Les transporteurs par autobus demandent 16 M$ à Ottawa

Affaires

Les transporteurs par autobus demandent 16 M$ à Ottawa

Stéphane Bouchard
Stéphane Bouchard
Le Quotidien
La Fédération des transporteurs par autobus (FTA) du Québec demande 16 millions de dollars à Ottawa pour se rendre au printemps. La fin du transport nolisé touristique en mars dernier a fait très mal aux transporteurs, qui ont dû essuyer des pertes allant de 80 à 100% de leurs revenus.

Alors que l’on parle de plus en plus de deuxième vague de COVID-19 au Québec et que les mesures sanitaires redeviennent plus sévères, l’industrie du transport par autobus a besoin d’argent pour passer à travers les six prochains mois, explique au Quotidien le président du conseil d’administration de la FTA et président du Groupe Autocar Jeannois, Stéphane Lefebvre.

L’école à distance… à distance

Éducation

L’école à distance… à distance

Simon Carmichael
Simon Carmichael
Initiative de journalisme local - Le Soleil
Lundi matin, Manuel se réveille vers huit heures. Il va marcher dans la Baie de Gaspé, et revient vers neuf heures, juste à temps pour suivre son cours de cinéma, en direct de l’UQAM. Comme de nombreux étudiants, il a décidé de suivre ses cours à distance… à distance.

Pendant l’été, le Montréalais a travaillé aux Îles-de-la-Madeleine. Après quelques semaines dans l’archipel, l’Université du Québec à Montréal (UQAM), où il fait un certificat en scénarisation, lui a annoncé que tous ses cours se feraient en ligne. «On s’en doutait, mais ça m’a quand même démotivé», avoue-t-il. Lui et sa collègue Élizabeth ont donc décidé d’aller rejoindre une amie, Sabine, qui était à Gaspé pour l’été et d’y rester pour les premiers mois de leur parcours universitaire. «Tant qu’à faire l’école en ligne à la maison, on a préféré le faire dans un endroit qui nous permet de s’évader un peu», raisonne Sabine, qui étudie en sciences de la nature au Cégep du Vieux-Montréal. 

Si certains décident de se délocaliser pour profiter du paysage ou pour découvrir un nouveau coin de pays, d’autres le font par nécessité. C’est le cas de Mariane, une étudiante de l’Université de Montréal qui étudie depuis le début de la session chez ses parents, en Beauce. «Je suis plus à risque pour la COVID-19 à cause de la faiblesse d’un de mes poumons, alors je préfère éviter le plus possible les zones chaudes et les villes», explique-t-elle. Si ses cours n’avaient pas été entièrement en ligne, elle aurait dû abandonner son programme. «C’est sûr que ça m’arrange [que les cours soient en ligne], mais c’est évident que c’est loin d’être idéal d’étudier à des centaines de kilomètres de mon campus», note l’étudiante. 

Démotivation et pas d’appartenance

Mariane est particulièrement déçue de ne pas pouvoir participer à la vie universitaire en raison de la distance. «J’avais très hâte d’arriver à l’université pour la vie étudiante qui englobe les cours. Même avec la pandémie, il y a moyen d’y participer, mais comme je suis en Beauce, je me sens vraiment exclue de toute la dynamique universitaire, ce n’est vraiment pas motivant», se désole-t-elle. Même son de cloche pour Sabine, qui quittera Gaspé au cours des prochains jours pour retourner à Montréal, dans l’espoir de voir sa ligue d’improvisation reprendre. 

La Fédération étudiante collégiale du Québec craint que ce manque d’implication et la difficulté de développer un sentiment d’appartenance aient un impact négatif sur la persévérance scolaire. «Les parcours d’études complètement à distance rendent la session d’automne difficile et démotivante», note sa présidente, Noémie Veilleux. 

Constat similaire pour la présidente de l’Union Étudiante du Québec, Jade Marcil. «Le parascolaire est très important dans la communauté et le sentiment d’appartenance. Ça permet de décrocher, de faire autre chose que des cours sur son ordinateur. En ce moment, on manque une grande partie du volet social de l’université», se désole-t-elle, sans pour autant désavouer les mesures sanitaires. «Malgré tout, je crois qu’il y a beaucoup d’indulgence de la communauté étudiante. On sait que ce n’est pas facile», conclut Mme Marcil.  

Un accusé impoli expulsé virtuellement de la salle de cour

Justice et faits divers

Un accusé impoli expulsé virtuellement de la salle de cour

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
À peine libéré de prison après avoir purgé une peine pour menaces de mort contre deux policiers, le Baieriverain Chantal Dallaire a été arrêté de nouveau la semaine dernière. Celui qui aurait encore une fois proféré des menaces de mort contre les agents a été expulsé virtuellement de la salle de cour, vendredi, en raison de son comportement agressif et impoli.

Chantal Dallaire a fait des siennes tout au long de l’été, au Palais de justice de Chicoutimi, insultant notamment ses avocats. Il avait finalement été libéré après avoir purgé une peine de prison de 45 jours, pour menaces de mort contre les policiers qui l’avaient interpellé alors qu’il buvait de l’alcool sur la voie publique, à La Baie.

Campagne Jamais sans mon casque: le vélo très populaire chez les jeunes, mais pas le casque

Actualités

Campagne Jamais sans mon casque: le vélo très populaire chez les jeunes, mais pas le casque

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
Le vélo a été parmi les grands préférés de l’été. Mais même si plus de jeunes l’ont adopté, le casque, lui, n’est toujours pas considéré comme un «service essentiel». Pour y remédier, l’organisme Avec Toute ma tête lance la campagne Jamais sans mon casque. «On veut faire bouger nos jeunes à tout prix, mais est-ce qu’on peut les faire bouger en sécurité?»

Un casque protecteur ajusté adéquatement permettrait de réduire les risques de traumatismes crâniens et cérébraux graves d'environ 85 %, mentionne le fondateur de l’organisme Avec Toute ma tête, Simon Poulin. Il le sait bien, son fils a lui-même été victime un accident de planche à neige il y a neuf ans. Même s’il a subi de graves blessures, son casque aura contribué à lui sauver la vie, raconte son père.  

Depuis, Simon Poulin a multiplié les initiatives pour sensibiliser la population, mais surtout les jeunes, au port du casque dans les sports. La campagne Jamais sans mon casque pour prévenir les traumas crâniens est lancée depuis jeudi. Une initiative d’autant plus pertinente, croit le directeur, alors que les déplacements à vélo sont de plus en plus populaires. 

«Il y a une tendance au vélo, on développe la mobilité durable et les environnements cyclables. Malheureusement, ils ne sont pas juste cyclables et c’est quand le partage des espaces arrive que surviennent les chutes et les accidents», exprime Simon Poulin.  

Avec Toute ma Tête existe depuis huit ans, mais son fondateur observe que les traumatismes crâniens représentent toujours une des causes de blessures graves et de décès chez les jeunes, notamment lors de sorties à vélo.  

«Les traumatismes crâniens sont des blessures invisibles, mais pourtant bien présentes. Souvent les jeunes ne savent simplement pas c’est quoi, il faut leur montrer que c’est important», résume M. Poulin.  

