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Actualités

Corps découvert à Québec: la victime serait le militaire disparu en janvier

Le corps repêché des eaux du fleuve Saint-Laurent, dans la nuit de lundi à mardi à Québec, serait bien celui de Gabriel Côté, ce jeune militaire de Valcartier originaire du Saguenay porté disparu depuis le mois de janvier dernier. La Sûreté du Québec confirme que la victime est un homme de 21 ans recherché depuis le 14 janvier sur le territoire de Québec, mais des analyses supplémentaires doivent être réalisées afin de dévoiler officiellement son identité. Plusieurs messages de sympathies des proches du jeune homme ont été publiés sur les médias sociaux, mardi.

La voiture bleue aperçue par des marcheurs, dans la nuit de lundi et repêchés des eaux par la Sûreté du Québec, correspond à celle du jeune homme. La photo dudit véhicule avait été publiée dans l’avis de recherche. L’endroit de la découverte est situé à la hauteur de la bretelle d’accès de l’autoroute Félix-Leclerc Est qui mène à l’autoroute Dufferin-Montmorency Est.

«Pour l’instant, on peut dire que le corps est celui d’un jeune homme de 21 ans, porté disparu à Québec depuis le 14 janvier. Mais de plus amples analyses doivent être réalisées», a affirmé la porte-parole de la Sûreté du Québec, Béatrice Dorsainville. 

La mère de Gabriel Côté, avec qui Le Quotidien s’était entretenu à la fin du mois de janvier, a confirmé la triste nouvelle sur la page Facebook du jeune homme. 

De nombreux messages de sympathies ont ensuite été publiés.

C’est à bord de son auto que Gabriel Côté avait quitté, vers 19 h le 14 janvier, le Star Zone, un bar situé au 2485, boulevard Sainte-Anne, à Québec. Depuis, aucune nouvelle. 

Gabriel Côté a quitté Saguenay il y a deux ans, au même moment où il est entré dans les Forces armées canadiennes. Il était basé à Valcartier, mais demeurait à Shannon. C’est pourquoi les premiers avis de recherche ont commencé à circuler dans la ville de Québec. Aucune trace n’a été laissée sur ses cartes bancaires, ce qui aurait pu permettre d’identifier sa position.

L’enquête policière en cours permettra d’en apprendre davantage sur les circonstances du drame. 

justice

Incident du Walmart: les caméras donnent un éclairage plus précis des événements 

Les caméras de surveillance du Walmart de Sherbrooke et des témoins indépendants rencontrés après les événements de samedi dernier jetteraient un éclairage plus précis sur l’origine de l’altercation entre l’agent de sécurité et celui qui est accusé de lui avoir causé de graves blessures.

Si Nacime Kouddar est accusé d’avoir foncé vers l’agent de sécurité Philippe Jean avec son véhicule, ce dernier l’aurait poursuivi avec son véhicule puis à la course dans les minutes précédant l’événement.

À LIRE AUSSI: Voies de fait graves et négligence criminelle : le chauffard du Walmart comparait

Pascal Plamondon a tenté de bloquer le chemin au suspect

Nacime Kouddar, qui fait face à de graves accusations, subira son enquête sur remise en liberté, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

« Dans la preuve, il y a une vidéo qui a capté une grande part de la scène. Je veux que vous puissiez en prendre connaissance », a expliqué au tribunal l’avocate de la défense, Me Kim Dingman, en insistant pour que la vidéo soit rendue publique. 

La procureure aux poursuites criminelles, Me Gabrielle Cloutier, ne s’est pas opposée à cette demande de la défense.

« C’est quelque chose qui a été capté dans un stationnement à la vue de tous », a indiqué Me Cloutier au tribunal.

Les images des caméras de surveillance du Walmart des Galeries 4-Saisons captées entre 16 h 30 et 17 h samedi montrent Nacime Kouddar être refoulé par l’agent de sécurité Philippe Jean à l’entrée du commerce pour répondre à la directive de distanciation physique d’admettre un seul client à la fois. 

Nacime Kouddar attend sa conjointe à l’extérieur quelques minutes en s’adressant à l’agent de sécurité sans qu’il y ait d’altercation physique, mais on voit cependant qu’il y a une altercation verbale et que Nacim Kouddar est mécontent. 

Le client retourne à son véhicule et y est rejoint par sa conjointe.

Il quitte les lieux en passant à bord de sa voiture devant l’agent et le nargue en lui disant d’aller s’acheter des lunettes au Dollarama.

Philippe Jean part alors en trombe en direction de son véhicule, qui est un gros camion blanc, et démarre à toute vitesse pour rejoindre Nacime Kouddar qui quitte le stationnement. 

Au fond du stationnement des Galeries 4-Saisons, l’agent de sécurité coupe subitement la trajectoire à Nacim Kouddar. Ce dernier freine alors brusquement pour éviter la collision.

Philippe Jean sort de son véhicule pour courir en direction de celui de Nacime Kouddar. Ce dernier recule alors de plusieurs mètres pour éviter l’altercation. L’agent de sécurité repart à la course en direction du véhicule de Nacime Kouddar qui poursuit sa route. Il saute alors sur le capot du véhicule et un témoin indépendant mentionne dans sa déclaration que l’agent de sécurité était sur le véhicule de Nacime Kouddar et frappait dans son pare-brise. 

Le véhicule sort du champ de vision de la caméra alors que Philippe Jean est toujours sur le véhicule de Nacime Kouddar.

Justice et faits divers

Corps retrouvé sur les berges du Saint-Laurent à Québec

La Sûreté du Québec enquête sur la découverte d’un corps retrouvé près d’une carcasse d’automobile à demi-submergé sur les berges du fleuve Saint-Laurent à Québec.

Ce sont des marcheurs qui ont aperçu le véhicule vers 0h45 dans la nuit de lundi à mardi. Un corps gisait sur les roches, explique Béatrice D’Orsainvielle, des relations publiques pour la SQ.

L’endroit de la découverte est situé à la hauteur de la bretelle d’accès de l’autoroute Félix-Leclerc Est qui mène à l’autoroute Dufferin-Montmorency Est. «La mort n’est pas récente. Ce n’est pas un accident qui est survenu dans les dernières heures», précise la policière.

Si la scène a l’apparence d’un accident, l’identité judiciaire accompagnait mardi les spécialistes en enquête collision pour s’assurer qu’aucun geste criminel n’a mené au décès de la victime retrouvée.

Le corps a été transporté au laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale pour y être identifié. 

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Pyrrhotite: victoire des victimes sur toute la ligne 

Trois-Rivières — Les victimes de la pyrrhotite ont de quoi se réjouir. La Cour d’appel du Québec vient de confirmer, en totalité, voire de bonifier, le jugement qu’avait rendu le juge Michel Richard, le 12 juin 2014, a indiqué le procureur des victimes de la pyrrhotite, Me Pierre Soucy, à l’occasion d’un point de presse lundi. Les autoconstructeurs, par exemple, seront heureux d’apprendre qu’ils seront indemnisés à 100 %. 

Dans un jugement phare de plus de 350 pages, la Cour d’appel conserve le pourcentage de responsabilité de SNC-Lavalin à 70 % sur l'indemnisation de 196 millions $.

Ce jugement «permet aux parties de confirmer leurs droits, de confirmer les indemnités auxquelles elles ont droit. C’est une étape importante qu’on vient de franchir», résume Me Soucy.

Après toutes ces années, des intérêts de 37 % s’ajouteront aux montants des indemnités qui figuraient initialement dans le jugement de 2014 pour chacune des victimes. Et à quelques exceptions près (certaines entreprises au nombre des victimes), les montants que les victimes recevront ne seront pas imposables.

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Voies de fait graves et négligence criminelle : le chauffard du Walmart comparait

 L’individu accusé d’avoir foncé sur l’agent de sécurité au Walmart des Galeries 4-Saisons à Sherbrooke restera détenu au moins pour les prochains jours.

Nacime Kouddar de Mascouche a été formellement accusé, lundi, au palais de justice de Sherbrooke de négligence criminelle causant des lésions corporelles alors qu’il conduisait un véhicule. Il est aussi accusé de voies de fait armées, de voies de fait graves et de délit de fuite causant des lésions.

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Walmart : Pascal Plamondon a tenté de bloquer le chemin au suspect

Gardien de sécurité happé au Walmart : la victime a été traînée sur plusieurs mètres

Vraisemblablement frustré de s’être fait refouler à la porte du magasin parce qu’il voulait y entrer avec sa conjointe, même si la consigne lui interdisait, Kouddar a attendu la fermeture du commerce pour passer à l’acte.

Vers 17 h, samedi soir, il aurait foncé vers l’agent de sécurité avec son véhicule. La victime a été traînée sur plusieurs mètres sur le capot du véhicule avant d’en être éjectée. 

En percutant le sol, Philippe Jean, un père de famille de cinq enfants, a subi de graves blessures à la tête. Il a été transporté à l’hôpital où il repose dans un état critique.

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Walmart : Pascal Plamondon a tenté de bloquer le chemin au suspect

Pascal Plamondon a bien tenté de bloquer le chemin au suspect qui avait renversé l’agent de sécurité du Walmart, samedi après-midi, à l’aide de son Bobcat S590, mais en vain. Toutefois, cette manœuvre lui a permis de visualiser la plaque d’immatriculation du fuyard, une information vitale qui a mené à l’arrestation du suspect, peu de temps après.

