousiaste, l’acteur Nikolaj Coster-Waldau, qui joue le rôle de Jaime Lannister, a lui été hué lorsqu’il a décrit la mort de son personnage, dans les bras de sa soeur Cersei, comme «parfaite». «Cela faisait sens pour moi», a-t-il dit avant d’être interrompu.

«Cette série a rassemblé tant de gens, qui l’ont regardée et aimée. Donc évidemment, quand on arrive à la fin, cela vous énerve quoiqu’il arrive...», a-t-il poursuivi.

Après la diffusion, en mai aux États-Unis, du dernier épisode de la huitième saison de cette série médiévale fantastique de HBO --qui avait battu le record d’audience de la chaîne avec 19,3 millions de téléspectateurs --, les fans de «GoT» avaient dénoncé une saison bâclée.

Une pétition en ligne pour demander que la dernière saison soit refaite «avec des auteurs compétents» a recueilli 1,6 million de signatures.

L’acteur Conleth Hill, qui joue le rôle de Varys, a plaisanté en affirmant ne pas regretter d’avoir «lancé la pétition». Puis, décrivant la réaction des fans de la série comme très positive depuis sa première diffusion en 2011, il a mis les critiques récentes sur le dos d’une «campagne médiatique de haine».

Pour Isaac Hempstead Wright, dont le personnage Bran Stark s’est retrouvé roi au grand dam de nombreux téléspectateurs, la fin ambiguë de la série est par ailleurs une force.

«L’une des choses les plus intelligentes à propos de cette fin est qu’elle ne conclue pas les choses de façon extrêmement claire», a-t-il argumenté. «C’est le chaos dans le royaume (...) Ce n’est pas définitivement fini, ça laisse la place à l’interprétation.»

L’acteur John Bradley (Samwell Tarly), est quant à lui revenu sur une autre polémique, qui le rendait responsable de la présence dans une scène d’un gobelet Starbucks.

«Je m’excuse d’avoir eu soif», a-t-il plaisanté, tout en démentant être responsable de l’incident.

Cette rencontre au Comic-Con devait être la première apparition publique des créateurs de la série, David Benioff et Dan Weiss, mais ces derniers avaient annulé plus tôt dans la semaine, ainsi que deux autres membres de la distribution.

La série a cette semaine battu un record de nominations aux Emmy Awards, les récompenses de la télévision américaine, avec 32 occurrences.

Justice et faits divers

Le fils d'un chef de la police australienne retrouvé mort en Colombie-Britannique

MONTRÉAL — L'une des deux victimes d'homicides «suspects» survenus cette semaine dans l'Ouest canadien est le fils d'un haut responsable de la police en Australie, a indiqué la police fédérale canadienne.

Les corps de Lucas Robertson Fowler, 23 ans, originaire de Sydney en Australie, et de Chynna Noelle Deese, une Américaine de Caroline du Nord âgée de 24 ans, ont été retrouvés sans vie lundi le long d'une route dans le nord de la Colombie-Britannique, a indiqué la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans un communiqué publié vendredi soir.

Une fourgonnette Chevrolet bleue immatriculée dans la province voisine de l'Alberta a été retrouvée en bordure de la route, selon la GRC.

D'après les médias locaux, la police n'était pas en mesure de confirmer si le véhicule appartenait au couple. Contactée par l'AFP, la GRC n'a pas réagi immédiatement.

Le couple voyageait en Colombie-Britannique, province où Lucas Robertson Fowler s'était installé, d'après les médias canadiens.

La chaîne australienne ABC a affirmé de son côté que Lucas Robertson Fowler était le fils de Stephen Fowler, inspecteur principal de la police de l'État australien la Nouvelle-Galles du Sud.

Les familles des deux victimes sont en route pour le Canada, a précisé la GRC.

«Perdre une personne aussi jeune et dynamique, qui sillonnait le monde et ne faisait que profiter de la vie, est dévastateur», a indiqué la famille Fowler, qui veut rapatrier le corps de leur fils en Australie, selon une déclaration publiée sur le site Internet de la police australienne.

La GRC poursuit son enquête pour faire la lumière sur ce double meurtre «suspect», tandis que la police australienne et le FBI américain prêtent assistance aux familles des victimes.

Les autorités canadiennes ne connaissent pas encore les circonstances entourant la mort du jeune couple et s'ils ont été délibérément visés ou victimes d'un crime.

L'est du Québec

Accès restreint aux camions sur un pont reliant la Gaspésie au Nouveau-Brunswick

POINTE-À-LA-CROIX – Le ministère québécois des Transports informe les camionneurs que le pont interprovincial J.C. Van Horne, reliant Pointe-à-la-Croix en Gaspésie à Campbellton, au Nouveau-Brunswick, n’accueillera que des camions vides ou des véhicules de tailles plus modestes, jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision découle d’inspections effectuées au cours des dernières semaines par Services publics et Approvisionnement Canada, propriétaire de l’infrastructure.

Ces inspections ont révélé «des préoccupations à propos de la structure», même si «le pont est tout à fait sécuritaire» pour les véhicules encore autorisés à y circuler, précise Charles Drouin, de Services publics et Approvisionnement Canada.

Les camions chargés doivent faire un détour de 40 kilomètres afin de passer sur un autre pont interprovincial, reliant Matapédia à Flatlands. Pour les nombreux camions transportant des produits forestiers ou des produits marins entre les deux provinces, l’aller-retour prend donc une heure de plus.

Charles Drouin précise que «la conception originale de la structure» combinée à plus de 50 ans d’usage ont incité les inspecteurs à recommander qu’un véhicule routier d’une unité soit limité à 17 tonnes, qu’un tandem de deux véhicules soit limité à 23 tonnes et qu’un ensemble de plus de deux unités soit limité à 26 tonnes.

Il ne spécifie pas pour le moment en quoi consistent les défaillances identifiées par les inspecteurs. Des hommes-araignées avaient été aperçus sur le pont à la mi-juillet.

«Des experts vont consulter les rapports et les évaluer afin de déterminer ce qui doit être faits pour corriger la situation», ajoute M. Drouin. Il précise qu’il est trop tôt pour fixer un échéancier et un budget pour ramener le pont à sa capacité portante initiale, mais que ce sera fait «le plus tôt possible». 

Le pont J.C. Van Horne a été construit entre 1958 et 1961. Il a été repeint et remis à niveau au cours des 30 dernières années, mais Services publics et Approvisionnement Canada ne peut présentement spécifier quand.

Charles Drouin assure que la situation actuelle ne découle pas d’une négligence du ministère fédéral. «Il y a une inspection à tous les mois.»

Le camionneur Yan Leblanc, de Nouvelle, a emprunté ce pont pendant des années pour transporter du bois et il constate que «les gouvernements s’aperçoivent qu’ils ont des infrastructures quand elles lâchent».

Alimentation

Que doit-on penser des protéines végétales?

MONTRÉAL — Les protéines végétales ont clairement la cote : ces galettes et saucisses se retrouvent partout ces jours-ci, au restaurant comme sur les étalages des supermarchés.

Mais que doit-on penser de ces produits? Leurs bienfaits pour l’environnement sont-ils aussi importants qu’on le dit? Et qu’en est-il de leur impact sur la santé humaine?

La Presse canadienne en a discuté avec le professeur Alain Doyen, du département des sciences des aliments de l’Université Laval.

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À quoi peut-on attribuer la popularité des protéines végétales?

On peut l’attribuer à plein de choses. La première, c’est que les protéines végétales ont toujours eu pour le consommateur une aura de santé. Ça pousse dans les champs, c’est récolté, donc on voit ça comme quelque chose qui est un aliment presque artisanal. En fait, les légumes, les fruits, toute cette aura-là santé est bien ancrée dans la tête du consommateur. La deuxième est reliée beaucoup aux modes de consommation qui ont changé. On voit beaucoup maintenant du «flexitarisme», donc des consommateurs qui vont diminuer volontairement leur consommation de viande parce qu’ils savent maintenant très bien que c’est très coûteux d’un point de vue environnemental de produire du boeuf. C’est très coûteux au niveau de l’utilisation des champs, et l’utilisation de l’eau, etc., et au niveau aussi du bien-être animal. Il y a des considérations plus éthiques (au sujet) de l’élevage conventionnel avec toutes les vidéos qu’on voit circuler. Le bien-être animal est quelque chose de majeur qui fait en sorte que le consommateur va aller plus vers de la protéine végétale.

Est-ce que la culture des protéines végétales est vraiment meilleure pour l’environnement?