[GÉRER LA CRISE] Brio, boutique de management: faire face au changement

GÉRER LA CRISE

[GÉRER LA CRISE] Brio, boutique de management: faire face au changement

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
La pandémie de coronavirus a tout changé pour les entrepreneurs d’ici qui en ont souffert, mais qui ont aussi rebondi dans la tempête, faisant parfois jaillir de nouvelles façons de faire. À l’heure de la seconde vague, nous poursuivons les rencontres de cette série «Gérer la crise».

Entreprises : Brio, boutique de management

Type d’entreprise : firme spécialisée dans la transformation organisationnelle

Contact : Caroline Ménard, présidente

Q    Votre situation avant la crise

   Notre entreprise a été fondée en 2005 par Mme Sylvie Charbonneau. Elle compte aujourd’hui plus d’une soixantaine de conseillers et elle a aidé plus de 300 entreprises depuis sa fondation. Nous avions déjà des clients à Québec avant même d’y ouvrir un bureau plus tôt en septembre. Mais on avait le goût d’avoir une présence accrue. Et dans le contexte, on trouve que c’est un beau signal à lancer au marché que d’être là dans les moments difficiles. Notre bureau est dirigé par Mme Joanne Desjardins et il compte une dizaine d’employés

Q    Quels changements a apportés la pandémie?

R    Les gens cherchent un sens nouveau, de l’autonomie, plus de collaboration, plus d’agilité. C’est la culture à faire évoluer. Certains appellent ça «l’expérience employé». Mais ça met le gestionnaire sous pression. En plus on est dans une dynamique de travail à distance qui est quand même nouvelle. Sans compter tout le passage au numérique et le fait que certains se questionnent de plus en plus au sujet de comment alléger leurs structures, donc repenser les milieux de travail, l’organisation hiérarchique, etc.. C’est ce que j’appelle le questionnement des paradigmes.

Gérer des employés à distances fait référence à la confiance, à l’autonomie, à la mise en place de processus de gestion par résultats au lieu de gérer sur la présence et la tâche. Ce sont des modalités complètement différentes. Et si comme employeur, j’ai des besoins de tout contrôler, de tout surveiller, et que je n’ai rien prévu au niveau de la gestion à distance, je suis vraiment mal pris.

Q    Outre les enjeux économiques, quels sont les plus grands défis des gestionnaires?

R    C’est de garder la mobilisation et de bien gérer dans l’isolement. C’est bien le télétravail. Tout le monde, je pense, y a gagné en terme de liberté. Mais comment garde-t-on la mobilisation, que l’on cultive habituellement quand l’on est ensemble, et que l’on brise l’isolement?

Il y a aussi des défis pour les organisations qui n’étaient pas prêtes à faire le saut en télétravail. Oui, une fois que les gens ont été installés à la maison, les entreprises ont dit «nous y sommes arrivées». Mais elles doivent s’assurer qu’elles ont les bons mécanismes de gestion et qu’elles tirent le maximum de la situation.

Je pense qu’il y a une opportunité extraordinaire actuellement de faire évoluer la culture des organisations parce que justement on est sous pression. Les choses avancent vite. Après une accalmie, la tension reprend. Mais est-ce que l’on a appris de ces opportunités-là pour mettre en place des mécanismes d’apprentissage organisationnel? On a fait des choses extraordinaires dans les derniers mois. Il faut voir ce qui s’est passé et comment nous avons changé nos comportements pour que les choses fonctionnent encore mieux quand viendra le temps de se remettre en action rapidement.

Q    Les entreprises sont-elles plus prêtes pour une deuxième vague?

   Même si certaines avaient repris certaines rencontres en présentiel, la plupart des entreprises sont restées en télétravail. On est donc plus prêt parce que les dispositifs de travail à distance sont déjà en place. 

Ceci dit, est-ce que l’on est prêt à vivre encore de l’isolement en sachant que celui-ci pourrait durer quelques mois? Je pense qu’il y a déjà une certaine fatigue qui s’est accumulée dans les entreprises. Il va falloir être très vigilants. Prendre soin de ses gens dans les prochains mois parce que si la crise avait à durer, ça pourrait être risqué pour certaines personnes.

Pour aider les gens à briser leur isolement, je crois que les employeurs ou les employés doivent recréer ce que j’appelle des rencontres improbables comme les rencontres à la machine à café ou dans l’ascenseur. Même s’il y a un peu moins de spontanéité, il faut essayer de les recréer avec des lunchs virtuels, des pauses-café virtuelles le matin, etc. Et c’est étonnant ce que l’on peut faire avec les outils technologiques dont on dispose aujourd’hui. Il ne faut pas sous-évaluer tout ce qui peut se faire de façon très efficace et agréable en virtuel, si on est bien accompagné et bien équipé technologiquement,

Q    Sentez-vous que de plus en plus d’entreprises s’ouvrent à aller chercher de l’aide?

   Oui, vraiment. Je pense qu’il y a de l’ouverture. Il y en avait déjà dans les grandes entreprises, mais je sens qu’il y en a aussi dans l’entreprise manufacturière et dans les secteurs de la PME. J’espère que l’on va avoir un attrait. On parle beaucoup d’achat local. Je souhaite aussi que nos entreprises québécoises aient un intérêt pour l’achat de services locaux.

Q    Peut-on dire que quelque part, la crise a eu du bon?

R    C’est une crise dans précédent et une situation inquiétante. Mais je pense qu’elle a du bon pour toutes les entreprises. Il y a une opportunité d’apprentissage, de changer des façons de faire qui étaient nécessaires. Je pense qu’il faut saisir cette opportunité-là et c’est ce à quoi on s’affaire avec nos clients en les aidant avec beaucoup de bienveillance à tirer tout ce qui peut y avoir comme apprentissages afin de pouvoir gagner des points et de rester en tête de peloton.

Une prestataire de l’aide sociale poursuivie par l’État à cause de son bénévolat

Justice et faits divers

Une prestataire de l’aide sociale poursuivie par l’État à cause de son bénévolat

Isabelle Mathieu
Isabelle Mathieu
Le Soleil
Michelle* n’aura pas à rembourser de l’aide sociale parce qu’elle a touché une compensation financière en faisant du bénévolat pour le Centre jeunesse. Au terme d’une saga judiciaire longue de sept ans, la Cour d’appel rejette la requête du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

En 2007, la femme du Lac-Saint-Jean, bénéficiaire de l’aide sociale en raison de sévères contraintes à l’emploi, avait offert son aide comme bénévole dans un Centre jeunesse de la région. 

Michelle visitait des jeunes mères monoparentales pour leur offrir conseils et support moral.

Tel que prévu dans un de ses programmes, le Centre jeunesse lui a donné une compensation financière de 10 $ de l’heure pour un maximum de six heures par semaine de même qu’une indemnité de 0,29$ le kilomètre pour le kilométrage effectué et l’achat de repas.

Pendant quatre ans, Michelle fait donc ses visites, souvent pendant plus de six heures par semaine, mais sans obtenir de compensation plus élevée que le 60$ hebdomadaire.

