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Actualités

Ottawa pleure les victimes du vol PS752

La communauté iranienne de la ville d’Ottawa a tenu une cérémonie émotive dimanche à la mémoire des victimes de l’écrasement d’avion survenu le 8 janvier en Iran.

Plus d’une centaine de membres de la communauté iranienne et de résidents de la ville se sont rassemblés à la Place Jean Pigott de l’hôtel de ville d’Ottawa pour faire leur deuil, moins de deux semaines après la tragédie.

Actualités

Sur le radar cette semaine

Que nous réserve l’actualité cette semaine? L’équipe de sur le radar se penche sur la question.

Prérentrée parlementaire

Les libéraux affinent leur stratégie en vue de la rentrée parlementaire à la Chambre des communes. Après la retraite du conseil des ministres à Winnipeg, lundi et mardi, ce sera au tour de l’ensemble de la députation libérale à se réunir mercredi et jeudi. Les conservateurs, eux, se réunissent jeudi et vendredi.

Davos

Le Forum économique mondiale se déroulera de mardi à vendredi à Davos, en Suisse. Deux voix divergentes sur l’environnement et les changements climatiques, le président américain Donald Trump et la militante écologiste Greta Thunberg s’adresseront mardi aux participants.

Enfants

La Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs poursuivra cette semaine à Montréal et à Val-d’Or ses consultations particulières et auditions publiques sur l’exploitation sexuelle des mineurs.

Réforme électorale

La Commission des institutions de l’Assemblée nationale amorcera mercredi ses consultations sur le projet de loi 39 en vue d’établir un nouveau mode de scrutin. Deux jours auparavant, la Coalition pour la réforme électorale maintenant!, qui regroupe notamment des syndicats et des groupes communautaires, tiendra une conférence de presse sur le sujet.

Taux d’intérêt

La Banque du Canada fera mercredi une annonce concernant son taux d’intérêt directeur.

Internationaux de tennis d’Australie

Les Internationaux de tennis d’Australie s’amorceront lundi à Melbourne. Parmi les Canadiens en lice : Denis Shapovalov (13e), Félix Auger-Aliassime (20e) et Milos Raonic (32e) qui figurent tous parmi les têtes de série. Du côté du tableau féminin, seule la Lavalloise Leylah Fernandez disputera le tournoi en simple.

Politique

Aide médicale à mourir: plus de 150 000 répondants à la consultation en ligne

WINNIPEG — La révision de la loi fédérale sur l'aide médicale à mourir suscite de l'intérêt auprès de la population.

Plus de 150 000 répondants ont déjà partagé leur point de vue via le questionnaire en ligne du gouvernement dans la première semaine de sa mise en ligne, a annoncé le ministre de la Justice David Lametti.

Les Canadiens ont jusqu'au lundi, 27 janvier à 23 h 59 pour le remplir.

C'est la course contre la montre afin que le gouvernement fédéral se conforme à un récent jugement de la Cour supérieure du Québec, qui jugeait inconstitutionnel le critère de mort naturelle raisonnablement prévisible.

La décision ne s'applique techniquement qu'au Québec, mais puisque le gouvernement Trudeau a refusé de faire appel de la décision, toute modification s'appliquera partout au pays.

Le ministre Lametti a jusqu'au 11 mars pour faire les ajustements nécessaires.

Il a l'intention de déposer son projet de loi dès le mois de février, mais vu l'échéancier serré, il n'est pas exclu qu'il demande une prolongation à la Cour supérieure pour modifier la loi.

Ottawa entreprendra également un examen obligatoire du régime actuel d'aide médicale à mourir à compter de juin 2020, soit quatre ans après l'entrée en vigueur de la loi.

Affaires

Le coût de la honte du vol

Le suédois n'est peut-être pas la langue de prédilection du milieu de l'aviation, mais n'importe quel dirigeant de compagnie aérienne sait probablement ce que signifie l'expression «flygskam».

Flygskam — ou «honte de vol» en suédois — est une tendance environnementale qui met en évidence l'empreinte carbone du secteur aérien. Cette tendance en plein essor exerce une pression sur les transporteurs canadiens pour qu'ils réduisent les émissions de gaz à effet de serre tout en gérant le coût de la culpabilité de leurs passagers.

«Il semble qu'un bouton ait été tourné, souligne un expert du secteur aérien, Seth Kaplan. Pendant un certain temps, il y a eu cette reconnaissance très lente de l'urgence [de la situation], puis au cours de la dernière année, tout cela a vraiment été mis en lumière — aidé par Greta Thunberg.»

Le train à la place de l'avion

En se rendant à New York en yacht pour participer au sommet sur le climat aux Nations Unies, la jeune militante suédoise a attiré l'attention sur le rôle de l'aviation dans le réchauffement climatique, avec des conséquences pour les agences de voyages.

Le PDG de SAS, l'un des plus grands transporteurs scandinaves, a attribué la baisse du nombre de passagers en Suède au «flygskam». Pendant ce temps, le principal opérateur ferroviaire du pays, SJ, a déclaré avoir vendu 1,5 million de billets de plus en 2018 que l'année précédente.

D'autres pays européens connaissent le même phénomène. L'Allemagne a connu une baisse similaire des vols intérieurs en 2018, ainsi qu'une augmentation correspondante des voyages en train.

Compensation coûteuse

Pour lutter contre cette tendance, les compagnies aériennes se tournent vers la compensation carbone, où elles investissent dans des projets tels que les parcs éoliens et la plantation d'arbres pour compenser le dioxyde de carbone produit par les avions.

De telles mesures pourraient coûter des milliards de dollars aux compagnies aériennes, a mis en garde Citigroup dans une note de recherche publiée en octobre. Le conglomérat bancaire prévoit que la compensation carbone des vols en classe économique coûtera 3,8 milliards $ US par an d'ici cinq ans.

Les transporteurs pourraient absorber les dépenses ou les répercuter sur les consommateurs en augmentant le prix des billets au risque de dissuader les voyageurs de prendre l'avion, avait ajouté Citigroup.

Si les compagnies aériennes paient elles-mêmes la facture, «le coût de la compensation carbone de toute la consommation lié aux loisirs pourrait représenter jusqu'à 27 % des bénéfices des compagnies aériennes d'ici 2025», a écrit l'expert Mark Manduca.

La compensation pour les voyages d'affaires — que Citi définit comme des sièges en classe affaires — coûtera 2,4 milliards de $ supplémentaires, réduisant les bénéfices des compagnies aériennes de 17 %, selon le rapport.

Techno

La Croix-Rouge veut apprendre aux joueurs de Fortnite à sauver des vies

NEW YORK — Parvenir à sauver des vies plutôt qu’à en prendre : tel est le but du nouveau mode proposé par le très populaire jeu en ligne Fortnite et développé en collaboration avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Baptisé Liferun, ce mode fait découvrir aux joueurs les quatre activités principales effectuées par les travailleurs du CICR à travers le monde : soigner les civils, reconstruire les infrastructures essentielles, déminer, et distribuer de l’aide aussi rapidement que possible.

Trois joueurs connus, Dr. Lupo, Lachlan et One Shot Gurl, devaient présenter et étrenner dimanche le nouveau mode au salon du jeu vidéo PAX South à San Antonio, au Texas, détaille l’organisation humanitaire dans un communiqué diffusé dimanche.

La communauté des «gamers» «a une importance grandissante» et le CICR a développé cette nouvelle approche «afin de susciter des conversations sur son travail dans les pires zones de conflit du monde», souligne l’organisation.

«Les jeux vidéo sont depuis longtemps des plates-formes traditionnelles de divertissement et de réseaux sociaux, et nous savons que de nombreux joueurs sont également des soldats actuels, passés ou futurs, des officiers de l’armée, des membres de groupes armés, des PDG d’entreprises, des avocats et des dirigeants politiques», remarque Jennifer Hauseman, directrice de la communication et de la gestion de l’information au CICR, citée dans le communiqué.

«Nous devons leur parler de manière intelligente et engageante pour leur expliquer que les civils souffrent beaucoup dans les conflits, ajoute-t-elle.

Le CICR, dont l’un des objectifs est de promouvoir le respect du droit international humanitaire, avait déjà noué un partenariat avec le studio Bohemia interactive pour intégrer des messages sur le droit humanitaire dans le jeu Arma 3.

Lancé en juillet 2017, Fortnite est rapidement devenu un vrai phénomène culturel et compte maintenant 250 millions de joueurs.

Santé

Une seule cigarette par jour augmente les risques de maladies cardiaques

Le nombre de fumeurs aurait officiellement diminué sur la planète pour la première fois, selon ce qu'a annoncé l'Organisation mondiale de la santé en décembre, un signe encourageant pour entreprendre, aujourd'hui, la Semaine pour un Québec sans tabac.

