Actualités

Céline Dion, Xavier Dolan et plusieurs autres célébrités s'unissent pour les enfants

OTTAWA — UNICEF Canada s'associe à plusieurs célébrités canadiennes pour une campagne visant à faire du Canada le meilleur endroit du monde où grandir d'ici 2030.

Un récent rapport de l'UNICEF comparant le bien-être des enfants dans les pays les plus riches du monde a classé le Canada au 25e rang sur les 41 pays évalués. Le classement du Canada ne s'étant pas amélioré depuis plus d'une décennie, UNICEF Canada a décidé qu'il était temps d'agir.

La campagne rassemble sur une vidéo des dizaines de célébrités canadiennes dont Céline Dion, Xavier Dolan, Denis Villeneuve, Marc-André Grondin, Sugar Sammy, Keanu Reeves, Avril Lavigne, et Eugenie Bouchard.

En affirmant «Canada, il faut qu'on se parle», tous ces artistes ouvrent la voie à une conversation à propos des enfants qui vivent dans la pauvreté, des taux de suicide élevés chez les jeunes, de l'intimidation et d'autres aspects de la vie où le Canada a besoin de s'améliorer.

La campagne renvoie la population vers le site Web d'UNICEF Une jeunesse Canada. Elle encourage les Canadiens à se fixer des objectifs plus élevés pour améliorer le bien-être des enfants et des jeunes.

Le Canada se classe au 32e rang sur 41 pays en ce qui concerne les enfants qui vivent sur le seuil ou sous le seuil de la pauvreté, ce qui correspond à un enfant sur cinq. Classé au 37e rang sur 41 pays, le Canada est presque bon dernier en matière de sécurité alimentaire chez les enfants. En fait, un enfant canadien sur six vit chaque jour avec un certain degré d'insécurité alimentaire. Le Canada se classe au 31e rang relativement au taux de suicide chez les jeunes, un taux supérieur à celui des États-Unis.

Exposition

Grèce: une exposition sur le «Beau» à travers l'Antiquité

ATHÈNES — Une exposition sur «les différents aspects du Beau» a ouvert ses portes au public en fin de semaine au musée archéologique national à Athènes, invitant les visiteurs à s'interroger sur la notion de la beauté à travers les diverses périodes de l'Antiquité.

Du néolithique (6500-3200 avant J-C) à l'époque hellénistique (323 av. J-C jusqu'au 30 de notre ère), le musée, l'un des plus importants du pays, appelle les visiteurs à utiliser «tous leurs sens».

L'exposition, qui va durer un an, comprend statues, céramiques et bijoux provenant des collections du musée et l'idée pour sa réalisation émane du précepte de cette institution : «cultiver l'amour des arts» et donc du «Beau», une notion largement élaborée par les philosophes de l'époque classique grecque.

«Habituellement, les livres ou les autres expositions sur le sujet ne présentent qu'un type de beauté, celui de la Grèce classique, des corps athlétiques et sveltes», explique à l'AFP Maria Lagoyiannis, directrice du musée archéologique.

«Mais en vérité, il existe plusieurs aspects du Beau, ils sont indénombrables et dépendent de chaque individu», poursuit-elle.

Le visiteur est invité à parcourir quatre sections. Premièrement, celle de «l'esthétique éternelle» où lui sont présentés des accessoires de beauté de la vie quotidienne dans l'Antiquité : miroirs, peignes, bijoux, vases à parfums...

Ensuite vient «le bon et le souhaitable», qui analyse les préférences esthétiques des sociétés anciennes par rapport aux mythes grecs dont notamment celui de la déesse de l'amour Aphrodite.

La troisième partie est centrée sur «la promotion du corps», qui retrace l'évolution de l'idéal physique à travers les âges.

Et la dernière section, ensemble d'oeuvres intitulé «une recherche sans fin», interroge les visiteurs sur la notion du beau faisant référence aux philosophes grecs.

Les odeurs

«Les femmes modernes n'ont rien inventé. Dès l'Antiquité, les femmes portaient du rouge sur les lèvres, copiaient les coiffures des statues comme maintenant les jeunes filles s'inspirent des magazines, elles avaient même des sortes de wonderbras pour mettre en valeur leur poitrine», note amusée Maria Lagoyiannis.