Le Centre jeunesse précise à Michelle que les montants reçus pour cette action bénévole «ne sont pas considérés comme un revenu, mais plus comme une compensation financière» et que ces gains n’ont pas à être déclarés, peut-on lire dans la décision de la Cour d’appel. Le Centre jeunesse ne fournit du reste aucun relevé pour fins fiscales.

Michelle ne signale pas cette compensation financière au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale

En octobre 2013, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale transmet à la demanderesse un avis de réclamation d’environ 12 000 $ pour la période du 1er janvier 2007 au 31 août 2012, en raison de revenus de travail excédentaires.

Michelle a contesté cette réclamation. Un tribunal administratif a rendu une première décision en sa faveur, estimant que le montant accordé par le Centre jeunesse l’avait été à la suite d’une «erreur administrative» que la bénévole ne pouvait pas raisonnablement constater.

Le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale est allé en appel de la décision et un deuxième juge du tribunal administratif a infirmé la décision et ordonné à Michelle de rembourser.

En 2018, le débat s’est transporté devant la Cour supérieure. Après analyse, la juge Sandra Bouchard a rétabli la première décision du tribunal administratif.

Le ministère de l’Emploi et de la solidarité sociale a finalement saisi la Cour d’appel du dossier de la bénévole. Les trois juges du plus haut tribunal du Québec viennent de conclure, sept ans après le début du litige, qu’il n’y avait pas de vice de fond dans la décision qui annulait la réclamation ni dans celle de la Cour supérieure.

* prénom fictif

Un cas de maltraitance animale sème l'émoi [VIDÉO]

Actualités

Un cas de maltraitance animale sème l'émoi [VIDÉO]

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
YAMACHICHE – Un cas de maltraitance animale ébranle les réseaux sociaux. Micra, un Alaskan Pointer de cinq mois, a été hébergé pour quelques jours dans un endroit de gardiennage pour animaux de Yamachiche. Quand l'animal est revenu de sa période de gardiennage, les propriétaires le trouvaient épuisé, mais se sont dit que Micra devait être exténuée d'avoir beaucoup joué. Or, il en était tout autrement.

C'est un ex-employé du commerce qui a envoyé la vidéo en question à la famille de Francis Vallières, le propriétaire du chien. 

«On a fait garder Micra du 11 au 13 septembre et ensuite du 15 au 18. On se disait que comme c'était un jeune chien, elle avait besoin de dépenser plus d'énergie. Sauf que quand elle revenait de là-bas, elle avait l'air vraiment fatiguée. Ce n'était pas son genre de se coucher sur le divan et de regarder dehors toute la journée, mais c'est ce qu'elle faisait», soutient M. Vallières.

Compensation pour les producteurs laitiers : « Nous n’avons encore rien obtenu»

Actualités

Compensation pour les producteurs laitiers : « Nous n’avons encore rien obtenu»

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
Les producteurs laitiers du Québec ont perdu 8 % de leur marché dans trois ententes internationales et n’ont jusqu’à maintenant obtenu qu’un seul versement monétaire en guise de compensation.

Le Chicoutimien Daniel Gobeil, de la Ferme du Fjord, arrive à la tête de la toute puissante Fédération des producteurs de lait du Québec (FPLQ) au moment où les discussions vont se corser avec le gouvernement canadien, qui a autorisé ces nouvelles ententes. Elles ont été conclues à tour de rôle par les gouvernements conservateur et libéral.

Une « collection » en sa possession, mais pas de distribution, prétend l’accusé

Justice et faits divers

Une « collection » en sa possession, mais pas de distribution, prétend l’accusé

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
Roger Desmeules admet avoir eu en sa possession une « collection » de vidéos de pornographie juvénile, au même titre qu’il collectionne la monnaie ou les timbres, mais il nie toujours les avoir partagés à autrui.

C’est le juge de la Cour du Québec, Jean Hudon, qui aura à décider si l’accusé est coupable ou non de distribution de pornographie juvénile.

Comment sont déterminés les rabais en épicerie?

Affaires

Comment sont déterminés les rabais en épicerie?

Paul-Robert Raymond
Paul-Robert Raymond
Le Soleil
La semaine dernière, le bœuf haché extra-maigre était offert à 3,88 $ la livre chez Super C, alors que le même produit coûtait 6,99 $ pour la même quantité chez IGA. Et la semaine suivante, les prix reviendront à la normale chez ces deux détaillants et un autre offrira la livre de bœuf haché extra-maigre à prix réduit. Comment sont-ils déterminés, ces rabais?

La réponse est loin d’être simple, selon Sylvain Charlebois, économiste et professeur titulaire à la Faculté en management et en agriculture de l’Université Dalhousie, à Halifax, interrogé par Le Soleil. Surtout avec plus de 39 000 produits vendus en moyenne dans les épiceries.

«C’est une dynamique assez imposante qui dépend des détaillants et du temps de l’année. Il y a beaucoup de négociation entre les distributeurs et les détaillants», dit-il.

Il confirme que la meilleure stratégie pour les consommateurs est d’être à l’affût des rabais que les chaînes d’alimentation consentent à leurs clients. Et de ne pas se gêner de ne pas aller toujours à la même chaîne d’alimentation pour faire son épicerie.

Par ailleurs, plusieurs chaînes d’alimentation ont une politique de prix par laquelle elles s’engagent à égaler les prix de leurs concurrents. Par contre, certains détaillants veulent s’en défaire, comme Walmart qui mettra fin à cette pratique le 15 octobre.

«C’est là où arrive la stratégie des circulaires. Et surtout au Québec, on maîtrise assez bien cet art-là! Si, par exemple, un détaillant veut vendre des côtelettes de porc à tant de la livre, il va les mettre dans le coin en haut en première page de la circulaire. Et dans les grandes chaînes d’alimentation, on est en mesure de mesurer la demande, de savoir combien de livres ou de kilos on va être en mesure de vendre», ajoute-t-il.

Participation à une violente agression armée: 18 mois de prison pour une jeune mère de famille

Justice et faits divers

Participation à une violente agression armée: 18 mois de prison pour une jeune mère de famille

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Roxanne Muise a été condamnée à une peine de 18 mois de prison ferme pour sa participation dans cette violente histoire d’agression armée, d’enlèvement, de séquestration et d’agression sexuelle survenue le 9 juin 2018 à Trois-Rivières.

La juge Guylaine Tremblay n’a pas caché qu’il s’agissait d’une peine difficile à imposer compte tenu du jeune âge de l’accusée et des impacts que la détention aura sur sa famille et tout particulièrement ses enfants. D’un autre côté, elle ne peut écarter le critère de dénonciation face au crime qui a été commis. Elle a jonglé au départ avec la possibilité de lui imposer une peine de deux ans de pénitencier mais le profil de Roxanne Muise, tel que démontré par le rapport présentenciel, demeure positif. Elle a donc opté pour 18 mois dans une prison provinciale en tenant compte des circonstances dans lesquelles elle devra purger sa peine avec la pandémie. Toujours selon le tribunal, aucune probation ne sera nécessaire au niveau de sa réhabilitation.

