Politique

Legault en mission économique aux États-Unis

NEW YORK - François Legault a amorcé une mission économique aux États-Unis dimanche, deux jours après la conclusion d’une entente pour faire lever les tarifs sur l’acier et l’aluminium canadiens.

Le séjour du premier ministre québécois, qui avait initialement pour but de dénoncer l’imposition de ces surtaxes, sera axé entre autres autour de la promotion de l’hydroélectricité québécoise.

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Un motocycliste de 15 ans lutte pour sa vie

Une collision entre deux conducteurs de motocross survenue en début d’après-midi dimanche, à Larouche, a fait deux blessés graves, dont un jeune homme de 15 ans qui était entre la vie et la mort à l’arrivée des secours.

L’autre motocycliste impliqué dans cet accident, un homme de 41 ans, a aussi subi de sérieuses blessures, mais on ne craindrait pas pour sa vie, selon les premières indications du Service de police de Saguenay.

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Début d'incendie au centre-ville de Trois-Rivières: les gicleurs sauvent la Maison de débauche

TROIS-RIVIÈRES — Un début d’incendie et un important dégât d’eau dû à l’activation d’un gicleur forcent la fermeture temporaire du restaurant La Maison de Débauche, au centre-ville de Trois-Rivières. L’incident survient le jour même où l’établissement devait tenir un cocktail soulignant son 15e anniversaire. L’événement est évidemment reporté à une date ultérieure.

S’il se dit soulagé que le système de gicleurs ait prouvé son efficacité, «sinon toute la rue aurait pu y passer», Dany Bruneau, propriétaire du restaurant, estime néanmoins que les pertes matérielles liées au sinistre pourraient dépasser les 100 000 $. Ce n’est pas tant le feu qui est à la source des dégâts, mais bien la quantité d’eau libérée par le gicleur qui aura causé des dommages considérables à la salle du sous-sol, explique le restaurateur. «Au moins on est rassuré que ça marche», se console-t-il.

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Quand les pommiers s’offrent en spectacle

CHRONIQUE / Pour une première sortie, pour le réveil du cycliste, pourquoi ne pas célébrer le printemps en fleurs? Et pas à peu près!

À ce temps-ci de l’année, la piste cyclable La Route des champs, en Montérégie, offre un spectacle visuel et odorant hors du commun. Les pommiers sont en fleurs et montrent leurs plus beaux atours aux cyclistes.

On ne peut résister à prendre une pause pour admirer le paysage d’un blanc immaculé à perte de vue. Le trajet s’annonce zen et champêtre.

Ce n’est là qu’un des attraits de la Route des champs qui va de Marieville à Granby sur une distance de 44 kilomètres. Qui dit Montérégie, dit relief assez plat. Cela se reflète évidemment dans ce tracé fort agréable aménagé sur une ancienne voie ferrée. Les moins aguerris n’auront pas à affronter des dénivelés importants.

La région de Rougemont permet de prolonger le plaisir en offrant des tables de dégustation des produits de la pomme. C’est aussi le pays des jus Oasis. À l'automne,  l'odeur sucrée des pommes a de quoi motiver les cyclistes.

Je suggère de stationner la voiture à Saint-Paul-d'Abbotsford, au terrain des loisirs le long de la 112. On prend la piste asphaltée en direction ouest. En cas de vent, vaut mieux l’avoir de face pour débuter et de dos pour revenir.

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Rescapé par un hélico de la SQ

La Sûreté du Québec (SQ) a procédé à un sauvetage par hélicoptère dans la région de Lanaudière, où un homme est tombé à l’eau lors d’une descente en rafting.

Les évènements se sont produits vers 13 h 30 samedi après qu’un homme, expérimenté en rafting, est tombé dans les eaux mouvementées de la rivière Ouareau à Notre-Dame-de-la-Merci.

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Le lac Saint-Jean est officiellement «calé»

Le lac Saint-Jean est finalement «calé» depuis dimanche matin selon les observations d’Éric Tanguay, ce pilote d’aéronef unanimement reconnu comme celui qui juge à quel moment le lac est bel et bien libéré de ses glaces.

Le Robervalois a survolé une fois de plus le Piékouagami dimanche matin et a constaté que 70% ou plus de la surface du lac était libre des glaces. Éric Tanguay, qui juge officieusement l’état du lac depuis cinq ans, a déclaré le lac calé après une sortie en avion à 5h30 dimanche matin. Ce dernier n’était pas en mesure de commenter ses observations dimanche pour des raisons personnelles.