Parmi les 340 objets exposés, le plus spectaculaire est un parfum intitulé «rose d'Aphrodite», confectionné par la marque des cosmétiques naturelles grecques Korres s'inspirant des fragrances portés dans l'Antiquité.

«Il nous a fallu un an et demi de recherches, écumer les bibliothèques de Grèce et lire les textes antiques pour trouver une recette», raconte Lena Korres, co-fondatrice de cette marque.

«Le plus difficile a été de retrouver les plantes décrites dans les textes, notamment une racine d'une plante nommée Alkanna et qui nous a permis de donner une couleur rouge au parfum», précise-t-elle.

Pour Maria Lagoyiannis, «c'est un rêve pour les archéologues de pouvoir sentir les odeurs de l'époque».

«Nous voulons que tous les sens des visiteurs soient stimulés, la vue bien sûr, mais aussi l'ouïe avec une bande son reproduisant la musique antique, le toucher avec des ateliers que nous mettons en place pour réaliser des tissages, et aussi l'odorat avec ce parfum», dit-elle.

Comptant 150 ans de vie et situé près du centre-ville, le musée archéologique national a accueilli en 2017 plus de 500 000 visiteurs.

Actualités

Pour l'Alzheimer, Martine Ouellet... et contre Trans Mountain

MONTRÉAL — La 12e édition de la Marche pour l'Alzheimer se tient dimanche dans 31 villes du Québec.

L'événement recueille des fonds pour financer les programmes et services offerts à travers les 20 Sociétés Alzheimer du Québec et soutenir les personnes atteintes de la maladie, leur famille et leurs proches aidants.

L'objectif est d'amasser 1,2 million $.

L'astronaute canadien Steve MacLean a été choisi comme ambassadeur par la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer.

M. MacLean a accompagné, avec sa famille, une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer, soit sa belle-mère. Sa conjointe est devenue proche aidante, mais M. MacLean souligne que toute la famille s'est impliquée.

Plus de 140 000 Québécois sont atteints de la maladie d'Alzheimer ou d'une maladie neurodégénérative. À chaque heure, neuf personnes reçoivent un diagnostic de la maladie, à travers le Canada.

Rassemblement pour Martine Ouellet

Plutôt soumise à la contestation récemment, la chef du Bloc québécois Martine Ouellet aura droit dimanche après-midi à Montréal à un rassemblement de soutien.

Mme Ouellet, dont le leadership et la vision de l'avenir du parti sont mis en doute, assistera à l'événement qui se déroulera au Monument-National.

Fidèles à leur chef, les députés bloquistes Xavier Barsalou-Duval et Marilène Gill seront également présents, ainsi que plusieurs sympathisants comme les artistes Sophie Stanké et Sylvie Legault, la femme politique Andrée Ferretti, et l'écrivaine France Théoret, notamment.

Cette démonstration de soutien survient à cinq jours du début du vote référendaire tenu par le parti concernant la mission du Bloc et le leadership de Martine Ouellet. Les résultats seront dévoilés dimanche prochain, à Montréal.

Manifestation contre Trans Mountain

Membres des Premières Nations, artistes, organisations environnementales et syndicales, ainsi que de simples citoyens participeront dimanche après-midi à Montréal à une manifestation contre le projet d'oléoduc Trans Mountain de la compagnie Kinder Morgan, dans l'ouest du pays.

Le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, prendra notamment la parole. Selon lui, tout l'argent investi dans ce projet devrait plutôt être utilisé pour favoriser une transition énergétique juste pour les travailleurs et les communautés.

M. Cadieux dénonce par ailleurs l'intervention du gouvernement fédéral qui veut forcer l'adhésion de la Colombie-Britannique au projet albertain. Il estime que cela constitue un affront à la juridiction des provinces à décider «de ce qui est bon pour leur population».

