Actualités

Aînés morts de froid: «Ça m’enrage!»

Trois-Rivières — «Ça m’enrage!» François Bourassa ne décolère pas. Près de deux ans après la nuit glaciale qui lui a volé son père, voilà que la mort de la mère de Gilles Duceppe le replonge dans ce drame. Il ne comprend pas comment une tragédie semblable a pu se produire encore une fois.

«Aujourd’hui, je fais encore des entrevues pour quelqu’un qui est mort dehors gelé à cause d’une porte qui se ferme toute seule. C’est la même chose. Il n’y a rien qui a bougé. C’est épouvantable. Quand c’est arrivé, j’avais demandé une enquête publique, mais il ne s’est rien passé. On est encore à la case départ avec Mme Duceppe», déplore-t-il.

Justice et faits divers

Neuf individus arrêtés et neuf armes saisies à L’Étape

Neuf individus, sept hommes et deux femmes, ont été interceptés dans la Réserve faunique des Laurentides, en possession d’au moins neuf armes à feu à autorisation restreinte.

Les policiers de l’Escouade régionale mixte (ERM) et du Bureau régional des enquêtes (BRE) ont aussi saisi, dans le cadre de trois perquisitions, de la cocaïne et un Jeep Cherokee à titre de bien infractionnel.

justice

Coupable d'avoir tué un chien: absolution conditionnelle pour Aubé

Serge Aubé de Cookshire-Eaton, qui a tué le chien de sa voisine d’un coup de feu, pourra profiter d’une absolution conditionnelle.

L’individu de 59 ans devra cependant verser une compensation monétaire de 3000 $ à la propriétaire de l’animal.

À lire aussi: Coupable d'avoir tué un chien: des suggestions de peine opposées

« Je suis sous le choc. Je n’en reviens pas qu’il s’en sorte aussi bien. Ce n’est pas de l’argent que je voulais, mais qu’il paye pour son geste. Il méritait une peine d’emprisonnement », estime la propriétaire de l’animal.

Jessica Lambert a subi un choc post-traumatique à la suite de ces violents événements qui sont survenus en août 2017.

Dans sa décision rendue, mardi, le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a imposé une série de conditions à Aubé dont celles de ne pas communiquer avec la victime et ne pas posséder d’arme à feu. L’individu de 59 ans évite l’imposition d’un casier judiciaire qui aurait mis son emploi en péril. 

« Dans un geste d’impulsivité et de frustration vous avez tué le chien de votre voisine avec une carabine 22. Les faits sont simples, vous étiez frustrés parce que le chien faisait ses besoins sur votre terrain. Malgré des plaintes à la Ville rien n’avait été fait. Vous avez tiré un coup de feu vers le chien que vous avez atteint mortellement. Vous avez tenté de fuir, mais les voisins vous en ont empêchés », a rappelé le juge Chapdelaine.

En juin 2018, Serge Aubé avait reconnu devant le tribunal avoir tué le chien de sa voisine parce qu’il était « lousse » et faisait ses besoins sur son terrain le 14 août 2017. Il a tiré sur le chien à partir de la fenêtre de sa chambre avec une carabine vers 22 h. 

« Pour moi, c’est vraiment une perte majeure. Je ne pense pas qu’un montant d’argent puisse venir m’aider dans cette situation. Je revis ce moment constamment. Je suis vraiment déçue du processus judiciaire », signale Jessica Lambert.

Comme facteur aggravant, le tribunal a retenu le coup de feu tiré dans un quartier résidentiel où se trouvent des enfants « un geste disproportionné et violent ».

Le juge Chapdelaine a cependant considéré plusieurs facteurs atténuants dans cette affaire pour en arriver à conclure qu’il pouvait accorder une absolution étant donné l’intérêt véritable de l’accusé sans nuire à l’intérêt public.