Selon le Conseil québécois sur le tabac et la santé, le taux de fumeurs dans la province serait stagnant depuis quelques années. Après avoir atteint un plateau de 18 % de fumeurs, il semble difficile de poursuivre la décroissance. Pourtant, selon les données dévoilées dimanche matin, les adeptes de la cigarette ont tout intérêt à écraser pour de bon le plus rapidement possible.

D'après le Dr Joe Hélou, chirurgien cardiaque au centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), un ex-fumeur abstinent depuis un an réduit ses risques de souffrir d'une maladie cardiaque de moitié. Après trois ans, les risques sont réduits de 75 %. Puis, s'il ne rechute pas durant 15 ans, son risque serait équivalent à celui d'une personne n'ayant jamais fumé.

Autre statistique encourageante, si l'on abandonne la cigarette avant l'âge de 40 ans, on réduit son risque de mourir d'une maladie du coeur de 90 %.

Au Québec, il resterait encore près de 1,3 million de fumeurs âgés de 12 ans et plus. Parmi eux, 35 personnes vont mourir chaque jour d'une maladie liée au tabac. Au moins 36 maladies coronariennes seraient liées au tabagisme, puis le risque d'en contracter plusieurs autres serait doublé par cette mauvaise habitude de consommation.

Selon le Dr Hélou, le tabac serait responsable de 10 % de toutes les maladies cardiovasculaires traitées par ses collègues et lui-même.

Le médecin souligne qu'une cigarette contient 4000 toxines, dont le goudron, la nicotine et le monoxyde de carbone. Le tabac endommage notamment les cellules et les vaisseaux sanguins en plus de contribuer à la formation de plaques dans les artères.

«Le tabac est directement relié à la formation de plaques dites vulnérables. La surface de la plaque se fissure, cause une altération plaquettaire, et cela vient bloquer l'artère», décrit le chirurgien cardiaque.

«Si l'artère qui bloque est au niveau du coeur, on fait un infarctus, un syndrome coronarien aigu. Si c'est au niveau cérébral, on fait un ACV. Si c'est au niveau de la jambe, on risque une amputation», explique Dr Hélou.

Dans sa nouvelle campagne publicitaire, le Conseil québécois sur le tabac et la santé rappelle d'ailleurs que le fait de fumer une seule cigarette par jour est suffisant pour augmenter les risques de maladies du coeur.

L'exemple de Patrice Godin

L'acteur Patrice Godin, que l'on a récemment pu voir dans les séries «District 31», «Ruptures» et «Blue Moon», est également connu des adeptes de course pour ses performances d'ultra-marathonien. Il a aussi publié trois livres, dont un portant sur son rapport à la course.

Cette passion d'enchaîner les foulées et d'accumuler les kilomètres est née de la volonté de Patrice Godin d'arrêter de fumer une fois pour toutes. À une certaine période de sa vie, au moment où il devenait père de petites filles, le comédien a développé une phobie de mourir d'une crise cardiaque liée à sa mauvaise habitude de fumer. Cette phobie a provoqué chez lui des crises d'angoisse et il a décidé d'écraser pour de bon.

Justice et faits divers

Perte de contrôle dans la côte King [VIDÉO]

Un autobus de la Société de transport de Sherbrooke n’a pas été en mesure de s’immobiliser, samedi soir, au centre-ville. Les quatre passagers et le chauffeur ont dû être transportés au centre hospitalier pour des blessures mineures après que le véhicule eut violemment percuté un lampadaire en bordure de rue, près de l’angle des rues King et Wellington.

Selon le Service de police de Sherbrooke (SPS), l’incident serait survenu vers 22 h 20, alors que de fortes précipitations s’abattaient sur la ville. L’enneigement de la chaussée, qui était même recouverte d’une couche de glace par endroits, serait principalement en cause. 

L’autobus de la ligne 7, qui circulait d’ouest en est, aurait commencé à déraper à la hauteur de la rue Gordon pour ensuite percuter un lampadaire et terminer sa course sur la rue Wellington. 

Selon un officier rencontré sur place, des agents du SPS qui se trouvaient déjà sur les lieux ont permis d’éviter le pire. Voyant la perte de contrôle de l’autobus, ceux-ci auraient réussi à prévenir à temps un groupe de personnes qui se trouvait dans sa trajectoire. 

« Ils dansaient et s’amusaient au coin de la rue, ils n’avaient rien vu. Il y avait pratiquement un mur blanc devant eux, tellement il neigeait », rapporte celui-ci. 

La rue King en direction est a été fermée pour le reste de la soirée et l’autobus a dû être remorqué quelques heures plus tard. L’accès au trottoir du côté du lampadaire percuté était également fermé, puisqu’on craignait que du courant électrique y circule toujours. 

Un cas peu fréquent

Selon le directeur général de la STS, Patrick Dobson, la chaussée était dans un état « lamentable », samedi soir, et la conduite du chauffeur ne serait absolument pas à remettre en question. 

« On travaille de très près avec la Ville. On va se parler pour voir ce qu’on pourrait faire de différent la prochaine fois. On va faire un bon retour sur la situation pour bien comprendre comment et pourquoi ça s’est produit », commente celui qui croit qu’il est encore tôt pour tirer toutes les conclusions de cet événement. 

Le conducteur se porterait bien « dans les circonstances », malgré quelques courbatures. Le véhicule serait sérieusement endommagé et ne pourra pas reprendre la route tout de suite. 

« Ce genre d’accidents n’arrive pas souvent, heureusement. L’important, c’est qu’il n’y a pas eu de blessés graves », soutient M. Dobson, qui ne remet pas non plus en doute les capacités des Nova Bus, le type d’autobus qu’utilise la STS. « Quand la chaussée est glacée, ce n’est pas une question de véhicule », répond-il.   

Selon la Ville de Sherbrooke, tout a été fait dans les règles de l’art pour assurer un déneigement optimal, samedi soir. Tous les équipements étaient déployés sur le territoire dès 18 h 30, assure-t-on. Cependant, puisque les effectifs sont moins nombreux à cette période de la semaine et que les précipitations se faisaient très fortes, les déneigeurs n’ont pas été en mesure d’empêcher l’accumulation sur la chaussée. 

Le SPS et la Ville de Sherbrooke rappellent à tous les conducteurs d’adapter leur conduite en période hivernale, notamment en anticipant une plus grande distance de freinage.

Actualités

Vingt pompiers forestiers du Québec partent combattre les feux en Australie

MONTRÉAL — Vingt pompiers forestiers du Québec s’envoleront dimanche pour l’Australie afin de contribuer à la lutte contre les incendies gigantesques qui ravagent le pays depuis septembre et qui ont fait au moins 27 morts, selon les médias australiens.

Nicolas Ouellet est l’un d’eux. Ce Sherbrookois, qui travaille depuis 12 ans pour la SOPFEU, est rattaché à la base de Duchesnay, près de Québec.

Comme 68 autres collègues canadiens, M. Ouellet va d’abord converger vers Vancouver d’où cette deuxième vague de pompiers forestiers canadiens s’envolera à destination de l’Australie.

«Je n’ai jamais eu de mandat à l’extérieur, donc c’est mon premier», reconnaît d’emblée Nicolas Ouellet en entrevue à La Presse canadienne avant son départ.

«Ça demande une bonne discussion familiale et une bonne organisation pour partir quasiment 40 jours», raconte ce père de famille qui laisse derrière lui son fils de trois ans et sa conjointe, non sans préciser que sa décision est acceptée par la famille.

«Oui, absolument! Je vous dirais même qu’il y a une petite partie de fierté qui apparaît, dit-il en référence à ses proches.»

«Si des gens sont capables de s’impliquer, je pense que ça vaut la peine, souligne le pompier. Les gens ont beaucoup perdu là-bas. Ils vivent l’enfer. Le petit geste qu’on peut faire fera peut-être une grosse différence.»

Les Québécois nombreux

À la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), le coordonnateur à la prévention et aux communications Stéphane Caron souligne à quel point on était agréablement surpris par le nombre de pompiers forestiers qui se sont portés volontaires pour cette mission de 31 jours, d’autant plus que la plupart des pompiers forestiers du Québec occupent un autre emploi durant l’hiver.

«Dès la fin novembre, la SOPFEU a commencé à faire le tour de ses pompiers qui ne sont pas en ce moment à l’emploi, parce que notre saison de feux, c’est l’été, affirme M. Caron. On a fait le tour de tout le monde pour savoir qui était prêt à aller en Australie si l’on avait besoin d’aide et après ça, la demande est venue réellement et le Centre interservices des feux de forêt du Canada (CIFFC) a coordonné l’aide en faisant le lien avec les différentes provinces.»

Par ailleurs, 28 spécialistes canadiens en gestion des feux sont déjà arrivés à Melbourne, ce week-end, selon ce qu’a indiqué le CIFFC sur son compte Twitter. Parmi eux, il y a les Québécois Garry Pearson de la base de Maniwaki, Hugo Bergeron de la base de Duchesnay et Alain Lajeunesse, gestionnaire des équipes de feux majeurs de la SOPFEU.