Enquête sur les éclosions de COVID-19 dans les CHSLD: plusieurs lacunes constatées

Actualités

Enquête sur les éclosions de COVID-19 dans les CHSLD: plusieurs lacunes constatées

Matthieu Max-Gessler
Matthieu Max-Gessler
Le Nouvelliste
Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Problèmes de communication, mobilité du personnel et formation insuffisante sur la prévention et le contrôle des infections: voici ce qui ressort de l’enquête menée par le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec sur les éclosions survenues dans trois CHSLD de la région et rendue publique vendredi.

Les auteurs du rapport d’enquête notent entre autres que le processus décisionnel et la reddition de comptes des comités de coordination de la pandémie n’étaient pas assez clairs, ce qui a eu pour conséquence que la haute direction et les autres instances du CIUSSS «n’avaient pas toutes les informations provenant de ces comités». Le rapport parle même d’un «bris de communication dans la ligne hiérarchique de la mission CHSLD».

54 mois de prison pour un conjoint violent, jaloux et possessif

Justice et faits divers

54 mois de prison pour un conjoint violent, jaloux et possessif

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Sherbrooke — Coupable d’avoir déchargé une arme à impulsion électrique à l’endroit de son ex-conjointe, Éric Laroche-Laflamme passera encore un peu plus de deux ans derrière les barreaux.

L’individu de 32 ans, qui a été reconnu coupable en octobre 2019 d’une troublante trame de violence conjugale qui a perduré sur plusieurs mois, a été condamné, vendredi, à une peine globale de 54 mois par la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec.

« Il minimise son implication. Il ne fait preuve d’aucune introspection, souligne la juge Fabi.

Quatre évènements de violence conjugale ont été commis entre la rupture du couple en août 2018 et les gestes de février 2019 où Laroche-Laflamme a été arrêté.

Même derrière les barreaux, Éric Laroche-Laflamme a tenté de maintenir son emprise en envoyant une lettre à la victime pour lui demander de ne pas témoigner contre lui.

La juge a signalé que des sentiments de peur et de crainte habitaient encore la victime et qu’elle subissait encore des séquelles tant physiques que psychologiques. 

« Il y a nécessité de privilégier la dénonciation, la dissuasion et l’exemplarité, a mentionné la juge Fabi.

La durée des gestes, le nombre de gestes, l’entrave à la justice de l’accusé en détention en demandant à la victime de ne pas témoigner contre lui, les gestes répétitifs, les séquelles sur la victime, le degré de responsabilité entière de l’accusé, le contexte de violence conjugale ainsi que les antécédents judiciaires ont entre autres été retenus comme facteurs aggravants dans l’imposition de la peine à Éric Laroche-Laflamme.

« C’est une peine exemplaire qui est bien étoffée en droit. La juge a insisté sur le fait que la violence conjugale est inacceptable. Les victimes ne doivent pas hésiter à dénoncer et elles seront soutenues lors du processus judiciaire, a mentionné la procureure aux poursuites criminelles, Me Isabelle Dorion.

La victime fréquentait Éric Laroche-Laflamme depuis environ deux ans lorsqu’ils se sont séparés en août 2018. Jaloux et possessif, l’accusé voulait maintenir son emprise sur elle. Les manifestations de violence ont culminé le 4 février 2019.

Laroche-Laflamme s’est présenté sur la rue d’Alençon où il a trouvé son ex-conjointe dans un véhicule avec deux autres femmes. L’accusé a fracassé la vitre arrière du véhicule dans lequel elle prenait place pour l’agresser.

La juge avait retenu qu’une dizaine de décharges de l’arme à impulsion électrique ont été faites sur la victime.

Concernant des gestes de menace en août 2019 après la rupture, Éric Laroche-Laflamme avait laissé un message sans équivoque à son ex-conjointe.

« Je te jure que je vais te tuer. Je vais t’arracher la tête. Je te jure, je vais t’ouvrir le crâne, a asséné Laroche-Laflamme dans la boîte vocale de la victime.

En janvier 2019, Laroche-Laflamme s’est rendu au logement de la victime au centre-ville de Sherbrooke pour y commettre du méfait.

Lors du procès, Laroche-Laflamme a concédé avoir fait des menaces le 25 août 2018.

Éric Laroche-Laflamme avait aussi été coupable de s’être introduit par effraction dans le logement de la victime lors de cette même journée.

La preuve a démontré que l’accusé est un individu impulsif, colérique, possessif et jaloux.

C’est Me Christian Raymond qui défendait l’accusé dans cette affaire.

Deux pilotes de Bagotville ont intercepté un avion russe

Actualités

Deux pilotes de Bagotville ont intercepté un avion russe

Normand Boivin
Normand Boivin
Le Quotidien
Deux pilotes de Bagotville ont intercepté, mercredi après-midi, un avion de chasse russe près de l’espace aérien roumain.

Les membres de l’Escadron 433, actuellement déployé en Europe de l’Est dans le cadre de l’Opération Réassurance dirigée par l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), ont mené à terme leur mission sans incident.

L’avion russe, un Sukoi 27 Flanker, survolait la mer Noire près de l’espace aérien de la Roumanie.

«Les CF-18 ont été envoyés d’urgence dans les airs par le Centre multinational d’opérations aérospatiales – Sud de l’OTAN, situé à Torrejon, en Espagne, après la détection de l’appareil russe par le centre de détection et de contrôle de l’Aviation roumaine. Les pilotes de chasse canadiens ont surveillé attentivement l’aéronef russe jusqu’à ce qu’il quitte la région d’information de vol roumaine», écrit le ministère de la Défense nationale, dans un communiqué de presse émis vendredi.

Le Su-27 est l’un des avions de chasse russes les plus modernes. Sa silhouette fait penser au F-15 américain.

Cette interception était la première pour la Force opérationnelle aérienne, qui a amorcé sa mission plus tôt ce mois-ci après s’être soumise aux tests de certification de l’OTAN.

On se souviendra que ce sont six CF-18 et sept pilotes de l’Escadron 433 de Bagotville qui ont pris le relais de la force aérienne roumaine pour assurer la surveillance de cet espace aérien «chaud» bordant les frontières de l’Ukraine, laquelle a des relations tendues avec l’ancien grand frère russe.

Un don éclair de près de 500 lb de tomates... via Facebook

Actualités

Un don éclair de près de 500 lb de tomates... via Facebook

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
Initiative de journalisme local - La Tribune
Sherbrooke — Le gel imminent de la culture de Jean-Philippe Zukowski et Karine D’amours n’était pas un prétexte pour qu’ils laissent des centaines de tomates se gaspiller. Les propriétaires des Jardins d’Émalia, à Cookshire-Eaton, ont plutôt lancé un appel à tous, la semaine dernière, pour voir s’ils trouveraient des gens intéressés à venir les cueillir gratuitement. Qu’à cela ne tienne, c’est près de 500 lb de tomates dont ils ont finalement fait don à la communauté. 