Actualités

Opitciwan se tourne vers les tribunaux pour qu’on reconnaisse son titre et ses droits ancestraux

La Tuque — Le Conseil des Atikamekw d’Opitciwan et les mandataires des familles traditionnelles étaient réunis à Montréal, mardi, afin de déposer à la Cour supérieure du Québec une requête pour la reconnaissance de leur titre et leurs droits ancestraux sur leur territoire ancestral, Opitciwan Iriniw Otaskiwaw.

«Aujourd’hui, c’est une grande journée. C’est le début d’un nouveau chemin que nous allons entreprendre pour la défense de nos droits et de notre territoire. Les Atikamekws d’Opitciwan ont décidé de soumettre à l’instant même une requête contre les gouvernements du Québec et du Canada. Nous demandons à la Cour de reconnaître le titre ancestral de notre territoire ainsi que nos droits ancestraux. C’est avec détermination que nous allons entreprendre ce chemin», a lancé le chef d’Opitciwan, Christian Awashish.

Justice et faits divers

Gilbert Rozon de retour en cour le 8 mars pour des accusations de viol

MONTRÉAL — C'est le 8 mars, journée internationale des femmes, que le producteur déchu Gilbert Rozon reviendra devant le tribunal, lui qui fait face à des accusations de viol et d'attentat à la pudeur.

Le fondateur du groupe Juste pour rire n'était pas en Cour mardi pour sa comparution.

«L'accusé était absent, ce qui est son droit; il a déposé une désignation de procureur», a expliqué le procureur de la Couronne, Me Bruno Ménard.

Gilbert Rozon, âgé de 64 ans, était représenté par une avocate du bureau de Me Pierre Poupart, qui assurera sa défense pour le procès.

Pierre Poupart avait aussi défendu M. Rozon en 1998, lorsque celui-ci avait obtenu une absolution inconditionnelle de la Cour après avoir reconnu sa culpabilité d'avoir agressé sexuellement une jeune femme de 19 ans au Manoir Rouville-Campbell.

La prochaine étape, le 8 mars, servira à déterminer s'il choisit un procès devant juge et jury ou devant un juge seul. Là encore, sa présence ne sera pas requise devant le tribunal.

Mardi matin, la comparution a permis à la défense d'obtenir les pièces qui guideront sa stratégie, a précisé Me Ménard.

«Nous avons fait la divulgation de la preuve en date d'aujourd'hui, ce qui va permettre à la défense d'étudier le dossier et de prendre position», a-t-il dit.

Aucun plaidoyer n'a été enregistré à cette étape, qui n'a duré que quelques instants.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales avait analysé 14 dossiers pour finalement ne retenir qu'une seule plainte.

Celle-ci vise des gestes qui seraient survenus en 1979 à Saint-Sauveur, dans les Laurentides. La plaignante ne peut être identifiée en vertu d'une ordonnance de la Cour.

Dans une déclaration écrite, Gilbert Rozon a nié les faits et promis de se défendre.

Il fait aussi face à une action collective au civil intentée par une vingtaine de femmes regroupées sous l'appellation «Les Courageuses», qui lui réclament au-delà 10 millions $ en dommages punitifs pour des gestes d'inconduite sexuelle commis entre 1982 et 2016.

Là encore il nie toute inconduite et la Cour d'appel lui a donné, en août dernier, l'autorisation de contester l'autorisation de l'action collective.

Télé et radio

Lac-Mégantic: Netflix n'enlèvera pas les images de ses productions, mais s'excuse

Netflix n’enlèvera pas les images de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic utilisées dans ses productions dont le populaire film «Bird Box», mais s’excuse et promet de faire mieux à l’avenir, a écrit l’entreprise à la ministre québécoise de la Culture, Nathalie Roy.

Dans sa missive datée de lundi, l’entreprise de visionnement en ligne présente ses excuses «pour toute souffrance causée à la population de Lac-Mégantic» par cette utilisation «involontaire» des images du drame qui avait marqué le Québec en 2013 et lors duquel 47 personnes ont perdu la vie.