Ce n’est pas la première fois que l’ancien athlète olympique doit intervenir en situation de crise.

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Sociofinancement: 43 000 $ recueillis pour les proches de la victime du Walmart

La victime a été traînée sur plusieurs mètres

Pompier à temps partiel à East Angus, il a fait partie du premier contingent de sapeurs et de premiers répondants à intervenir à la catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic, en 2013, qui a fait 47 victimes.

Après avoir contribué à maîtriser le brasier, il fut de l’équipe responsable de retrouver les corps des victimes.

Pascal Plamondon travaille pour l’entreprise qu’il possède en compagnie de son père, Excavation Plamondon. Et à bord de son véhicule, il procède au nettoyage du printemps en retirant les petites pierres des rues et stationnements de la Ville de Sherbrooke.

« On a les contrats pour enlever la roche et nettoyer les trottoirs de la ville. C’est quand j’étais rendu dans le coin du Quatre-Saisons, j’ai vu quelque chose qui a attiré mon attention, dans le stationnement du Walmart. J’ai été chanceux, le champ de vision n’est pas super dans le Bobcat, c’est restreint », a-t-il indiqué à La Tribune.

« Quand j’ai regardé dans le parking, j’ai pensé que je voyais deux gars qui niaisaient. Mais ça s’envoyait des gros signes et j’ai vu que la situation n’était pas normale. »

Une situation qui a rapidement dégénéré.

« Le véhicule du suspect a reculé, la victime s’en est approchée, mais quand le suspect a voulu repartir, il n’a jamais arrêté et il a ramassé la victime. Il a accéléré, il est allé quand même vite, très vite, il a donné un coup de volant, et la victime est tombée en bas du «hood». Ensuite, il s’est tapé la tête en tombant par terre. »

« Quand j’ai vu ça, j’ai accéléré avec mon Bobcat, pour lui bloquer la sortie vers la 13e Avenue, en face du Quatre-Saisons, mais ce n’est pas le véhicule qui va le plus vite, on s’entend », a dit Pascal Plamondon.

« Je voulais l’empêcher de sortir, mais je n’ai pas été capable. Mais je me suis rapproché assez vite et quand il a tourné dans la rue, j’ai pu voir sa plaque et la mémoriser. Tout de suite après, je suis allé rejoindre la victime. »

L’attroupement était déjà important autour de la victime, s’est remémoré Pascal Plamondon, qui a fait son DEP en incendie et son DEC en sécurité/incendie.

« Il y avait déjà des témoins autour ; on a immobilisé la tête, on l’a viré en bloc, en position latérale de sécurité, parce qu’il y avait beaucoup de sang qui sortait de sa bouche. On voulait éviter qu’il s’étouffe avec son propre sang. Au début, je ne pensais pas qu’il serait aussi blessé que ça, après l’avoir vu tomber. Il a vraiment dû mal tomber. À la vitesse que le suspect a accéléré en voiture, ça n’a pas aidé. »

« La victime était en trauma sévère, mais il n’était pas en arrêt cardio-respiratoire. Dans ces situations-là, il faut bouger la tête le moins possible, de même que la colonne vertébrale. Le deuxième témoin m’a aidé à le tourner d’un seul mouvement. Si tu bouges la tête, et qu’elle n’est plus dans l’axe de la colonne vertébrale, c’est là que tu peux occasionner des blessures permanentes à la personne, même si tu veux bien faire, la tête doit rester dans l’axe, ou de la manière dont tu l’as trouvé. »

« Les autres témoins sur place étaient un peu impressionnés par la scène, car il y avait beaucoup de sang. Tu dois laisser ça de côté ; je n’avais pas de gants, mais tu n’y penses pas rendu là et tu interviens. Tu as beau être prêt, tu ne penses jamais voir une personne se faire frapper par une voiture et se faire rouler sur un capot de voiture. Quand tu vois ça, tu fais le saut », s’est-il remémoré.

Les secours ont été très rapides à se rendre sur les lieux, confirme-t-il.

Des expériences similaires

Pascal Plamondon a agi de sang-froid. Il a déjà eu à intervenir lors de situations de crise similaires, ce qui certainement contribué, dans les circonstances, samedi soir.

« Ce n’est pas mon premier cas similaire ; quand j’étais pompier à temps partiel dans le coin d’East Angus, on est déjà intervenus dans des cas de désincarcérations après des accidents de voiture. Même chose à Lac-Mégantic. J’étais donc déjà un peu préparé à ce genre de scénario là. Ça donne un gros «rush» d’adrénaline. Depuis samedi soir, je pense toujours au gars et à sa famille. J’espère juste qu’il va pouvoir revenir de ses blessures », a-t-il évoqué.

Dur la première ligne à Lac-Mégantic

Pascal Plamondon a aussi fait partie des premiers répondants qui se sont rués vers le centre-ville de Lac-Mégantic, le 6 juillet 2013.

« J’étais dans la première vague, je suis intervenu pour maîtriser l’incendie et ensuite, on a fait les recherches de victimes. J’ai été quatre jours là-bas, les quatre premiers. Si les gens m’en parlent, je vais en parler, sinon, je n’y pense pas. J’y retourne régulièrement, on y a un chalet et une terre à bois. Les gens sont encore touchés par cette catastrophe, ça paraît dans le centre-ville. Ce ne sont pas des souvenirs auxquels tu veux penser souvent. Tu mets ça de côté et tu continues d’avancer », a lancé Pascal Plamondon.

« Ce sont des événements qui aident à se bâtir une carapace. Tu ne sais jamais. Tu peux faire beaucoup d’interventions similaires, mais des fois, tu peux flancher, tu ne peux jamais prévoir. »

Un ancien athlète olympique

Pascal Plamondon est bien connu en région pour ses exploits en haltérophilie.

Il a d’ailleurs participé aux Jeux olympiques à Rio, en 2016, terminant au 13e rang dans la catégorie des 85 kg.

Une blessure a mis fin à sa carrière.

« Je me suis blessé en 2017, lorsque je suis tombé sur le dos à l’entraînement, avec une charge de 170 kg ; mon coude a barré entre le plancher et la barre et c’est mon poignet qui a absorbé le choc, et qui a viré à l’envers. J’ai participé au Championnat canadien, par la suite, mais quand je fais beaucoup de volume, mon poignet s’en ressent, il n’est pas capable de rester sans douleur. Ça prenait 2-3 semaines avant que la douleur ne parte. »

Il a récolté le bronze lors des Jeux panaméricains de 2015 et le bronze encore une fois lors des Jeux du Commonwealth en 2014.

Hockey junior

Landry congédié par les Olympiques

Après avoir complété un cycle de reconstruction, les Olympiques de Gatineau s’apprêtent à traverser le fil de départ d’un marathon qui pourrait les mener jusqu’au tournoi de la coupe Memorial en 2022 ou 2023, mais cette étape se fera sans leur entraîneur-chef des trois dernières saisons et demie.

La direction des Olympiques a annoncé le congédiement d’Éric Landry lundi avant-midi. Selon les informations recueillies par Le Droit, il sera remplacé par Louis Robitaille lors d’une vidéoconférence mercredi.

Entraîneur-chef des Tigres de Victoriaville depuis quatre ans, Robitaille ajoutera le chapeau de directeur général à ses fonctions en s’amenant à Gatineau, où il aurait signé une entente de quatre ans. Il s’agira d’un retour aux sources pour l’ancien défenseur de l’Intrépide midget AAA, qui avait évolué sous les ordres d’Alain Sanscartier en 1998-99.

Landry faisait partie du personnel des entraîneurs des Olympiques depuis huit ans. Il restait un an à écouler à son contrat. Il s’était joint à l’équipe en 2012-13 après une longue carrière professionnelle en Amérique du Nord et en Europe. Il a été adjoint de Benoît Groulx et de Mario Duhamel pendant quatre ans et demi. En janvier 2017, au début d’une période de reconstruction, il avait remplacé Mario Duhamel.

Le démantèlement a pris de l’ampleur dès la saison suivante. Les meilleurs joueurs de l’organisation ont tous été sacrifiés en fonction de l’avenir. Un avenir qui sera assuré par un autre que lui.

«Quand nous avons remanié notre personnel hockey en décembre (démission du directeur des opérations hockey Alain Sear), Marc Saumier avait été nommé par intérim. C’était clair depuis le début que nous allions rencontrer des hommes de hockey et ouvrir le poste à la fin de la saison», a d’abord indiqué le président du club, Norm MacMillan.

Quelques propriétaires des Olympiques ont donc rencontré six candidats pour le poste de directeur général vendredi, mais dans ce groupe, un des candidats tenait à garder son poste d’entraîneur-chef. On présume qu’il s’agit de Louis Robitaille. Samedi, Éric Landry a été ajouté aux entrevues pour les deux postes. Même s’il n’a pas été retenu, Marc Saumier se verra offrir un autre poste important au sein de l’organisation.

Au bout de l’exercice effectué ce week-end, un candidat s’était distingué des autres selon MacMillan.