Après avoir publié un message sur Facebook expliquant que ses tomates en champ ne survivraient pas au gel du week-end, mercredi soir dernier, M. Zukowski a reçu de nombreux messages. « Les tomates étaient soit vertes, soit partiellement mûres. Nous n’avions pas de marché pour ça. Nous avons préféré les donner à ceux qui voudraient venir les cueillir, parce que nous n’avions pas le temps ni les ressources pour le faire nous-mêmes », explique celui qui, tout comme sa conjointe, concilie une production maraîchère, un emploi à temps plein et l’éducation de deux jeunes enfants. 

« Je pensais ouvrir mon champ jeudi et vendredi avant-midi, et finalement, jeudi avant-midi, tout avait été ramassé, raconte l’agriculteur. Ça s’est vraiment bien passé. Ça a été une bonne chose, parce que dans la nuit suivante, il y a eu un gel qui n’avait pas été annoncé. » 

Au moins cinq citoyens sont passés pour faire mûrir les tomates chez eux ou les transformer, tandis qu’environ 250 lb ont été remises à Moisson Cookshire, grâce à une équipe venue ramasser pour l’organisme et assistée par M. Zukoswki. Celles-ci seront redistribuées à des familles en situation d’insécurité alimentaire. 

Bobby Ryan racheté par les Sénateurs

Sénateurs

Bobby Ryan racheté par les Sénateurs

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Les Sénateurs d’Ottawa ont décidé de racheter le gros contrat de Bobby Ryan.

Récipiendaire du trophée Bill-Masterton au cours de la dernière saison après avoir effectué un spectaculaire retour d’une pause pour composer avec son alcoolisme, l’attaquant de 33 ans avait encore deux saisons à un pacte qui devait lui rapporter 15 M $ (7,5 M $/an).

Il a été soumis au ballottage vendredi et en présumant qu’aucun club ne réclamera ses services, les Sénateurs lui verseront un peu plus de 10 M $ répartis au cours des quatre prochaines saisons sous le plafond salarial (3,8 M $ les deux premières années, 1,8 M $ les deux suivantes). À l’origine, le pacte qu’il avait signé en octobre 2014 devait lui rapporter 50,75 M $ en sept ans.

Acquis des Ducks d’Anaheim à l’été 2013 contre Jakob Silfberberg et deux espoirs, Ryan n’aura jamais produit autant qu’en Californie avec Ottawa. Auteur de quatre saisons de 30 buts à son arrivée dans la LNH, sa meilleure saison à Ottawa en terme de points aura été 2015-2016, quand il avait disputé 81 parties et récolté 22 buts et 56 points. De multiples blessures aux mains ont réduit son efficacité, et la saison dernière, il a été limité à 5 buts et 8 points en 24 parties. Il avait réussi un tour du chapeau à son retour à Ottawa le 27 février dernier lors d’un match contre Vancouver, après avoir quitté l’équipe à la mi-novembre pour suivre une thérapie.

En sept saisons à Ottawa, il a totalisé 107 buts et 266 points en 455 matches.

Des accents dans les noms sur les permis de conduire et les cartes-photos de l’Ontario

Francophonie

Des accents dans les noms sur les permis de conduire et les cartes-photos de l’Ontario

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
Qu’ont en commun les Françoise, les Étienne et les Geneviève de l’Ontario? Leurs accents et leurs cédilles pourront enfin être ajoutés à leur permis de conduire et à leur carte-photo.

À l’occasion de la Journée des Franco-Ontariens vendredi, la ministre des Affaires francophones Caroline Mulroney a annoncé que son gouvernement fera l’ajout des accents français dès le 28 septembre sur les permis de conduire et les cartes-photos. 

Le gouvernement libéral précédent avait assuré vouloir moderniser le système informatique de Service Ontario pour y inclure les accents et les cédilles, sans jamais accomplir cette promesse. 

 «La communauté francophone de l’Ontario verra désormais son identité se refléter dans ces produits grâce à l’utilisation d’une orthographe et de caractères français appropriés, a déclaré la ministre Mulroney. Cela démontre l’engagement continu de notre gouvernement à soutenir la francophonie ontarienne. »

Néanmoins, les Franco-Ontariens dont le nom comporte des accents devront attendre un peu plus longtemps avant de les voir sur leur carte Santé.

En novembre 2019, le ministère des Services gouvernementaux et des Services aux consommateurs avait affirmé que l’inclusion d’accents français pour les cartes Santé sera évaluée dans le prochain processus d’approvisionnement de ces cartes, en février 2022.

Plongeon de haut vol: le site de Tableau passe le test haut la main

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Plongeon de haut vol: le site de Tableau passe le test haut la main

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Pierre Lavoie et son équipe ont retenu leur souffle plus d’une fois, mardi matin, pendant que la Saguenéenne d’origine, Lysanne Richard, réalisait un vieux rêve de plonger dans le fjord du Saguenay du haut d’un vertigineux promontoire. Des frissons, ils en ont eus et ce n’était pas juste parce qu’il faisait froid!

«C’est là que tu vois (que le plongeon haute voltige) est un sport extrême. Ouf !», s’est exclamé à quelques reprises Pierre Lavoie à l’autre bout du fil, au retour des essais effectués par Lysanne Richard et Michaël Foisy pour déterminer si le site de Tableau, situé près de Sainte-Rose-du-Nord, pourrait accueillir des compétitions nationales, voire internationales de plongeon haute voltige.

Moisson Québec aura sa nouvelle maison de 8 M$

Actualités

Moisson Québec aura sa nouvelle maison de 8 M$

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
Ça aura été un peu plus long, un peu plus compliqué, que souhaité. Mais Moisson Québec emménagera finalement, d’ici la fin novembre, dans une nouvelle maison. Un projet d’envergure pour l’organisme de charité : 8 millions $.

Pour mettre en perspective : Moisson Québec a déclaré des revenus d’environ 2,2 à 2,3 millions $ au cours des deux dernières années, selon les rapports d’activités. Des revenus qui proviennent en majorité de dons.

«C’est un gros projet», convient Élaine Côté, directrice générale, au cours d’un entretien téléphonique. «Ça donne le vertige en période de COVID.»

Un mois habituel, Moisson Québec aide autour de 35 000 personnes en leur offrant des aliments. «Au printemps, avec la COVID-19, on a monté à 70 000 personnes !»

Et pendant cette déferlante, il a fallu gérer les travaux de rénovation d’envergure de la nouvelle maison sise au 2909, avenue Kepler dans le parc industriel Colbert. 

«On a acheté ça en novembre dernier», note Mme Côté. Moisson Québec évaluait alors qu’il lui faudrait un an pour tout retaper et y déménager ses activités actuellement dispersées dans trois entrepôts loués. Mais le coronavirus a ralenti les ardeurs du secteur de la construction : «Il y a eu quelques délais.» Les ouvriers sont arrivés en juin.

Sauf que les baux de location n’ont pas été renouvelés… ««Il FAUT qu’on soit là en novembre 2020.»

Les mois à venir s’annoncent donc chargés pour la troupe d’Élaine Côté. «Cet automne, on parle de 3 déménagements en période de COVID avec la finalisation de la campagne de financement.»

Quelle campagne de financement ? Celle pour payer le 8 millions $.