La ministre avait écrit à Netflix pour lui demander de retirer ces images, notamment du très populaire film «Bird Box».

Dans sa lettre, obtenue par La Presse canadienne, le géant américain Netflix assure avoir présenté ses excuses directement à la mairesse Julie Morin.

Elle explique que l’utilisation d’images d’archives constitue une pratique courante et répandue dans l’industrie du cinéma et de la télévision.

«Netflix ne connaissait pas la source de ces images et comprend que plusieurs personnes aient ressenti de la frustration et de la tristesse en revoyant des images de cette tragédie», écrit Corie Wright, directrice des politiques publiques chez Netflix.

Et bien qu’elle regrette toutes ces images de Lac-Mégantic en feu, Netflix indique que «l’étendue de cette utilisation ne nous permet pas d’apporter les changements que vous nous demandez sur des contenus existants».

Mais elle promet de réviser ses pratiques pour l’avenir, afin d’éviter que pareille situation ne se reproduise.

Cette décision laisse la ministre sur sa faim.

«Nous saluons le fait que l’entreprise reconnaisse ses erreurs et qu’elle présente ses excuses aux victimes et à la population de Lac-Mégantic», a réagi mardi la ministre Roy.

«Toutefois, nous déplorons que l’entreprise maintienne sa décision de ne pas retirer les images de cette tragédie du film Bird Box, alors qu’elle a déjà accepté de le faire pour l’une de ses séries, ce qui est incohérent à nos yeux.»

Netflix ne précise pas, dans sa lettre à la ministre, dans quelles productions elle refuse de retirer les images.

Mais celles utilisées dans la série «Les voyageurs du temps» (Travelers) devaient pourtant être enlevées, avait confirmé la semaine dernière un porte-parole de Netflix à La Presse canadienne, qui soutenait en avoir discuté avec le producteur.

La ministre ne fera pas d’autres commentaires, indique son bureau, «par respect pour les victimes et leurs proches».

Dans sa lettre initiale à Netflix, datée du 18 janvier, Mme Roy avait fait part de «la stupéfaction et de la consternation du gouvernement du Québec» devant la décision du géant américain d’utiliser des images de la tragédie de Lac-Mégantic.

Pour elle, on ne peut «en aucun cas» tolérer l’utilisation des tragédies humaines, quelles qu’elles soient, pour du divertissement.

Elle reprochait à Netflix et à ses partenaires d’avoir franchi «une dangereuse limite» en utilisant les images d’un drame réel et dont les impacts sont toujours bien tangibles dans un contexte de fiction.

La lettre de Mme Roy faisait écho aux propos de la mairesse de Lac-Mégantic qui disait souhaiter que Netflix visionne son catalogue en entier pour s’assurer que les images de la tragédie ne soient pas utilisées dans un contexte de divertissement.

Affaires

Le congédiement de Thomas Harding annulé, mais il ne sera pas réintégré

MONTRÉAL — Le congédiement survenu l’été dernier de Thomas Harding, le chef de train impliqué dans la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic, vient d’être annulé par un arbitre qui n’a toutefois pas ordonné qu’il soit réintégré dans son emploi.

M. Harding a été acquitté en janvier 2018 de l’accusation de négligence criminelle causant la mort qui avait été portée contre lui. Deux autres ex-employés de l’entreprise ferroviaire Montreal Maine and Atlantic (MMA) avaient d’ailleurs été déclarés non coupables en même temps que lui.

Thomas Harding avait laissé le convoi de pétrole brut pour la nuit en haut de la pente menant à la petite ville de Lac-Mégantic, le 6 juillet 2013. Or, le train a dévalé la pente, déraillé et explosé, tuant 47 personnes et détruisant une partie du centre-ville.