«Nous amenons quelqu’un de l’extérieur de la région de l’Outaouais parce que nous avons été chercher la meilleure personne pour nous aider à nous rendre là où nous voulons aller. Cette destination, c’est  la coupe Memorial. Le candidat qui sera présenté mercredi a donné la meilleure entrevue. Nous amorçons une phase stratégique de notre construction. Nous misons déjà sur de bons jeunes joueurs en Pier-Olivier Roy, Manix Landry, Zach Dean et Olivier Boutin. Nous avons quatre choix de première ronde au prochain repêchage. Notre prochain entraîneur-chef et directeur général nous a vendu un solide plan pour nous rendre à destination.»

Malgré son enthousiasme envers l’avenir, Norm MacMillan s’est dit peiner d’avoir à annoncer la mauvaise nouvelle à Éric Landry lundi matin.

«La plus grande qualité d’Éric, c’était sa loyauté envers les Olympiques. Il était avec nous depuis huit ans. Ça m’a fait de la peine de lui annoncer que nous prenions une autre direction. Il a été très professionnel dans notre conversation. Ce n’est pas que nous doutions de ses capacités, mais à la suite de notre exercice, un candidat avait été très convaincant.»

Implication de Brassard

Toujours selon les informations recueillies par Le Droit, Derick Brassard a participé au processus de sélection même s’il n’est pas encore officiellement propriétaire du club. Cette annonce devrait venir plus tard cette semaine.

Quant à Robitaille, il a maintenu une fiche de 127 victoires et 129 défaites à Victoriaville où il a participé à un carré d’as en 2018. Champion de la coupe Calder avec les Bears de Hershey en 2006, il a aussi disputé deux matches avec les Capitals de Washington cette année-là. Joueur émotif, il a mené la Ligue américaine avec 350 minutes de punition en 2007-08.

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Deux décès à la résidence La Brunante à Racine

Deux personnes âgées sont décédées samedi à la résidence pour aînés La Brunante à Racine, a appris La Tribune. La santé publique de l’Estrie confirme aussi la présence de six cas positifs dans la coop de solidarité en habitation qui héberge une vingtaine de personnes.

Ces deux personnes font donc partie des trois nouveaux décès annoncés dimanche par la santé publique de l’Estrie.

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Le rendez-vous de Racine: une partie de hockey à l'origine d'une éclosion

Le dépanneur de Racine ferme pour protéger ses employés

« On ne sait pas exactement d’où provient la contamination, admet Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l’Estrie. J’ai posé la question et il n’y a pas de lien entre le match de hockey et les cas dans la résidence. Du moins, un lien qu’on a pu trouver. Dans les deux cas, les symptômes sont arrivés en même temps. On ne peut donc pas dire qui l’a eu en premier. On ne peut pas se guider avec la séquence de contamination. »

Il est d’ailleurs de plus en plus difficile d’établir la source de contamination lors d’une concentration de cas de la COVID-19.

« La majorité des transmissions maintenant au Québec ne sont plus en lien avec des voyages et c’est le cas en Estrie et à Racine », indique Dr Poirier.

Contaminés en aidant leur voisine

Les résidents de La Brunante sont en confinement dans leur chambre depuis le 23 mars, date à laquelle une première contamination a été identifiée dans la résidence.

« On pensait être blindé et que personne ne l’avait parce qu’on avait suivi toutes les consignes, souligne Gaston Michaud, président de La Brunante. Une résidente a dû aller à l’hôpital et on a appris le lendemain qu’elle était positive. Donc c’était le branle-bas de combat et depuis ce temps tout le monde est dans son logement. Ça va faire 14 jours lundi.»

Or deux résidents de la Brunante auraient été infectés par la COVID-19 en aidant leur voisine durant le confinement.

« On a respecté ça sauf qu’il y a une dame contaminée qui a appelé ses voisins et ils sont allés l’aider à se lever, explique Gaston Michaud. Ces deux personnes sont donc susceptibles de l’avoir, dont un dont c’est très clair qu’il l’a attrapé.»

Trois décès en Estrie

Le nombre de décès a bondi à huit en Estrie dimanche, une augmentation de trois dans les dernières 24 heures. Au Québec, la journée de dimanche a vu une augmentation de 19 décès.

L’augmentation des cas a été toutefois moindre dimanche en Estrie avec seulement 19 infections de plus. On compte maintenant 518 cas de la COVID-19 en Estrie.

À Sherbrooke, il y a maintenant 187 cas confirmés, une augmentation de 8 par rapport à la veille. Dans la région du Val Saint-François où est située Racine, le nombre de cas s’élève à 57.

37 personnes sont hospitalisées en Estrie dont neuf aux soins intensifs.

Sherbrooke

Sociofinancement: plus de 100 000 $ pour les proches de la victime du Walmart

L'incident survenu samedi dans le stationnement du Walmart du secteur Fleurimont a touché les Québécois directement au coeur, tellement qu'ils viennent en aide massivement pour soutenir les proches de la victime. 

Dans une campagne de financement lancée pour soutenir la famille de Philippe Jean, l'agent de sécurité qui a été percuté samedi dans le stationnement du magasin de l'est de Sherbrooke, le montant recueilli a franchi les 100 000 $ au cours de la journée de lundi.

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À midi, la sollicitation en ligne avait permis de recueillir 97 000 $. Le matin, la barre des 40 000 $  était franchie.

L'homme de 35 ans, un père de cinq enfants, luttait pour sa vie dans un hôpital lundi. Il semble qu'en raison de la pandémie de COVID-19, ses proches ne soient pas autorisés à être à son chevet.

Le site de sociafinancement montre la longue liste des donateurs. On remarque des dons de 10, 20 et 50 $ en grand nombre. Les dons de 100 $ ne sont pas rares.

Rappelons que selon le Service de police de Sherbrooke (SPS), l’agression s’est produite vers 17h.

Selon le Service de police de Sherbrooke (SPS), l'agression s'est produite vers 17h.

Un peu plus tôt, un client accompagné de sa conjointe étaient entrés dans le magasin, mais le gardien de sécurité leur a signalé que la nouvelle règle de distanciation sociale demandait qu'un seul client par véhicule entre dans le magasin.

Les deux clients en sont sortis. Plus tard, le client frustré a foncé avec son véhicule sur l'employé, le traînant sur le capot sur plusieurs mètres avant d'effectuer une manoeuvre pour le faire tomber.

L'agent de sécurité a subi de très graves blessures à la tête.

L'agresseur et sa passagère ont pris la fuite, mais les policiers les ont retrouvés dans un logement de Sherbrooke. Le conducteur, un homme de 25 ans de Sherbrooke, devait comparaître au tribunal par téléphone dimanche avant une nouvelle comparution lundi.

Il fait face à des accusations d'agression armée avec un véhicule, de voies de fait grave et de délit de fuite.

On peut accéder à la campagne de financement via cette adresse: https://www.tiing.ca/soutien-a-lagent-de-securite-percute-au-walmart-de-fleurimont

NBA

Kobe Bryant fait son entrée au Temple de la renommée du basketball 

La feuille de route de Kobe Bryant compte un exploit supplémentaire: il est maintenant, officiellement, un membre du Temple de la renommée du basketball.

Et il sera accompagné de plusieurs autres joueurs étoiles au sein de la cuvée 2020, l'une des plus inspirantes de l'histoire.

Bryant, qui est décédé dans un accident d'hélicoptère le 26 janvier, Tim Duncan et Kevin Garnett font partie des neuf personnes qui seront intronisées au Temple de la renommée du basketball.

«Une cuvée exceptionnelle», a reconnu Duncan.

Le dévoilement des nouveaux intronisés a habituellement lieu pendant les demi-finales du championnat de basketball universitaire américain. Puisque la pandémie de COVID-19 a entraîné l'annulation de nombreux événements sportifs, il a plutôt été fait lors d'une émission spéciale diffusée à partir des studios de la chaîne ESPN à Bristol, au Connecticut.

Bryant, Duncan et Garnett, qui ont remporté un total combiné de 11 championnats et pris part à 48 matchs des étoiles de la NBA, en étaient tous à leur première année d'admissibilité. Seuls six joueurs dans l'histoire de la NBA ont disputé au moins 15 matchs des étoiles - Bryant, Duncan et Garnett en font tous partie.

«Nous analysons plusieurs choses (lorsque nous choisissons les candidats qui seront intronisés), a expliqué le président du Temple de la renommée, Jerry Colangelo. Et chaque année, il y a habituellement un candidat qui se détache du groupe, en raison de ses nombreux exploits. Cette fois-ci, cependant, ils sont trois, et leur récolte combinée est incroyable.»

Une période sombre pour le sport

Cette cérémonie a offert un répit aux amateurs de basketball, alors que leur sport préféré traverse une période sombre.

La NBA devait déjà composer avec le décès de Bryant, le légendaire joueur étoile des Lakers de Los Angeles qui est mort dans un écrasement d'hélicoptère en compagnie de sa fille Gianna et de sept autres personnes plus tôt cette année, ainsi que celui de l'ex-commissaire David Stern.

«Nous aimerions bien sûr qu'il soit ici pour célébrer avec nous, a dit Vanessa Bryant, l'épouse de Kobe, lors du reportage. C'est certainement le plus beau moment de sa carrière. Chacun de ses exploits comme athlète l'ont mené jusqu'ici. Nous sommes incroyablement fiers de lui.»