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Télé

Hank Azaria ne prêtera plus sa voix à Apu des Simpson

LOS ANGELES — L’acteur américain Hank Azaria, qui prêtait sa voix depuis le début de la série au personnage des «Simpson» Apu Nahasapeemapetilon, a annoncé qu’il ne ferait plus la voix du gérant d’épicerie indien, après des accusations de racisme.

Depuis l’apparition d’Apu en 1990, l'acteur Hank Azaria interprétait le personnage en prenant un accent indien caricatural.

Cela n’a pas empêché le succès planétaire des Simpson pendant des années, mais en novembre 2017 l’acteur et comédien d’origine indienne Hari Kondabolu a produit un documentaire, intitulé The Problem with Apu, dans lequel il dénonçait les stéréotypes associés au personnage, en premier lieu son accent très marqué.

Le créateur des Simpson, Matt Groening, avait refusé d’apparaître dans le documentaire pour répondre à des questions sur le sujet.

« Ce qu’ils vont faire avec le personnage est leur choix », a déclaré vendredi Hank Azaria au site spécialisé SlashFilm. « Ils n’ont pas encore décidé. Tout ce sur quoi nous sommes tombés d’accord, c’est que je ne ferai plus la voix. »

Santé

Permis d'exercice national pour les professionnels de la santé au Canada: est-ce possible ?

En décembre, juste avant la période des Fêtes, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais annonçait un 10e bris de service en obstétrique depuis septembre, d’une durée de 21 jours cette fois, à l’Hôpital du Pontiac, à Shawville.

Cela signifie qu’en raison du manque de personnel spécialisé, les femmes prêtes à accoucher doivent être redirigées vers un autre hôpital qui se trouve à un peu plus d’une heure de route. Cela s’ajoute à une pénurie de médecins de famille en Outaouais.

Diverses causes peuvent être à l'origine de cette situation et il n'y a probablement pas de solution magique. Mais on peut se poser cette question: devrait-on dans un tel cas faire en sorte qu’un médecin ontarien exerçant de l’autre côté de la Rivière des Outaouais puisse venir faire un remplacement du côté québécois, sans avoir à se soumettre à diverses exigences administratives pour obtenir un permis d’exercice du Québec, avec les coûts et les délais qui peuvent en découler ?

Plusieurs médecins semblent penser que oui, si l’on en juge par un sondageréalisé cet automne par l’Association médicale canadienne auquel 7 000 de ses membres ont répondu. Ainsi, « neuf médecins sur dix appuient l’instauration d’un permis d’exercice national et les trois quarts estiment que cela améliorera l’accès aux soins de santé ».

D’ailleurs, plusieurs autres organismes canadiens dans le secteur médicalapparaissent favorables à une telle idée, en invoquant notamment la nécessité de faciliter les remplacements (locum) de médecins dans les régions mal desservies et la téléconsultation interprovinciale.

Mais est-ce que l’instauration d’un permis d’exercice national est vraiment possible dans le contexte canadien ? Car il est bien établi au plan constitutionnel que la réglementation des professions relève généralement des provinces.

Étant engagé depuis plus de vingt ans dans diverses activités académiques et professionnelles liées au droit et aux politiques de la santé, notamment la réglementation des professions, cette question m’est apparue intéressante considérant l’actualité des dernières semaines et, aussi, en fonction de certains développements jurisprudentiels récents en matière constitutionnelle.

S’inspirer de la réglementation des valeurs mobilières

Un jugement de 2018 de la Cour suprême du Canada concernant la réglementation des valeurs mobilières laisse envisager ce que pourraient être les bases juridiques d’un éventuel permis d’exercice national pour les médecins.

Bien qu’il s’agisse d’une matière de compétence provinciale, le gouvernement fédéral et les gouvernements de certaines provinces ont proposé d’instaurer un régime de coopération législative concernant les valeurs mobilières. Celui-ci inclut une loi type pouvant être adoptée par les législatures des provinces et territoires pour régir les aspects courants du commerce des valeurs mobilières.

Pour l’essentiel, et malgré les contestations de certaines provinces, la Cour suprême a indiqué qu’un tel régime respecterait les compétences provinciales, puisqu’aucune d’entre elles ne serait forcée d’y adhérer. Elle a également conclu que l’intervention du gouvernement fédéral serait justifiée, considérant ses propres compétences et les enjeux de dimension nationale en cause.

En fait, ce régime de coopération législative est très semblable à celui mis en place en Australie, en vue de créer un permis d’exercice national pour les médecins et les autres professionnels de la santé, suivant un accord de coopération entre le gouvernement fédéral, les états et les territoires. Avec certaines adaptations, il ne serait donc pas impensable que le Canada soit également en mesure de mettre en place un tel système.

Un « passeport professionnel »

Une autre solution, moins bien intégrée, mais peut-être aussi moins ardue d'un point de vue politique et juridique, pourrait consister à instaurer un « passeport professionnel national », en cherchant à faire évoluer les actuelles dispositions sur la mobilité de la main-d’œuvre de l’Accord de libre-échange canadien (ALEC).

Avec certaines exceptions, cet accord entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux engage ceux-ci à mettre en place des mesures permettant aux personnes exerçant des métiers ou professions réglementés de travailler partout au Canada, sans exigence supplémentaire significative de formation, d’expérience, d’examens ou d’évaluation.

Ceci dit, l’ALEC permet toujours que certaines exigences provinciales et territoriales soient maintenues, par exemple, au plan linguistique (maîtrise suffisante du français ou de l’anglais), des frais d’inscription et d’obtention de permis, de l’assurance responsabilité professionnelle et des examens portant sur les aspects déontologiques.

L’idée d’un passeport national, reposant sur l’élimination ou la réduction de ces derniers obstacles, ainsi que sur une plus grande coordination administrative entre les autorités réglementaires provinciales, semble être favorisée par la Fédération des ordres des médecins du Canada. Celle-ci évoque même une sorte de « carte Nexus » permettant aux médecins de satisfaire rapidement aux exigences administratives des provinces et territoires pour être autorisés à y exercer. Cette approche s’apparente également à ce que les Américains cherchent à mettre en place depuis quelques années, sans y être parvenus totalement, avec l’« Interstate Medical Licensure Compact ».

Et la protection du public dans tout ça ?

Quoique complexe, l’instauration d’un permis d’exercice ou d'un passeport national pour les médecins pourrait être juridiquement réalisable, pour peu évidemment qu’il y ait une volonté politique suffisante. Ce serait bien sûr aussi le cas pour d’autres professionnels de la santé, comme les pharmaciens, infirmières, dentistes, etc.

Certains obstacles particuliers devraient toutefois être surmontés, comme au Québec par exemple, alors que la délivrance de permis à des professionnels qui n’ont pas une maîtrise suffisante du français poserait problème suivant la Charte de la langue française, à moins de miser sur des permis temporaires ou, encore, sur des autorisations spéciales.

De manière réaliste, il faut bien admettre que la collaboration fédérale-provinciale requise pour aplanir de tels obstacles n’est pas acquise si on considère les réticences qui subsistent dans le dossier des valeurs mobilières, dont celles du Québec. La province cherche traditionnellement à faire prévaloir son autonomie mais aussi, à préserver son expertise dans ce domaine. Des obstacles politiques du même ordre sont observables en ce qui concerne le projet d’instaurer un programme national d’assurance médicaments.

Par ailleurs, si on allait de l’avant avec un tel projet, il faudrait éviter d’éroder les mécanismes de protection du public qui découlent de la réglementation professionnelle, notamment en ce qui concerne l’accès aux recours auprès des ordres professionnels provinciaux ainsi qu'aux responsabilités civiles en cas de préjudice.

L’exercice d’un recours contre un professionnel soulève déjà un certain nombre de difficultés pour les patients. Il faudrait prévoir des règles afin que ceux-ci puissent toujours s’en remettre à l’autorité réglementaire locale pour formuler une plainte à l’égard d’un professionnel d’une autre province qui intervient dans le cadre d’un remplacement ou d’une téléconsultation.

Il faudrait aussi pouvoir miser sur une coopération plus étroite entre les différentes autorités réglementaires, non seulement pour l’harmonisation des normes de pratiques, mais également pour les enquêtes et les cas de discipline.

Bref, l’instauration d’un permis d’exercice national constituerait certainement un sérieux défi sur les plans juridiques et politiques. Pour assurer le succès d'une telle initiative, il faudrait la concevoir d’abord et avant afin de répondre aux besoins du public et non pas seulement pour réduire les exigences administratives applicables aux professionnels.

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Ce texte est d'abord paru sur le site franco-canadien de The Conversation. Reproduit avec permission.