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«Faites-nous travailler autrement», clament les travailleurs sociaux

Toujours sous le choc du décès de la petite fille de Granby, une cinquantaine de travailleurs du milieu des services sociaux ont pris part à une marche silencieuse, samedi matin à Sherbrooke. Les objectifs : offrir leurs sympathies à la famille, mais surtout, se montrer solidaires envers les intervenants de la direction de la protection de la jeunesse (DPJ), qui ont fait l’objet de plusieurs critiques à la lumière des récents événements.

« Ce qu’on demande au gouvernement, c’est : ‟faites-nous travailler autrement”. Il y a urgence d’agir avant que d’autres tragédies ne se produisent. En tant que travailleur social, des drames, on en voit tous les jours ». Pour Marjolaine Goudreau, instigatrice de cette marche et présidente du RÉCIFS (regroupement, échanges, concertation des intervenantes et des formatrices en social), l’organisation actuelle du travail dans le réseau des services sociaux n’est pas différente d’une chaîne de montage automobile : « Nous, on appelle ça du toyotisme. On passe au suivant, on va de plus en plus vite, et ce n’est pas important que les travailleurs s’épuisent : en autant que le service se donne. On nous demande de traiter plus de dossiers avec moins d’interventions et moins d’intervenants. »

Ainsi, soutient Mme Goudreau, les employés de la DPJ de même que des autres secteurs se retrouvent en situation constante de surcharge de travail et de détresse psychologique. Les ressources manquent et des morceaux de la trajectoire disparaissent : « Il y a aussi tout ce qui ne se fait plus dans les CLSC en termes d’interventions. En CLSC, on devrait être capable de faire du dépistage en famille, on devrait pouvoir faire nos interventions avant que ça arrive à la DPJ. »

En bout de ligne, se désole-t-elle, des intervenantes de la DPJ peuvent se voir confier jusqu’à 25 dossiers à la fois. « C’est trop. D’habitude, ça devrait tourner autour de 10 à 12. »  

Une maladie généralisée

Selon la vice-présidente exécutive de l’APTS - Estrie (Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux - Estrie), Laure Letarte-Lavoie, c’est tout le système qui est malade. « C’est tous les services sociaux qui ont besoin d’être revus, améliorés. Ce qui s’est passé à Granby, c’est qu’il y avait des problèmes en première ligne, et ça s’est rendu en deuxième ligne », partage-t-elle, suggérant d’abord que les services sociaux soient dissociés du réseau des soins de santé. « En ce moment, la santé prend le dessus. »

« On veut faire rouler des têtes sur la place publique, alors qu’on est collectivement responsables de cette tragédie. À force de couper dans le gras, on est rendus à couper dans la moelle épinière », clame Claudelle Cyr, ajoutant qu’il est impératif pour la santé du système que les citoyens cessent de demander des baisses d’impôts.

En tant que directrice du Regroupement des organismes communautaires (ROC) de l’Estrie, Mme Cyr voit les effets du manque de ressources du réseau rebondir dans sa cour. « On voit du monde en détresse qui n’a pas de réponse. Notre mission, dans le milieu communautaire, c’est de briser l’isolement des gens et de les aider à faire une reprise de pouvoir sur leur vie. Ce n’est pas supposé être du traitement. »

« On a juste été chanceux »

Présentes pour la marche, un groupe de travailleuses sociales se sont anonymement confiées à La Tribune : « Si la petite fille n’était pas décédée, on n’aurait probablement jamais entendu parler de ce problème. Il y a plein de dossiers qui dorment dans nos charges de cas et où il n’est jamais rien arrivé, mais on a juste été chanceux. On est imputables de ces gens-là. Peu importe les conditions de travail, on demeure avec la même responsabilité. »

« On éteint des feux, on ne fait même plus de prévention, a ajouté une collègue qui œuvre auprès des personnes âgées. On ne peut pas avoir la quantité et la qualité en même temps. On a à cœur de répondre aux exigences autant de l’ordre professionnel que de l’établissement, mais on n’y arrive pas, et on se le fait souvent rappeler. »

Malgré leur volonté de faire bouger les choses, le groupe constate que la mobilisation n’est pas toujours simple. « On ne veut pas se faire étiqueter par notre employeur non plus. Parce qu’au final, on travaille un peu pour celui qui cause le problème. »

Les témoignages semblables ont abondé, confirmant l’une des grandes préoccupations de la vice-présidente exécutive de l’APTS - Estrie. « Actuellement, ce n’est pas attirant de travailler dans les services sociaux. Les jeunes dans les écoles ne sont plus sûrs de vouloir venir. Il y a beaucoup de jeunes travailleurs qui souffrent d’épuisement professionnel dès les premières années. Après 2 ou 3 ans, ils partent en maladie », affirme celle qui a bien espoir que les négociations nationales de 2020 portent fruit et offrent des conditions de travail plus attrayantes à la profession. « Ce sera l’occasion pour le gouvernement de montrer qu’il est prêt à investir dans les services sociaux. 