Clairement, oui. Ça a été très publié récemment dans des revues évaluées par les pairs, donc des revues et des journaux qui sont fiables d’un point de vue de l’information scientifique. Et toutes les revues vont vers la conclusion que produire un kilo de protéines végétales est beaucoup moins demandant d’un point de vue environnemental que produire un kilo de protéines de boeuf, par exemple. Ça c’est un fait.

Et est-ce que ces produits sont aussi meilleurs pour la santé?

C’est extrêmement difficile de répondre à cette question-là parce que c’est certain que si on prend la protéine de viande, et simplement la protéine, c’est une protéine très intéressante pour le consommateur parce qu’elle contient la majorité des acides aminés essentiels, elle est très digestible. Si on prend des protéines végétales, c’est certain que la digestibilité est généralement moindre et il y a aussi certaines déficiences concernant les acides aminés essentiels. Mais quand on mange de la viande, on ne mange pas seulement de la protéine, on mange du gras aussi. Donc, c’est en lien avec ce qu’ont publié récemment la FAO [l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture] et l’OMS [l’Organisation mondiale de la Santé] et qui a fait un gros bruit dans la communauté scientifique et dans la presse : la consommation excessive de viande était reliée à l’apparition de certaines maladies cardiovasculaires, à l’obésité, etc. Donc, encore une fois, le consommateur voit ça et se dit, bon, je vais peut-être me mettre à consommer plus de protéines végétales.

Le prix des protéines végétales est passablement élevé. Est-ce que c’est un obstacle pour les consommateurs?

Clairement. Quand on voit les Beyond Meat, les Impossible Foods et autres de ce monde en épicerie, le prix est assez impressionnant, ce qui peut faire en sorte que le consommateur va moins en acheter. Donc, oui c’est cher et oui ça peut être un obstacle pour la consommation. Par contre, ce sont des produits qui seront en croissance énorme. Il y a certaines prédictions qui attendent une croissance de 1000 % sur 10 ans. Des protéines végétales, des produits texturés, des similiburgers, des substituts de viande avec des protéines végétales... Donc si la demande est de plus en plus importante, c’est certain que le coût de revient va être moindre, donc à mon avis, dans les prochaines années, ce sera beaucoup plus accessible pour le consommateur.

Est-ce qu’il s’agit simplement d’une mode ou bien est-ce que ces produits sont là pour rester?

Je pense que les protéines végétales sont là pour rester, contrairement par exemple aux protéines d’insectes qui ont été une grosse mode et là certaines choses font que l’acceptabilité n’est pas là du tout et les produits ne sont pas là du tout. Je suis pas mal certain que les protéines végétales sont là pour rester parce que, premièrement, il y a des prédictions pour les 10, 20 ou 30 prochaines années, et deuxièmement, on voit tous les financements octroyés par les gouvernements, qu’ils soient européens ou canadien même, avec la supergrappe sur les protéines végétales dans l’Ouest canadien, où c’est de l’ordre de 300 millions $ qui ont été mis par le gouvernement pour favoriser l’émergence de ces protéines-là. Je suis certain que ça va rester et que ça va même être de plus en plus important comme matière première.

Le prix risque donc de chuter et il y aura une démocratisation de l’accès aux protéines végétales.

C’est certain. Il ne faut pas oublier que la consommation de viande dans les prochaines décennies va continuer à augmenter de manière drastique. On parle d’une augmentation de la consommation de viande de 60 à 70 % plus de ce qu’elle est maintenant d’ici 2050 à cause des pays en voie de développement, à cause des pays où les salaires seront plus importants, donc les gens pourront s’acheter de la viande. Par contre, dans les pays plus «industrialisés» ou qui ont passé cette révolution technologique, la protéine végétale va être un enjeu majeur pour les marchés.

Note : Les propos du professeur Doyen ont été abrégés à des fins de concision et de clarté.

Actualités

Piscines: hausse des demandes de sauveteurs accrédités lors de fêtes familiales

MONTRÉAL — À l'heure où le bilan des noyades ne cesse de s'alourdir au Québec, des entreprises observent une hausse de la demande pour la surveillance des piscines résidentielles par des sauveteurs accrédités lors de fêtes familiales.

À l'instar des cours de natation à domicile, la surveillance des piscines résidentielles par des sauveteurs accrédités semble gagner en popularité au Québec. Parmi les membres affiliés à la Société de sauvetage, les entreprises Aleau et Aquado offrent le service de sauveteur à domicile et elles ne sont pas les seules à le faire. Bien souvent, il s'agit d'un service complémentaire aux cours de natation à domicile.

Dans la grande région de Montréal, le cofondateur et président-directeur général d'Aquado, William Seminaro-Valois, reconnaît qu'il s'agit «d'un phénomène qui prend assurément de l'ampleur», particulièrement cet été.

«Normalement, on a plus d'une centaine de demandes par été et là on est presque rendu à 200 demandes, dit-il. Malheureusement, on n'est pas capable de combler toutes les demandes parce que nos sauveteurs sont tous pris les fins de semaine», dit-il en entrevue à La Presse canadienne.

Il est difficile de savoir si les manchettes quant à la hausse du nombre de noyades sont en cause pour expliquer cette sensibilisation du public face à l'importance d'assurer une surveillance accrue autour de la piscine au moment de son utilisation.

En date du 18 juillet, la Société de sauvetage recensait 35 noyades au Québec en 2019, comparativement à 32 à pareille date l'an dernier. Pour la plupart, les victimes sont des adultes qui ont perdu la vie sur les plans d'eau naturels.

Avec la Semaine nationale de prévention de la noyade qui prend son envol dimanche, ce sera l'occasion de revenir sur des notions de base, comme toujours avoir son enfant à portée de main et ne jamais nager seul.

Les familles québécoises semblent avoir bien compris le message, à en croire la faible proportion d'enfants au sein de ce triste bilan, qui pourrait encore augmenter au moment où des milliers de familles entament leur congé durant les vacances de la construction.

Fêtes familiales et fêtes d'enfants

Si vous êtes parent, votre enfant a peut-être déjà reçu une invitation à un «party piscine» pour souligner la fête d'anniversaire d'un ami ou d'une amie. Pour certains, la carte d'invitation soulignait même la présence d'un sauveteur.

Toutefois, le pdg d'Aquado note une croissance de la demande auprès d'une clientèle adulte, surtout lors de fêtes familiales, même lors de baptêmes et de mariages. Il confirme que ce que les gens recherchent, c'est la quiétude d'esprit.

«Ils veulent quelqu'un de certifié et d'expérimenté afin qu'ils puissent profiter du moment, tout en assurant la sécurité de leurs nageurs par un professionnel», affirme M. Seminaro-Valois.

«Ils cherchent vraiment la sécurité avec quelqu'un qui garde les yeux en tout temps sur la piscine.»

Dans le cas de cette jeune entreprise, qui a pris beaucoup d'expansion depuis sa fondation il y a quatre ans pour couvrir également les territoires de Québec, Drummondville, Saint-Hyacinthe et Gatineau, les moniteurs et sauveteurs en profitent pour faire l'inspection de la piscine et des environs pour s'assurer que tout est conforme et sécuritaire. Parfois, des recommandations sont émises au propriétaire des lieux, par exemple concernant l'entreposage sécuritaire des produits chimiques pour la piscine.

«Au début, on prend une quinzaine de minutes pour évaluer la sécurité de la piscine avec le programme Baignade parfaite. Ensuite, on installe nos objets flottants. On évalue les capacités de chaque nageur afin de savoir s'ils ont besoin d'un objet flottant pour nager et ensuite on surveille la piscine pour la durée de l'événement», explique le pdg d'Aquado.

Avant le début des vacances de la construction, ils avaient procédé à 1200 évaluations, que ce soit lors de la première visite pour des cours de natation à domicile ou lors d'un événement. À titre de comparaison, ils en avaient fait 750 l'été dernier.

Qualité de l'eau

Du côté de Santé Canada, on souligne que les propriétaires de piscines résidentielles devraient aussi avoir en tête la qualité de leur eau de baignade, tout comme les propriétaires de spa, particulièrement en période de grande chaleur comme c'est le cas en fin de semaine avec un mercure qui dépassera les 40 degrés Celsius avec le facteur humidex.

Frédéric Bissonnette, directeur de la gestion de réévaluation à Santé Canada, note que plusieurs microorganismes indésirables peuvent rendre les gens malades et ne sont pas visibles à l'oeil nu.

«On ne le voit pas. C'est invisible. L'eau peut être très, très claire et être contaminée», souligne M. Bissonnette en entrevue.