Techno

Pourquoi les bracelets connectés ne vous donnent pas tout le crédit que vous espérez

Janvier est le moment de l’année où beaucoup de gens prennent des résolutions - pour aussitôt les briser. Dans la majorité des pays occidentaux, faire plus d’exercice est la résolution numéro un. Mais seulement 10 pour cent vont s’y tenir réellement. Or, une façon de persévérer dans ses bonnes intentions est de pouvoir les mesurer.

Et une façon fort simple de le faire est de porter un bracelet connecté, aussi appelé moniteur d’activité ou encore, traqueur d’activité. Dans les faits, presqu’un adulte sur cinq en utilise un.

Les bracelets connectés sont non seulement utiles pour l’activité physique, mais aussi pour toute une panoplie d’informations comme la fréquence cardiaque ou les habitudes de sommeil. Mon équipe de recherche utilise les données de ces appareils avec des capteurs intelligents à domicile pour aider les personnes âgées à vivre de façon sécuritaire et autonome. Nous étudions également les données de ces appareils ainsi que les dossiers médicaux électroniques et les données génomiques pour étudier les causes du diabète gestationnel. De nombreux autres chercheurs utilisent ces moniteurs pour mieux comprendre l’impact des modes de vie sur la santé.

Malheureusement, j’ai constaté dans mes recherches sur l’informatisation des soins de santé que les moniteurs d’activité ne donnent peut-être pas tout le crédit que leurs utilisateurs méritent. Par ailleurs, dans certains cas, la sécurité et la confidentialité des données pourraient être compromises.

Donner du crédit quand il le faut

Les personnes qui utilisent les bracelets connectés sont parfois frustrées par les informations obtenues à la suite de leurs activités, ce qui pousse des utilisateurs à les abandonner. Par exemple, des personnes dont les mouvements de bras sont plus limités que la moyenne nous ont signalé, à mon équipe de recherche et moi-même, que les moniteurs d’activité ne consignent pas leurs activités avec exactitude. Cela peut également se produire chez ceux qui n’ont pas des mouvements « standards », par exemple parce qu’ils se traînent les pieds.

Ce manque de « crédit » est particulièrement notoire pour les personnes qui marchent tout en gardant leurs bras immobiles – avec une poussette ou en tenant un bébé. Les nouvelles mères signalent également des problèmes de précision en ce qui concerne leurs habitudes de sommeil. Lorsqu’elles se réveillent plusieurs fois par nuit, le lendemain matin, l’appareil leur indique qu’elles « dorment légèrement ». Cela peut être frustrant lorsque la nouvelle mère veut utiliser ces données pour négocier avec son partenaire le temps passé avec les enfants ! L’appareil lui crédite plus de sommeil qu’elle n’en obtient réellement.

Ces inexactitudes sont logiques d’un point de vue technique. Lorsqu’un poignet est immobile, comme cela arrive si on circule avec une poussette, le logiciel ne peut pas détecter les changements de mouvement à partir du capteur de l’accéléromètre au poignet. L’appareil recherche les changements de mouvements de haut en bas, d’avant en arrière et d’un côté à l’autre.

Les chercheurs ont également montré que 500 pas ou moins peuvent être enregistrés sans porter l’appareil, ce qui montre que les moniteurs peuvent parfois surcomptabiliser l’activité. Dans le cas de la détection du sommeil, la plupart des gens ne se réveillent pas plusieurs fois par nuit, de sorte que les algorithmes utilisés par les bracelets peuvent rejeter de courtes salves de mouvements.

Les entreprises qui fabriquent les moniteurs d’activité détiennent une propriété intellectuelle sur leur produit. Les algorithmes qui évaluent les mouvements ou le sommeil ne sont pas partagés publiquement. Il n’existe actuellement aucun mécanisme permettant de donner une rétroaction sur ce qui a été détecté. Imaginez qu’une personne puisse appuyer sur un bouton et dire à un moniteur d’activité : « Hey, je me suis réveillé trois fois ce soir ! »

Puisque les gens ne reçoivent pas le crédit qu’ils méritent pour certaines de leurs activités, je m’inquiète du type de données sur le mode de vie que nous, chercheurs, pouvons évaluer avec précision à partir d’un produit porté lors de nos recherches.

Si les moniteurs qui suivent la condition physique introduisent des données inexactes sur les pas et le sommeil dans les algorithmes, alors les gens prendront des décisions relatives à la santé en se basant sur des données inexactes.

Qui possède vos données ?

En général, les consommateurs évaluent les informations qu’ils obtiennent d’un moniteur d’activité en transférant leurs données sur une application. La plupart des gens supposent que lorsqu’ils transfèrent ces données, elles ne sont pas partagées à grande échelle, et certainement pas à l’entreprise qui possède l’appareil ou à l’application. Mais rien n’est moins sûr.

Une entreprise pourrait modifier ses conditions de service – que la plupart ont de la difficulté à comprendre selon plusieurs études – et décider de rendre les données sur leur santé accessibles à des tiers. Par exemple, ces données pourraient être vendues afin d’aider les employeurs à comprendre notre condition physique et notre productivité. Par ailleurs, les compagnies d’assurance pourrait favoriser certains clients ou au contraire, refuser de couvrir certains soins à d'autres. Bien qu’il n’y ait aucune preuve de cette pratique, je crois que les consommateurs doivent savoir que c’est une possibilité réelle dans un avenir pas si lointain.

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Ce texte est d'abord paru sur le site franco-canadien de The Conversation. Reproduit avec permission.

Justice et faits divers

Un homme abattu par les policiers à Shawinigan

SHAWINIGAN — Des policiers de la Sûreté du Québec ont abattu un homme qui les aurait menacés avec des couteaux, vendredi soir, près de l’intersection de la 7e Avenue et de la 3e Rue, dans le secteur Grand-Mère de Shawinigan.

C’est un chauffeur de l’entreprise Bellemare Taxi qui aurait aperçu l’homme, armé d’un couteau, et averti les policiers, vers 21h30, vendredi. Selon ce qu’ont rapporté d’autres médias, le chauffeur de taxi aurait suivi l’homme jusqu’à l’arrivée des policiers, tout en restant à l’abri dans son véhicule. Il aurait été rejoint par un second chauffeur de taxi. Selon Radio-Canada, le directeur général de Bellemare Taxi, dont les bureaux sont situés à proximité de là où se sont produit les événements, a dû verrouiller la porte de l’édifice, de crainte que l’individu n’y entre.

«J’étais au bureau et un chauffeur m’a signalé qu’il y avait un individu armé de deux couteaux qui se dirigeait vers le stand. À ce moment-là, j’ai barré la porte», a dit Maxime Drolet à Radio-Canada, samedi.

À leur arrivée sur les lieux, les policiers auraient tenté de communiquer avec l’individu pour le raisonner. Ils auraient également tenté de le maîtriser à l’aide d’un pistolet à impulsion électrique, mais sans succès.

L’homme se serait alors dirigé vers les agents. Le considérant menaçant, l’un des policiers aurait utilisé son arme de service et fait feu sur l’homme, l’atteignant mortellement.

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), un corps de police spécialisé qui intervient lorsqu’un civil est blessé gravement, tué ou atteint par balle lors d’une intervention policière ou lors de sa détention par un corps de police, a ouvert une enquête pour faire la lumière sur cette intervention. Neuf de ses enquêteurs ont été chargés d’enquêter sur le dossier. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a été appelé pour agir comme corps de police de soutien dans l’enquête. Le SPVM a fourni deux techniciens en identité judiciaire pour travailler sous la supervision des enquêteurs du BEI.

Un périmètre de sécurité était toujours érigé sur une partie de la 7e avenue et de la 3e rue, samedi en fin d’avant-midi. Les techniciens en identité judiciaire du SPVM étaient d’ailleurs toujours à l’oeuvre sur les lieux de l’incident.  

Le BEI demande à quiconque qui aurait été témoin de l’événement de communiquer avec lui via son site web, le www.bei.gouv.qc.ca

Le BEI est composé de 42 enquêteurs, des civils et d’anciens policiers. Au terme d’une enquête, il remet son rapport au Directeur des poursuites criminelles et pénales

LNH

Ovechkin réussit un tour du chapeau, dépasse Lemieux et rejoint Yzerman

UNIONDALE, N.Y. — L’attaquant étoile Alexander Ovechkin a rejoint Steve Yzerman au neuvième rang des buteurs de l’histoire de la LNH, samedi, après avoir réussi un tour du chapeau dans la victoire de 6-4 des Capitals de Washington contre les Islanders de New York.

L’ailier gauche de 34 ans a d’abord rejoint Mario Lemieux au 10e rang de l’histoire de la LNH en inscrivant son 690e filet en carrière à 10:22 de la première période, après avoir déjoué le gardien des Islanders Semyon Varlamov d’un tir des poignets en échappée.