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Honduras: quatre Canadiens et un Américain tués dans un accident d’avion

TEGUCIGALPA — Quatre Canadiens et un pilote américain sont décédés samedi dans l'écrasement de leur avion au large de l’île de Roatan, dans la mer des Caraïbes, où ils venaient de séjourner, ont indiqué les pompiers.

L’appareil s’est écrasé près de la localité de Dixon Cove, quelques minutes après son décollage de l’aéroport de l’île, selon les secours.

Les Canadiens Bradley Post, Bailey Sony et Tomy Dubler et le pilote américain Patrick Forseth ont été tués dans l’écrasement.

Un autre Canadien, Anthony Dubler, qui avait survécu à l’accident est décédé à l’hôpital en raison de la gravité de ses blessures.

Les causes de l’accident ne sont pas encore connues.

Les touristes canadiens avaient quitté l’île de Roatan pour Trujillo, une ville de la côte nord du Honduras.

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Une rondelle sonore pour hockeyeurs non voyants développée par l'UQAM

MONTRÉAL — Une rondelle de hockey sonore développée par des chercheurs de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) à l’intention des joueurs non voyants pourrait révolutionner non seulement ce sport, mais aussi plusieurs autres pratiqués par des athlètes handicapés.

Au fil des ans, les hockeyeurs non voyants ont utilisé tout d’abord une boîte de jus de tomate, puis un contenant d’acier rempli de billes. Tout va bien quand cette rondelle improvisée fait du bruit en se déplaçant, mais ça se complique quand elle s’immobilise et devient silencieuse; les joueurs ont alors plus de difficultés à la repérer.

«Et évidemment, recevoir une rondelle d’acier dans le front, ça fait mal, a lancé en riant Steve Vezeau, un des responsables du projet. Ça fait partie des motivations du projet.»

C’est Gilles Ouellet, un employé de l’UQAM qui est membre du club de hockey sonore les Hiboux de Montréal, qui a eu l’idée de mettre à profit l’expertise de ses collègues pour développer une rondelle un peu plus moderne et efficace.

Après trois ans d’efforts, l’équipe formée de M. Vezeau, de l’École de design; de Mounir Boukadoum, du département d’informatique; de Frédéric Nabki, qui enseigne le génie électrique à l’ÉTS; de M. Ouellet et de François Beauregard, lui aussi un joueur des Hiboux, a accouché d’un prototype prometteur, la BIPeR.

Multiples défis

Ils ont toutefois dû relever de multiples défis pour en arriver là.

«On prévoyait six à huit mois au départ, a admis Steve Vezeau. On a découvert que c’est un milieu très hostile. Il y a la question des impacts, mais à ça s’ajoutent le froid et l’humidité.»

Les essais de certains prototypes n’ont duré que quelques minutes. Certaines résines n’avaient jamais été testées sur la glace et personne ne savait si elles seraient en mesure de résister à une douzaine de coups continus dans un délai très court.

La BIPeR est composée d’une coquille extérieure en plastique qui absorbe les chocs. On retrouve à l’intérieur un module électronique qui contient un circuit imprimé muni de différents capteurs qui permettent d’analyser le comportement de la rondelle, où elle se trouve dans l’espace et à quelle vitesse elle va, et de transmettre l’info par le biais d’un avertisseur sonore. Le tout est alimenté par une pile.

«On a travaillé très fort pour développer la forme, les parois, le matériau pour pouvoir jouer sur une patinoire à -12 degrés. Il a fallu beaucoup de travail pour déboguer cet aspect-là», a dit M. Vezeau.

La BIPeR a maintenant fait ses preuves. À une certaine époque, les joueurs pouvaient utiliser jusqu’à cinq boîtes de jus de tomate par match. La rondelle d’acier, elle, pouvait durer un ou deux matchs tout au plus, mais très souvent quand les matchs étaient assez intenses, on pouvait en démolir jusqu’à trois chaque soir.

En comparaison, la nouvelle rondelle dure environ trois matchs en nombre d’heures.

«Les premiers tests n’ont pas été faciles, a raconté Gilles Ouellet. On trouvait parfois que le bruit n’était pas assez fort. Mais lors des derniers tests, les joueurs ont trouvé ça très pertinent. Le dernier son qu’on a essayé ressemblait plus à un chant d’oiseau, et c’est celui qui était le mieux perçu.

«Ça va rendre le jeu encore plus rapide et intéressant, a-t-il ajouté. Ça va [...] permettre aux joueurs de la récupérer plus rapidement. Et comme la rondelle fera du bruit en étant dans les airs, on pense que ça va aider les gardiens à faire plus d’arrêts.»