Le projet d'oléoduc de Kinder Morgan vise à construire un nouveau pipeline de 1150 kilomètres entre l'Alberta et la côte ouest de la Colombie-Britannique, ce à quoi s'opposent le gouvernement de cette dernière province. Les Premières Nations et plusieurs groupes environnementaux luttent également contre ce pipeline, qui exporterait le pétrole des sables bitumineux de l'Alberta.

Environnement

Consigne sur le verre: offensive à l'entrée des SAQ

Des militants et militantes de partout au Québec ont tenu samedi une nouvelle opération de signatures à l'entrée de 25 établissements de la Société des alcools (SAQ). Ces actions ponctuelles surviennent dans le cadre d'une campagne réclamant l'instauration d'une consigne pour le recyclage et le tri du verre dans la province.

La Confédération des syndicats nationaux, le Syndicat canadien de la fonction publique et le Syndicat des Métallos signalent que la vaste majorité du verre placé dans les bacs de récupération québécois est ultimement utilisé dans des sites d'enfouissement, en tant que matériau de recouvrement, entre autres.

Selon Recyc-Québec, seulement 14 % du verre récupéré par les Québécois en 2015 a été recyclé. 

«On sait que la SAQ dispose d’un réseau de distribution efficace et bien implanté dans toutes les régions du Québec. Les camions se rendent remplis de bouteilles dans plusieurs points de vente et de distribution pour ensuite revenir vides vers les entrepôts. On peut facilement penser à un système de consigne intelligent en tirant profit de cet extraordinaire réseau», conclut à ce sujet le président du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec), Denis Bolduc.

L'adjoint au directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux, assure que cette idée bénéficie d'un important soutien populaire.
«Trouvez-moi quelqu'un qui est en faveur qu'on enfouisse 180 millions (de bouteilles) annuellement au Québec dans les dépotoirs!», a-t-il lancé en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

À l'approche des élections provinciales, les syndicats veulent profiter de ce qu'ils perçoivent comme une bonne conjoncture, alors que la SAQ s'est montrée ouverte à une telle consigne pour la première fois cette semaine.

C'est le succès de la première séance de signatures, en décembre dernier, qui a poussé les organisateurs à répéter l'expérience ce samedi. «[Ça] nous démontre clairement l'appui de la population à l’instauration d’une consigne sur toutes les bouteilles vendues à la SAQ», estime le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau. 

LIRE AUSSI: Une pétition pour consigner le verre au Québec

Son groupe avait déjà suggéré que la Société des alcools organise la collecte des bouteilles à travers son vaste réseau, grâce à une consigne. Les citoyens auraient ainsi droit à un crédit sur leur carte de fidélité [Inspire] pour chaque bouteille rapportée, par exemple. 

La pétition a maintenant recueilli pas moins de 25 000 signatures, selon le président. «Nous comptons bien en ajouter plusieurs milliers d’ici le dépôt des pétitions à l’Assemblée nationale, avant la fin de la présente session parlementaire, Pour nous, une chose demeure certaine : il faut mettre fin au gaspillage du verre», ajoute-t-il. 

Trop de verre 

Une quantité beaucoup trop grande de verre se retrouverait au sein des sites d'enfouissement au Québec actuellement, juge Dominic Lemieux, adjoint au directeur québécois des Métallos, le syndicat représentant les salariés de l'usine de fabrication de verre Owens Illinois, à Pointe-Saint-Charles. 

«Au même moment, l’usine doit acheter du verre à fort prix dans le reste du Canada et aux États-Unis. Cette situation est totalement absurde», juge-t-il. En utilisant davantage de verre recyclé dans les recettes de fabrication de nouveau verre, on peut réduire les émissions de GES liées au procédé et au transport du verre.»

Autre action symbolique: cette semaine, à l'Assemblée nationale, les 125 députés provinciaux ont reçu une bouteille de vin vide en cadeau. L'objectif: sensibiliser nos élus à l'importance d'instaurer une consigne sur le verre, devant l'absence d'un système de tri et de recyclage adéquat du matériel. Au Canada, Le Québec et le Manitoba demeurent les seules deux provinces à ne pas avoir de consigne sur le verre.