Selon Santé Canada, se baigner dans une eau mal désinfectée peut donc causer des otites, des gastro-entérites et des éruptions cutanées.

Il est très important d'analyser l'eau de la piscine ou du spa quotidiennement ou du moins avant les journées de baignade.

«C'est vraiment important toutes les fois qu'on se baigne parce que s'il y a eu une très grosse pluie ou s'il fait beaucoup soleil et très chaud, le chlore et le brome ont tendance à disparaître plus rapidement.»

Vérifier la quantité de chlore, les niveaux de PH et d'alcalinité... tout cela peut sembler compliqué, mais c'est assez simple assure l'expert de Santé Canada.

«C'est tout simplement une petite trousse d'analyse avec des gouttes qu'on rajoute. Il se vend aussi de petits bâtonnets qui sont encore plus simples à utiliser et avec lesquelles on peut vérifier plusieurs paramètres de l'eau, dont le chlore, le PH et certains permettent de vérifier l'alcalinité.»

Mais il n'y a pas que Dame nature qui peut entraîner une eau mal désinfectée.

«Le chlore peut disparaître rapidement lorsqu'il y a une journée ensoleillée [...], mais lorsqu'on est malade, on ne va pas dans la piscine», rappelle tout simplement l'expert de Santé Canada.

Justice et faits divers

Disparition du fondateur de Savoura: l'armée réduit les recherches aériennes

MONTRÉAL — Les Forces armées canadiennes vont progressivement réduire leurs opérations de recherches aériennes visant à retrouver l'hélicoptère à bord duquel l'entrepreneur Stéphane Roy, connu pour avoir créé la bannière Savoura, et son fils se trouvaient au moment de leur disparition, le 10 juillet.

Dans un communiqué de presse publié samedi matin, la Défense nationale confirme avoir «dû prendre la difficile décision de réduire les efforts de recherche» à compter de la fin de la journée.

En entrevue téléphonique, le major Christian Labbé, commandant de la force aérienne déployée à Mirabel, explique que les effectifs seront graduellement réduits à partir de samedi soir jusqu'à un retrait complet de l'armée dimanche soir.

«Il faut comprendre que c'est un effort de recherche extrêmement difficile parce qu'il n'y avait aucun plan de vol pour l'appareil R44, on n'a détecté aucun signal de balises de détresse, peu de données sont disponibles sur la zone de recherche, peu d'observations fiables ont été rapportées et la zone est très difficile d'accès», a décrit le major Labbé.

Il reste tout de même encore deux jours où les militaires vont survoler intensivement la zone réduite ciblée grâce à la famille et aux données cellulaires recueillies par la Sûreté du Québec.

Le major Labbé a précisé que l'avion Hercules ne volera plus puisque celui-ci n'a «pas espoir qu'un avion à haute altitude va aider à la recherche». Puis, dimanche, ce sera au tour des hélicoptères de retourner à leur base principale, a indiqué le commandant responsable des opérations.

«Notre zone de haute probabilité est de 400 kilomètres carrés, ça peut sembler petit du point de vue aérien, mais au sol c'est extrêmement difficile surtout en raison de la nature du terrain», observe le major dont les effectifs vont passer de 90 à 50 militaires pour la dernière fin de semaine.

Malgré ce départ de l'Aviation royale canadienne (ARC), la Sûreté du Québec poursuit son enquête de personnes disparues, assure le sergent Daniel Thibodeau qui précise que le dossier va demeurer ouvert tant que les individus ne seront pas retrouvés.

L'hélicoptère de la SQ va continuer de survoler le secteur au cours de la fin de semaine, puis des équipes de recherche terrestre et nautique pourraient être également déployées dans le cas où il y aurait découverte de nouveaux éléments.

L'ARC n'écarte pas non plus la possibilité de revenir prêter main-forte aux équipes de recherche si de nouvelles pistes sont trouvées. Le commandant de la force aérienne temporaire tenait également à remercier chaleureusement la famille des personnes disparues ainsi que les bénévoles et les policiers de la Sûreté du Québec pour le travail accompli sur le terrain.

20 000 kilomètres carrés

Les recherches pour retrouver l'hélicoptère R44 piloté par le président fondateur des Serres Sagami Inc., Stéphane Roy, et son fils Justin, âgé de 14 ans, ont nécessité le survol de 20 000 kilomètres carrés de territoire densément boisé dans les Hautes-Laurentides.

Le territoire des fouilles s'étend du Lac-De la Bidière à Sainte-Sophie. Des moyens de «recherches majeures» ont été accordés au commandant Christian Labbé pour sa mission, ce qui lui a permis de miser sur des appareils de la 8e Escadre Trenton, en Ontario, et de la 3e Escadre Bagotville, au Québec.

Deux avions CC-130H Hercules et trois hélicoptères CH-146 Griffon ont d'abord patrouillé le ciel avec un hélicoptère de la Sûreté du Québec, un hélicoptère de la Garde côtière canadienne et trois avions de l'Association civile de recherche et de sauvetage aériens et de Sauvetage et recherche aériens du Québec.

Ensuite, un hélicoptère CH-149 Cormorant et un aéronef de patrouille à long rayon d'action CP140 Aurora de la 14e Escadre Greenwood, en Nouvelle-Écosse, sont venus augmenter les effectifs. Les recherches ont été menées jour et nuit, mais sans succès.

Environnement

Journée collante et humide sur le Québec: plus de 40 degrés avec l’humidex

MONTRÉAL — La vague de chaleur intense qui a traversé une grande partie de l’Amérique du Nord se fait ressentir ce week-end au Québec après avoir traversé le Canada et les deux tiers des États-Unis.

La province n’est pas épargnée par cette masse d’air chaud et très humide qui a envahi le sud du territoire, vendredi. Les Québécois ont droit à une autre journée collante et humide, voire suffocante, samedi.

Environnement et Changement climatique Canada a lancé un avertissement de chaleur pour plusieurs régions. Le météorologue Alexandre Parent précise que cette vague de chaleur touche l’ouest, le sud et le centre du Québec. Les régions de l’Outaouais, de l’Estrie, de la Beauce, des Basses-Laurentides, de Lanaudière ainsi que les grandes régions de Québec et Montréal, en passant par Trois-Rivières, ne sont pas épargnées.

Le mercure va encore une fois dépasser les 30 degrés Celsius dans la journée de samedi, mais on va plutôt ressentir plus de 40 degrés en tenant compte du facteur humidex.

Montréal a connu vendredi sa première journée de l’été dépassant les 40 degrés Celsius quand une température de 41 degrés, en tenant compte du facteur humidex, a été enregistrée en après-midi à l’aéroport Montréal-Trudeau.

Il n’y aura pas de répit non plus la nuit prochaine avec des minimums prévus au-dessus des 20 degrés Celsius, voire possiblement 25 à Montréal. Cette vague de chaleur va s’étirer jusqu’à dimanche, selon M. Parent. Il faudra attendre jusque dans la nuit de dimanche à lundi pour avoir une première nuit fraîche et ouvrir les fenêtres afin de changer l’air des maisons et des logements. Un front froid fera alors son travail et chassera l’humidité, note le météorologue d’Environnement Canada.

Quant à la masse d’air chaud actuelle, elle provient d’un anticyclone, soit une zone de haute pression, qui était, il y a quelques jours, au-dessus du Midwest américain, explique Alexandre Parent. Les vents l’ont fait se déplacer sur les deux tiers des États-Unis, en passant par le du sud de l’Ontario et maintenant à travers le Québec et se sera ensuite au tour des Maritimes. L’humidité augmente à mesure qu’avance cette vague de chaleur qui va perdurer jusqu’à dimanche, dit M. Parent.

Environnement

Changements climatiques: les élèves canadiens à la traîne

VANCOUVER — Les élèves du secondaire canadiens ne connaissent pas toute la problématique reliée aux changements climatiques, selon une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique et de l'Université de Lund, en Suède.

Les auteurs de l'étude ont analysé les manuels et les programmes de sciences dans les 13 provinces et territoires du pays. Ils ont aussi interrogé des responsables de la conception de ces programmes dans six provinces.

Si en général, les programmes canadiens soulignent que les changements climatiques sont en train de se produire et qu'ils sont causés par les êtres humains, ils ne mentionnent pas la force du consensus scientifique derrière ce phénomène, ses répercussions et ses solutions.

«C'est important, car si les élèves ne comprennent pas qu'il existe des solutions ou que les experts sont d'accord sur le fait qu'il s'agit d'un problème causé par les humains, ils ne seront probablement pas motivés à aider à le résoudre», soutient Seth Wynes, un candidat au doctorat à UBC et auteur principal de l'étude.