Il a ensuite dépassé Lemieux en rétrécissant l’écart à 4-3 en marquant un but spectaculaire à 5:18 du troisième tiers, avant de compléter son tour du chapeau, et la remontée des Caps, avec 56 secondes à écouler au match.

«Pour être honnête avec vous, c’est quelque chose d’assez spécial. C’est l’histoire. Ce sont les noms», a déclaré Ovechkin.

Ovechkin totalise maintenant 692 buts en 1133 matchs au cours de ses 15 saisons dans la LNH avec les Capitals.

Le Russe est à égalité avec Steve Yzerman (692) en neuvième place dans l’histoire des buteurs de la LNH, ainsi qu’à deux de Mark Messier (694), au huitième rang.

«Ce sont des joueurs qui étaient mes modèles, a déclaré l’entraîneur-chef des Capitals, Todd Reirden. C’était un honneur de jouer contre eux. Et de voir aujourd’hui Ovechkin les surpasser - avec plusieurs matchs encore à disputer en carrière - c’est spécial et de le voir se battre comme il l’a fait ce soir, c’est aussi spécial.»

Tom Wilson a nivelé la marque à 14:32 du troisième engagement et Jakub Vrana a donné les devants aux Capitals avec 2:30 à faire après que les Islanders eurent commis un revirement dans leur propre territoire. Les Capitals ont prolongé à quatre leur séquence de matchs avec une victoire. La formation new-yorkaise a pour sa part encaissé un quatrième revers en cinq affrontements.

Ilya Samsonov a disputé un septième match en relève de Braden Holtby, qui a alloué quatre buts en 22 tirs.

«Nous avons un groupe très solide, a reconnu Vrana. Nous croyons en chacun d’entre nous et nous bataillons toujours même si nous tirons de l’arrière, même quand le match semble sans issue. Nous restons concentrés et c’est plaisant de sortir vainqueurs.»

Semyon Varlamov a accordé quatre buts au troisième tiers et a conclu avec 24 arrêts. Brock Nelson, Casey Cizikas, Jordan Eberle et Devon Toews avaient permis aux Islanders de prendre les devants 4-1 après 40 minutes de jeu.

Lemieux, le premier choix du repêchage en 1984, avait marqué 690 filets en 915 rencontres étalées sur 17 saisons avec les Penguins de Pittsburgh, avant de prendre sa retraite en 2006.

Avec huit buts de plus, Ovechkin deviendra le huitième joueur de l’histoire de la LNH à atteindre le plateau des 700, rejoignant ainsi Wayne Gretzky (894), Gordie Howe (801), Jaromir Jagr (766), Brett Hull (741), Marcel Dionne (731), Phil Esposito (717) et Mike Gartner (708).

Santé

Comment revenir au travail ou aux études après un cancer ?

MONTRÉAL — Un nouveau dossier thématique mis en ligne par la Fondation québécoise du cancer donne quelques pistes aux adolescents et aux jeunes adultes qui doivent reprendre les études ou le travail après une longue absence pour maladie.

Le dossier «Retour au travail ou aux études» est le sixième à être mis en ligne sur le portail du Programme à Félix, cancer15-39.com. Les autres traitent de questions comme la sexualité, la grossesse, la parentalité et les émotions.

«Dans le Portail à Félix, en général on s'attarde à donner le plus d'information possible aux jeunes qui sont atteints de cancer, et l'aspect retour au travail, retour aux études revient souvent, a expliqué Anne-Marie Drolet, qui est technicienne en documentation à la Fondation québécoise du cancer. Évidemment, ce sont des jeunes qui sont en début de carrière, ou aux études, qui vivent plein de difficultés et de remises en question. Alors ce dossier-là du retour aux études ou au travail est vraiment quelque chose qui est important à leurs yeux.»

Composée d'infirmières en oncologie et de documentalistes, l'équipe Info-cancer de la Fondation québécoise du cancer tente de répondre à quelques-unes des principales questions que se posent des jeunes qui doivent reprendre une vie active au terme d'une expérience qui aura très certainement complètement chamboulé leur existence.

Les réponses qu'on y retrouve concernent notamment ce qu'on doit (ou ne doit pas) divulguer aux collègues ou au patron, le sentiment de culpabilité qu'on peut ressentir d'avoir besoin d'un congé de maladie aussi jeune, la fatigue qui accompagne souvent les traitements et le soutien dont on pourra avoir besoin pour reprendre le cours normal des choses.

D'autres réponses s'ajouteront prochainement.

«C'est général dans la population qui a été atteinte de cancer, tout ce qui est retour au travail, retour à une certaine normalité, mais c'est particulièrement vrai chez les jeunes adultes, a dit Mme Drolet. Les données scientifiques probantes tendent aussi à souligner ce besoin-là chez les jeunes, de plus de formation.»

Un jeune de 15 ou 16 ans pourra devoir réviser son choix de carrière si jamais ses capacités cognitives ou physiques ont été touchées à long terme, ou encore si sa façon de se percevoir ou son identité ont été changées. Pour un adulte, il pourra s'agir d'enjeux financiers ou professionnels: certains pourront devoir revenir chez leurs parents, d'autres se demanderont comment expliquer ce «trou» dans leur curriculum vitae.

«Parfois la gêne. Parfois un sentiment de culpabilité. Une nervosité. La peur de ne pas être capable d'effectuer le travail qu'on faisait avant, la peur d'être jugé par les collègues, a résumé Mme Drolet. Pour plusieurs c'est créateur d'anxiété, de là l'importance de se préparer au retour le plus possible.»

Règle générale, donc, jeunes et vieux se sentent mal outillés quand vient le temps de reprendre leur vie après leur traitement.

«Le retour à la normalité quand la vie a changé, la façon de se réadapter, de reprendre contact dans cette société de performance, c'est vraiment quelque chose qui ressort, a souligné Mme Drolet. On a l'impression, très très fausse, qu'au dernier traitement (contre le cancer) voilà, on tourne la page et c'est fini. Mais ça continue, et là on est moins pris en charge aussi par le système de santé. Alors ces questions-là se posent, absolument.»

Le portail du Programme à Félix, cancer15-39.com, a été créé en 2016. Plus de 20 000 l'ont consulté en 2019, dont une majorité qui avait entre 25 et 34 ans. On estime qu'un Québécois sur deux sera confronté au cancer.

Environnement

Des secteurs de Terre-Neuve ont reçu plus de 70 centimètres de neige [PHOTOS]

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — Environnement Canada a mis fin samedi matin à l'avertissement de blizzard lancé pour la région de Saint-Jean, sur l'île de Terre-Neuve, mais la population n'est pas encore au bout de ses peines.

L’état d’urgence demeurait en vigueur. Par ailleurs, des avertissements de tempête ont été lancés pour d’autres régions de l’est de Terre-Neuve, notamment la péninsule de Bonavista, Bonavista North et la baie des Exploits.

Des chutes de neige intenses ont immobilisé vendredi Saint-Jean et plusieurs autres localités de la province. Les précipitations ont dépassé les 70 centimètres de neige dans certains secteurs.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, a officiellement demandé une demande d’assistance au gouvernement fédéral. Il a notamment demandé le déploiement de troupes militaires.

Le gouvernement fédéral a accepté la demande de la province. En fin d’après-midi, le premier ministre Justin Trudeau a indiqué sur Twitter que «l’aide est en route.»

«Les ministres Bill Blair, Harjit Sajjan et Seamus ORegan travaillent avec le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador pour s’assurer que les gens de T.-N.-L. reçoivent le soutien dont ils ont besoin. Nous nous en sortirons ensemble», a-t-il écrit.

Musique

En deuil, Céline Dion rend un vibrant hommage à sa mère en spectacle à Miami

MONTRÉAL — En deuil de sa mère depuis quelques heures à peine, Céline Dion a tout de même donné son spectacle prévu vendredi soir à Miami, dans le cadre de sa tournée «Courage».

Il s’agissait de la façon pour la chanteuse de rendre un vibrant hommage à sa mère, à celle qui a été l’élément déclencheur menant à sa carrière internationale.

«C’est à cause d’elle et de mon père que je suis devenue une artiste, interprète», a raconté Céline Dion à la foule du American Airlines Arena de Miami.

«Ce soir, de la part de mes frères et de mes soeurs ainsi que de toute ma famille (longue pause), nous souhaitons lui dédier ce spectacle», a ajouté Céline, à ses admirateurs qui l’ont soutenu par des applaudissements.

Thérèse Dion est décédée à l’âge de 92 ans. Celle que l’on surnommait affectueusement «Maman Dion» s’est éteinte «paisiblement chez elle», dans la nuit de jeudi à vendredi, entourée des siens, notamment de sa cadette Céline qui a souligné avoir passé la soirée à son chevet.

«Nous avons raconté des histoires. Nous avons chanté des chansons. Nous nous sommes enlacés et nous avons fait nos adieux», a raconté la vedette sur un ton intimiste et en prenant de longues pauses.