Après tous ces événements, M. Harding est retourné travailler pour la Central Main and Quebec Railway, qui a racheté les actifs de la Montreal Maine and Atlantic (MMA), propriétaire du chemin de fer sur lequel s’est produit le terrible accident. Il était en arrêt de travail pour des raisons médicales, mais devait retourner progressivement au travail le 5 juillet 2018. Sauf que le 27 juin, il a reçu sa lettre de congédiement. L’entreprise invoque dans cette lettre son rôle dans la tragédie ferroviaire et soutient que le «lien de confiance a été brisé».

Le syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, a alors déposé un grief pour M. Harding, dénonçant que l’employeur n’ait effectué aucune enquête sur la situation, une obligation prévue dans la convention collective.

L’employeur a fait valoir que le rapport du Bureau de la sécurité des transports (BST) sur l’accident est une enquête bien plus approfondie que celle qu’il aurait pu réaliser. Le syndicat réplique à cela que justement, le BST a identifié plusieurs facteurs ayant mené à cet accident, dont «la faible culture de sécurité chez MMA et le manque de formation des employés».

L’arbitre écarte cet argument de l’employeur: l’enquête du BST n’est pas ce qui est envisagé par la convention collective.

Dans sa décision datée du 17 janvier, l’arbitre Graham Clarke conclut donc que la décision de l’employeur de congédier M. Harding, sans enquête de quelque nature que ce soit, a rendu le congédiement nul.

Le syndicat demandait que le chef de train soit réintégré dans ses fonctions, mais vu «les circonstances de l’affaire», l’arbitre a préféré accorder une compensation financière - à être déterminée - à M. Harding.

Les parties devront maintenant négocier un montant pour le dédommager et, à défaut d’une entente, un arbitre pourra se pencher sur le dossier pour le déterminer, a expliqué le syndicat des Métallos dans un communiqué diffusé mardi. Il ne souhaite toutefois pas commenter le dossier, vu que les négociations doivent se poursuivre avec l’employeur.

Affaires

D’ici 2025, un Québécois prendra sa retraite toutes les huit minutes

D’ici 2025, un Québécois prendra sa retraite toutes les 8 minutes, indique Retraite Québec, qui administre notamment le Régime des rentes du Québec.

Retraite Québec profite de la traditionnelle période des REÉR, au début de l’année, pour lancer une campagne sur la planification de la retraite. La campagne publicitaire a commencé à la télévision, dans les médias sociaux et sur Internet lundi et elle durera jusqu’au 24 février.

Ainsi, selon les projections, toutes les 8 minutes, le Québec comptera un retraité de plus d’ici 2025. Ce sont donc 850 000 travailleurs qui prendront leur retraite d’ici les sept prochaines années.

Retraite Québec veut donc inciter les travailleurs à mieux planifier leur retraite et, pour ce faire, a mis à leur disposition différents outils pour permettre de calculer ses besoins sur la page www.retraitequebec.gouv.ac.ca/jeplanifie : http://www.retraitequebec.gouv.ac.ca/jeplanifie. Un outil de simulation permet de savoir quel montant il faudra épargner chaque semaine pour atteindre les objectifs de son projet de retraite.

Retraite Québec administre le Régime des rentes du Québec, les régimes de retraite du secteur public et s’occupe de l’encadrement des régimes complémentaires de retraite et des Régimes volontaires d’épargne-retraite.

Justice et faits divers

Un harceleur accusé d’agressions sexuelles

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a arrêté un prédateur sexuel qui aurait récidivé en harcelant des femmes dans les centres commerciaux et à la sortie des bars de Sainte-Foy, en plus d’avoir commis deux agressions sexuelles.

Le SPVQ a annoncé mardi matin qu’il avait arrêté une fois de plus Moussa Ouattara, 25 ans, le 16 janvier, et que celui-ci avait comparu lundi au palais de justice de Québec pour faire face à des accusations d’agression sexuelle causant des lésions, agression sexuelle, harcèlement, communication harassante, action indécente et plusieurs omissions de se conformer à une ordonnance. 

Les policiers l’ont arrêté à la suite d’une série de plaintes de harcèlement criminel reçues en décembre et janvier et de deux plaintes d’agression sexuelle portées en janvier 2019.