«Nous savons que l'éducation scientifique au Canada, telle que définie dans divers documents provinciaux, est de préparer en partie les élèves à devenir des citoyens de l'environnement.»

L'étude a évalué les programmes selon six critères : connaissances de base du climat physique, de l'élévation des températures mondiales, de la nature anthropique des changements climatiques, de ses conséquences négatives et des solutions possibles pour éviter les effets les plus graves.

Les chercheurs disent avoir constaté que les résultats varient selon les provinces et les territoires.

C'est le programme de la Saskatchewan, pourtant la province qui émet le plus de gaz à effet de serre par habitant au Canada, qui présente le plus la problématique, suivi par celui de l'Ontario.

«C'est un indicatif encourageant de la façon dont les programmes d'études sont conçus au Canada», dit M. Wynes.

La Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick présentaient les documents plus anciens. Leur programme offrait la couverture la moins complète des changements climatiques. Selon l'étude, les cours obligatoires se contentaient d'indiquer un seul constat : l'existence des réchauffements climatiques.

Selon M. Wynes, il peut aussi exister des différences entre les documents présentés par les enseignants et l'apprentissage réel des élèves.

«Cela peut être difficile pour les enseignants exerçant leur profession dans une collectivité divisée par le sujet. D'autres parts, d'autres enseignants passionnés par le sujet ont la possibilité de l'approfondir et d'encourager leurs élèves à s'engager plus amplement.»

Les enseignants ont besoin d'un soutien supplémentaire et les programmes d'études canadiens doivent peut-être être révisés en raison de la nature en rapide mutation de la crise climatique, constate M. Wynes.

«Il y a 15 ans, nous ignorions certaines choses. Une révision changerait les objectifs d'apprentissage et pourrait aussi changer l'importance que l'on doit accorder à ce sujet.»

Wynes a reconnu que l'étude se limitait à l'analyse du programme de sciences et que d'autres matières et cours pouvaient parfois incorporer une éducation au changement climatique. Mais, a-t-il dit, les cours de sciences sont principalement consacrés au changement climatique.

Justice et faits divers

L'UPAC recueille les candidatures afin de trouver son prochain patron

MONTRÉAL — Vous contemplez le rêve de devenir le grand patron de l'Unité permanente anticorruption (UPAC)? Sachez qu'il ne vous reste plus qu'une dizaine de jours avant de soumettre votre candidature.

Une offre d'emploi publié récemment invite les candidats au poste de Commissaire à la lutte à la corruption à se manifester avant le 31 juillet.

L'appel de candidatures vise à établir une liste de personnes qualifiées pour le poste. Ensuite, un comité de sélection évaluera les dossiers retenus avant de recommander un candidat qui sera rencontré par le premier ministre François Legault ainsi qu'un député de chacun des partis d'opposition à l'Assemblée nationale.

L'embauche de la personne désignée par le premier ministre du Québec va finalement devoir être confirmée par un vote favorable des deux tiers des députés de l'Assemblée nationale. Il s'agit d'un mandat de sept ans, non renouvelable.

Actuellement, le parti gouvernemental — la Coalition avenir Québec — ne peut pas mathématiquement imposer un candidat puisqu'il ne dispose que de 60 % des sièges du Parlement québécois, soit 75. Il lui faudra obtenir l'appui de huit députés de l'opposition.

Bien qu'il puisse paraître inusité qu'un tel poste nécessitant des qualifications peu communes soit aussi largement diffusé, sur le Web et dans les journaux, le directeur des communications de la ministre de la Sécurité publique, Jean-François Del Torchio, explique qu'il s'agit de la procédure prévue.

«C'est un appel de candidatures public, les gens sont invités à soumettre leur CV, ensuite il y a un comité de sélection qui se penche sur les candidatures retenues», indique le porte-parole de la ministre Geneviève Guilbault.

À la suite de l'adoption de la «Loi modifiant les règles encadrant la nomination et la destitution du commissaire à la lutte contre la corruption, du directeur général de la Sûreté du Québec et du directeur des poursuites criminelles et pénales», le gouvernement caquiste a ajouté ces trois postes à la liste de ceux qui nécessitent l'approbation des deux tiers des députés.

«On voulait enlever le côté partisan, ce n'est pas qu'on dit qu'il y en avait, mais on voulait éliminer la suspicion qu'il y avait de l'ingérence politique dans le processus de sélection», souligne M. Del Torchio.

Celui-ci assure également que le gouvernement n'a sollicité aucune autre candidature par l'entremise de services de recrutement, couramment appelés des «chasseurs de têtes».

Description du poste

D'après les informations contenues dans l'offre d'emploi, il est d'abord précisé que le lieu de travail est situé dans la région de Montréal et que l'échelle salariale varie de 171 626 $ à 223 118 $ par année.

On spécifie que la lutte contre la corruption implique à la fois «les enquêtes criminelles, les enquêtes pénales, les vérifications en matière de contrats publics et dans l'industrie de la construction et le filtrage en matière d'intégrité des entreprises qui souhaitent participer aux marchés publics».

En plus de vérifier les dénonciations reçues, le commissaire doit avoir l'initiative de lancer des enquêtes pour «détecter la commission d'actes répréhensibles».

La liste de tâches du patron de l'UPAC inclut également la formulation de recommandations au Conseil du trésor, au ministère des Affaires municipales et de l'Habitation et au ministère de la Sécurité publique pour s'assurer de la légitimité des processus d'adjudication de contrats publics et pour prévenir la corruption.

Parmi les exigences de qualification, la personne doit détenir un diplôme universitaire dans une discipline pertinente au poste et posséder au moins 10 ans d'expérience en gestion dans un secteur connexe. La personne doit aussi posséder «une bonne connaissance de l'État et de la gouvernance des organisations ainsi qu'une excellente connaissance de l'encadrement législatif et réglementaire des organisations policières».

Avant d'être nommée, la personne désignée devra faire l'objet de vérifications «auprès d'un organisme disciplinaire ou d'un ordre professionnel» dont elle a été membre ainsi qu'auprès de ses «employeurs des 10 dernières années et des autorités policières».

L'UPAC est actuellement dirigée par un commissaire par intérim, Frédérick Gaudreau.

Justice et faits divers

Sortie de piste à l’aéroport Jean-Lesage

Un petit aéronef a effectué une sortie de piste au décollage, à l'aéroport international Jean-Lesage de Québec, samedi midi.

Le Cessna 172 de l'école Orizon Aviation Québec avec quatre passagers à son bord, a effectué une sortie de piste sur la voie secondaire 11-29, selon l'administration aéroportuaire. L'incident est survenu avant même que l'appareil n'ait quitté le sol.

L'aéroport Jean-Lesage a rapidement déployé l’ensemble des mesures d’urgence avec l’aide des policiers, pompiers et ambulanciers.

Un des occupants a subi des blessures mineures nécessitant son transport à l’hôpital en ambulance. Les trois autres ont refusé l'assistance des secouristes.

Les raisons de l'incident demeurent inconnues. Une enquête a été ouverte.

La piste principale est toujours en service, confirme l’aéroport. Tous les départs et arrivées sont maintenus. 

La Capitale

Qui a tué Blanche Garneau?

Le corps de Blanche Garneau, 21 ans, a été retrouvé au Parc Victoria le 28 juillet 1920, il y aura 100 ans l’an prochain. Les derniers acteurs et témoins qui auraient pu éclairer le mystère sont aujourd’hui disparus. À moins que surgisse une confession quelque part dans des archives familiales, on ne saura jamais la vérité sur ce qui fut une des plus retentissantes histoires des annales judiciaires de Québec.

Une explosive théorie du complot voulait que les auteurs du viol et du meurtre aient été des fils de députés que les autorités politiques et judiciaires ont voulu protéger.

Cette thèse fut répercutée par des journaux, publications et œuvres de fiction qui n’ont rien à envier aux «fake news» et réseaux sociaux d’aujourd’hui. Cette thèse courait encore dans les années 70.

Le journal montréalais ultramontain (religieux) Le Franc Parleur avait à l’époque distribué un pamphlet vitriolique dans la basse-ville de Québec intitulé «La non vengée».

On y évoquait un «Club des Vampires» fréquenté par de jeunes hommes de la haute qui y attiraient des jeunes femmes pour en abuser.

L’histoire était invraisemblable, mais a longtemps nourri la perception d’un cover up politique et d’une justice à deux vitesse. Une pour les élites de la haute-ville et une autre pour les classes ouvrières et miséreuses de la basse-ville résignées à leur sort, en bon catholiques.