Vous n’en aviez peut-être pas entendu parler. C’est normal. Car Moisson Québec ne voulait pas user des dons des citoyens pour éponger les factures de béton et d’acier. Il s’est donc tourné vers le milieu des affaires et les institutions. L’objectif de 4 à 5 millions $ n’est toutefois pas atteint. «On poursuit.»

Le reste du budget viendra d’un prêt hypothécaire. Prêt qui sera grandement diminué par la contribution de l’ancien propriétaire des lieux. Yvon Maheux, président des immeubles Y. Maheux, a vendu sa bâtisse au prix du marché; mais il a ensuite fait un don de 1,5 million $ à Moisson Québec. Un jeu comptable et fiscal qui aura permis à Moisson Québec de réaliser son projet, autrement trop dispendieux.

«Pas les moyens»

Car l’équipe d’Élaine Côté avait cherché ailleurs, sans succès. «Ça fait quelques années que c’est dans nos cartons. Ça fait depuis 2017 qu’on cherche à relocaliser notre entrepôt.» Acquérir un terrain ou un bâtiment au plein prix n’était cependant pas à sa portée, fait-elle valoir. «On a vite mis ça de côté parce qu’on n’avait pas les moyens.»

Pour tout l’est

Le débours demeure considérable, mais il y aura des gains importants, insiste Mme Côté. D’abord avec la centralisation des activités dans un seul lieu. Aussi parce qu’il y aura plus de place pour entreposer des denrées.

Les équipements seront en outre mieux adaptés au tri et à la conservation des dons des épiceries, plus variés mais plus fragiles que les dons d’aliments non périssables des grossistes.

Il y a plus, se félicite Élaine Côté. Maintenant à son aise, Moisson Québec pourra également aider les organismes de soutien alimentaire de l’est du Québec également. Ceux-ci ne pouvaient pas toujours recevoir leur part quand de grands dons étaient reçus à Montréal, par exemple. À l’avenir, cette part arrivera à l’entrepôt de la capitale dans les camions de Moisson Québec avant de repartir. Cela pour diminuer les coûts de transport pour les groupes de l’est.

Moisson-Québec ne distribue pas les aliments directement à la population. Elle les offre à des groupes communautaires qui aident leur clientèle. Son territoire : la région de Québec jusqu’à Stoneham, Portneuf, la Côte-de-Beaupré. Aussi la région de Lévis.

Au fait, malgré le branle-bas du chantier immobilier des prochaines semaines, Moisson Québec poursuivra sa mission première, tient à souligner Élaine Côté. «Je veux juste rassurer la population et tout notre réseau : cet automne on continue nos activités. On sait que les besoins seront importants.»

40 élus veulent la fin de la culture des huis clos dans les municipalités

Actualités

40 élus veulent la fin de la culture des huis clos dans les municipalités

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Une quarantaine d’élus du Québec, menés par la conseillère sherbrookoise Évelyne Beaudin et la conseillère rimouskoise Virginie Proulx, demandent plus de transparence des conseils municipaux de la province. Ils souhaitent que la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, force le respect d’une recommandation du rapport de la Commission Charbonneau pour encadrer les réunions qui se déroulent à huis clos.

Les élus en question ont déposé une lettre au ministère des Affaires municipales, jeudi à Québec, demandant que les débats qui sont effectués à huis clos soient des exceptions et que ces exceptions soient encadrées dans une loi avant les élections municipales de 2021.

« Dans les ateliers de travail à huis clos, on discute de plusieurs sujets qui intéressent de près les citoyens, dont certains n’ont aucune raison d’être traités de manière confidentielle. Il peut s’agir pour certains élus d’éviter de dévoiler publiquement leur position. On transforme alors les séances publiques des conseils municipaux en mises en scène et on esquive le vrai débat public. À notre avis, les municipalités doivent tenir leurs délibérations publiquement. La façon de faire devrait être la même dans chacune des villes du Québec », martèle Virginie Proulx, elle-même exclue de certaines délibérations à Rimouski. 

Elle souligne particulièrement la recommandation 51 du rapport de la Commission Charbonneau, soit « d’adopter des dispositions limitant les exceptions au caractère public des délibérations des élus municipaux du Québec, en s’inspirant des articles 239 et 239.1 de la Loi de 2001 sur les municipalités de l’Ontario. »

Selon Évelyne Beaudin, ces articles énumèrent seulement neuf exceptions de sujets qui peuvent être traités de manière confidentielle et le recours à ces exceptions doit être justifié publiquement. 

Exclusion et intimidation

« La Commission Charbonneau demandait au gouvernement de mettre fin à cette culture dans les municipalités de tenir trop de discussions à huis clos. On favoriserait ainsi un environnement plus sain pour les élus, ce qui pourrait prévenir les comportements répréhensibles, comme l’exclusion et l’intimidation. À Terrebonne, Marc-André Michaud a été expulsé d’une séance du budget qui se tenait à huis clos. J’ai moi-même été menacée d’expulsion parce que le maire de Sherbrooke était mécontent de commentaires exprimés à son égard dans les médias. Comment des élus peuvent-ils retirer à d’autres élus leur droit et leur devoir de représenter la population? Nous avons de bonnes raisons de croire que plusieurs élus qui sont victimes d’intimidation gardent le silence par peur de représailles », explique Mme Beaudin.

La conseillère sherbrookoise cite aussi un mémoire déposé par la Fédération professionnelle des journalistes de Québec lors de la Commission Charbonneau. « On y lit que la FPJQ plaide en faveur de la modification de la Loi sur les cités et villes pour accroître la transparence. La tenue de séances à huis clos a vidé de leur sens les séances tenues en public. »

Dépôt de résolutions

Les deux porte-parole du regroupement d’élus souhaitent des changements législatifs « pour redonner aux Québécois une confiance en leurs élus. » 

Les signataires de la lettre proviennent de plusieurs municipalités dont Chambly, Laval, Chandler, Terrebonne et Trois-Rivières. À Trois-Rivières, deux résolutions plaidant pour une plus grande transparence ont fait l’objet de débats à huis clos à la mi-septembre avant d’être défaites en séance du conseil municipal.

Évelyne Beaudin explique d’ailleurs que chaque signataire du document tentera de faire adopter une résolution à son conseil municipal pour le respect de la recommandation 51 du rapport de la Commission Charbonneau. 

« Certains conseils l’adopteront, d’autres refuseront de l’inclure à leur ordre du jour », prévient-elle en invitant les citoyens à être attentifs à ces débats. 

À Sherbrooke, Mme Beaudin est la seule à participer à la démarche auprès de la ministre des Affaires municipales. « Je n’ai pas fait d’approches avec les autres élus de Sherbrooke. Je voulais éviter que nos démarches soient contrecarrées. Souvent, ce sont les maires et mairesses qui empêchent d’aller vers une plus grande transparence. »

Elle explique aussi avoir choisi de déposer une lettre plutôt que de demander à rencontrer la ministre pour une raison précise. « Dans le passé, avec les cabinets d’opposition, on avait demandé des rencontres avec la ministre, mais ça n’avait jamais abouti. » 

Évelyne Beaudin croit que la Ville de Sherbrooke pourrait discuter du sujet lors d’une séance du conseil municipal cet automne. « Nous demanderons que le point soit inscrit à l’ordre du jour. Je souhaite que le débat se fasse publiquement. Le conseil parle par résolutions en séances publiques alors il appartiendra aux élus de décider s’ils veulent exprimer leur position en public. Il existe certains sujets qui nécessitent des discussions privées, mais il faut que ce soit l’exception alors que dans la plupart des municipalités du Québec, ça devient la règle. »

Au cabinet du maire Steve Lussier, notre demande d’entrevue a été acheminée vers la présidente du conseil, Nicole Bergeron.