Avec La Presse canadienne

Actualités

De passage à Montréal, Snoop Dogg fait l’éloge de l’industrie canadienne du pot

MONTRÉAL — Le Canada est beaucoup plus avancé que les États-Unis en ce qui concerne son approche par rapport au cannabis, a déclaré le rappeur et entrepreneur Snoop Dogg vendredi devant des centaines de personnes rassemblées dans le cadre du forum sur la technologie C2 Montréal.

Le chanteur américain a déploré que dans son pays natal, certains États comme le Colorado et la Californie avaient légalisé la marijuana alors que d’autres continuaient à interdire la substance, qui est aussi considérée comme étant illégale par les lois fédérales américaines.

De son côté, le Canada a tout simplement décidé de légaliser le cannabis, s’est émerveillé Snoop Dogg, faisant référence au plan du premier ministre Justin Trudeau, qui prévoit réformer le Code criminel et légaliser la marijuana à usage récréatif partout au pays.

Snoop, qui est aussi célèbre pour sa musique que pour son goût insatiable pour le cannabis, est de plus en plus impliqué dans l’industrie naissante du cannabis au Canada.

Canopy Growth, une entreprise ontarienne spécialisée dans la marijuana médicinale qui compte s’attaquer au marché récréatif, a signé un partenariat pour obtenir l’utilisation exclusive de certains contenus et marques appartenant à l’entreprise de Snoop Dogg, LBC Holdings. Le rappeur a également investi dans Trellis, une société torontoise qui fournit un logiciel de gestion d’inventaire pour le cannabis.

Vendredi, Snoop Dogg a affirmé que la marijuana avait un brillant avenir devant elle, soutenant que les compagnies de cannabis auraient un jour la taille et la stature des firmes technologiques et des entreprises figurant au palmarès Fortune 500.

Snoop était accompagné de son partenaire d’affaires, Ted Chung. La discussion était animée par Suroosh Alvi, l’un des fondateurs du média Vice.

Si les échanges ont surtout porté sur les aspects importants de l’industrie de la marijuana, ils ont aussi été fréquemment ponctués d’anecdotes tirées de la vie personnelle du chanteur.

Ainsi, la foule a notamment appris que Snoop Dogg avait fumé son premier joint avec le défunt rappeur Tupac Shakur et que l’une de ses variétés de marijuana préférées actuellement était «bubblegum kush».

Il a également présenté Martha Stewart, avec qui il a coanimé l’émission de téléréalité Martha and Snoop’s Potluck Dinner Party, comme l’une de ses amies.

L’émission, qui a été en nomination aux prix Emmy, a été en partie produite par Merry Jane, une compagnie médiatique cofondée par Snoop et M. Chung.

Actualités

Migrants irréguliers: «dernier entré, premier sorti»

MONTRÉAL — Ottawa change de tactique dans l’espoir de fermer — ou à tout le moins réduire le débit — du robinet de l’immigration irrégulière au chemin Roxham, en Montérégie.

De passage à Montréal, vendredi, le ministre fédéral de l’Immigration, Ahmed Hussen, a annoncé que la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR) traitera en priorité les dossiers des nouveaux demandeurs, sur le principe du «dernier entré, premier sorti».

«L’approche de «dernier entré, premier sorti» nous permettra de finaliser les dossiers beaucoup plus rapidement, ce qui veut dire que les gens pourront être expulsés plus rapidement», a fait valoir le ministre Hussen à l’issue d’une allocution devant quelque 250 convives réunis par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

L’objectif est d’envoyer un signal clair que l’entrée irrégulière au Canada n’est plus automatiquement un permis de séjour pour plusieurs années pendant que la Commission traite les demandes précédentes; au contraire, ce sera dorénavant une voie rapide vers l’octroi du statut de réfugié ou l’expulsion dans les cas où les demandeurs ne sont nullement des personnes dont la vie est menacée dans leur pays d’origine.

«Les gens à qui l’on dit de venir au Canada pour demander l’asile parce que c’est un billet gratuit et un raccourci sont victimes de désinformation», a martelé le ministre.

«C’est la bonne chose à faire et un geste humanitaire que de leur dire la vérité au sujet de notre système.»