Ces disparités sociales ne sont cependant pas la seule explication à la résonance de cette histoire.

Des avocats et politiciens ont utilisé l’affaire Garneau à des fins partisanes.

Pour un, l’avocat nationaliste Armand Lavergne, ennemi acharné du premier ministre Louis-Alexandre Taschereau, ne se privait pas de colporter les rumeurs de corruption sur son adversaire.

Me Lavergne représentait alors un bûcheron qui fut accusé du meurtre de Blanche Garneau et avait intérêt à détourner l’attention vers d’autres suspects.

Il a aussi représenté l’éditeur de The Axe, un torchon publié à Montréal qui avait mis en cause deux députés libéraux.

Excédé, Taschereau fit voter une loi pour alourdir la peine de prison de l’éditeur et déclencha une Commission royale d’enquête qui blanchira tout le monde. Cette réaction intempestive ajoutera aux rumeurs.

Déjà que le double statut de Taschereau comme premier ministre et procureur général de la province ouvrait la porte aux spéculations.

Une telle proximité du politique et du judiciaire nous paraîtrait impensable aujourd’hui. Sauf une fois au chalet, dans l’affaire SNC-Lavallin.

Lorsqu’il a quitté la vie publique dans les années 70, le vénérable député Maurice Bellemare, alors doyen de l’Assemblée Nationale, mettra en garde les jeunes qui veulent se lancer en politique : «Éloignez-vous des femmes! Qu’on se souvienne de l’Affaire Blanche Garneau».

L’auteur Réal Bertrand rapporte la déclaration dans son ouvrage documentaire Qui a tué Blanche Garneau?

Actualités

La grève est évitée à la Sépaq

MONTRÉAL — Le blitz de négociations entrepris mercredi a finalement permis d'éviter de justesse une grève générale des employés de la Sépaq au moment où commence officiellement la période des vacances de la construction au Québec.

Une entente de principe est intervenue samedi un peu avant 4h entre la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) et ses employés membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ).

«On est très content du dénouement. On est content d'en arriver à une entente qui satisfait les deux parties et qui fait en sorte que les impacts d'une possible grève sur les Québécois soient évités», a déclaré le responsable des relations avec les médias à la Sépaq, Simon Boivin.

Celui-ci a du même coup confirmé le retour à la normale de toutes les activités de la Sépaq. Il n'est pas impossible que le service soit légèrement ralenti samedi, mais tout devrait rentrer dans l'ordre dimanche. Les réservations sont toutes maintenues et les visiteurs peuvent déjà réserver à nouveau en vue des prochains jours.

«Dans les six établissements où nous étions déjà en grève, elle est arrêtée. Dans les 23 établissements des parcs nationaux et du gîte du Mont-Albert, il n'y aura pas de grève», a assuré le président général du SFPQ Christian Daigle.

Le syndicat doit maintenant entreprendre une tournée de la province afin d'aller présenter l'entente aux quelque 2500 employés de la Sépaq. Ceux-ci devraient pouvoir se prononcer d'ici la fin août sur leur nouveau contrat de travail, estime Christian Daigle.

Peu de détails

Les deux parties n'ont pas voulu dévoiler de détails concernant l'entente de principe.

Du côté de l'employeur, Simon Boivin a résumé ses commentaires au fait que l'accord «respecte la capacité de payer de la Sépaq» et qu'elle cadre «à l'intérieur des paramètres gouvernementaux».

Il soutient avoir bon espoir que les employés vont l'accepter, mais insiste sur le fait qu'il s'agit «de leur décision à eux».

Pour le syndicat, Christian Daigle souhaite d'abord présenter la proposition à ses membres avant d'en révéler les détails aux médias.

«Lorsqu'on a une entente de principe, c'est que les deux parties y trouvent leur compte et pour nous, c'est sûr qu'on a une entente satisfaisante. Oui, les salaires étaient au coeur de la dernière impasse et l'entente vient englober l'ensemble des clauses autant normatives que salariales», a-t-il déclaré.

Une semaine intense

La semaine s'est amorcée par le dépôt d'une seconde offre salariale patronale lundi. Puis, le syndicat a répliqué avec une contre-offre mardi, qui a été rejetée. La Sépaq a alors demandé l'intervention d'un conciliateur, ce qui a eu pour effet d'accélérer les pourparlers.

Les négociations ont repris mercredi après-midi, puis jeudi, une séance intensive s'est déroulée de 8h30 à 1h30 dans la nuit de vendredi. Finalement, vendredi, les négociations ont repris à 10h30 pour se conclure avec une entente entre 3h30 et 4h samedi.

Les syndiqués réclamaient notamment une structure salariale unique à tous les employés ainsi que des augmentations de salaire qui respectent la hausse annuelle du coût de la vie. Ils demandaient également un certain rattrapage pour compenser les pertes des années antérieures.

De l'avis de Christian Daigle, l'arrivée du conciliateur, le début des vacances de la construction et la bonne volonté des deux parties sont tous des facteurs qui ont contribué à cette entente in extremis.

Justice et faits divers

Coupable de contacts sexuels à la garderie

Un ex-propriétaire de garderie est déclaré coupable de contacts sexuels sur une enfant. Nicolas Zakzuk Gaviria profitait de la sieste pour amener la fillette dans une pièce et la toucher.

L’homme d’origine colombienne a ouvert une garderie avec sa femme en 2008 dans le sous-sol de leur résidence. La fillette a commencé à la fréquenter à l’âge de trois ans et neuf mois.

Lorsque la petite atteint l’âge de cinq ans et demi, elle interrompt un jour ses jeux pour s’approcher de sa grand-mère. «Je voudrais te dire ce que Nicolas me fait souvent.» C’est le début de la dénonciation.

L’enfant affirme qu’au moment de la sieste, le propriétaire de la garderie vient la chercher et l’amène dans une chambre. Il va ensuite poser «ce avec quoi il fait pipi» «dans ses fesses». 

Avec des gestes et plus d’explications, les policiers comprennent que l’homme aurait, à de multiples reprises, enlevé les vêtements de l’enfant et posé son pénis sur la vulve de l’enfant. Il utilise parfois ses mains. Aucune preuve de pénétration pénienne ou digitale n’a été retenue.

Après les attouchements sexuels, Nicolas Zakzuk Gaviria va à la salle de bain, puis offre deux guimauves en récompense à la petite fille. L’enfant retourne ensuite s’allonger avec les autres petits.

La juge Johanne Roy de la Cour du Québec n’a pas cru l’accusé, qui niait tout attouchement, plaidant que sa conjointe est présente en permanence dans la garderie. La preuve de la Couronne a convaincu la juge hors de tout doute raisonnable. La juge note que l’enfant, lorsqu’interrogée par les policiers, répond sans hésitation à toutes les questions. 

«Elle décrit avec précision les circonstances qui l’amènent dans la chambre occupée par l’accusé et est en mesure d’offrir des détails de différents ordres entourant les abus dénoncés, considère la juge Roy. Jamais elle ne modifie son récit et n’est pas contredite.»

Pour sa part, l’accusé a plutôt ajusté ses réponses à la preuve, remarque la juge. La garderie est aujourd’hui fermée.

Affaires

Toujours pas de date pour les compensations d'Ottawa pour les producteurs laitiers

Les producteurs laitiers, de volailles et d’œufs devront encore patienter un peu avant de se faire compenser par Ottawa pour les pertes encourues par la conclusion d’accords commerciaux. Pendant ce temps, Québec commence à s’impatienter.

La ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, admet que le mécanisme de compensations pour les producteurs sous la gestion de l’offre est plus complexe qu’anticipé pour s’adapter aux besoins des différents groupes.

Certains groupes demandent des compensations directes, alors que d’autres souhaitent des programmes d’investissements, illustre-t-elle.

Le plus récent budget fédéral prévoyait 3,9 milliards de dollars pour les producteurs agricoles. Mme Bibeau dit qu’elle est encore dans la «mécanique», mais que l’argent sera bel et bien versé. «On parle de quelques milliards de dollars à des milliers de producteurs. Distribuer ça, ce n’est pas simple», assure-t-elle.

Il est toujours prévu d’annoncer les sommes promises d’ici la fin du mandat du gouvernement Trudeau, mais avant la campagne électorale.

Le ministre québécois de l’Agriculture, André Lamontagne, assure avoir soulevé l’enjeu lors de la réunion annuelle des ministres fédérale, provinciale et territoriale qui s’est tenue à Québec.