« Mme Beaudin pourra déposer une résolution si elle a un appuyeur et nous pourrons en disposer », explique Mme Bergeron. « Je vais en discuter avec elle. On va laisser la démocratie s’exprimer. »

Selon la présidente du conseil municipal, le sujet a déjà fait l’objet de pourparlers à huis clos et, pour cette raison, elle ne peut divulguer la nature des débats. « Je comprends qu’elle aimerait que ça se fasse publiquement. Elle peut l’amener et nous en disposerons. La balle sera dans son camp. »

La FPJQ prend acte des demandes des élus

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec, citée par Évelyne Beaudin, prend acte de la sortie publique de ces élus municipaux. « Nous rappelons qu’il y a du travail à faire en matière de transparence dans les municipalités du Québec », résume Marie-Ève Martel, administratrice représentant les régions au sein de la FPJQ. 

« Les huis clos peuvent servir des éléments de nature sensible, mais il ne faut pas que ce soit une manière de cacher des délibérations aux citoyens. Beaucoup de municipalités prennent les décisions à huis clos non pas par mauvaise volonté, mais pour accélérer le processus. Mais ça signifie que les délibérations ne sont pas connues et ne permettent pas aux citoyens de bien comprendre les dossiers. »

Mme Martel, qui rappelle que certaines villes interdisent aux citoyens d’enregistrer les séances du conseil municipal, mentionne que les règles de la transparence varient d’une municipalité à l’autre. « La plupart du temps, les Villes qui empêchent les journalistes de faire leur travail disent qu’elles veulent protéger les citoyens, empêcher qu’ils soient intimidés par des journalistes. Il n’y a aucune règle pour encadrer ça. »

Depuis plusieurs années, la FPJQ milite pour que la Loi sur les cités et villes et le Code municipal du Québec soient modifiés afin d’y enchâsser la permission explicite d’enregistrer et de diffuser les débats dans leur totalité par les médias, sous réserve des règlements qui peuvent venir encadrer cet exercice.

« Si les journalistes ne peuvent pas couvrir adéquatement et en toute liberté les séances publiques, ce sont les citoyens qui seront privés d’informations essentielles. La démocratie, dont les médias d’information constituent un rouage important, voire essentiel, ne ferait qu’en pâtir », lit-on également dans un communiqué produit par la FPJQ.

Une femme en furie coupable d’avoir attaqué deux policières

Justice et faits divers

Une femme en furie coupable d’avoir attaqué deux policières

Isabelle Mathieu
Isabelle Mathieu
Le Soleil
Une formation en arts martiaux, une chaise en bois et un pistolet à impulsion électrique: il aura fallu tout ça aux policiers de Québec pour maîtriser Karine Larivière, femme de Charlesbourg, complètement en crise, désormais coupable de voies de fait armées sur des agents de la paix.

Le 17 août 2018, Karine Larivière, âgée à ce moment de 39 ans, est arrêtée par la police pour ivresse au volant après avoir foncé sur un poteau. Son arrestation est complètement cahotique. Elle se débat comme une diablesse dans l’auto-patrouille, prend un policier à la gorge, cogne à répétition sur les parois et fini par arracher une lumière. 

Une fois au poste de police, elle crache au visage d’un policier et refuse d’entrer dans le local de l’alcotest en s’arc-boutant au cadre de porte. 

La femme sera libérée au bout de quelques heures avec une promesse de comparaître en justice.

Couteau de boucher

Dès le lendemain, Karine Larivière communique avec le centre de crise de Québec en disant vouloir s’enlever la vie. Elle tient aussi des propos menaçants envers les policiers, affirmant qu’elle allait les tuer s’ils venaient la chercher.

Deux policières se présentent chez l’ancien conjoint de Larivière, rue Paul-Comtois à Charlesbourg. L’homme affirme que son ex est absente. Les deux policières décident quand même de faire le tour de la maison.

En ouvrant un garde-robe, une des policières aperçoit Karine Larivière qui bondit vers elle, armée d’un couteau de boucher. 

Selon le récit fait par la procureure de la Couronne Me Mélanie Ducharme, c’est grâce à ses réflexes d’adepte des arts martiaux que la policière a su éviter le couteau qui menaçait sa gorge. Elle doit ensuite fuir la femme qui la poursuit avec son couteau. 

La deuxième policière a le temps de s’armer d’une chaise en bois pour faire face à la furie. Elle réussit à parer les coups de couteau, mais constatera plus tard que la chaise est entaillée à plusieurs endroits. Sa veste pare-balle et l’antenne de son appareil radio portatif ont aussi été coupées par un coup de couteau.

La première policière met en joue Karine Larivière avec son arme de service, mais ne peut tirer, de peur d’atteindre sa collègue.

Un patrouilleur arrivé en renfort réussira finalement à immobiliser Karine Larivière avec deux décharges de pistolet à impulsion électrique.

Larivière, accusée de tentative de meurtre, a plaidé coupable jeudi à des voies de fait armées sur les policiers.

Son avocat Me Hugo Blanchette a indiqué que sa cliente était en dépression au moment des faits. Les policiers avaient aussi trouvé de la cocaïne dans son sac.

Les deux policières témoigneront en janvier sur les conséquences de l’agression, à l’occasion des représentations sur la peine.

Un cocktail meurtrier pour les noyades au Québec

Actualités

Un cocktail meurtrier pour les noyades au Québec

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
L’automne est arrivé plus tôt cette semaine et avec lui la fin d’un été chaud. Un mercure élevé et des vacances sans grands voyages à l’extérieur de la province qui auront sans doute contribué à dresser un bilan meurtrier de 80 noyades non-officielles au Québec, selon les données de la Société de sauvetage du Québec.  

En 2019, les plans d’eau avaient fait 58 victimes non-officielles, contre 57 en 2018. L’année 2020 en compte donc une vingtaine de plus que les précédentes, même si elle n’est pas encore terminée.   

«On observait une tendance à la baisse pour les noyades, mais cette année, les gens ont beaucoup acheté des piscines, des motomarines et d’autres embarcations, car ils ne passaient pas l’été à l’extérieur de la province. C’est sur que ça a eu un impact», souligne Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage du Québec.  

Particulièrement chez les enfants, précise-t-il. Il faut en effet remonter à 2012 pour observer plus d’une dizaine de noyades chez les moins de 18 ans. Cette année, jusqu’à présent, on en compte déjà 14, dont 11 étaient âgés de moins de quatre ans.  