Il y a ensuite eu le coronavirus, qui a contraint la ligue à cesser ses opérations subitement le 11 mars - une décision imitée ensuite par de nombreux autres circuits professionnels à travers le monde. Les sports universitaires, dont les tournois de basketball masculin et féminin, ont aussi été annulés pour le reste du calendrier scolaire.

Colangelo a déclaré que le Temple de la renommée s'assurera que tous les joueurs intronisés obtiendront leur moment de gloire, et que les récents développements - comme le décès de Bryant et la pandémie de COVID-19 - ne porteront pas ombrage à leurs exploits.

«Nous le ferons de la bonne manière, de manière très respectueuse, a dit Colangelo. Nous voulons qu'ils obtiennent ce qu'ils méritent.»

Bryant a gagné cinq championnats de la NBA avec les Lakers de Los Angeles, tandis que Duncan en a gagné cinq avec les Spurs de San Antonio.

De son côté, Garnett est le seul joueur de l'histoire de la NBA à avoir récolté au moins 25 000 points, 10 000 rebonds, 5000 aides, 1500 blocs et 1500 vols. Il a aidé les Celtics de Boston à gagner les grands honneurs en 2008.

«C'est la culmination d'une carrière, a dit Garnett. Toutes ces heures... c'est pour ce moment-ci. De pouvoir dire que vous êtes un membre du Temple de la renommée, ça veut tout dire.»

L'ancienne étoile de la WNBA Tamika Catchings a aussi été élue à sa première année d'éligibilité. Les autres intronisés sont l'entraîneur dans la NBA Rudy Tomjanovich, l'entraîneuse à Baylor Kim Mulkey, l'entraîneuse à Bentley Barbara Stevens, l'entraîneur au niveau universitaire masculin Eddie Sutton et l'ancien secrétaire général de la FIBA Patrick Baumann.

Musique

Mavis Staples chante pour les aînés isolés de Chicago

PARIS — La chanteuse américaine Mavis Staples, légende de la soul, propose un titre, All in it together, en faveur des personnes âgées isolées à Chicago confrontées au péril de la COVID-19, a-t-on appris auprès de ses promoteurs français vendredi.

Le morceau, très au dessus de la moyenne des chansons caritatives parfois vite ficelées, mêle arrangements blues et choeurs gospel. Jeff Tweedy, leader du groupe alternatif Wilco, collaborateur et ami de la chanteuse, née à Chicago il y a 80 ans, l'a produit et donne de la voix et de la guitare sur cet hymne à l'entraide.

«La chanson parle de ce que nous traversons maintenant, tout le monde est dans le même bateau, qu'on le veuille ou non», explique Mavis Staples, figure des droits civiques, dans un communiqué du label Anti Records. Le coronavirus «frappe tellement de gens dans notre pays et dans le monde, d'une façon si atroce (...) Nous nous en sortirons, mais nous devrons le faire tous ensemble».

La plateforme Bandcamp propose un lien qui permet d'écouter la chanson et de faire un don. Ce dernier transitera par une organisation de Chicago (My Block, My Hood, My City - Mon bloc d'immeubles, mon quartier, ma ville-) qui s'assure que les gens isolés ont bien le nécessaire en ces temps de pandémie (gels sanitaires pour les mains, nourriture, etc...).

Mavis Staples, qui avait débuté comme choriste à l'âge de 8 ans dans le groupe familial les Staple Singers, est toujours une chanteuse prolifique. En 2019, elle avait sorti un album, We Get By, composé avec Ben Harper.

Cinéma

Disney repousse la sortie des prochains Marvel, Mulan espéré pour l’été

LOS ANGELES — Disney a décidé de repousser la sortie d’une douzaine de films Marvel et autres grosses productions mais espère maintenir Mulan pour cet été, malgré la pandémie de coronavirus qui a contraint la plupart des cinémas à fermer leurs portes.

Le nouveau calendrier communiqué vendredi par Disney reporte de plusieurs mois des films Marvel très attendus par les fans, comme Veuve noire et Eternals, ainsi que les suites consacrées aux super-héros Thor et Docteur Strange.

Premier film de la nouvelle «phase» prévue par Marvel, Veuve noire, avec Scarlett Johansson dans le rôle titre, est désormais programmé pour novembre. Cela décale automatiquement les autres films de la série à venir.

Un film Marvel initialement prévu pour l’été 2022, dont le titre n’avait pas été communiqué, a même totalement disparu de la nouvelle liste.

Disney se veut cependant optimiste sur la fin des mesures de confinement en Amérique du Nord, où Mulan, version en prises de vue réelles du célèbre dessin animé, devrait sortir dans les salles le 24 juillet.

Le numéro un mondial du divertissement a en revanche renoncé à projeter dans les cinémas Artemis Fowl, adaptation en long-métrage d’un livre jeunesse qui sortira finalement directement sur sa plateforme de streaming Disney+, un sort similaire à celui de nombreux autres films.

Le cinquième volet des aventures d’Indiana Jones, qui n’a pas encore de titre, va quant à lui accuser un retard d’un an: il ne sera pas visible avant juillet 2022.

L’invicible super-héroïne Captaine Marvel est la seule à tirer son épingle du jeu: le numéro 2 a été avancé d’un mois, à juillet 2022 lui aussi.

La crise vue par...

La crise vue par... Anthony Kavanagh, humoriste, chanteur, animateur et acteur 

La pandémie de la COVID-19 a durement secoué la communauté artistique. Tout comme plein de leurs concitoyens, chanteurs, dramaturges, auteurs et compagnie ont vu leurs vies bouleversées. Les journalistes des six coopératives ont eu le goût de savoir ce que la situation changeait dans leur pratique, leur quotidien, mais aussi ce que la crise suscitait comme réflexion. Certains nous en ont parlé, d’autres ont pris la plume pour vous en faire part.

«Quelle chance on a d’avoir toute cette technologie à notre disposition. D’avoir les Skype, WhatsApp, Messenger, Facebook et les réseaux sociaux. Juste l’Internet, la télé, la radio. On a une pléthore de différents moyens [de communiquer] et de se divertir. 

C’est là aussi où on voit que l’art est un besoin essentiel de l’humain. C’est dans des moments comme ça qu’on le réalise. J’espère qu’en sortant de ça, le gouvernement va investir encore plus dans l’art au Canada et au Québec. […]

Je vois la créativité des gens et ça nous remet en question sur pas mal de choses. C’est un bon moment pour se retrouver afin de savoir qui on est vraiment et de voir quelles sont nos priorités dans la vie. 

J’ai l’impression que ça va peut-être donner un coup à la télé. En ce moment, tout est simple. Les chanteurs font ça dans leur salon. Tout le monde est obligé d’être authentique. C’est bien de faire des shows à grand déploiement, mais là, on ne peut pas trop se cacher. On lève le voile, donc on est obligé d’être authentique. T’es chez toi, en t-shirt, cerné, avec les enfants qui courent partout. Mais les chanteurs vont chanter leurs chansons, les humoristes vont faire des capsules… On fait ça avec les moyens du bord et tout le monde est content quand même. Ça divertit quand même. C’est un gros pensez-y-bien.»

Affaires

Plusieurs banques offrent des taux d'intérêt réduits sur les cartes de crédit

Après Desjardins jeudi, plusieurs banques ont décidé d'offrir des taux d'intérêt réduits sur les cartes de crédit personnelles des Canadiens en difficulté financière en raison de la crise sanitaire.

Après Desjardins jeudi, plusieurs banques ont décidé d'offrir des taux d'intérêt réduits sur les cartes de crédit personnelles des Canadiens en difficulté financière en raison de la crise sanitaire.

Vendredi soir, la Banque TD a annoncé qu'elle offrait une réduction de 50 % du taux d'intérêt de cartes de crédit aux clients aux prises avec des difficultés financières.

La Banque royale du Canada (RBC) a également annoncé vendredi qu'elle réduirait de 50 % les charges d'intérêts sur carte de crédit pour ses clients qui ont demandé le report du paiement minimum de leur carte. «À l'issue d'un examen financier réalisé par un conseiller RBC, les clients auront droit à un crédit correspondant à 50 % de leurs charges d'intérêts pendant la période de report», peut-on lire dans un communiqué.

La Banque CIBC offre également des taux d'intérêt réduits sur les cartes de crédit personnelles.

La CIBC a expliqué que ses clients de cartes de crédit qui demandent de sauter un paiement et qui éprouvent des difficultés financières auraient droit à un taux d'intérêt annuel temporairement inférieur de 10,99 %.

Pour les 80 000 Canadiens qui ont déjà obtenu une mesure d'allégement pour une carte de crédit CIBC, le taux inférieur temporaire sera appliqué rétroactivement au 15 mars.

La Banque Nationale quant à elle a déclaré qu'elle réduirait les frais d'intérêt sur les cartes de crédit pour les clients qui ont demandé un report et qui sont les plus touchés par la crise.

Elle reportera les paiements mensuels minimaux sur les cartes MasterCard de la Banque Nationale jusqu'à 90 jours et réduira temporairement le taux d'intérêt annuel sur les cartes de crédit à 10,9% pour tous les titulaires de cartes de crédit bénéficiant d'un report de paiement.