Par voie de communiqué, M. Lamontagne a tenu à rappeler que «les producteurs laitiers, entre autres, ont fait preuve de patience» et a réaffirmé «l’importance de faire connaître, sans plus attendre, les modalités et les conditions du versement des compensations financières aux producteurs».

Dans un communiqué, les Producteurs laitiers du Canada (PLC) ont exhorté le gouvernement fédéral à respecter sa promesse «d’indemniser entièrement et équitablement les producteurs laitiers pour les impacts négatifs» de ces accords.

«Lorsqu’elle a pris la parole à l’assemblée générale annuelle des PLC à Saskatoon, la ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, s’est engagée à fournir les détails des mesures d’indemnisation avant la fin du mandat actuel du gouvernement fédéral. À cet égard, les PLC s’attendent à ce que la ministre respecte son engagement», a déclaré le président Pierre Lampron.

Le conflit en Chine inquiète

Le ministre Lamontagne appelle également Ottawa à prendre des «mesures de soutien significatives» pour les producteurs et les transformateurs de porc et de bœuf si le conflit commercial avec la Chine venait à perdurer.

Rappelons que la Chine a bloqué les exportations canadiennes de viande vers son territoire, fin juin, après la découverte de dizaines de fausses certifications d’exportation de porc.

La ministre Bibeau a défendu l’approche de ses fonctionnaires, qui consiste à démontrer la qualité des produits d’ici et la rigueur du système d’inspection canadien.

Elle assure que le Canada et la Chine ont des «discussions très régulières» à ce sujet, mais il n’est pas question d’encourir à des «interventions plus musclées» même si le conflit perdure depuis près d’un mois.

La situation serait «plus difficile pour le canola» canadien, lui aussi bloqué par la Chine pour des motifs jugés injustifiés.

Les relations entre Ottawa et Pékin se sont gravement détériorées depuis décembre, lorsque Meng Wanzhou, la dirigeante de Huawei, a été arrêtée en sol canadien. Cette arrestation a été faite à la demande des États-Unis, qui veulent la traduire en justice pour fraude.

Peu de temps après, la Chine a arrêté deux Canadiens soupçonnés d’espionnage. Le Canada tente depuis plusieurs mois de faire pression sur la Chine pour les faire libérer.

Affaires

Nemaska Lithium reçoit une proposition d’investissement de 600 M$ du Groupe Pallinghurst

Shawinigan — L’entreprise Nemaska Lithium a reçu une proposition d’investissement de 600 millions de dollars de la part du Groupe Pallinghurst, montant qui assurera l’achèvement des travaux à l’usine de Shawinigan et à la mine de Whabouchi, dans le nord du Québec.

En février dernier, Nemaska Lithium avait noté qu’un dépassement de coût de 375 millions de dollars était à prévoir afin de terminer la construction de ses sites. Alors que l’entreprise était en recherche de solutions, les travaux à l’usine de Shawinigan avaient cessé en mars dernier afin de conserver le plus de liquidités possible.

Les travaux d’ingénierie détaillée ont cependant continué pendant ce temps, à l’usine de Shawinigan, afin d’améliorer la précision et le prix des contrats lorsque la construction reprendrait.

La proposition d’investissement de 600 millions de dollars du Groupe Pallinghurst est accueillie positivement chez Nemaska Lithium. «Je pourrais difficilement être plus heureux», commente Guy Bourassa, président et chef de direction de Nemaska Lithium.

«C’est une excellente nouvelle, toutefois, on n’a jamais perdu espoir de la continuité des opérations de Nemaska Lithium», affirme pour sa part Michel Angers, maire de Shawinigan.

L’offre du groupe prévoit un placement privé de 200 millions au prix de 0,25 $ l’action, puis un engagement de souscription qui vise à garantir la réalisation d’une offre de droits allant jusqu’à 400 millions. Nemaska Lithium entrera dans une période de négociation de trois mois avec le Groupe Pallinghurst, à la suite de laquelle une assemblée extraordinaire des actionnaires sera organisée en octobre prochain afin que ces derniers se prononcent sur la transaction.

Au cours de la période de négociations, Pallinghurst veut notamment s’assurer qu’il n’y a pas d’autres mauvaises surprises sur les coûts estimés du projet et que le financement est suffisant.

«Lorsqu’une entreprise n’a pas répondu aux attentes en ce qui a trait au budget et aux échéanciers, il est très important de faire ses devoirs un peu plus qu’habituellement», a expliqué le cofondateur et associé directeur de Pallinghurst, Arne Frandsen, au cours d’une conférence téléphonique.

Avec cette offre, le Groupe Pallinghurst deviendrait le plus important actionnaire de l’entreprise Nemaska Lithium. «Avec (le placement privé), Pallinghurst ramasse environ 46 pour cent de l’entreprise, a indiqué Guy Bourassa au cours d’une entrevue téléphonique. Il faut se rappeler que même si le contrôle est vendu à l’extérieur, cela ne change rien au fait que la mine ne peut pas être déménagée.» En mai 2018, le gouvernement du Québec avait injecté 130 millions de dollars dans l’entreprise.

L’action de Nemaska a pris vendredi 8,5 cents, ou 38,6 pour cent, à la Bourse de Toronto, où elle a clôturé à 30,5 cents.

Une offre au-delà des attentes

Cette offre va donc bien au-delà de ce que Nemaska Lithium demandait pour l’achèvement des travaux de l’usine de Shawinigan et de la mine de Whabouchi. «C’est ce qui fait que je suis très content d’avoir trouvé ce groupe-là qui voit non seulement le projet tel qu’il est actuellement, mais aussi le fort potentiel de nos activités et de ce marché-là», affirme M. Bourassa.

L’usine de production de Shawinigan transformera le concentré de spodumène, minéral qui proviendra de la mine de Whabouchi, à la Baie-James, en hydroxyde de carbone, qui sert à la production de batteries pour véhicules électriques, entre autres. L’intérêt grandissant pour l’achat de véhicules électriques rend d’ailleurs M. Bourassa «plus que confiant» de la pérennité de son entreprise. «On est convaincu que l’hydroxyde de lithium va connaître une hausse spectaculaire dans la demande», dit-il.

Même son de cloche du côté du maire de Shawinigan, qui mentionne par le fait même que plusieurs entreprises de Shawinigan se spécialisent dans ce marché, comme Elmec et AddÉnergie. «Cette usine d’hydroxyde de lithium est exactement dans un créneau qu’on porte depuis maintenant plusieurs années», indique M. Angers.

À quand la production?

Selon l’échéancier de Nemaska Lithium, la construction devrait reprendre en novembre prochain. Sans pouvoir donner de date précise, M. Bourassa mentionne qu’à la mine, la production pourrait s’amorcer huit mois après la fin des travaux, alors qu’à l’usine de Shawinigan, on parle d’un délai d’environ deux ans.

Les travaux de construction et la production commerciale créeront un nombre important d’emplois sur les deux sites de Nemaska Lithium. Durant la construction, on comptera plus de 400 travailleurs à Shawinigan et 300 à la Baie-James, alors qu’une fois la production débutée, plus de 100 emplois seront créés à l’usine et 225 à la mine.

«Elle [l’usine commerciale] va définitivement être une des plus importantes, au niveau du volume, à travers le monde», affirme M. Bourassa.
Pendant ce temps, Nemaska Lithium opère au maximum de sa capacité son usine Phase 1 à Shawinigan, qui est une usine de démonstration, et ce, depuis février 2017. «On est déjà très avancé au niveau de la reconnaissance de la qualité de notre produit et de notre procédé», indique M. Bourassa.

Actualités

Un premier incitatif du gouvernement québécois pour électrifier les petits camions

Le gouvernement du Québec fait un tout premier pas vers l’électrification des petits camions de livraison, des camions utilitaires et des autobus scolaires. Un rabais pouvant aller jusqu’à 15 000 $ par véhicule électrique ou hybride rechargeable est désormais offert.

Jonatan Julien, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, a fait l’annonce du programme Transportez vert vendredi, à Québec. Il s’agit pour le gouvernement de combler le vide qui existe entre le programme Roulez vert, offert aux automobilistes, et le programme Écocamionnage, qui vise le transport lourd.

Jusqu’à maintenant, les municipalités ou entreprises qui souhaitaient électrifier leur flotte de petits camions n’avaient aucun incitatif à le faire. Le ministre Julien indique que leurs demandes «tombent actuellement dans la craque des programmes existants». 