Une bonne partie de ces décès chez les enfants est par ailleurs survenue dans des piscines résidentielles. Le fruit d’un été où bon nombre de Québécois devaient conjuguer famille et télétravail?  

Difficile à dire tant que les rapports du coroner ne sont pas disponibles, estime M. Hawkins. «Ce qu’on sait pour l’instant, c’est que ces noyades ont eu lieu à l’insu des parents, rapporte-t-il. Dans les dernières années, on a pu constater que dans 85% des cas, les enfants étaient seuls ou qu’il y a eu une source de distraction de la part du parent». 

L’été indien reviendra en force cette année, selon le directeur général de la Société de sauvetage du Québec. «Plusieurs n’ont pas encore fermé leurs piscines ou n’ont pas sorti leur bateau de l’eau. D’autres iront à la pêche ou à la chasse cet automne et nécessairement ils vont être sur ou près de l’eau.» 

Portez votre veste de flottaison, évitez d’être seul et tâchez de ne pas consommer d’alcool. Tels sont les conseils de Raynald Hawkins pour éviter de faire partie des tristes statistiques. 

«La veste de flottaison fait toute la différence entre une anecdote à raconter plutôt qu’un drame à vivre dans une famille», rappelle-t-il.  

COVID-19: des appels frauduleux au nom du CIUSSS

Actualités

COVID-19: des appels frauduleux au nom du CIUSSS

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — La santé publique régionale est inquiète: au moins un appel frauduleux a été effectué à une personne qui se trouvait en isolement après avoir contracté le coronavirus. Cette personne a contracté la COVID-19 le 15 septembre et devait se retrouver en quarantaine jusqu’au 29. Or, le 20 septembre, une personne se faisant passer pour un membre du personnel du CIUSSS Mauricie – Centre-du-Québec lui a téléphoné en lui mentionnant qu’elle était guérie et qu’elle pouvait renouer avec ses activités habituelles.

Une situation déplorable que le CIUSSS dénonce vertement.

L’Ontario change sa stratégie de dépistage

COVID-19

L’Ontario change sa stratégie de dépistage

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
Les personnes asymptomatiques ou qui n’ont pas eu de contact avec quelqu’un ayant reçu un résultat positif à la COVID-19 n’auront plus le droit de recevoir un test de dépistage en Ontario.

Le gouvernement Ford a émis de nouvelles directives sur le dépistage des personnes asymptomatiques et l’isolement préventif, jeudi. 

« Jusqu’à ce que Santé Canada approuve les tests de dépistage rapides, les experts médicaux de la province nous ont dit qu’il faut changer notre stratégie de dépistage », a déclaré le premier ministre ontarien Doug Ford en conférence de presse. 

Ainsi, si une personne ne ressent pas de symptômes de la COVID-19 et n’a pas eu de contacts avec une personne infectée, elle ne pourra plus aller subir un test de dépistage.

La Cour suprême examinera un célèbre vol de sirop d’érable au Québec [VIDÉO]

Justice et faits divers

La Cour suprême examinera un célèbre vol de sirop d’érable au Québec [VIDÉO]

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — La Cour suprême du Canada a accepté de se pencher sur le célèbre vol de sirop d’érable mais plus particulièrement sur les amendes compensatoires imposées en lien avec les produits de la criminalité.

Le plus haut tribunal du pays a en effet donné suite, jeudi, à la demande d’autorisation logée par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de Trois-Rivières visant à faire appel d’une décision de la Cour d’appel du Québec. Cette dernière avait diminué de façon importante l’amende compensatoire imposée à Richard Vallières, tête dirigeante du vol de sirop d’érable.

Menaces envers François Legault: un homme du Lac-Saint-Jean accusé

Justice et faits divers

Menaces envers François Legault: un homme du Lac-Saint-Jean accusé

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
Sylvain Proulx, un homme de Ripon qui passe l’été à Chambord, au Lac-Saint-Jean, est finalement accusé de menaces de mort envers le premier ministre du Québec, François Legault. L’homme avait fait la manchette, au début du mois de septembre, lorsqu’il avait proféré des menaces sur les médias sociaux, en lien avec les mesures du gouvernement pour contrer la propagation de la COVID-19.

«Va chier M. Legault. Vous allez payer cher de votre vie pour ce que vous faites au peuple», avait écrit Sylvain Proulx, sur Facebook. 

En entrevue avec Patrick Lagacé de FM 98,5 à Montréal, quelques jours plus tard, l’homme avait dit ne pas avoir voulu s’en prendre véritablement au premier ministre.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a néanmoins porté des accusations contre l’individu, qui devrait comparaître le 9 novembre prochain, au Palais de justice de Roberval. 

Éducatrices en grève: envoi massif d’avis de cotisation au ministre de la Famille

Actualités

Éducatrices en grève: envoi massif d’avis de cotisation au ministre de la Famille

Gabriel Delisle
Gabriel Delisle
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — En grève depuis maintenant quatre jours, les éducatrices des services de garde subventionnés en milieu familial membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) ont lancé jeudi matin devant les bureaux du ministre Jean Boulet «l’opération déclaration fiscale» afin de prouver au ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, qu’elles gagnent bien en moyenne 12,42 $ de l’heure.

Elles étaient une centaine réunies devant le bureau du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec et député de Trois-Rivières pour dénoncer ce qu’elles qualifient de «dénigrement» à leur endroit de la part du gouvernement.

Opération de la SQ sur l’autoroute Jean-Lesage

Justice et faits divers

Opération de la SQ sur l’autoroute Jean-Lesage

Jessica Beauplat
La Presse Canadienne
MONTRÉAL - La Sûreté du Québec effectue vendredi une opération de sécurité routière sur l’autoroute Jean-Lesage entre les villes de Rimouski et Longueuil.

Plus de 80 policiers sont présents sur la route pour sensibiliser la population aux principales causes d’accidents, soit la vitesse, l’utilisation du téléphone cellulaire, l’alcool et la drogue au volant.

«C’est une vaste opération en matière de sécurité qui a pour but de rendre le réseau routier sécuritaire pour tous les usagers», résume Claude Doiron, porte-parole de la SQ.

Les policiers s’assureront du respect du code de la sécurité routière et du code criminel pour prévenir les comportements à risque.

De nombreuses opérations de sensibilisation ont eu lieu au cours de la dernière semaine à travers la province. Les efforts se sont concentrés auprès des conducteurs distraits par l’utilisation d’un cellulaire, d’un appareil électronique portatif ou d’un écran d’affichage.

Le fait de ne pas avoir les yeux sur la route ou de ne pas y porter toute son attention est l’une des principales causes de collisions entraînant la mort et des blessures graves au Québec, rappelle-t-on.

Une campagne nationale a été déployée sous le thème «Ne laissez pas la distraction vous aveugler» mettant notamment en vedette le Rouge et Or, l’équipe de football de l’Université Laval.

«Il est prouvé que texter en conduisant à une vitesse de 90 km/h équivaut à traverser un terrain de football les yeux fermés», peut-on lire dans un communiqué conjoint de la Sûreté du Québec et de la SAAQ.

Cet article a été préparé dans le cadre du programme de Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.