Le ministre Hussen va jusqu’à fixer un objectif de 12 mois entre l’arrivée d’un demandeur et une décision finale, une cible qui apparaît ambitieuse si l’on tient compte qu’un demandeur peut en appeler d’un refus.

Le ministre ajoute cependant que la Commission, une agence indépendante qui traite les revendications du statut de réfugié, bénéficiera également de fonds additionnels de 74 millions $ annoncés dans le dernier budget fédéral et d’un ajout de 64 employés consacrés exclusivement aux demandes d’irréguliers.

«La CISR dédiera plus de la moitié de ses ressources pour s’attaquer aux migrants irréguliers qui ont demandé le statut de réfugié», a-t-il précisé.

Ahmed Hussen affirme que les modifications, l’ajout de fonds et de personnel permettront de traiter 17 000 dossiers additionnels d’ici deux ans, soit au 31 mars 2020.

Couper le flot à la source

Ottawa cherche également à endiguer le flot à la source. Le ministre Hussen s’est récemment rendu au Nigéria pour discuter avec des organismes, les médias locaux et le gouvernement afin d’envoyer le message à leur population que l’immigration irrégulière n’est pas une voie d’entrée au Canada, mais bien souvent un tremplin vers l’expulsion.

«Le ministre nigérian des Affaires étrangères est très préoccupé par le dossier», a dit M. Hussen, affirmant que celui-ci s’est engagé à décourager publiquement les tentatives de migration irrégulière et expliquer le système d’immigration régulière, mais aussi à travailler avec le Canada pour accélérer la délivrance de passeports et de documents de voyage aux Nigérians qui ont échoué dans leur tentative de migration irrégulière et qui seront expulsés chez eux.

De plus, des discussions avec les autorités américaines au Nigéria, qui émettent des visas aux Nigérians qui débarquent aux États-Unis pour ensuite traverser de manière illégale au Canada, ont mené à une réduction de 10% du nombre de visas émis, selon le ministre.

Ottawa a également eu des échanges avec Plattsburgh Cares, un organisme d’aide aux réfugiés qui remettait des dépliants expliquant aux aspirants réfugiés où et comment traverser au Canada, mais qui ne mentionnait nulle part qu’une demande de statut de réfugié risquait fort d’être refusée et le demandeur expulsé.

Le ministre Hussen a ajouté que les multiples rencontres avec des communautés de la diaspora aux États-Unis où l’on explique que les demandeurs sont nourris de faux espoirs sont apparemment très appréciées.

Tiers pays sûrs

Le ministre rejette toutefois catégoriquement l’idée de suspendre l’Entente sur les tiers pays sûrs, en vertu de laquelle un demandeur de statut de réfugié sera refoulé à la frontière s’il arrive d’un pays où sa vie n’est pas menacée, en l’occurrence les États-Unis.

C’est justement à cause de ce refus prévisible — qui touche uniquement les postes frontaliers terrestres — que les demandeurs entrent par une voie irrégulière qui leur permet de contourner les postes frontaliers.

Les tenants de la suspension de l’entente — notamment le Parti québécois — estiment que de permettre le passage aux postes frontaliers répartirait les demandeurs à travers le Canada plutôt que d’envoyer la quasi-totalité d’entre eux au Québec via le chemin Roxham.

Ahmed Hussen réplique qu’une suspension de l’entente «serait complètement irresponsable» puisque cela ne ferait qu’augmenter le nombre de demandeurs aux postes frontaliers.

Il reconnaît toutefois que l’entente, dans sa forme actuelle, pose problème.

«L’entente doit être mise à jour parce qu’elle pas appliquée entre les points d’entrée (postes frontaliers). Nous l’avons signalé aux États-Unis et nous devons travailler ensemble pour corriger cela», a-t-il dit.

Il a affirmé que le Canada a «des discussions» avec les États-Unis sur une éventuelle révision, mais précise qu’aucune négociation formelle n’a été entreprise avec l’administration américaine.