Le gouvernement prévoit que Transportez vert coûtera 12,3 millions $ d’ici le 31 mars 2021. Chaque entreprise qui veut y adhérer pourra recevoir jusqu’à 100 000 $ pour évaluer la gestion de ses dépenses en carburant, jusqu’à 200 000 $ pour convertir ou acquérir des véhicules électriques ou hybrides rechargeables et jusqu’à 30 000 $ pour former ses chauffeurs à une conduite plus économique en énergie. 

Transition énergétique Québec (TEQ), qui administrera le programme, a reçu ces derniers temps plusieurs demandes de gestionnaires de flottes de camions légers, qui cherchent des solutions pour limiter leurs coûts et leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). 

Marché limité

Le hic, c’est que l’offre chez les concessionnaires pour des camionnettes ou des véhicules de livraison de petite taille qui sont entièrement électriques ou hydriques rechargeables est limitée, voire inexistante, explique Bernard Lamonde, directeur général adjoint chez TEQ. 

Seules quelques compagnies québécoises commencent à miser sur ce marché. Ecotuned, située à Varennes, convertit des camions et camionnettes à essence à l’électricité.

«C’est vers la conversion qu’on se tourne pour avoir une solution de transition et éventuellement peut-être dans quelques années, il y aura une offre commerciale. Mais d’ici là, on veut quand même amorcer la transition énergétique», indique M. Lamonde. 

«Bon coup de pouce»

Émilie Chiasson, directrice des communications de l’organisme Jour de la Terre, applaudit ce «bon coup de pouce» du gouvernement. Avec l’aide d’Ecotuned, Jour de la Terre a aidé les épiceries IGA à acquérir les tout premiers camions de livraison réfrigérés entièrement électriques au Canada. 

Mme Chiasson espère que l’aide gouvernementale n’est qu’un début. «Alors que nos émissions de gaz à effet de serre diminuent au Québec depuis plusieurs années, les émissions liées au camionnage léger, elles, ont pratiquement doublé.»

L’Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre démontre en effet que les GES émis par les camions légers ont connu une hausse de 125 % entre 1990 et 2016. Cette hausse a été causée par l’accroissement du nombre de camions légers sur les routes du Québec, qui a été de 234 % durant la même période.

Actualités

Financement d’organismes communautaires: Québec verse 11 millions de plus

Trois-Rivières — Dans une volonté de réduire les iniquités monétaires entre les organismes communautaires, le gouvernement du Québec augmente sa participation dans leur financement. Le gouvernement caquiste ajoute 11 millions de dollars aux 22 millions de dollars déjà prévus pour soutenir les organismes communautaires. Le financement atteint maintenant 33 millions de dollars.

Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, était dans sa circonscription de Trois-Rivières vendredi afin de dévoiler les grandes lignes de ce rehaussement. Selon lui, le gouvernement prend les moyens pour que les organismes communautaires soient financés afin de bien répondre à la demande de la population.

«Les organismes communautaires jouent un rôle essentiel dans le développement social et économique du Québec. Ça répond à ma volonté et à celle de mon gouvernement d’avoir un Québec non seulement moderne, mais aussi innovant et inclusif permettant à ceux qui ont des besoins particuliers, qu’on s’occupe d’eux et qu’on leur assure une dignité», déclare le ministre Boulet, en précisant que la part régionale dans ce rehaussement est de plus de 500 000 $.

Des 11 millions de dollars, 6,7 millions de dollars aideront 252 organismes dédiés à la défense collective des droits. L’augmentation moyenne varie entre 19 % et 25 %.

Une enveloppe de 2,6 millions de dollars est prévue pour soutenir les futurs organismes de défense collective des droits. Pour aider 320 organismes communautaires à assumer les hausses salariales de leur personnel, le gouvernement allonge 1,1 million de dollars.

Près de 300 000 $ sont attribués à 12 corporations de développement communautaire afin de mieux les soutenir dans leur travail. Six organismes communautaires qui défendent les droits des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transsexuelles se partagent une somme additionnelle de 348 288 $.

Selon Sonia LeBel, ministre de la Justice et ministre responsable de la lutte contre l’homophobie et la transphobie, cet argent va aider à viser la reconnaissance des réalités de personnes ayant des diversités sexuelles.

«Au Québec, on est une société extrêmement inclusive. On a un niveau d’acceptation extrêmement élevé. L’égalité juridique est acquise, l’égalité sociale aussi. Mais ce n’est pas simplement les lois qu’on peut mettre en place qui, pour des gens défavorisés, pour les intégrer dans leur milieu, vont être suffisantes», mentionne la députée de Champlain.

Ce n’est pas d’hier que le mouvement communautaire réclame un meilleur financement de la part du gouvernement québécois. Selon Jean Boulet, la bonification de 11 millions de dollars est suffisante, mais il y a toujours moyen d’améliorer les choses.

«On travaille à l’élaboration d’un plan d’action gouvernemental pour l’action communautaire au Québec. Cet automne, on entreprend des consultations de tous les regroupements nationaux. Je veux aller plus loin. Je veux que ce soit un plan le plus compréhensif possible. Et s’il y a des besoins de financement auxquels nous ne répondons pas, on essayera de s’assurer d’y répondre.»

Financement bien accueilli

Marc Benoit, du Regroupement en éducation populaire autonome de la Mauricie, se réjouit de ce rehaussement qu’il qualifie d’important.

«On n’était pas indexé depuis 10 ans! Aujourd’hui, on est plus qu’indexé, on est rehaussé. Avoir plus d’argent, c’est plus d’accessibilité à nos services, des employés mieux rémunérés qui vont faire un meilleur travail. Et c’est une reconnaissance du travail effectué par les bénévoles, les employés et les membres de la communauté qui s’impliquent au sein de nos organismes. On ne nous a pas simplement écoutés (par le gouvernement), on nous a entendus.»

La Table nationale des Corporations de développement communautaire est également satisfaite de cette bonification gouvernementale. Toutefois, ce pas dans la bonne direction ne doit pas être le dernier, car le financement demeure insuffisant: le budget des CDC varie de 0 $ à 88 839 $. Pour offrir un service optimal, chacune des 65 CDC devrait fonctionner avec un budget de 192 240 $, explique le président de la Table, Martin Boire.

«Des CDC auront maintenant une ressource à temps plein. Mais 192 000 $, ce n’est pas une somme colossale. Avec toutes les responsabilités en développement social, c’est un minimum. Des représentations seront faites pour augmenter le financement et M. Boulet veut réviser le plan d’action gouvernemental communautaire. Il veut aborder le soutien accru de l’action communautaire par le gouvernement. Pour nous, c’est une bonne nouvelle. On voit une nette transformation par rapport à l’ancien gouvernement. On sent une ouverture qu’on n’a pas sentie depuis des années.»

Voici la liste des 17 organismes de la région qui profitent d’une hausse de financement
Mouvement d’action solidaire des Sans-Emploi des Chenaux inc.: 36 157 $
Regroupement d’organismes en DI/TSA de la Mauricie: 50 192 $
Service d’aide au consommateur-région 04: 50 192 $
Carrefour d’aide aux non-syndiqué-es inc.: 30 247 $
Groupement pour la défense des droits sociaux de Trois-Rivières: 4213 $
Comité logement Trois-Rivières inc.: 30 247 $
Mouvement action-chômage Trois-Rivières: 30 247 $
Comité pour la défense des droits sociaux La Tuque: 16 212 $
AQDR section Mékinac: 36 157 $
Table action abus aînés Mauricie inc.: 44 453 $
AQDR section Shawinigan: 36 157 $
AQDR section Trois-Rivières inc.: 36 157 $
AQDR Des Chenaux: 36 157 $
RDDS (Shawinigan) inc.: 10 130 $
Regroupement d’organismes de promotion pour personnes handicapées région Mauricie: 4871 $
Regroupement des organismes d’éducation populaire autonome de la Mauricie:34 120 $
Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie: 14 747 $

Justice et faits divers

Un suppléant de Gatineau accusé d’agression sexuelle sur un élève

Un suppléant d’école secondaire a été arrêté à Gatineau pour des accusations de nature sexuelle présumément commises sur un mineur, pendant ses heures de travail.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a procédé à l’arrestation d’André Lessard, 54 ans, mercredi.

L’enseignant était à l’emploi de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO). La direction a confirmé au Droit vendredi que M. Lessard n’était plus membre de son personnel, et que son permis d’enseignement était révoqué.

La direction de la CSPO n’a pas commenté le dossier judiciaire.

L’enquête du SPVG a duré quelques semaines.

Le suspect a comparu jeudi dernier sous plusieurs chefs d’accusation, dont ceux d’agression sexuelle, d’incitation à des contacts sexuels, de leurre d’enfant, d’exhibitionnisme, de possession de pornographie juvénile, et d’avoir rendu accessible de la pornographie juvénile.