La Banque Scotia a déclaré qu'elle réduira le taux d'intérêt des cartes de crédit à 10,99 % pour les clients qui éprouvent des difficultés financières en raison de la pandémie et qui bénéficient d'un report du paiement minimal. Une mesure qui est rétroactive au 1er avril 2020.

Jeudi, le Mouvement Desjardins avait annoncé qu'à compter du 8 avril, «Desjardins consentira automatiquement un taux d'intérêt annuel préférentiel temporaire de 10,9 % pour tous les membres et clients détenteurs de cartes de crédit aux Particuliers qui obtiendront un report de paiement sur un produit de financement.»

Ces changements surviennent alors que les grandes banques faisaient face à des pressions pour baisser les taux d'intérêt sur les cartes de crédit notamment.

Les cartes de crédit comportent généralement des taux d'intérêt élevés par rapport à d'autres types d'emprunts.

Il y a plus de deux semaines, les banques ont annoncé qu'elles offriraient des reports de paiement hypothécaire aux Canadiens qui pourraient avoir des difficultés en raison de la COVID-19.

Elles ont également abaissé leurs taux préférentiels, qui sont utilisés pour fixer le montant exigé pour les prêts hypothécaires à taux variable et d'autres prêts à intérêt variable, alors que la Banque du Canada a abaissé son taux d'intérêt directeur.

NBA

Le Temple de la renommée du basketball dévoile sa cuvée

Le Temple de la renommée du basketball dévoilera une cuvée inédite samedi. Kobe Bryant, Tim Duncan et Kevin Garnett devraient tous faire partie de la cuvée 2020 qui sera intronisée.

Celle-ci est habituellement annoncée lors des demi-finales du Championnat de basketball universitaire américain, mais puisque la pandémie de COVID-19 a entraîné l'annulation de nombreux événements sportifs, elle le sera plutôt lors d'une émission spéciale diffusée à partir des studios de la chaîne ESPN à Bristol, au Connecticut.

Bryant, Duncan et Garnett, qui ont remporté un total combiné de 11 championnats et pris part à 48 matchs des étoiles de la NBA, en étaient tous à leur première année d'admissibilité. Seuls six joueurs dans l'histoire de la NBA ont disputé au moins 15 matchs des étoiles - Bryant, Duncan et Garnett en font tous partie.

«Nous analysons plusieurs choses (lorsque nous choisissons les candidats qui seront intronisés), a expliqué le président du Temple de la renommée, Jerry Colangelo. Et chaque année, il y a habituellement un candidat qui se détache du groupe, en raison de ses nombreux exploits. Cette fois-ci, cependant, ils sont trois, et leur récolte combinée est incroyable.»

Cette cérémonie offrira un répit aux amateurs de basketball, alors que leur sport préféré traverse une période sombre.

La NBA devait déjà composer avec le décès de Bryant, le légendaire joueur étoile des Lakers de Los Angeles qui est mort dans un écrasement d'hélicoptère en compagnie de sa fille Gianna et de sept autres personnes plus tôt cette année, ainsi que celui de l'ex-commissaire David Stern.

Puis, il y a eu le coronavirus, qui a contraint la ligue à cesser ses opérations subitement le 11 mars - une décision imitée ensuite par de nombreux autres circuits professionnels à travers le monde. Les sports universitaires, dont les tournois de basketball masculin et féminin, ont aussi été annulés pour le reste du calendrier scolaire.

Colangelo a déclaré que le Temple de la renommée s'assurera que tous les joueurs intronisés obtiendront leur moment de gloire, et que les récents développements - comme le décès de Bryant et la pandémie de COVID-19 - ne porteront pas ombrage à leurs exploits.

«Nous le ferons de la bonne manière, de manière très respectueuse, a dit Colangelo. Nous voulons qu'ils obtiennent ce qu'ils méritent.»

Arts

Le Louvre, populaire sur Internet en ce temps de crise

PARIS — La fréquentation du site Internet du Louvre a explosé : les visites sont passées de 40 000 à 400 000 visites par jour, en cette période de confinement prolongé en France et dans de nombreux autres pays, dû à la pandémie de coronavirus.

Comme tous les musées confrontés à l'arrêt brutal des visites, le musée le plus fréquenté au monde (près de 10 millions de visiteurs en 2019) cherche à tirer d'un mal un bien : faire du confinement une occasion d'atteindre ceux qui n'ont ni le temps, ni le loisir, de le rejoindre d'ordinaire et leur faire découvrir à domicile ses collections et son histoire.

Le site www.louvre.fr a ainsi multiplié ses offres, souvent ludiques, offrant des conférences filmées, dessins animés, vidéos de youtubeurs, et podcasts que le musée a pu produire au cours des dernières années.

Plus de la moitié des pages vues se concentrent sur la page des visites virtuelles, en anglais (www.louvre.fr/en/visites-en-ligne), a expliqué le service de communication du musée.

L'appli de l'expérience de réalité virtuelle En tête à tête avec la Joconde, proposée à l'exposition Léonard de Vinci, a été téléchargée presque 3 000 fois. Elle permet d'entrer dans le monde de Mona Lisa, de la voir se mouvoir, de découvrir son intérieur.

Une vidéo du youtubeur Florian Boullot, acteur de l'ASMR (Autonomous Sensory Meridian Response, des contenus sonores qui visent à déclencher un état de relaxation), offre une promenade solitaire à travers le musée, ponctuée de chuchotements.

Cette vidéo fait partie de la Carte Blanche aux YouTubers, lancée il y a quatre ans déjà. Le succès de ces vidéos en cartes blanches repose sur l'originalité du format et du contenu.

Au programme aussi, la découverte à la loupe d'un portrait au pastel de la marquise de Pompadour par Maurice Quentin de La Tour, un dialogue sur le Siècle d'or hollandais et une rencontre avec Agnès Varda...

Le podcast est aussi privilégié par le Louvre depuis l'automne 2018. Quand la peinture raconte Léonard propose un voyage à travers les 5 peintures de l'artiste conservées au Louvre.

Depuis 2009, le Louvre a enfin renforcé sa présence sur les réseaux sociaux. Grâce à ses 14 comptes (Facebook, Twitter, Instagram, Weibo, WeChat etc.), il est suivi par 7,9 millions d'abonnés. Cette présence active permet de partager sa vie concrète, de faire découvrir le travail des conservateurs, ou en temps normal des informations pratiques pour les visiteurs, comme les jours de fermeture, etc.

Musique

Bill Withers, icône de la soul à la voix chaude, est mort

LOS ANGELES — Le chanteur américain Bill Withers, l’une des plus grandes voix de la soul, à qui l’on doit notamment des titres comme Ain’t No Sunshine ou Lean On Me, est mort des suites de complications cardiaques à l’âge de 81 ans, a annoncé vendredi sa famille.

«Nous sommes anéantis par la perte de notre mari et père adoré et dévoué», a-t-elle écrit dans un communiqué, évoquant «un homme solitaire» néanmoins «relié au monde à travers sa poésie et sa musique».

Malgré une carrière relativement courte, sur une quinzaine d’années, il laisse derrière lui des morceaux soul mondialement connus, dont Just the Two of Us ou Ain’t No Sunshine.

Il n’aura connu qu’un seul numéro un des ventes aux États-Unis, avec Lean On Me, qui a atteint le sommet en juillet 1972 et a été joué lors des inaugurations des présidents Bill Clinton et Barack Obama.

Signe de son influence dans la musique moderne, ses principaux extraits ont été repris par de très nombreux chanteurs de premier plan, notamment Ain’t No Sunshine, par Michael Jackson.

«C’était un auteur et un conteur incroyable», a écrit sur Twitter le chanteur John Legend, au sujet de son «ami et inspirateur». «La vie ne serait pas la même sans lui.»

Chanteur col bleu

Sa voix chaude et puissante aura marqué plusieurs générations, même si l’homme s’est retiré très tôt de la scène, dès le milieu des années 1980, alors qu’il n’avait pas encore 50 ans, se disant dégoûté par l’industrie musicale.

«Mon âme sera toujours emplie de ta musique», a tweeté le chanteur Lenny Kravitz en hommage à un artiste dont la voix et les chansons «nous ont donné l’amour, l’espoir et la force».

Bill Withers aura aussi été très régulièrement repris par des rappeurs, de 2Pac à Kendrick Lamar, en passant par Snoop Dogg ou Eminem.

Lauréat de trois Grammy Awards, Bill Withers est entré en 2015 au Rock and Roll Hall of Fame.

Ses titres on connu une longévité exceptionnelle, marqués par une relative simplicité mélodique et peu d’artifices.

«C’était notre Springsteen... Notre homme ordinaire», a écrit le co-fondateur du groupe The Roots, Questlove, autorité en matière musicale.

Benjamin d’une famille de six enfants, bègue, Bill Withers a grandi dans la pauvreté, au sein d’une communauté minière de Virginie occidentale, en pleine ségrégation raciale.

Il n’avait que 13 ans au moment du décès de son père, mineur.

Après avoir enchaîné les petits boulots et s’être engagé dans la Marine, il se rend à Los Angeles pour se lancer dans la musique, mais ne percera qu’à 30 ans passés.