«Nous sommes pas mal certains que maman attendait que nous soyons tous réunis ensemble avant de partir», a confié la chanteuse qui a grandi à Charlemagne, dans la région de Lanaudière, aux spectateurs.

Céline Dion était toujours à Miami samedi où un autre concert était prévu en soirée, au même endroit. Sa tournée Courage l’amènera par la suite au Texas à la fin janvier, puis dans plusieurs autres villes américaines jusqu’en avril.

Le hasard a cependant fait en sorte que les retrouvailles avec son public québécois auront lieu très prochainement, soit le temps d’un spectacle au Centre Bell de Montréal le 18 février prochain. Une soirée qui risque d’être riche en émotions lorsqu’on pense à quel point le public québécois affectionnait aussi sa «Maman Dion».

Politique

Les ministres fédéraux se rencontrent pendant trois jours à Winnipeg

OTTAWA — Le gouvernement fédéral renoue avec ses rencontres périodiques à l'extérieur de la capitale nationale.

À compter de dimanche, le premier ministre Justin Trudeau et ses 36 ministres seront réunis pendant trois jours à Winnipeg pour discuter des priorités du gouvernement et, surtout, de stratégie parlementaire puisque les libéraux ne sont pas majoritaires à la Chambre des communes.

Cette retraite ministérielle sera suivie d'une autre rencontre de trois jours à laquelle seront conviés l'ensemble des députés libéraux à Ottawa en vue de préparer la reprise parlementaire du 27 janvier. Il s'agira de la première séance de travail prolongée du caucus depuis les élections d'octobre.

Parmi les sujets qui seront à l'ordre du jour figurent «les défis d'un monde incertain», selon l'expression du gouvernement. Ce thème tombe à point à la suite de l'écrasement d'un avion, abattu par erreur par l'Iran, qui a coûté la vie à 176 personnes, dont 57 citoyens canadiens et 29 résidents permanents.

Le choix de Winnipeg est une marque de reconnaissance de la division entre l'est et l'ouest du pays. Les libéraux ont totalement été éliminés par les électeurs albertains et saskatchewanais irrités par les politiques environnementales du gouvernement qui, selon eux, ont grandement nui au secteur des ressources naturelles.

Le Manitoba, où les libéraux ont perdu trois des six sièges qu'ils détenaient, est un territoire un peu plus convivial. Le premier ministre de la province, Brian Pallister, a déjà indiqué sa volonté d'essayer de combler le fossé entre le gouvernement fédéral et ses collègues conservateurs des Prairies.

Justin Trudeau doit rencontrer séparément M. Pallister ainsi que le maire de Winnipeg, Brian Bowman.

«En octobre, les Canadiens ont fait savoir qu'ils voulaient un gouvernement qui trouve des terrains d'entente et fait en sorte que les gens à travers le pays profitent d'une économie moderne, solide, et en pleine croissance. C'est exactement ce que notre gouvernement fera», a déclaré M. Trudeau, dans un communiqué de presse diffusé plus tôt cette semaine.

Au cours de son premier mandat, le gouvernement Trudeau avait tenu huit rencontres de travail prolongées à l'extérieur d'Ottawa, dont deux en Alberta.

Avant même le début de la rencontre, la leader de l'opposition à la Chambre des communes, Candice Bergen, qui représente une circonscription du Manitoba, l'a jugé futile, accusant le gouvernement de ne pas vouloir modifier ses «politiques ratées» comme la taxe sur les émissions de carbone rejetée par les électeurs des Prairies.

«Si c'est un effort sincère, les libéraux de Trudeau devraient rencontrer directement les Manitobains afin de comprendre comment leurs politiques rendent la vie plus difficile», a-t-elle lancé vendredi dans un communiqué de presse.

La rencontre portera aussi sur des questions plus prosaïques comme l'état de l'économie, la préparation du prochain budget, les promesses électorales à réaliser, la lutte contre les changements climatiques, le renforcement du contrôle des armes et la réconciliation avec les peuples autochtones.

Une séance sera réservée pour discuter des stratégies à adopter dans le cadre d'un parlement minoritaire.

Différentes personnalités ont été invitées pour renseigner les ministres comme les économistes Armine Yalnizyan, Kevin Milligan et Andrew Leach ainsi que la climatologue Katherine Hayhoe ou le statisticien en chef du Canada, Anil Arora.

Le président de Trans Mountain, Bill Downe, et Linda Coady, qui dirige un comité conseillant le gouvernement sur les consultations à mener avec les communautés autochtones réclamant une part du gâteau, viendront présenter une mise à jour du projet d'oléoduc.

Soccer

L'équipe d'Ottawa dans la CPL serait liée à l’Atletico de Madrid

Le Fury d’Ottawa est mort en novembre 2019. Depuis, le club de la USL a été vendu et déménagé à Miami en Floride, mais ça n’empêchera pas le soccer professionnel de revenir à la Place TD dès avril 2020.

Jeff Hunt, celui qui a relancé les 67’s dans la Ligue de l’Ontario et le Rouge et Noir dans la Ligue canadienne de football, a annoncé au Droit la venue d’une équipe de la Canadian Premier League (CPL) vendredi soir.

Pour l’instant, son rôle a consisté à faciliter la venue d’une huitième franchise dans la CPL, mais Hunt devrait occuper plus de place dans la prochaine phase du soccer professionnel à Ottawa. Depuis des mois, il a travaillé avec des partenaires européens qui veulent implanter leur image de marque au Canada.

Selon des informations qui circulent déjà dans les médias d’Espagne, il s’agirait de l’Atletico de Madrid de La Liga d’Espagne.

Justice et faits divers

Des tarifs «insultants» pour la défense en Cour d’appel

Quel avocat sain d’esprit travaillerait pour l’équivalent de 2,86 $ de l’heure?

C’est la question que l’avocat de la défense Me Sébastien St-Laurent pose à la Cour d’appel, en dénonçant les tarifs d’aide juridique qui, dit-il, violent le droit de son client Bryan Demers-Thibeault, 34 ans, d’être représenté par l’avocat de son choix en procédures d’appel.

En mai 2017, Demers-Thibeault, a été acquitté d’un meurtre au premier degré. La Couronne affirmait qu’il avait tué Stéphane Cormier en 2011 à Drummondville. C’est Me St-Laurent qui a représenté Demers-Thibault durant les cinq semaines de procès devant jury, avec un tarif d’aide juridique d’environ 800 $ par jour.

La Couronne réclame un nouveau procès contre Demers-Thibeault, un homme qui a passé la majeure partie de sa vie adulte derrière les barreaux. Il purge d’ailleurs une peine de prison à perpétuité pour le meurtre de son co-chambreur Robert Lepage à Québec en 2014.

L’audition en Cour d’appel est prévue pour le 31 mars prochain.

Demers-Thibeault est toujours admissible à l’aide juridique. Mais les tarifs, en Cour d’appel, n’ont rien à voir avec ceux prévus au règlement gouvernemental pour les procès pour meurtre en première instance.

Au total, Me St-Laurent touchera 800 $ pour la rédaction d’un mémoire afin de répondre aux arguments du ministère public qui tiennent sur... 2317 pages.

L’avocat de défense, qui a fait une trentaine de procès devant jury en 20 ans de pratique, évalue qu’il aura besoin de 280 heures de travail pour faire le mémoire. D’où le taux horaire de 2,86 $. 

À la toute fin d’un dossier, un avocat peut réclamer une bonification du montant en raison de considérations spéciales. Il n’a toutefois aucune garantie de l’obtenir.

L’avocat est convaincu que les tarifs «dérisoires et insultants» violent l’article 7 de la Charte des droits et libertés du Canada qui protège l’autonomie et les droits juridiques personnels d’un individu contre les actions du gouvernement.»

«Le Gouvernement du Québec, avec l’aide du Barreau du Québec qui ratifie l’Entente depuis de très nombreuses années, a institutionnalisé le travail bâclé et négligé en ne payant pas les avocats acceptant des mandats d’aide juridique de façon décente, écrit Me St-Laurent dans sa requête en Cour d’appel. Les avocats acceptant l’aide juridique, comme tout travailleur, fournissent une prestation de services équivalant à la rémunération reçue : la qualité du travail effectué est le reflet des honoraires payés. Ce système permet certainement au Gouvernement du Québec d’économiser des sommes d’argent importantes, mais au détriment de la protection du public et des droits constitutionnels des accusés.»

L’avocat de la défense a donc refusé de prendre le mandat d’aide juridique pour Demers-Thibeault. En raison de la complexité du dossier et de la gravité de l’enjeu, il demande à la Cour d’appel de le désigner comme avocat dans la cause et d’ordonner à l’État de payer ses honoraires. L’avocat réclamera 400 $ par période de préparation et d’audition pour un maximum de 70 périodes.