Il est ainsi possible d’ajuster l’intensité sonore de la rondelle en fonction de la taille de l’aréna et de la foule, pour toujours permettre aux joueurs de l’entendre. Le prochain prototype sera capable d’atteindre 120 décibels, soit l’équivalent d’une scie à chaîne ou d’un coup de tonnerre, à mi-chemin entre un concert rock et un avion militaire qui décolle d’un porte-avions.

Application dans d’autres sports

L’arrivée de la BIPeR pourrait dynamiser un sport qui est déjà en pleine expansion.

On compterait environ 400 joueurs en Amérique du Nord. Il y a trois grands clubs au Canada — à Montréal, Toronto et Vancouver — tandis qu’aux États-Unis, une douzaine d’équipes ont été mises sur pied seulement depuis quelques années.

Ultimement, ceux qui le pratiquent espèrent en faire un sport paralympique.

«Les États-Unis veulent organiser une première Coupe des nations en mai prochain, avec quatre pays, a dit Gilles Ouellet. Il y a déjà une équipe en Finlande et des joueurs un peu partout en Europe. Quand on aura une rondelle efficace, on pourra l’exporter et ça pourra contribuer à la popularité du sport et à standardiser le sport.»

Et le hockey n’est probablement qu’un début.

«La technologie électronique a été développée pour le hockey parce que c’est de là que venait la demande, mais elle peut être exportée vers d’autres sports pour handicapés visuels, que ce soit le baseball, le softball, le soccer, a expliqué Steve Vezeau. Le module électronique est relativement petit et pourrait se mettre dans un ballon de soccer, par exemple. Et on a travaillé fort pour qu’il puisse supporter les impacts.»

Les inventeurs de la BIPeR cherchent maintenant un partenaire qui serait intéressé par le potentiel commercial de la rondelle pour la produire à grande échelle. USA Hockey a financé une petite partie du prototype, mais Les Hiboux sont un OSBL et n’ont donc pas beaucoup de moyens.

La rondelle BIPeR a récemment obtenu le premier prix du Défi en innovation sociale, qui est remis par la société de la valorisation de la recherche universitaire Aligo Innovation. Ce prix s’accompagne d’une bourse de 10 000 $.

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Le Canada veut ratifier «à toute vapeur» le nouvel ALENA

OTTAWA — Ottawa veut faire ratifier «à toute vapeur» le nouveau traité de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, a promis samedi la ministre canadienne des Affaires étrangères, au lendemain de l'annonce de la levée des tarifs douaniers américains sur l'acier et l'aluminium.

«Nous avons toujours dit très clairement que tant que ces tarifs douaniers seraient en place, il nous serait très difficile d'avancer vers une ratification» du nouvel Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), a rappelé Chrystia Freeland lors d'une interview à la radio publique CBC.

Cet obstacle étant levé, «notre gouvernement a maintenant l'intention d'aller de l'avant avec la ratification», et ce, «à toute vapeur», a souligné Mme Freeland.

La ministre n'a toutefois pas précisé à quelle échéance la ratification de l'accord serait soumise au vote du Parlement canadien, dont les travaux se terminent en juin, avant les élections législatives d'octobre.

En pleine renégociation de l'ALENA, Donald Trump avait imposé le 1er juin 2018 une taxe de 25 % sur les importations d'acier et de 10 % sur celles d'aluminium en provenance du Canada et du Mexique, qui avaient imposé en retour des représailles notamment sur les produits agricoles américains.

Le nouvel accord liant États-Unis, Canada et Mexique (AEUMC) a été conclu le 30 septembre à l'issue d'âpres négociations, puis signé le 30 novembre.

Mais le texte est toujours en attente de ratification dans les trois pays, Ottawa ayant fait de la levée des tarifs douaniers américains une condition sine qua non pour le ratifier.

Mme Freeland a reconnu que malgré l'annonce de la levée des tarifs douaniers sur l'aluminium et l'acier, elle restait «très inquiète du protectionnisme américain».

«Il serait naïf de penser qu'on est assuré d'une quelconque sécurité durable» lorsqu'on traite avec l'administration Trump, a-t-elle souligné. «Il faut toujours rester vigilant.»

Peu après l'annonce de l'accord avec les Américains, le premier ministre Justin Trudeau avait estimé vendredi qu'un «grand pas» avait été franchi vers une ratification canadienne du nouvel ALENA «dans les prochaines semaines».

Le vice-président américain Mike Pence a annoncé qu'il se rendrait le 30 mai à Ottawa pour en discuter avec M. Trudeau.