Signé par Sussex Records en 1970, il rencontre le musicien Booker T. Jones, du groupe Booker T. and the MG’s, qui produira son premier album, Just As I Am, sorti en 1971.

La pochette de l’album illustre parfaitement l’image de chanteur col bleu de Bill Withers. La photo a a été prise lors d’une pause déjeuner alors que le trentenaire était encore ouvrier dans une usine d’assemblage aéronautique.

«Les quelques chansons que j’ai écrites durant ma brève carrière ont été enregistrées dans tous les genres musicaux», disait-il au magazine Rolling Stones, dans un entretien publié en 2015.

«J’ai réussi à écrire des chansons dans lesquelles les gens se reconnaissaient».

«Il parlait honnêtement aux gens et les rapprochait les uns des autres», ont écrit ses proches. «Bien qu’il ait vécu discrètement, auprès de sa famille proche et de ses amis, sa musique appartient à jamais au monde entier.»

«Dans cette période difficile, ont-ils ajouté, nous prions pour que sa musique offre réconfort et divertissement pendant que ses fans prennent soin de ceux qu’ils aiment.»

Lecture

Antoine Gallimard craint des faillites dans le milieu de l’édition

PARIS — L’éditeur Antoine Gallimard craint «une vague de faillites» de librairies et de maisons d’édition si n’est pas mis en place rapidement «un dispositif de soutien fort» de l’État pour leur apporter de l’aide.

Le ministère de la Culture a annoncé récemment le déblocage de 22 millions d’euros dont 5 millions d’euros pour la filière du livre, «mais ces moyens sont tout à fait insuffisants», a estimé le patron du groupe Madrigall (Gallimard, Flammarion, Casterman...) dans un entretien publié vendredi sur le site de Livres Hebdo.

«Il faut un plan d’envergure. Il faut aussi […] que des délais soient accordés, à l’ensemble des entreprises du secteur, pour le règlement des charges», a-t-il ajouté.

«La librairie est le maillon le plus fragile. Il faut qu’elle ait recours massivement au dispositif BPI (Banque publique d’investissement, NDLR), c’est vital pour elle comme pour toute la filière», a insisté l’éditeur.

Jeudi, le Syndicat de la librairie française (SLF) avait lancé un appel urgent pour la création d’un fonds de soutien aux libraires, associant l’État, les régions et des partenaires privés.

Comme tous les commerces jugés non essentiels, les librairies françaises sont fermées depuis le 16 mars.

«Il faut que les libraires puissent accéder rapidement aux dispositifs financiers qui les y aideront», a souhaité Antoine Gallimard.

Concernant le cas spécifique de sa maison d’édition, Antoine Gallimard a confié perdre actuellement «plus de 90 %» de son chiffre d’affaires malgré l’essor des ventes de livres en format numérique.

«Il ne faudrait pas que cela dure trop longtemps, d’autant que nous ne savons pas quand nous retrouverons les 100 % après la crise sanitaire», a-t-il souligné.

Selon Antoine Gallimard, «toute la chaîne du livre va se trouver assez affectée jusqu’à la fin de l’année, et même en 2021».

«Sur l’année, je m’attends à une baisse de chiffre d’affaires de l’ordre de 20 à 25 %, et surtout une baisse plus marquée de nos marges d’exploitation», a-t-il dit.

Dans ces conditions, «le secours de l’État sera essentiel, en particulier pour les petites maisons d’édition et les librairies. Il faut y avoir recours massivement», a-t-il insisté.

Il a également souhaité que l’accès à l’aide de 1500 euros prévue par le gouvernement pour les travailleurs indépendants soit adapté «à la condition spécifique des auteurs».

Concernant la rentrée littéraire, Antoine Gallimard a souhaité «réduire au moins d’un tiers» les sorties de fin août et du début septembre.

«Pour notre part, nous sommes en train de reporter beaucoup de titres à l’an prochain», a-t-il confié ajoutant cependant que «si toutes les conditions sont réunies» il publiera le nouveau roman d’Elena Ferrante (auteure de la saga L’amie prodigieuse), en juin.

Remparts

Mikaël Robidoux: la route difficile d’un agitateur 

Tous les amateurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) connaissent Mikaël Robidoux et tous ont un peu leur opinion sur l’ancien attaquant des Remparts qui est presque devenu un paria dans le circuit après avoir été suspendu neuf fois pour un total de 36 matchs en cinq saisons.

«J’étais un joueur marqué, pas juste par les arbitres, mais aussi par la ligue», raconte Robidoux, qui a fait une croix sur le hockey junior après les Fêtes pour débuter sa carrière professionnelle avec les Mariners du Maine dans la Ligue de la Côte Est, une organisation affiliée aux Rangers de New York.

De retour d’une suspension de 10 matchs, Robidoux, qui s’alignait avec les Cataractes de Shawinigan, avait posé un geste qui aurait pu lu valoir une autre suspension le 4 janvier contre l’Armada de Blainville-Boisbriand.

«C’était un coup de genou qui n’était pas vraiment volontaire, mais j’avais parlé avec [le directeur général] Martin Mondou et ça faisait un bout que je pensais monter chez les pros», explique-t-il.

Avec les hommes

«J’ai tout de suite vu le changement de calibre... il y a eu une période d’adaptation, mais quand je suis arrivé, il fallait que je me prouve, car je n’avais qu’un essai de quelques matchs. Après quatre parties, le coach m’a dit qu’il me gardait pour l’année», poursuit Robidoux à propos de son arrivée à Portland.

Justice et faits divers

Une femme possiblement intoxiquée conduisait avec un enfant à bord

Une femme possiblement intoxiquée par l’alcool ou la drogue a été interceptée par la police de Québec vendredi soir sur le boulevard Henri-Bourassa à Charlesbourg, un jeune enfant se trouvait à bord du véhicule.

Vendredi vers 18h, la femme a été arrêtée et effectuait les tests nécessaires afin de confirmer ou non si elle avait les capacités affaiblies lors de la conduite. 

«Un citoyen a dénoncé la conductrice qui avait une conduite erratique», indique le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Les agents ont contacté la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) lors de l’intervention. Selon nos informations, un autre membre de la famille a pris en charge l’enfant.

Hockey

Philippe Halley en plein cœur de la crise française 

Le hockeyeur de Québec Philippe Halley se souviendra longtemps de la fin de sa saison 2019-2020. Évoluant en France avec les Gothiques d’Amiens, l’ancien des Tigres de Victoriaville et des Olympiques de Gatineau s’est retrouvé en plein cœur de l’épicentre de propagation du coronavirus SARS-CoV-2 dans l’Hexagone.

À sa troisième saison en France, Halley était en quart de finale avec les Gothiques contre les Scorpions de Mulhouse. «On menait 3 à 2 dans la série et on s’en allait à Mulhouse jouer le sixième match», raconte le centre de 27 ans.

Mais voilà, cette ville d’Alsace est l’endroit en France où le coronavirus s’est répandu en premier, et le plus rapidement. «On a eu notre entraînement matinal, notre repas d’avant-match et après notre sieste, on s’est fait dire que, finalement, on ne jouerait pas parce qu’il y avait trop de cas de COVID-19 à Mulhouse!», poursuit-il.

Les Gothiques sont alors rentrés à Amiens, ignorant tout de la suite des choses. La Ligue a finalement décidé que les matchs 6 et 7 seraient disputés au Coliséum d’Amiens, car les rassemblements de plus de 50 personnes étaient désormais interdits à Mulhouse.

Mulhouse banni

«Le sixième match devait avoir lieu le dimanche, mais le samedi avant-midi, on apprend que les Scorpions se sont vu interdire de venir à Amiens, car leur région était trop touchée par le coronavirus! La Ligue a statué que nous avions gagné la série puisque nous menions 3 à 2», enchaîne Halley.

Les joueurs des Gothiques ont donc commencé à se préparer à disputer la demi-finale face aux Brûleurs de Loups de Grenoble, mais ça aurait été trop simple dans cette fin de saison rocambolesque.

«Notre bus partait à 9h, mais à 7h, on a reçu un texto de notre capitaine qui nous disait que Mulhouse en appelait de la décision et que les séries étaient donc suspendues pour une semaine», reprend l’attaquant.

Sans spectateurs

Finalement, les Scorpions ont eu gain de cause et les Gothiques ont donc été brutalement ramenés à leur quart de finale incomplet. «Il fallait jouer les matchs 6 et 7 en terrain neutre, à l’Aren’Ice de Cergy-Pontoise, et à huis clos, sans spectateurs dans l’amphithéâtre», reprend Halley, qui n’en revenait pas de toutes ces tergiversations alors qu’en Amérique, toutes les ligues cessaient leurs activités en raison de la pandémie.

«Je suis obligé de te dire qu’à ce moment-là, on n’avait plus vraiment la tête au hockey. On voyait les cas éclater partout en France et on ne voulait pas être infectés. Notre priorité n’était plus de jouer notre game et on a perdu les deux matchs...»

Éducation

Des classes en ligne perturbées par des propos racistes, sexistes... et de la porno

MONTRÉAL — Zoom est bien utile pendant la pandémie et permet à beaucoup d'étudiants québécois de poursuivre leurs cours en ligne. Mais des personnes mal intentionnées perturbent ces cours à coups de commentaires racistes ou sexistes, et même d'images pornographiques, ce qui trouble les étudiants comme les enseignants, qui ne veulent pas d'intimidation dans leurs classes.