La victime était connue de M. Lessard, précise le SPVG, jeudi.

Le tribunal lui a ordonné de ne pas entrer en contact avec des jeunes de moins de 16 ans, et de ne pas se trouver près d’endroits où des jeunes de cet âge peuvent se trouver,

Le SPVG n’a pas précisé le nom de l’école ni de la commission scolaire impliquée.

faits divers

Des données du dark web pour ouvrir un compte de banque frauduleux

Muni de données personnelles achetées sur le dark web, un Sherbrookois a tenté d’ouvrir un compte de banque avec une identité qui n’est pas la sienne.

Janick St-Onge fait face à des accusations de tentative de fraude, possession de documents contrefaits, fraude à l’identité et de vol d’identité.

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Sans confirmer que ces données proviennent de la fuite récente chez Desjardins, le Service de police de Sherbrooke soutient que c’est l’une des hypothèses étudiées.

« La quantité d’informations personnelles que le suspect avait en sa possession proviennent vraisemblablement d’une institution financière », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Samuel Ducharme.

Le suspect de 32 ans s’est présenté, jeudi avant-midi, à la succursale de la BMO sur la rue King Ouest à Sherbrooke pour ouvrir un compte bancaire.

Il avait en sa possession une carte d’assurance maladie, un permis de conduire et une carte d’assurance sociale, tous libellés au même nom et avec une photo pour les deux premières.

« L’employé de la BMO a tout de même eu certains doutes. Il y avait certains indices sur les pièces d’identité qui l’ont poussé à effectuer certaines vérifications supplémentaires », explique le porte-parole du SPS.

Les vérifications auprès de la compagnie de crédit Équifax ont permis de confirmer les doutes de l’employé de la BMO.

« Il y avait une alerte sur le nom inscrit sur les cartes ainsi que sur certaines informations de ces cartes », précise le porte-parole du SPS.

Le SPS a été appelé sur place vers 10 h 45.

« Nous avons procédé à l’arrestation du suspect pour fraude. Il avait en sa possession plusieurs informations sur l’identité de la victime d’usurpation d’identité. Il a avoué qu’il avait acheté ces informations sur le Dark web», signale Samuel Ducharme.

Janick St-Onge est connu des milieux policiers. La procureure Me Gabrielle Cloutier s’est opposée à sa remise en liberté.

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+ Du contrôle de circulation à l’arrestation d’un voleur

Un policier affecté à la circulation pour la Fête du lac des Nations a rapidement changé d’assignation jeudi soir afin d’attraper un voleur dans un logement de la rue Bryant à Sherbrooke.

Le locataire d’un logement au 55 de la rue Bryant a surpris un individu qui se trouvait chez lui, jeudi, vers 20 h 20.

« Le locataire est sorti rapidement de chez lui et a interpellé le policier qui faisait la circulation sur la rue King Ouest à l’intersection de la rue Bryant », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Samuel Ducharme.

Le policier a rapidement rattrapé le suspect qui tentait de prendre la fuite avec un téléviseur dans les mains.

L’individu de 32 ans devra répondre de ses actes devant le tribunal.

Une accusation d’introduction par effraction devrait être portée contre lui.

Environnement

Avertissement de chaleur et d'humidité dans le sud et le centre du Québec

MONTRÉAL — Environnement Canada a émis vendredi matin pour plusieurs secteurs urbains du sud et du centre du Québec un avertissement de chaleur en raison d'une masse d'air chaud et très humide qui envahira ces régions jusqu'à samedi.

Le bulletin concerne les régions de Montréal, Laval, Longueuil, Gatineau, Maniwaki, Saint-Jérôme, Saint-Agathe, Joliette, Saint-Hyacinthe, Drummondville, Sorel-Tracy, Shawinigan, Trois-Rivières, Sherbrooke, Victoriaville, Thetford Mines et Saint-Georges.

L'agence fédérale précise que les valeurs d'humidex seront élevées et oscilleront entre 40 et 45 degrés Celsius, particulièrement dans les zones fortement urbanisées. De plus, l'indice de rayons ultraviolets (UV) sera élevé.

Un avertissement de chaleur a aussi été diffusé pour Québec, mais la valeur d'humidex sera légèrement inférieure à 40 degrés.

Les consignes habituelles lorsqu'il fait très chaud sont en vigueur. Les autorités recommandent à la population de passer de deux à trois heures par jour dans un endroit frais ou climatisé, de boire régulièrement de l'eau, sans attendre d'avoir soif, de réduire les efforts physiques, de ne jamais laisser un enfant seul ou un animal dans une automobile ou dans une pièce mal ventilée et de s'informer de l'état de santé des proches qui sont âgés ou malades et, au besoin, de les accompagner dans un endroit climatisé.

Aucun avertissement de chaleur n'avait été émis vendredi matin pour les trois provinces des Maritimes.

Actualités

Sépaq: les négos toujours dans l'impasse [VIDÉO]

Alors que la menace d’une grève planait toujours vendredi, les négociations entre les parties syndicales et patronales de la Sépaq se sont poursuivies tard en soirée.

«Présentement, vous faites trop de bruit. Même les gens du Camping des Voltigeurs vous entendent», a lancé le président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Christian Daigle, aux quelque 300 syndiqués de la Sépaq venus manifester devant l’Assemblée nationale, vendredi.

Des débrayages de 300 membres du SFPQ sont survenus mercredi au Manoir Montmorency et au parc de la Chute-Montmorency, au siège social de la Société des établissements de plein air du Québec, à Québec, au Camping des Voltigeurs à Drummondville, au Centre touristique du Lac-­Kénogami et au Centre touristique du Lac-Simon.

Si l’impasse n’est pas dénouée, 1200 employés se joindront à la grève générale samedi, pour marquer le début des vacances de la construction au Québec, qui se prolongeront jusqu’au 3 août. Une situation qui menace de paralyser les activités des 23 parcs nationaux de la province et du Gîte du Mont-Albert, à Sainte-Anne-des-Monts. 

Rappelons qu’un conciliateur a été désigné au dossier mercredi à la demande de la Sépaq, une requête bien accueillie par le SFPQ. 

Vendredi, Christian Daigle avait toujours bon espoir d’éviter le débrayage. Le SFPQ avait réuni son instance de négociation à Québec, «pour pouvoir se prononcer rapidement s’il y avait une entente de principe», a indiqué M. Daigle. Une cinquantaine de membres de partout au Québec étaient en attente d’une proposition de la partie patronale.

Justice et faits divers

Collision camion-cycliste à Ottawa

Un cycliste a été happé par un camion à Ottawa, vendredi matin.

L’homme sur la bicyclette a subi des blessures sérieuses qui ne mettent pas sa vie en danger. Il était dans un état stable à son arrivée à l’hôpital, selon le porte-parole des paramédics d’Ottawa, Marc-Antoine Deschamps.

Le Service de police d’Ottawa donne peu de détails pour le moment, mais soutient que la collision se serait produite à l’intersection de la rue Bank et de la promenade Riverside.

La circulation a été bloquée en direction nord sur la promenade Riverside, à partir de la rue Bank.

Comme il le fait de façon presque systématique lorsqu’une collision implique un cycliste, le conseiller de Kitchissippi, Jeff Leiper, a utilisé les médias sociaux pour réclamer un aménagement urbain plus sécuritaire pour le transport actif.

«C’est horrible, nous avons beaucoup trop de routes à la circulation lourde et rapide sans voie séparée pour les cyclistes. Il continuera d’y avoir des blessés tant qu’on ne prendra pas de mesures sérieuses afin de corriger la situation», écrit M. Leiper.

Justice et faits divers

Incendie et évacuation d'un complexe sportif à Ottawa

Les pompiers d’Ottawa ont une fois de plus été fort occupés dans la nuit de jeudi à vendredi, devant éteindre un brasier et procéder à l’évacuation d’un bâtiment fort achalandé.

Un feu a pris naissance peu avant 4h vendredi matin au 702, croissant Carmella à Cumberland. Des flammes et une épaisse fumée s’échappaient d’une unité du complexe de maisons en rangée.

Les occupants de la résidence touchée par le sinistre et leurs voisins ont rapidement été évacués par le Service des incendies d’Ottawa (SIO). Personne n’a été blessé.

Le brasier a été complètement éteint à 5h52, vendredi matin. Un enquêteur du SIO doit se rendre sur les lieux pour déterminer la cause de l’incendie et évaluer l’ampleur des dommages.

Évacuation d’un centre sportif