Boxe

David Lemieux échoue à la pesée

David Lemieux a (encore) échoué la pesée. Mais cela ne l’empêchera pas d’affronter Karim Achour samedi, à Québec, dans ce qui devrait toutefois s’avérer son dernier combat chez les poids moyens.

«Après avoir vu ce que j’ai vu cette semaine, j’ai peur pour sa santé. David a tout fait ce qu’il fallait et j’ai vraiment de la misère à le voir souffrir comme ça. Honnêtement, je ne veux pas compromettre sa santé. Je ne veux plus le voir à 160 livres. Faut mettre un plan en place pour la division des 168 livres», a vite tranché son promoteur et président d’Eye of the Tiger Management, Camille Estephan, aussi organisateur du gala de samedi.

Deux livres. C’est ce que le boxeur québécois de 29 ans avait de trop sous la peau vendredi midi. On l’a inscrit à 162 livres pour une limite de 160, tandis que son adversaire faisait 159.

Les deux heures de sursis ensuite fournies par la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec n’auront pas suffi. À une demi-heure de la seconde pesée et avec toujours 161,6 au compteur, son équipe a jeté la serviette.

Estephan venait de voir son puissant cogneur grimper une première fois sur la balance, dans le grand hall du Centre Vidéotron. Émacié, le joyau de la couronne d’Eye of the Tiger manquait visiblement d’éclat.

Une fois que la décision a été prise de renoncer à cette ultime perte de poids, Lemieux est allé se coucher. Pour reprendre les forces perdues durant une nuit blanche passée à suer.

Plus lourd, moins riche

Faire le poids n’est pas un problème nouveau pour Lemieux. En mars 2016, il avait surpassé la limite de 163 par 2,6 livres et son combat contre James De La Rosa avait été annulé.

Une avenue que le clan Achour n’a pas songé à emprunter. Lemieux devra toutefois verser 20 % de sa bourse à son adversaire, la plus lucrative des deux puisqu’il est le favori, et ne pourra pas enfiler les ceintures WBC internationale et francophone autour de sa taille en fin de soirée samedi, peu importe le résultat de leur affrontement. Les titres demeureront entre les mains du Français ou deviendront vacants.

«Ça change les plans», reconnaît Estephan. «On va refaire le plan de match et monter dans la catégorie des 168 livres. «On en avait parlé à quelques reprises, mais on voulait rester à 160 livres parce que c’est la division intéressante où les grands combats d’envergure sont, avec les Canelo [Alvarez] et [Gennady] Golovkin.

«On va aller dans une autre direction», poursuit le promoteur. «Je vous confirme aujourd’hui que je ne veux plus le voir à 160. Je serais fâché si David n’avait pas tout fait ce qu’il fallait faire. Mais on voit qu’il a de la misère à gérer ça depuis le combat contre Golovkin [en octobre 2015]. On a essayé de plusieurs façons et maintenant, on se rend à l’évidence.»

Catégorie moins glamour

Pour la suite de sa carrière, Lemieux, qui mesure 5’9”1/2, passerait donc dans la catégorie des poids super-moyens. Où dominent des gars de 6’ et plus comme James De Gale, Jose Uzcategui, David Benavidez, Gilberto Ramirez ou encore Callum Smith, ce dernier du haut de ses 6’3”.

Plus grands et moins connus, donc moins payants que ses projets d’un choc contre Saul «Canelo» Alvarez et d’une revanche contre Golovkin, immenses vedettes des 160 livres.

Fort d’une fiche de 38 victoires, dont 33 décrochées avant la fin, en 42 combats professionnels, Lemieux évolue chez les poids moyens depuis 2008, après avoir livré ses 11 premiers affrontements chez les super-mi-moyens (154 lb).

Achour (26-4-3, 4 K.-O.) évolue aussi dans cette catégorie depuis 10 ans, soit l’ensemble de sa carrière professionnelle. Sa force de frappe s’avère par contre moindre que celle de Lemieux, comme en témoignent ses quatre victoires seulement par mise hors de combat.

Actualités

Des cadets du Collège militaire de Saint-Jean accusés d’avoir profané le Coran

OTTAWA — Quatre cadets du Collège militaire royal de Saint-Jean ont été accusés d’avoir profané un Coran avec du bacon et des fluides corporels pendant la longue fin de semaine de Pâques.