Une professeure d'un cégep de Montréal donnait son premier cours en ligne cette semaine.

Soudainement, quelqu'un a projeté des images pornographiques à l'écran.

En toute vitesse, elle a mis fin à la classe et renvoyé une invitation à ses étudiants. Elle a rapidement réalisé que la «salle de classe virtuelle» se remplissait de gens qu'elle ne connaissait pas. Elle n'arrivait pas à les expulser assez rapidement. De la pornographie a été projetée à nouveau et on lui a crié des propos sexistes.

«Elle a trouvé ça très difficile», a raconté en entrevue Émilie Richer, la présidente du syndicat des enseignants du cégep Dawson, à qui des cas de cours perturbés ont été rapportés. La direction prend ça très au sérieux, a-t-elle ajouté, précisant que des directives ont été rapidement envoyées aux professeurs pour protéger leurs classes.

Deux enseignantes d'un autre cégep montréalais se sont fait crier des insultes misogynes en pleine classe: «salope, conasse», ont-elles été obligées d'encaisser devant leurs étudiants.

«C'était très déstabilisant», a rapporté l'une d'elle qui a dit avoir eu les mains qui en tremblaient à la fin de la séance en ligne. «Je me sentais mal à l'intérieur».

Un professeur d'un collège de la métropole était en train d'enseigner en ligne cette semaine lorsqu'un message haineux contre une minorité visible est apparu dans la boîte de conversation qui apparaît à l'écran.

Tous les étudiants ont pu voir ce message raciste, évidemment écrit sous un pseudonyme.

Pas moyen pour ces professeurs de savoir qui sont les responsables, ni même s'il s'agit de l'un de leurs étudiants: l'invitation au cours en ligne est envoyée par courriel à tous ceux qui sont inscrits à ce cours, qui peuvent ensuite la refiler à d'autres.

Un cégep a tenté d'identifier l'un de ces intrus avec son adresse IP, mais celle-ci rebondissait d'un serveur étranger à un autre.

Plusieurs enseignants ont ainsi accepté de se confier à La Presse canadienne, mais sous le couvert de l'anonymat car ils craignent de devenir une cible pour les étudiants ou encore de leur causer des inquiétudes.

La technologie

Zoom est une application de visioconférence - parmi d'autres - qui permet à de nombreuses personnes d'être en conférence virtuelle. Depuis le début de la pandémie de la COVID-19 qui a fait fermer les écoles au Québec, elle est très prisée par les établissements d'enseignement qui s'en servent pour poursuivre leurs classes en ligne. Elle permet à tous d'intervenir oralement, et aussi d'entamer des discussions dans une boîte de conversation visible sur l'écran.

Mais les cours en ligne à peine commencés - depuis lundi dans certains cégeps et un peu avant dans des universités québécoises - des personnes malveillantes y ont sévi.

Le phénomène n'est pas généralisé, mais il inquiète quand il se produit.

Les étudiants peuvent se brancher au cours avec le nom qu'ils choisissent - l'un d'entre eux a opté pour le peu subtil «COVID-19». Cela complique la vie aux enseignants qui ne peuvent les identifier.

Si certains propos entendus ont fait sourire - «maman, pas maintenant, j'écoute un cours!» - ce n'était pas le cas de tous.

Un professeur au collégial a rapporté qu'une personne non identifiée a lancé des propos sexistes et racistes. Depuis, il n'ose plus enseigner en direct afin de ne pas exposer ses étudiants à un environnement toxique et enregistre plutôt ses cours à l'avance.

Dans le cours en ligne de cette autre professeure d'un cégep de Montréal, un intrus s'est branché et s'est mis à crier des insultes d'un ton très agressif. Elle a coupé son micro et il a quitté le cours mais «ça a beaucoup perturbé la rencontre avec les étudiants».

«Cela les a stressés, et moi, ça m'a enlevé le goût d'utiliser la plateforme», a confié cette enseignante qui dit s'inquiéter pour ses étudiants.

«C'est très facile pour les étudiants de bloquer leur image, de s'identifier comme une autre personne et de faire des commentaires inappropriés ou inflammatoires. Cela me préoccupe énormément, mais en même temps, nous sommes coincés dans le temps», a déclaré cet autre professeur de l'Université Concordia.

Intimidation

Tout cela rend les enseignants nerveux: ils se demandent comment protéger leurs élèves de l'intimidation.

Les directions d'école se cassent la tête pour trouver des solutions pour le bien de tous, rapportent les professeurs.

Il a été suggéré aux enseignants de prendre les présences et d'associer les noms aux pseudonymes, sauf que pour un cours de 150 étudiants, cette étape est fort longue. Et puis, un étudiant peut changer de pseudonyme pendant le cours. Et si mettre les micros des étudiants sur «muet» a aussi été suggéré, ils sont capables de les réactiver. Un cégep a toutefois réussi à désactiver la fonction «boîte de conversation» pour éviter des dérapages.

Mais tous les professeurs ne maîtrisent pas avec la même aisance cette plateforme technologique - et les solutions pour empêcher le harcèlement. Et puis, de devoir «jouer à la police» et surveiller sans relâche ce qui se passe à l'écran ajoute à leur stress.

Tout s'est déployé tellement vite, a commenté en entrevue vendredi Yves de Repentigny, le représentant syndical de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ), affiliée à la CSN, qui représente les professeurs de 45 établissements du réseau collégial.

«On n'a pas eu le temps d'expérimenter avec le système. Toutes sortes de tuiles arrivent et on les apprend en direct.»

Il souligne que beaucoup d'enseignants étaient déjà anxieux à l'idée de devoir offrir leurs cours à l'aide d'une plateforme informatique que plusieurs ne connaissaient pas il y a deux semaines. D'avoir à composer en plus avec ces personnes mal intentionnées ajoute au stress.

«On s'inquiète pour leur santé», a-t-il dit, rappelant toutes les difficultés qu'ils vivent déjà pendant la crise sanitaire, dont enseigner en ligne alors que beaucoup travaillent de la maison à temps plein avec de jeunes enfants, puisque les garderies sont fermées.

Cette situation s'est produite à bien des endroits dans le monde, et pas uniquement lors de cours en ligne. Le FBI a d'ailleurs mis en garde jeudi les utilisateurs de Zoom contre la menace d'infiltration dans le système de visioconférence.

Actualités

Deux photographes du Soleil en nomination pour un prix Antoine-Desilets

Les photographes du Soleil Erick Labbé et Pascal Ratthé ont croqué des photos considérées parmi les meilleures au Québec.

Leur travail est en effet en nomination aux prix Antoine-Desilets remis par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. 

Erick Labbé s’est distingué avec la photo «Sortie de route», dans la catégorie Justice et faits divers. Pascal Ratthé a pour sa part frappé l’œil du jury avec le cliché «Boxe», montrant un dur moment pour la boxeuse tchèque Tereza Dvorakova lors d’un combat contre Leïla Beaudoin à Québec.  Il est en nomination dans la catégorie Sports. 

Gala annulé 

En raison de la crise du coronavirus, le gala des Grands Prix du journalisme pendant lequel devaient être remis les prix le 2 mai a été annulé. Mais les noms des récipiendaires seront annoncés par communiqué le 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse.

Affaires

Bell pourra acheter la chaîne généraliste V, tranche le CRTC

MONTRÉAL — Bell pourra ajouter une chaîne généraliste francophone dans son portefeuille déjà bien garni puisque l’entreprise a obtenu un feu vert conditionnel afin d’acquérir V.

La décision rendue vendredi par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) s'accompagne d'une série d'exigences. Les motifs de l'organisme fédéral seront publiés «à une date ultérieure».

On devra notamment diffuser sur une base hebdomadaire cinq heures de programmation locale à Montréal et Québec - un seuil qui grimpera à 8 h 30 en 2021-2022 - ainsi qu'à Trois-Rivières, Saguenay et Sherbrooke.

Bell Média devra aussi consacrer 40 % de ses revenus de l'année précédente en émissions canadiennes et 18 % en programmation nationale.

La filiale du conglomérat de télécommunications BCE se présente comme le «plus important radiodiffuseur du Québec avec 25 stations dans 14 collectivités».

Bell Média a dit vendredi «accueillir favorablement» l'approbation du CRTC.

«Avec cette approbation qui arrive à point, Bell est maintenant à une étape plus près d'assurer la viabilité à long terme de V alors que l'industrie de la télédiffusion traverse une période critique», a déclaré par communiqué la présidente de Bell Média, Karine Moses.

Elle a soutenu que l'entreprise était «impatiente» d'accroître ses investissements «dans le contenu québécois et la culture québécoise grâce à V».

Dans ce même communiqué, le président et fondateur du Groupe V Média, Maxime Rémillard, s'est dit «persuadé» que l'expertise de l'équipe de direction de Bell Média permettrait d'accroître la portée de V et «de bâtir un auditoire encore plus grand pour du contenu de haute qualité en français, dans une offre de télédiffusion multiplateforme».