Au total, cinq victimes ont dénoncé le prévenu. Mais l’«enquête concernant l’homme de 25 ans est toujours active, car nous croyons qu’il aurait pu faire d’autres victimes qui n’auraient pas dénoncé», indique David Poitras, porte-parole du SPVQ.

Cinéma

Deux courts métrages québécois finalistes aux Oscars

Deux films québécois, Fauve et Marguerite, ont été retenus parmi les finalistes à l’Oscar du meilleur court-métrage de fiction, annoncés mardi matin à Los Angeles.

Un autre film canadien, Animal Behaviour, figure pour sa part parmi les candidats à la statuette du meilleur court-métrage d’animation.

Fauve, de Jeremy Comte, récipiendaire de nombreux prix locaux et internationaux, raconte l’histoire de deux deux garçons qui, sur le site d’une mine à ciel ouvert, s’enfoncent dans un jeu de pouvoir malsain. Le film, tourné dans la région de Thetford Mines, met en vedette Félix Grenier et Alexandre Perreault.

Marguerite, de Marianne Farley, suit le récit d’une septuagénaire diabétique (Béatrice Picard) qui reçoit chaque jour la visite de son infirmière (Sandrine Bisson) qui l’aidera à faire la paix avec son passé.

Produit par l’Office national du film, Animal Behaviour (Zootherapie), réalisé par les cinéastes vancouvérois Alison Snowden et David Fine, s’intéresse pour sa part à une séance de traitement d’animaux en détresse chez un psy.

NOMINATIONS AUX 91e OSCARS

MEILLEUR FILM

  • Black Panther (Panthère noire)
  • BlacKkKlansman (Opération Infiltration)
  • The Favourite (La favorite)
  • Green Book (Le livre de Green)
  • Roma
  • A Star in Born (Une étoile est née)
  • Vice

MEILLEUR RÉALISATEUR

  • Spike Lee (Opération Infiltration)
  • Pawel Pawlikowski (Cold War / La guerre froide)
  • Yorgos Lanthimos (The Favourite / La favorite)
  • Alfonso Cuaron (Roma)
  • Adam McKay (Vice)

MEILLEUR ACTEUR

  • Christian Bale (Vice)
  • Bradley Cooper (Une étoile est née)
  • Willem Dafoe (At Eternity’s Gate / À la porte de l’éternité)
  • Rami Malek (Bohemian Rhapsody)
  • Viggo Mortensen (Le livre de Green)

MEILLEURE ACTRICE

  • Yalitza Apariciao (Roma)
  • Glenn Close (The Wife)
  • Olivia Coleman (La favorite)
  • Lady Gaga (Une étoile est née)
  • Melissa McCarthy (Pourras-tu me pardonner un jour? / Can You Ever Forgive Me?)

MEILLEUR SECOND RÔLE MASCULIN

  • Mahershala Ali (Le livre de Greeen)
  • Adam Driver (Opération Infiltration)
  • Sam Elliott (Une étoile est née)
  • Richard E. Grant (Pourras-tu me pardonner un jour?)
  • Sam Rockwell (Vice)

MEILLEURE SECOND RÔLE FÉMININ

  • Amy Adams (Vice)
  • Marina de Tavira (Roma)
  • Regina King (Si Beale Street pouvait parler / If Beale Street Could Talk)
  • Emma Stone (La favorite)
  • Rachel Weisz (La favorite)

MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL

  • La favorite
  • Dialogue avec Dieu / First Reformed
  • Le livre de Green
  • Roma
  • Vice

MEILLEURE PHOTOGRAPHIE

  • La guerre froide
  • La favorite
  • Never Look Away
  • Roma
  • Une étoile est née

MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE

  • Une affaire de famille (Japon)
  • La guerre froide (Pologne)
  • Capharnaüm (Liban)
  • Roma (Mexique)
  • Never Look Away (Allemagne)