L’incident allégué aurait eu lieu lors d’une fête dans un chalet et aurait impliqué en grande partie des étudiants de première année du collège militaire.

«Quatre de ces individus sont allés dormir à un moment donné et quatre autres individus sont restés debout et ont malheureusement profané un Coran, a déclaré le lieutenant-général Charles Lamarre. Ils l’ont profané avec, si je ne me trompe pas, des fluides corporels et il y avait peut-être du bacon aussi.»

Le lieutenant-général Lamarre n’a pas voulu préciser la nature des fluides corporels, mais des sources ont dit à La Presse canadienne qu’il s’agirait de sperme.

Il a dit que des commandants militaires ont été mis au courant des gestes présumés lorsque des vidéos ont été montrées à d’autres étudiants, qui plus tard ont rapporté l’incident.

«Ces cadets ont pris l’initiative de rapporter cela à leurs supérieurs», a déclaré M. Lamarre.

Une enquête lancée par la suite par le commandant du collège a permis de croire que les quatre cadets avaient enfreint les règles de l’armée, mais deux d’entre eux ont depuis fait appel.

Le lieutenant-général Lamarre a ajouté que son bureau se penchait sur le dossier et affirmé que la profanation de tout symbole religieux par un membre des Forces canadiennes ne serait pas tolérée.

«Ça nous attriste vraiment. Cela nous donne l’impression qu’ils ne comprennent tout simplement pas parfois, a confié M. Lamarre. Mais le fait est que la grande majorité d’entre eux comprennent. Et c’est pourquoi j’ai été heureux que ce soient les jeunes cadets eux-mêmes qui ont dit que ce n’était pas correct et qui l’ont rapporté.»

Profaner un Coran est considéré comme blasphématoire par les musulmans et de tels gestes ont déjà déclenché de violentes manifestations et des émeutes meurtrières ces dernières années. Le lieutenant-général Lamarre voit comme une bonne chose le fait que les vidéos de l’incident présumé ne semblent pas avoir été partagées sur les médias sociaux.

«C’était l’une des choses qui nous préoccupaient, car (les vidéos) peuvent être extrêmement choquantes pour un certain nombre de personnes», a-t-il dit.

M. Lamarre a néanmoins déclaré qu’il avait personnellement contacté un imam de Montréal, Hassan Guillet.

L’incident allégué à Saint-Jean est survenu alors que le lieutenant-général Lamarre et d’autres officiers supérieurs tentent d’amener les Forces armées à se diversifier.

Estrie

De nombreux rassemblements pour les 5 ans de la tragédie de Lac-Mégantic

De nombreux rassemblements sont prévus pour rendre hommage, se souvenir et se recueillir des événements tragiques du 6 juillet 2013 à Lac-Mégantic.

«Depuis cinq ans, nous sommes témoins de nombreux exploits et dépassements. Nous souhaitons cette année nous rappeler et rendre hommage aux personnes disparues, mais aussi souligner tout le chemin parcouru depuis cinq ans», rappelle Julie Morin, mairesse de Lac-Mégantic.

Lire aussi: Détresse marquée chez les jeunes Méganticois

«C’est un événement sans commune mesure qui nous a frappés et nous nous relevons courageusement tous ensemble.»

C’est sous le signe du rassemblement que les activités seront proposées tant aux citoyens qu’aux visiteurs, les 5 et 6 juillet prochain.

Le 5 juillet en soirée, comme tous les jeudis de l’été, un concert de la série Entre chien et loup sera offert gratuitement au parc des Vétérans dès 20 h. Par la suite, une marche silencieuse est organisée par la paroisse Sainte-Agnès. 

Le lendemain, jour du cinquième anniversaire du déraillement  ayant fait 47 victimes, plusieurs activités sont prévues. Dès 7h30, les organisateurs des Matinées créatives (CreativeMorning) proposent  une conférence d’inspiration sur le thème de  «l’Intention». La conférence gratuite aura lieu devant la gare patrimoniale, dans l’espace éphémère.