Par ailleurs, l'organisme fédéral a également autorisé l'achat de la station Radio-Classique Montréal, qui appartenait au chanteur Gregory Charles, à Leclerc Communication.

Justice et faits divers

Un délit de fuite mortel à Jonquière

Le corps d’un homme a été découvert tôt vendredi matin gisant sur une petite rue de Jonquière. L’individu aurait été heurté par un véhicule qui ne s’est pas arrêté. 

Selon les informations obtenues par Le Progrès, un camion de recyclage serait en cause. 

Le Service de police de Saguenay a reçu l’appel d’une dame à 5 h 17 signalant la présence d’une personne inconsciente sur la rue Montpetit, à l’angle de la rue Saint-Pierre.

Collision mortelle

À leur arrivée, les secours ont constaté la mort de la victime. 

« La personne aurait été heurtée. Une enquête est en cours afin de déterminer qui aurait pu heurter cette personne », a affirmé Bruno Cormier, porte-parole du Service de police de Saguenay, en début d’après-midi vendredi.

Arts et spectacles

Vallières chante Lili avec sa Lili devient virale [VIDÉO] 

Vincent Vallières chantant Lili avec sa fille Lili âgée de 14 ans. Une vidéo mise en ligne mercredi par le chanteur touche les cœurs et fait boule de neige sur le web.

L’auteur-compositeur-interprète de Magog voulait ainsi lancer un message d’espoir en cette période difficile en raison de la pandémie de la COVID-19.

Lui à la guitare, elle au xylophone, la petite vidéo est intitulée Lili avec Lili.

Les mots de la chanson sont de circonstance, c’est le moins que l’on puisse dire : « Oublie pas que t’as toujours en banque, quelques jours de chance et un peu d’espérance. On va s’en sortir ensemble », chante le duo père-fille.

La chanson Lili fait partie de l’album Fabriquer l’aube paru en 2013.

En moins de 24 heures, la vidéo sur Facebook revendique près de 400 000 vues, propulsée par 7700 partages. Les réactions et commentaires se comptent aussi par milliers.

La Capitale

Émile Loranger (1946-2020), «la fin d'une époque» [PHOTOS]

Le maire de L’Ancienne-Lorette depuis plus de trois décennies, Émile Loranger, est mort soudainement dans la nuit de mercredi à jeudi, à la suite de complications cardiaques.

Le décès de M. Loranger a été annoncé jeudi matin par la Ville de L’Ancienne-Lorette. Il avait 73 ans.

Le maire Loranger, qui était suivi en cardiologie, a été hospitalité mercredi à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, a indiqué la conseillère municipale Sylvie Falardeau, lors d'un point de presse webdiffusé jeudi après-midi.

Mme Falardeau s'est rendue avec la femme de M. Loranger au chevet du maire et elle a appris qu'il ne «passerait pas la nuit», a dit Mme Falardeau. «Après 35 ans de travail et d'amitié avec M. Loranger, ç'a été très difficile pour moi».

La mairesse suppléante Sylvie Papillon a indiqué que M. Loranger était «en forme» et qu'il était présent dans les derniers jours à l'hôtel de ville. Le maire Loranger a d'ailleurs présidé mardi soir la séance du conseil municipal «qui aura malheureusement été sa dernière», a noté Mme Papillon.

«Il était un homme de conviction et il était reconnu pour ses qualités de rassembleur et de bâtisseur, a dit Mme Papillon. Il a contribué de façon importante à la croissance et au dynamisme de L'Ancienne-Lorette».

Les drapeaux situés à l’hôtel de ville de L'Ancienne-Lorette et ceux près des édifices municipaux ont été mis en berne.

Un long règne

Le règne d'Émile Loranger à la mairie de L'Ancienne-Lorette s'est amorcé il y a plus de trois décennies, en 1983. M. Loranger a été maire jusqu'à ce que sa ville fusionne avec Québec, le 1er janvier 2002. 

Puis, après s'être battu pour la défusion, il a réélu maire de L’Ancienne-Lorette le 6 novembre 2005 dans une ville défusionnée. 

«Saga des quotes-parts»

Les derniers mois d'Émile Loranger à la mairie L’Ancienne-Lorette ont été marqués par la controverse. En octobre, le maire a été condamné à une suspension de 60 jours sans salaire pour des manquements à l’éthique. Environ un an plus tôt, il s’était placé en situation de conflit d’intérêts en participant notamment à un vote sur une demande d’enquête le visant personnellement.

Émile Loranger faisait toujours l'objet de deux enquêtes à la Commission municipale du Québec (CMQ). L'une portait sur 240 factures de restaurants que la Ville de L’Ancienne-Lorette lui avait remboursés durant six ans. L'autre portait sur sa décision de poursuivre avec les fonds publics deux conseillers municipaux «à des fins personnelles ou partisanes».

Un combat sans dénouement

Émile Loranger n'aura finalement pas connu le dénouement d'un de ses principaux combats comme maire, soit celui des «quotes-parts» que L’Ancienne-Lorette estime avoir versé en trop à l'agglomération de Québec.

Après plusieurs années de litige, L’Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures avaient obtenu gain de cause en 2018. La Cour supérieure avait ordonné à la Ville de Québec de rembourser 13,9 millions $ à L’Ancienne-Lorette. Mais la ville du maire Labeaume a porté la décision en appel. La cause devait être entendue par la Cour d'appel au printemps 2021.

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COVID-19

L’Estrie passe au 3e rang

Le bilan régional des personnes infectées par le coronavirus a grimpé à 379 Estriens mercredi, en hausse de 14 cas par rapport à la veille.

Il s’agit d’une augmentation beaucoup moins marquée que dans les derniers jours, pendant qu’au Québec, on a enregistré une progression de 449 Québécois infectés pour atteindre 4611 cas au bilan de mercredi après-midi.

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Le dépanneur de Racine ferme pour protéger ses employés

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« Ça faisait quelques jours qu’on n’avait pas de progrès importants. Est-ce que c’est le premier jour de quelque chose d’intéressant? J’espère », a réagi le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier. 

« On ne va pas applaudir tout de suite, il n’y a rien de gagné. Mais au moins ç’a ralenti. »

Alors qu’elle figurait généralement au deuxième rang des régions les plus touchées depuis qu’on dresse le bilan quotidien de la propagation de la COVID-19, l’Estrie est ainsi passée au troisième rang mercredi. La Montérégie a pris la deuxième place avec 422 cas, en hausse de 81 cas sur mardi. Et Laval se rapproche à 338 cas, ce qui laisse croire que l’Estrie pourrait retrouver un rang proportionnel à sa population, analyse le Dr Poirier.

« Peut-être que le boom du départ avec tous nos voyageurs qui revenaient de la semaine de relâche et les mesures qu’on a mises en place portent leurs fruits, ajoute-t-il. C’est aussi une médaille pour les Estriens parce qu’avec si peu de nouveaux cas, ça veut dire qu’ils respectent les consignes. »

Dans le bilan dressé mercredi par le premier ministre François Legault, le Québec déplore deux nouveaux décès, pour en porter le total à 33. Il n’y a pas de nouveaux décès liés à la COVID-19 en Estrie. La région déplore toujours trois victimes.

Pour ce qui est des 519 résidences pour personnes âgées qui confirment au moins un cas de COVID-19 entre leurs murs, comme le soulignait François Legault, le Dr Poirier assure que seule l’éclosion déjà connue à la Résidence Soleil Manoir Sherbrooke figure dans ces statistiques. Aucune autre résidence pour personnes âgées en Estrie ne serait touchée jusqu’ici et on recenserait un cas dans un CHSLD que le Dr Poirier a refusé d’identifier. 

« Compte tenu que nous on en a si peu, j’ai été étonné qu’il y ait 519 résidences dans tout le Québec. On se croise les doigts, parce qu’il ne faut pas que ça rentre dans les résidences pour personnes âgées. C’est vraiment eux en termes de complications, soins intensifs et décès, qui sont les plus à risques », martèle le Dr Poirier.

Affaires

Le nouveau Costco ne peut ouvrir jeudi

Prévue pour ce jeudi, l’ouverture du nouveau magasin entrepôt Costco de Sherbrooke ne pourra avoir lieu.

Étant donné la situation actuelle de la pandémie de COVID-19, la direction de la chaîne de grandes surfaces Costco Wholesale a décidé de repousser l’événement à plus tard. Aucune date n’est encore déterminée, soutient Ron Damiani, vice-président au marketing.

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Les automobilistes affluent aux nouvelles pompes du Costco

COVID-19

Les ASSS ont peur de transmettre la maladie à leurs patients

Les auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS) qui offrent des services à domicile à la clientèle vulnérable du CIUSSS de l’Estrie-CHUS sont très inquiets, tout comme leur syndicat. Au moins une ASSS aurait été testée positive à la COVID-19 au cours des derniers jours. Pendant ce temps, les ASSS doivent continuer de se rendre à domicile chez leurs clients avec très peu de moyens pour se protéger et pour protéger leurs clients contre une transmission possible du coronavirus.

Soulignons que les ASSS donnent des services directs à leurs clients qui se trouvent dans des résidences privées ou encore dans des résidences privées pour aînés, comme de l’aide au bain, des toilettes partielles, de l’aide à l’alimentation, au lever ou au coucher par exemple.

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