Un permanent de l’aide juridique

La Commission des services juridiques est intervenue au dossier parce qu’elle a une autre solution; elle peut désigner un avocat permanent de l’aide juridique à Sherbrooke pour défendre Bryan Demers-Thibeault en Cour d’appel.

C’est ajouter l’injure à l’insulte, rétorque Me St-Laurent. La Commission des services juridiques, qui ne veut pas payer des tarifs décents à l’avocat choisi par le justiciable, imposera son propre avocat, résume-t-il. «Je vous soumets que ça touche l’intégrité du système judiciaire», plaide Me St-Laurent, dans une salle d’audience remplie d’avocats de la défense.

Assis au bout d’une grande table de réunion, dans une salle du pénitencier, Bryan Demers-Thibeault écoute le débat par le truchement de la visioconférence.

Les juges de la Cour d’appel ont pris la requête en délibéré.

Justice et faits divers

Guillaume Carle croise ses présumés agresseurs par hasard au palais de justice

Une pure coïncidence, vendredi, a réuni sur un même étage du palais de justice de Gatineau le grand chef autoproclamé de la Confédération des peuples autochtones du Canada (CPAC), Guillaume Carle, et les deux hommes qui sont accusés de lui avoir donné une sévère raclée il y a un an.

D’un côté, M. Carle s’adressait à une juge de la Cour supérieure dans le cadre d’une poursuite de 930 millions $ contre de nombreux médias et organismes, dont Le Droit.

De l’autre, deux hommes accusés de l’avoir sévèrement battu le 1er janvier 2019 étaient de passage dans une autre salle, devant un juge de la Cour du Québec.

Arts

Alain Choquette victime d’une crise cardiaque

Victime de «graves ennuis de santé», Alain Choquette est forcé de mettre en suspens sa tournée La mémoire du temps jusqu’en avril.

L’illusionniste de 57 ans a subi une crise cardiaque en soirée, mercredi. 

«Heureusement, sa vie est maintenant hors de danger, étant sous les bons soins du personnel du CHUM, mais il devra tout de même subir une importante chirurgie dans les prochains jours, a-t-on indiqué vendredi dans un communiqué de la compagnie Groupe Entourage. 

Cette opération l’obligera à être en convalescence et à arrêter toutes activités professionnelles pendant les deux prochains mois afin de bien se remettre sur pied.» 

Alain Choquette devait se produire au Capitole de Québec les 1er et 2 février. De nouvelles dates seront annoncées pour ces spectacles. Les détenteurs de billets seront avisés des changements et des procédures à suivre.

Justice et faits divers

Un Québécois accusé de menaces envers Justin Trudeau et la communauté musulmane

MONTRÉAL — La Gendarmerie royale du Canada (GRC) indique qu'un homme de Boucherville a été accusé en lien avec des menaces qui auraient été proférées en ligne contre le premier ministre Justin Trudeau et la communauté musulmane.

André Audet, âgé de 62 ans, a comparu au palais de justice de Longueuil le 9 janvier; il a été accusé d'incitation publique à la haine et d'avoir fomenté volontairement la haine. Selon les actes d'accusations déposées au palais de justice, les crimes se seraient produits entre le 1er janvier et le 22 octobre 2019 - le lendemain des dernières élections fédérales.

La porte-parole de la GRC Mélanie Cappiello-Stebenne indique dans un courriel que c'est l'Équipe intégrée de la sécurité nationale qui avait enquêté dans cette affaire. Elle rappelle que la police fédérale prend toutes les menaces au sérieux et que les commentaires violents ne sont pas tolérés.

«Les personnes qui rédigent de tels commentaires sont passibles de sanctions graves, écrit la caporale Cappiello-Stebenne. Bien que ceux qui fassent l'objet de l'enquête n'aient peut-être pas été en contact direct avec les personnes ou les groupes ciblés, leurs commentaires sont tout aussi inquiétants et pourraient conduire à des actes de violence.»

À Ottawa, le cabinet de Justin Trudeau a rappelé qu'il refuse de commenter «les questions relatives à la sécurité du premier ministre».

M. Audet doit revenir devant le tribunal le 24 mars.

musique

Eminem lance un album surprise intitulé «Music to Be Murdered By»

Le rappeur Eminem a lancé vendredi un album surprise, intitulé «Music to Be Murdered By».

La suite à l'album Kamikaze - aussi lancé sans préavis en 2018 - a été annoncée sur Twitter peu après minuit.

Le rappeur de Detroit a aussi lancé un nouveau vidéoclip pour l'une des 20 pièces de l'album, Darkness, qui montre une fusillade pendant un concert.

Les paroles et l'histoire du clip font allusion à la fusillade qui a fait 58 morts lors d'un festival de musique à Las Vegas, en 2017, devenant la fusillade la plus meurtrière de l'histoire moderne des États-Unis.

Un lien vers le clip sur le site d'Eminem encourage les gens à communiquer avec des organisations pour la prévention de la violence par arme à feu.

La pochette de l'album montre des coulées de sang et un Eminem barbu tenant une hache et un fusil près de ses tempes, un hommage à l'album du même nom d'Alfred Hitchcock, paru en 1958. Une autre version de la pochette le montre tenant une pelle.

Selon le site web de l'artiste, Music to Be Murdered By est son 11e album studio.

Parmi les nombreux collaborateurs, on note Ed Sheeran, Skylar Grey, Anderson .Paak et Juice WRLD, le rappeur de 21 ans décédé en décembre.

Affaires

Des agences de notation déjà préoccupées par les finances de Bombardier

MONTRÉAL — Deux des principales agences de notation nord-américaines n'ont pas tardé à manifester leurs inquiétudes à l'égard des finances de Bombardier, qui considère ses options pour réduire sa dette de plus de 9 milliards $ US, ce qui soulève des questions sur son avenir.

La société a vu sa note de crédit être abaissée à «CCC+» par Fitch Ratings, vendredi, quelques heures après que S&P Global Ratings eut décidé de faire passer ses perspectives de «stables» à «négatives». Moody’s avait lancé le bal jeudi soir en modifiant ses perspectives.

Une révision à la baisse de la note de crédit se traduit généralement par une hausse des coûts d’emprunt.

Parallèlement, au lendemain d’une dégringolade de 32 pour cent à la Bourse de Toronto, le titre du constructeur d’avions et de trains a continué à perdre des plumes en abandonnant 10 cents, ou environ 8,2 %, pour clôturer à 1,12 $.

Aux prises avec des difficultés persistantes dans sa division ferroviaire, Bombardier a également laissé planer le doute sur sa participation dans l’A220, moins de deux ans après avoir cédé le contrôle du programme autrefois appelé C Series à Airbus.

«Ces nouvelles créent de l’incertitude quant au niveau de rentabilité de Bombardier Transport et réduisent la flexibilité financière de l’entreprise», a souligné Fitch, dans son rapport.

La multinationale s’attend à consommer 1,2 milliard $ US en liquidités pour l’exercice 2019, alors que sa prévision datant du mois d’août dernier évoquait plutôt 500 millions $ US.

«Par conséquent, nous sommes moins convaincus que Bombardier soit en mesure de générer des flux de trésorerie positifs (qui servent à rembourser la dette) en 2020 et d’afficher une amélioration en 2021», a souligné S&P Global Ratings, qui n’a pas fermé la porte à une éventuelle décote de Bombardier, dont la note est «B-».

Dans la division ferroviaire, les problèmes persistants, notamment en lien avec des contrats au Royaume-Uni, avec les Chemins de fer fédéraux suisses et en raison de coûts accrus en Allemagne, forceront l’entreprise à comptabiliser une charge de 350 millions $ US.

«La (situation des) flux de trésorerie, le niveau d’endettement, les investissements supplémentaires pour l’A220 et l’examen d’options pour accélérer le désendettement se reflètent dans notre décision», a expliqué l’analyste principal et vice-président chez Moody’s, Jamie Koutsoukis.

Un coussin

Moody’s a néanmoins souligné que Bombardier avait accès à des liquidités de 2,6 milliards $ US en date du troisième trimestre et qu’elle devrait obtenir environ 1,1 milliard $ US grâce aux ventes du programme des jets régionaux CRJ et de ses usines de Belfast, en Irlande du Nord, ainsi que de Casablanca, au Maroc.

Puisque le rendement devrait être plus faible, Bombardier risque de dévaluer sa participation dans la Société en commandite Airbus Canada (SCAC).

L’État québécois, qui a injecté 1 milliard $ US dans l’ex-C Series en 2016 et qui détient actuellement une participation de 16,36 % dans le programme, devrait devoir faire de même avec son placement.

Puisque de nouveaux fonds sont nécessaires, Québec se retrouve également dans une situation délicate, alors qu’il faudra encore mettre de l’argent sur la table pour éviter une nouvelle dilution de sa participation.

Interrogé à ce sujet vendredi, Mathieu St-Amand, l’attachée de presse du ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a indiqué qu’il n’y avait toujours pas de commentaires à offrir.