À 11 h, à l’église Sainte-Agnès une messe commémorative sous le thème «la lumière du cœur» sera offerte à la communauté.  Tous les citoyens sont invités à y assister, mentionne un communiqué de presse.

L'équipe de proximité du CIUSSS de l’Estrie CHUS et un citoyen engagé proposent, le 6 juillet à 14 h à la gare patrimoniale,  un événement particulier intitulé Confidences. Le projet se veut rassembleur et cherche à mettre au centre de la réflexion les valeurs humaines de ceux qui sont partis trop vite le 6 juillet 2013.

La troupe de théâtre Les Clouspines lira les 47 courts textes dans lesquels l’auteur imagine les confidences des victimes de la tragédie, une réflexion «personnelle» destinée à consoler ceux qui restent. Elles nous racontent la vie pour nous en redonner le goût.

Pour terminer la soirée en beauté, les familles et les membres de la communauté sont invités  dès 17 h,  à amener leur  pique-nique dans le parc des Vétérans pour un concert Entre chien et loup hors du commun.  Ce rassemblement musical se fera en toute simplicité avec  un spectacle du groupe MUST,  un hommage à la musique du groupe  Chicago. Sept musiciens animeront en musique le parc des Vétérans pour permettre un rassemblement familial qui fera du bien, ajoute-t-on.

Actualité

Argyll: rapport accablant du Protecteur du citoyen

Le Protecteur du citoyen a émis été vendredi un rapport accablant sur la situation au CHSLD Argyll, en rapportant des pratiques qui ont comme conséquences de reporter et d’annuler certains soins aux résidents en cas de manque de personnel. On y rapporte que les résidents sont souvent isolés dans leur chambre et que le personnel n’a le temps d’effectuer aucune interaction avec eux en dehors des épisodes de soins.

L’enquête du Protecteur du citoyen a donc permis de constater des lacunes dans les pratiques sur les unités régulières du CHSLD lorsque le personnel est en deçà des effectifs prévus. Le Protecteur a aussi remarqué que les équipes étaient incomplètes à une fréquence et avec une récurrence inquiétantes.

Lire aussi: Le pavillon Argyll fait l'objet d'une enquête

Décès à Argyll : le coroner invite le CIUSSS à revoir ses règles de sécurité

Le plus urgent est déjà en place au pavillon Argyll

Une patiente d'Argyll attaquée à répétition par une autre pensionnaire

Le manque de ressources humaines au CHSLD a de nombreux impacts sur la qualité de vie des résidents, relève le rapport, qui sont détaillés dans le rapport.
Résidents cloués au lit
Une pratique installée au CHSLD Argyll, faute de personnel, est de ne pas leve certains résidents et de reporter des soins lorsque les équipes sont incomplètes.
D’ailleurs, un registre des usagers non levés a été mis en place sur une des unités régulières, à la suggestion du commissaire aux plaintes et à la qualité des services qui a accompagné dix citoyens de l’Estrie pour des plaintes similaires à l’automne 2016 et l’hiver 2017.
Outre 36 heures consécutives sans être levés, il arrive que des résidents soient levés tardivement en avant-midi ou après le dîner lorsqu’il manque de personnel de soins.
La consigne contenue dans le document «PAB (préposés aux bénéficiaires) manquants» est de prioriser la mobilisation des résidents non levés. Par mobilisation, nous entendons le repositionnement à intervalles réguliers des résidents alités, notamment pour éviter le développement de plaies de pression. Or, les employés affirment ne pas être en mesure de mobiliser systématiquement les résidents confinés au lit, par manque de temps. Les mobilisations, lorsqu’effectuées, ne sont pas notées, les membres du personnel y allant de mémoire de telle sorte qu’il s’avère difficile, voire impossible, d’en faire le suivi spécialement pour l’équipe de soin du quart suivant.
Dans les jours qui suivent une période de 36 heures sans lever, des familles rapportent que leurs proches ont eu les jambes enflées, se plaignaient de douleurs, étaient somnolents, confus et mettaient deux ou trois jours à recouvrer leur état habituel.