Puisqu’il ne reste plus beaucoup d’actifs à vendre pour réduire sa lourde dette, des analystes financiers ont évoqué des scénarios où Bombardier pourrait tout simplement se départir de sa division des jets d’affaires ou de son secteur du matériel roulant.

«Actuellement, il n’y a pas de demande, et nous ne prévoyons pas en faire une», a indiqué par courriel une porte-parole de la société, Jessica McDonald, en réponse à une question visant à savoir si la compagnie avait cogné à la porte des gouvernements dans le cadre de ses démarches visant à assainir son bilan.

Dans un rapport envoyé à ses clients, Kevin Chiang, de CIBC Marchés des capitaux, se penche sur le scénario dans lequel Bombardier procéderait à une scission de la totalité de ses actifs.

Selon l’analyste, l’entreprise serait en mesure de générer, pour les actionnaires, une valeur par action oscillant entre 2 $ et 4 $, soit plus du triple que le cours actuel du titre.

«Nous ne considérons pas Bombardier (dans une position vulnérable ) en raison de ses liquidités actuelles qui peuvent lui fournir un coussin», a précisé M. Chiang dans son rapport.

Bombardier doit divulguer ses résultats du quatrième trimestre le 13 février.

Actualités

Thérèse Dion, mère de Céline, s’éteint à 92 ans

MONTRÉAL — Céline Dion a perdu sa maman.

Thérèse Dion, mieux connue sous le surnom affectueux de «Maman Dion», est décédée à l’âge de 92 ans.

Les Productions Feelings ont confirmé par communiqué que Thérèse Dion s’est éteinte «paisiblement chez elle», dans la nuit de jeudi à vendredi, entourée des siens.

«Maman, nous t’aimons tellement... Nous te dédions le spectacle de ce soir et je chanterai pour toi avec tout mon coeur», a écrit Céline Dion sur les réseaux sociaux, vendredi après-midi.

Actualités

Les chasseurs pourront ramener deux chevreuils

Les chasseurs du cerf de Virginie devront apprendre à pratiquer leur activité en suivant les modifications importantes apportées à la réglementation, notamment en Estrie.

Ces nouveautés sont présentées dans le nouveau plan de gestion 2020-2028 du cerf de Virginie élaboré par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec (MFFP).

Justice et faits divers

Mère tuée à Mascouche: le père de famille accusé de meurtre sans préméditation

Benoît Cardinal, âgé de 33 ans, a été accusé vendredi du meurtre non prémédité de sa conjointe, Jaël Cantin, retrouvée grièvement blessée vers 4h00 jeudi matin à son domicile de Mascouche.

Mme Cantin, mère de six enfants aussi âgée de 33 ans, est décédée après avoir été transportée à l’hôpital.

Cardinal demeure détenu et la Cour lui a interdit toute communication avec ses six enfants et avec trois autres témoins.

«Il pourrait faire une demande de remise en liberté, a expliqué la procureure de la Couronne au dossier, Me Valérie Michaud. Le fardeau lui revient; c’est à lui à faire la requête à la Cour supérieure, donc il faudra voir si ses avocats en feront une.»

La suite des procédures a été fixée au 26 février pour une communication additionnelle de preuve à la défense.

Benoît Cardinal a été appréhendé jeudi soir par la Sûreté du Québec et a été emmené au palais de justice de Joliette vendredi matin dans une voiture de police banalisée.

Il portait une veste kangourou avec un capuchon dans l’espoir de se soustraire de l’objectif des caméras qui l’attendaient à son arrivée au tribunal.

Les enfants interrogés

Benoît Cardinal se trouvait au domicile familial lorsque les policiers s’y sont présentés peu après 4h jeudi. Il était également blessé et a été transporté à l’hôpital en même temps que la victime, mais a reçu son congé rapidement.

Les six enfants du couple, âgés de 1 à 12 ans, se trouvaient aussi dans la maison au moment du drame. Certains d’entre eux ont été interrogés par les policiers avec l’aide de chiens d’accompagnement.

«On aura un souci de préserver le plus possible les enfants pendant les procédures, avec tous les pouvoirs qu’on aura et que la loi nous permet», a précisé Me Michaud.

Les enfants ont été confiés à des membres de la famille immédiate. Certains d’entre eux fréquentaient deux écoles du secteur. La commission scolaire des Affluents a dépêché des ressources additionnelles pour offrir un soutien psychologique tant aux camarades de classe qu’au personnel enseignant ou même aux parents d’autres élèves qui en exprimeraient le besoin.

Suspendu récemment

Parallèlement, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval a confirmé qu’il avait récemment suspendu Benoît Cardinal de son emploi au Centre de jeunesse de Laval après qu’on eut porté à son attention que ce dernier «aurait pu avoir des comportements inappropriés».

Vendredi dernier, Benoît Cardinal «a remis sa démission», selon le communiqué envoyé à La Presse canadienne par le CISSS, qui précise lui avoir «offert du soutien psychologique» à ce moment.

Actualités

Colisée de Trois-Rivières: le Canadien revient à la charge

Trois-Rivières — Nouveau rebondissement concernant les futurs occupants du nouveau Colisée de Trois-Rivières. L’organisation des Canadiens de Montréal a réitéré jeudi son intérêt à s’associer avec une équipe de la ECHL qui élirait domicile dans ce nouvel aréna.

Dans une lettre envoyée au maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, et aux membres du conseil municipal, John Sedgwick, le vice-président des opérations hockey et des affaires légales du Canadien de Montréal, affirme que l’intérêt envers ce projet est toujours présent.

Politique

Geneviève Guilbault a accouché de son deuxième enfant

La députée de Louis-Hébert, Geneviève Guilbault, n’a pas seulement célébré Noël et le Nouvel An durant la période des Fêtes. Elle a aussi donné naissance à son deuxième enfant le 4 janvier.

Dans une publication Facebook, elle a présenté son fils Christophe.

«Déjà 12 jours que notre petit Christophe nous garde bien éveillés... et surtout comblés. Merci à la chaleureuse équipe d’obstétrique de l’Hôpital Saint-François d’Assise pour l’excellent service. La famille est maintenant complète!», peut-on lire sur sa page Facebook.

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Justice et faits divers

La défense d'un homme accusé d'avoir agressé sexuellement sa nièce est refusée

Répéter au tribunal «c’est impossible», à des dizaines de reprises, n’est pas un gage d’acquittement. Un oncle accusé d’avoir agressé sexuellement sa nièce pendant des années l’a appris à ses dépens, mercredi, au palais de justice de Gatineau.

Le juge Gaston Paul Langevin, de la Cour du Québec, n’a pas cru un mot de la version de cet homme, dont on ne peut révéler l’identité afin de protéger celle de sa victime.

C’est en voulant faire le ménage dans sa vie que la femme a décidé de dénoncer cet homme, qui l’avait agressée sexuellement dans sa jeunesse.

L’avocat de la défense, Me Jean-Philippe Brochu, a tenté de soulever des contradictions et certains récits imprécis de la victime.

Le juge a finalement rappelé que la Cour suprême reconnaissait qu’une adulte témoignant d’agressions subies dans sa jeunesse pouvait mélanger certains lieux, ou certaines circonstances, puisque la mémoire d’une enfant et celle d’une adulte ne s’expriment pas de la même façon.

«La victime a témoigné avec aplomb et candeur», a commenté le juge Langevin au moment de déclarer l’oncle coupable de cinq chefs d’accusation.

La victime avait été confiée à son oncle et la conjointe de celui-ci, parce que ses parents ne pouvaient s’en occuper adéquatement.

La femme se souvenait bien de la façon dont l’oncle avait commencé par des attouchements «à des fins éducatives» lorsqu’elle avait 12 ans, pour finir avec des relations complètes. 

Elle a décrit des détails anatomiques de l’agresseur, uniquement perceptibles lorsqu’il est nu.

«Dans sa négation générale, assez laconique, l’accusé répète qu’il a été lui-même victime d’agression sexuelle lorsqu’il était jeune, résume le magistrat. Il dit : "Je n’aurais pas fait cela, car c’est trop blessant. Cela n’a pas eu lieu, c’est impossible."»

Le juge a par ailleurs déploré la négation des faits par la conjointe de l’accusé. 

«Elle va même jusqu’à dire que (la victime) n’habitait même pas chez eux. Elle veut tellement protéger l’accusé qu’elle dit des énormités. Elle répète aussi : "C’est impossible, c’est impossible, c’est impossible..." Les témoignages en défense sont complaisants, pas crédibles du tout.»

La victime a été décrite par le tribunal comme étant une personne vulnérable, ayant connu d’importants problèmes de consommation. La femme, visiblement émue dans la salle d’audience, est sobre depuis trois ans. «Elle veut reprendre sa vie en main et ravoir son enfant», a rappelé le magistrat.

La sentence sera rendue en mai.